Lors d’une conférence de presse commune, lundi soir, Philippe Baptiste, le ministre de l’enseignement supérieur, a lui fait savoir qu’il y aurait une « évolution forte » de Parcoursup pour 2027 « avant un remplacement en 2028 ».
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20:09
Parcoursup, bâti scolaire, bourses indexées sur l’inflation… Ce qu’il faut retenir des annonces gouvernementales
- Une « évolution forte » de Parcoursup en 2027, avant « un remplacement en 2028 » de la plateforme d’orientation pour les études supérieures très critiquée depuis le début de la crise lycéenne, a annoncé le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste.
- Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, annonce l’annulation de « toutes les 836 suppressions de postes qui étaient prévues dans le second degré public » ainsi que la création de « 500 postes de professeurs supplémentaires dans le second degré public à destination des lycées ».
- Quatre milliards d’euros seront prêtés à « taux bonifié » pour rénover les lycées et les collèges, a annoncé Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale. Aussi, le gouvernement prévoit un plan pluriannuel d’un milliard d’euros pour la rénovation des universités.
- Les classes de seconde seront limitées à 28 élèves par classe en seconde, d’abord dans 50 % des lycées les moins favorisés avant que la limitation soit élargie à l’horizon 2028.
- Quinze mille placées créées dans l’enseignement supérieur : 10 000 BTS, 4 000 en IUt et 1 000 en filières de santé.
- Les bourses sur critères sociaux seront indexation sur l’inflation en 2027, soit une quarantaine de millions d’euros supplémentaires versés
20:08
Les bourses sur critères sociaux seront indexées sur l’inflation
Nécessitant une « quarantaine de millions d’euros » supplémentaires versés, le gouvernement propose l’indexation sur l’inflation des bourses sur critères sociaux en 2027, a annoncé Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur.
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20:04
Un demi-millier de postes de professeurs créés et 800 suppressions annulées
Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, annonce l’annulation des « 836 suppressions de postes qui étaient prévues dans le second degré public », ainsi que la création de « 500 postes de professeurs supplémentaires dans le second degré public à destination des lycées ».
19:56
Le gouvernement débloque des fonds pour la rénovation du bâti scolaire
Le gouvernement s’engage à débloquer 4 milliards d’euros de prêts à taux réduits qui seront rendus disponibles par l’Etat pour les collectivités locales qui souhaiteraient engager des travaux. « Le gouvernement a décidé d’ouvrir 4 milliards d’euros de lignes de crédits supplémentaires mis à disposition des régions », qui gèrent les lycées, et ce « à taux bonifié », a annoncé Edouard Geffray.
19:29
Edouard Geffray annonce un plafonnement des classes de seconde à 28 élèves maximum
Le ministre de l’éducation nationale annonce que, « dès la rentrée 2027, j’ai décidé que les classes de seconde seraient plafonnées à 28 élèves dans les 50 % des établissements les moins favorisés », et à la rentrée 2028 pour les autres établissements. Une annonce déjà rendue publique plus tôt ce lundi.
Sur Le Monde aujourd’hui
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19:28 Urgent
Le ministre de l’enseignement supérieur annonce une « évolution forte » de Parcoursup pour 2027 « avant un remplacement en 2028 »
Le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, annonce qu’il y aurait une « évolution forte » de Parcoursup en 2027, avant « un remplacement en 2028 » de la plateforme d’orientation pour les études supérieures, très critiquée depuis le début de la crise lycéenne.
Cette évolution « en deux temps » a été justifiée par le ministre par le fait que Parcoursup « est adossé à la loi ». « Donc, il y a un certain nombre de paramètres de Parcoursup qui ne peuvent être changés que si la loi elle-même évolue », a déclaré Philippe Baptiste, annonçant l’instauration d’un accompagnement à l’orientation dès la classe de 2nde, avec la création d’un compte Parcoursup « pour mieux appréhender l’outil » et l’accès à des vidéos pour comprendre le fonctionnement de la plateforme.
19:08
Edouard Geffray assure qu’« aucune des décisions n’est une promesse en l’air »
« Aucune des décisions que nous prenons n’est une promesse en l’air. Tout ce que nous disons sera fait et sera respecté dans des délais précis et de manière chiffrée », a déclaré Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale, lors d’une conférence de presse tenue après une rencontre entre les organisations étudiantes, lycéennes et le gouvernement ce lundi après-midi, avant de se féliciter des quelque 101 000 contributions sur la plateforme mise en place par le gouvernement.
19:02 Urgent
Les ministres Edouard Geffray et Philippe Baptiste entament leur conférence de presse
18:47 Vos questions
Bonsoir Profournesol,
D’après les représentants des organisations lycéennes, le gouvernement n’envisage pas de revalorisation des salaires des professeurs, mais des créations de postes.
Une conférence de presse du ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, et de Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, se tiendra dans la soirée.
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18:07
« Une partie des revendications des lycéens » a trouvé réponse, se félicite le Renouveau lycéen, qui appelle à poursuivre la mobilisation
« On peut tous se féliciter de ces annonces très concrètes. (…) La méthode du dialogue a gagné », a déclaré Nathanaël Combary, président du conseil d’administration du Renouveau lycéen et adhérent au parti Renaissance, qui appelle à ce que la mobilisation continue.
« On a des annonces qui allaient dans notre sens », a-t-il poursuivi, en disant regretter toutefois ne pas avoir d’annonces sur le nombre de places dans le supérieur et dans les filières aux « débouchés professionnels existants ». « Tout n’est pas encore satisfait et nous irons au bout. Nous appelons à la mobilisation le 31 octobre et le 5 novembre », a aussi annoncé le vice-président de l’organisation Les Lycéens ! Louis Letoublon.
18:02
« Nous pouvons dire que nous avons eu quelque chose ; déjà, la peur du gouvernement », déclare Louis Letoublon
Après avoir listé les annonces du gouvernement sur l’enseignement secondaire et supérieur, Louis Letoublon, vice-président de l’organisation Les Lycéens !, a déclaré : « Nous pouvons dire que nous avons eu quelque chose ; déjà, la peur du gouvernement. » « Le gouvernement a montré qu’il était désorienté par tout ce qu’il se passait », après plus d’un mois de mobilisation faite de blocages et de manifestations. « Cette peur-là va nous permettre de s’engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses », a-t-il poursuivi.
17:53
L’organisation Les Lycéens ! déplore l’absence « d’avancées sur la question des places en université »
Au sortir de la réunion avec le premier ministre et les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, Louis Letoublon, de l’organisation Les Lycéens !, a déploré l’absence « d’avancées sur la question des places en université ». « A priori on ne va pas vers une abrogation de Parcoursup, que [les lycéens] appel[lent] de [leurs] vœux, [et] sur la question des places à l’université on n’a pas d’avancée. » Il précise : « On demande qu’on ouvre les places à l’université pour que chaque lycéenne et lycéen puisse s’inscrire. »
17:26
Sur Parcoursup, les organisations lycéennes et étudiantes rapportent des changements « en deux temps » pour « plus de clarté, plus de lisibilité, plus de transparence »
Au sortir de leur réunion avec le premier ministre et les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, les différents représentants des organisations lycéennes et étudiantes ont pris la parole devant la presse.
Nathanaël Combary, président du conseil d’administration du Renouveau lycéen, fait part d’« annonces très très claires » sur Parcoursup. Louis Letoublon, vice-président des Lycéens, détaille que les changements s’opéreront « en deux temps ». Pour la session 2027, « plus de clarté, plus de lisibilité, plus de transparence » sont envisagés avec une motivation obligatoire par les formations exigeant des lettres de motivation et la communication des algorithmes de sélection.
Pour la session 2028, celle où le « plus d’avancées » sont prévues, le débat de mercredi prévu à l’Assemblée nationale doit « dégager des pistes de travail pour un changement en profondeur du système ».
17:02 Pour approfondir
Dans un contexte d’inflation énergétique, de baisse du pouvoir d’achat et de hausse des taux obligataires, le projet de budget pour 2027, qui doit rétablir la confiance sur les marchés grâce à une réduction du déficit public, repose sur une hypothèse de croissance de 1 %, plus fragile que jamais.
« A la veille des ventes de Noël, les mauvaises nouvelles s’accumulent » : la colère sociale assombrit davantage les perspectives économiques de la France
Par Béatrice Madeline, Juliette Garnier
« C’est calme, très, très calme », soupire la vendeuse de la boutique Parfois, qui vend accessoires de mode et colifichets dans la galerie marchande de la gare Saint-Lazare, à Paris. « Depuis ce matin, on n’a fait que 200 à 300 euros de chiffre d’affaires. D’habitude, le samedi, c’est ce que l’on fait en une heure… », constate-t-elle (les personnes dont le nom n’est pas indiqué sont anonymisées). L’ambiance en cet après-midi du samedi 24 octobre n’est pas au shopping, et la météo automnale n’est pas seule en cause.
16:29 En vidéo
15:55 Urgent
Réforme de Parcoursup, 15 000 nouvelles places, revalorisation des bourses : ce que prévoit le gouvernement pour les étudiants et l’enseignement supérieur
Le gouvernement prévoit plusieurs mesures pour répondre à la crise lycéenne et étudiante, comme les suivantes, divulguées par Le Parisien et confirmées par le ministère de l’enseignement supérieur :
- Une réforme de la plateforme Parcoursup, avec de premiers ajustements en 2027, et envisage un remplacement en 2028 sans plus de précisions à ce stade ;
- 15 000 places supplémentaires seront créées dans l’enseignement supérieur, dont 10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé ;
- La revalorisation des bourses étudiantes en fonction de l’inflation, afin de soutenir le pouvoir d’achat des étudiants confrontés à une précarité croissante ;
- Un fonds de rénovation sera débloqué pour le bâti universitaire.
Les annonces doivent être détaillées par les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur au cours d’une conférence de presse commune à 17 h 30.
15:30
Colère lycéenne : un débat mercredi à l’Assemblée nationale sur « l’avenir du processus d’orientation »
Un débat sans vote sur « l’avenir du processus d’orientation » des lycéens se tiendra mercredi à 17 heures à l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement, a déclaré à l’AFP le ministère des relations avec le Parlement, confirmant une information de plusieurs médias.
Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a promis ces derniers jours aux représentants des lycées une « refonte » de Parcoursup, le gouvernement a décidé de mettre ce dossier sur le bureau des députés.
Le débat sans vote, organisé sur la base de l’article 50-1 de la Constitution, portera sur « l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement ».
15:28 Vos questions
Bonjour,
Plusieurs pistes ont déjà été évoquées par nos confrères du Parisien, ainsi que par des influenceurs reçus dans le cadre des consultations. Selon nos informations, les mesures envisagées comprennent un plafonnement des effectifs à 28 élèves par classe de 2de générale et technologique, ainsi que la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur. Au sujet de Parcoursup, le gouvernement prévoit un remplacement de la plateforme en deux temps, cette année et l’année scolaire prochaine.
D’autres mesures doivent être dévoilées lors d’une conférence de presse prévue pour 17 h 30. Nous reviendrons sur l’ensemble de ces annonces dès qu’elles auront été officiellement présentées.
14:36
Emmanuel Macron assure que les parcours des prochaines manifestations « ne se feront pas au milieu des commerces »
Le président de la République quitte Marseille après une visite express bouclée en moins de deux heures trente. A la préfecture des Bouches-du-Rhone, seconde étape de son déplacement, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les représentants de la chambre de commerce et des élus locaux. « Je sais le traumatisme qu’a été le 17 octobre (…). Vous avez vécu des scènes de pillage d’une violence folle et inacceptable, et ça ne se reproduira pas », leur a assuré le chef de l’Etat, promettant de prolonger « dans la durée » le dispositif policier mis en place le samedi 24 octobre.
Pour les prochaines journées de manifestations, Emmanuel Macron assure que les parcours « ne se feront pas au milieu des commerces ». Devant le président de la République, plusieurs représentants des commerçants ont évoqué la nécessité de voir l’Etat leur venir en aide, au-delà de la simple question de la sécurité.
Des demandes de dérogation sur les cotisations TVA, de prêts « adaptés à la capacité de remboursement » ou de mise en place d’un « dispositif simple » ont été formulées. « Les choses vont être traitées au cas par cas », répond le ministre du commerce Serge Papin qui accompagnait le président.
« Il ne peut y avoir de nouveau débordement », a prévenu de son côté Benoît Payan, alertant sur la perspective de voir un « centre-ville qui peut ne pas se relever ». Le PDG du groupe CMA-CGM Rodolphe Saadé, convié à la rencontre, a assuré qu’il apportait le « soutien logistique » de son entreprise aux commerçants marseillais pour qu’ils puissent refaire leur stock avant Noël. « Ne vous inquiétez pas pour le paiement », a assuré l’armateur.
Gilles Rof (Marseille, correspondant)
14:25
Emmanuel Macron face aux forces de l’ordre : « Plus jamais le 17 octobre »
En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a remercié « du fond du cœur » les forces de l’ordre pour leur mobilisation lors des manifestations des 17 et 24 octobre. Reconnaissant « clairement un défaut d’anticipation » lors du « samedi terrible » du 17 octobre, le chef de l’Etat a admis que les effectifs déployés avaient été insuffisants. « Vous avez tenu, et vous n’étiez pas assez de forces ce jour-là », a-t-il déclaré, assurant que les « leçons ont été tirées » dans les jours suivants. « Quel que soit le bilan, je sais ce qui se serait passé si vous n’aviez pas été là. Vous pouvez être fiers de la mission », a-t-il ajouté.
Le président de la République a salué le « dispositif exceptionnel » mis en place samedi 24 octobre, qui a permis, selon lui, le maintien des manifestations sur des parcours modifiés, « tout en protégeant les centres-villes, les commerces et les bâtiments publics ». « Ce n’est pas normal qu’à six mois de la présidentielle, notre pays soit dans cet état d’ébullition », a-t-il estimé, dénonçant ceux qui « se réjouissent du désordre ». « Plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu, et c’est ce qu’on continuera de faire », a-t-il conclu.
« On continuera de tenir samedi, le 5 novembre, et les samedis suivants », a annoncé Emmanuel Macron. « Si on fait bien note travail collectivement, c’est un mouvement qui va se calmer, parce qu’on répondra aux attentes légitimes, et parce que l’ordre sera tenu, mais rien n’est fait. Je vous dis ça avec beaucoup de détermination », a poursuivi le chef de l’Etat.
Le contexte
Ce live a également été animé par Charlotte Herzog ainsi que par Ramzy Bensaadi (service Photo).
Source: Le Monde · Dorian Jullien et Emile Drousie (service Photo)
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