Pour déjouer le match Le Pen-Mélenchon au second tour, Emmanuel Macron veut convaincre les candidats, de Raphaël Glucksmann à David Lisnard, de s’asseoir à une même table, selon nos informations.
Le direct
07:34
Sondage : Sébastien Lecornu à son plus bas historique, spectaculaire percée pour David Lisnard
À la suite des émeutes du 17 octobre, la cote de confiance du premier ministre est descendue à 19%. Une baisse qui ne cesse de se poursuivre pour le locataire de Matignon.
En face, Marine Le Pen continue d’engranger, notamment auprès des sympathisants LR (53 %, + 10). Mais c’est David Lisnard qui fait la progression la plus spectaculaire. Le maire de Cannes s’invite dans le top 10 (+ 8), au même niveau que Bruno Retailleau, et bouscule le jeu politique à quelques mois du premier tour de l’élection présidentielle.
07:29
Budget : le projet de loi de finances unanimement rejeté en première lecture à l’Assemblée
Plus de deux semaines de débats pour finalement dire non… à l’unanimité. Ce mercredi soir, le projet de budget 2027 (PLF) a été retoqué en première lecture à l’Assemblée nationale. Un rejet provoqué par le vote défavorable des députés, par 458 voix contre, 0 pour, sur la partie recettes (P1) du texte. Un résultat auquel s’attendait l’exécutif, compte tenu des discussions dans l’Hémicycle depuis le début de l’examen du texte.
Comme l’an passé à la même période, ce dernier porté par le gouvernement a subi de très nombreuses modifications au cours des débats, notamment grâce à l’adoption d’amendements très hétéroclites portés par les oppositions. Des mesures modifiant considérablement l’«équilibre» du texte de Sébastien Lecornu, qui prévoyait un effort ambitieux de 54 milliards d’euros.
07:29
Plutôt qu’une primaire, Macron veut une coalition allant de Glucksmann à Lisnard pour déjouer le duel Le Pen-Mélenchon
Ce que le président régnant n’a pas réussi à faire ni en 2022, après sa réélection, ni en 2024, après sa dissolution, le président finissant voudrait l’imposer pour 2027 : construire une authentique coalition capable de gouverner le pays et, préalablement, d’empêcher la victoire des «extrêmes». À ceci près : Emmanuel Macron ne peut plus en être ni l’organisateur ni le bénéficiaire.
Dans les semaines qui viennent, le chef de l’État n’interviendra pas publiquement dans la préparation de l’élection présidentielle. Sa priorité affichée d’ici à la fin de son mandat : mettre en place une alliance de pays qui, du Canada à l’Australie, du Brésil au Kenya, refusent d’être broyés par une double hégémonie chinoise et américaine. Mais, malgré tout, c’est une autre double hégémonie, nationale cette fois, qui l’obsède : celle de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
07:29
Présidentielle 2027 : en structurant sa campagne, Marine Le Pen pose les bases d’un futur gouvernement
Ce n’est pas Jordan Bardella qui a défini les contours de son éventuel futur gouvernement. C’est, surprise, Marine Le Pen, elle-même, qui s’en est chargée. Lors de son meeting de lancement de campagne devant près de 8 000 personnes, fin octobre à Orléans (Loiret), la candidate du Rassemblement national (RN) a pris le temps de s’appesantir sur une date particulière : le lendemain du second tour de l’élection présidentielle, et sa victoire qu’elle désire tant. « Le premier ministre - et le mien sera Jordan Bardella - sera le chef de l’orchestre gouvernemental, un gouvernement ouvert et pluraliste, un gouvernement que je souhaite d’union nationale, affirme-t-elle devant ses élus, ses cadres et ses militants. Notre désir d’unité des Français nous y conduit. La situation d’un pays fracturé nous le commande. » À l’inverse de Jordan Bardella qui choisira lui, pendant son discours, de ne pas mentionner une seule fois la méthode qui le guidera pour composer et proposer un gouvernement à Marine Le Pen en cas d’élection en 2027.
07:29
Bonjour à tous
Bonjour à tous ! Soyez les bienvenus sur ce direct consacré à l’élection présidentielle de 2027.
Retrouvez tous les articles consacrés à ce sujet sur le site du Figaro.
Les publications apparaîtront ici
À retenir
- Invité de BFMTV mercredi soir, Gabriel Attal se dit convaincu que la primaire qu’il préconise «aura lieu» malgré le refus d’Édouard Philippe. Il s’est dit favorable aux débats suggérés par le candidat des Républicains (LR) Bruno Retailleau, désormais favorable à ce mode de départage, prôné à droite par le maire de Cannes David Lisnard.
- Le candidat Horizons à la présidentielle Edouard Philippe, pointé du doigt par la gauche pour avoir fait un lien entre immigration et pillages en marge des manifestations récentes, a invité mercredi le candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon à débattre de «racisme» et «d’antisémitisme».
- Malgré la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate, François Hollande poursuit sa campagne, dans l’optique d’une potentielle annonce de candidature après les fêtes de fin d’année.
- Après sa percée sur les réseaux sociaux, le candidat libéral à la présidentielle David Lisnard structure sa campagne pour se rapprocher de ce qu’il appelle «le pays du réel». Avec près de 110.000 adhérents revendiqués sur son site internet, son parti Nouvelle Énergie (NE) est devenu le deuxième en nombre d’adhésions payantes derrière le Rassemblement national et devant son ex-parti Les Républicains (LR) qui en comptait près de 75.000 au printemps.
Source: Le Figaro · Nicole Triouleyre, Clémence Soubrier
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira