« Nous pourrions perdre toutes les élections à l’échelle de l’Etat » a averti le sénateur républicain, à quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre.
Live animé par Gabriel Coutagne (service Photo) et Pierre Bouvier
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20:16
Michael Bloomberg injecte 36 millions de dollars supplémentaires dans les campagnes démocrates
Le milliardaire Michael Bloomberg, ancien maire de New York, débloque près de 36 millions de dollars supplémentaires pour soutenir les démocrates, selon Politico. Cette somme s’ajoute aux 80 millions de dollars annoncés la semaine précédente, portant son nouvel engagement à près de 116 millions de dollars.
L’essentiel des fonds est destiné aux élections à la Chambre des représentants : 16 millions de dollars pour le super PAC House Majority PAC et 12 millions pour Everytown for Gun Safety, l’organisation de lutte contre les violences par armes à feu qu’il a cofondée.
Michael Bloomberg, finance également plusieurs candidats : 2,5 millions de dollars chacun pour Keisha Lance Bottoms, candidate au poste de gouverneure de Géorgie, et James Talarico, candidat au Sénat au Texas ; 2 millions pour Adam Hamilton, candidat au Sénat au Kansas ; et 750 000 dollars pour Gina Hinojosa, candidate au poste de gouverneure du Texas.
L’objectif est double : renforcer les démocrates dans les circonscriptions déjà disputées et investir dans de nouvelles courses devenues compétitives. Ces fonds doivent notamment financer des publicités télévisées et numériques dans les derniers jours de campagne, alors que les grands donateurs républicains, dont Elon Musk, ont engagé des sommes considérables. « Quand le vent souffle dans votre direction, il faut mettre davantage de bateaux à l’eau », explique Howard Wolfson, conseiller de Bloomberg, à Politico.
19:53
Ted Cruz s’inquiète de la mobilisation démocrate et redoute une défaite au Texas
« Nous pourrions perdre le Texas. Je le répète : nous pourrions perdre le Texas. Et pas seulement le Sénat. Nous pourrions perdre toutes les élections à l’échelle de l’État. » Le sénateur républicain Ted Cruz a lancé mercredi un avertissement alarmiste à son parti, à quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre.
Dans son podcast, il affirme que les démocrates mobilisent beaucoup plus leurs électeurs que les républicains lors du vote anticipé. « Ces données ne sont pas fausses », insiste-t-il, rejetant l’idée que les sondages seraient simplement biaisés.
Le Texas, remporté par Donald Trump avec 14 points d’avance en 2024, est devenu un terrain de bataille inattendu. Les sondages montrent des courses serrées pour le poste de gouverneur et le Sénat, ainsi que pour d’autres fonctions électives de l’État.
Face à cette menace, les républicains mobilisent des moyens considérables : les deux super PAC MAGA Inc. et Senate Leadership Fund ont dépensé plus de 220 millions de dollars en publicités pour soutenir Ken Paxton contre le démocrate James Talarico dans la course au Sénat. Elon Musk a versé 158 millions de dollars au Senate Leadership Fund. « Je vous en supplie : allez voter », lance Ted Cruz, qui redoute de voir le Texas basculer entièrement dans le camp démocrate.
19:30
Dans le Michigan, Haley Stevens exige des excuses d’Abdul El-Sayed avant une apparition commune
La représentante démocrate Haley Stevens a annoncé vendredi qu’elle participerait dimanche à un office religieux à Detroit aux côtés d’Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat, mais exige toujours des excuses de son ancien rival à la primaire, rapporte The Hill. Cette apparition commune, organisée à l’invitation du représentant James Clyburn, intervient après plusieurs semaines de tensions autour des positions d’Abdul El-Sayed sur Israël.
Au cœur de la polémique : une publicité d’un groupe progressiste extérieur à sa campagne, semblant attribuer à Israël la responsabilité de la hausse des prix dans le Michigan. Le démocrate affirme ne pas être à l’origine de cette publicité. Haley Steven lui reproche néanmoins de ne pas l’avoir condamnée suffisamment fermement et lui demande de cesser de faire d’Israël une explication aux difficultés économiques de l’Etat.
Ce rapprochement intervient alors que le fiancé de Mme Stevens a annoncé qu’il voterait pour le républicain Mike Rogers, adversaire de M. El-Sayed, en raison des positions de ce dernier sur Israël. Soutenue financièrement par le lobby pro-israélien Aipac lors de la primaire, Mme Stevens avait été battue de justesse par M. El-Sayed.
Les sondages donnent une légère avance au démocrate, dans une course disputée pour le Sénat.
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19:09
Au Kansas, le sénateur républicain Roger Marshall visé par une action de groupe pour des factures médicales impayées
Roger Marshall, le sénateur républicain du Kansas, engagé dans une course serrée face au démocrate Adam Hamilton – le Kansas n’a pas élu de sénateur démocrate depuis 1932 –, fait l’objet d’une action de groupe concernant ses anciennes pratiques de recouvrement de dettes médicales, rapporte le New York Times.
Déposée jeudi devant la justice de l’Etat par une ancienne patiente, la plainte accuse Roger Marshall et son ancien cabinet de gynécologie-obstétrique d’avoir appliqué des taux d’intérêt de 18 % sur des factures impayées, alors que la législation de l’État prévoit généralement un plafond de 15 %, sauf exceptions contractuelles.
Une enquête du quotidien avait révélé en septembre que Marshall, médecin pendant vingt-cinq ans, avait poursuivi plus de 700 patients pour des impayés. Dans au moins 81 affaires, des patients avaient été arrêtés après avoir manqué des convocations judiciaires.
À l’origine de la nouvelle procédure, Meischa Zimmerman, poursuivie en 2009 pour une facture de 3 596 dollars liée à une césarienne. Elle avait été arrêtée à trois reprises, dont une fois alors qu’elle était enceinte de huit mois. Son témoignage figure désormais dans une publicité électorale d’Adam Hamilton. Marshall en conteste le contenu, qu’il juge diffamatoire.
18:47
Le vote anticipé bat déjà des records au Texas et en Géorgie
À quatre jours du scrutin, le vote anticipé en personne s’achève vendredi au Texas et en Géorgie, deux États où se jouent des élections importantes pour le contrôle du Sénat.
Au Texas, près de 6,3 millions d’électeurs ont déjà voté, soit une hausse de 50 % par rapport au même stade en 2022. En Géorgie, plus de 2,5 millions de bulletins ont été déposés, dépassant déjà légèrement le total enregistré sur l’ensemble de la période de vote anticipé il y a quatre ans.
Dans les deux États, le vote anticipé représentait déjà une part importante de la participation totale en 2022 : environ 70 % des suffrages au Texas et plus de 60 % en Géorgie. Cette progression ne préjuge ni du résultat du scrutin ni d’une hausse de la participation finale.
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18:41
Le sénateur démocrate Chris Murphy dénonce un projet de nouvelles frappes contre l’Iran après les midterms
Il affirme que l’administration Trump prépare une nouvelle offensive contre l’Iran, susceptible de provoquer une « escalade dévastatrice » au Moyen-Orient, rapporte vendredi 30 octobre le Daily Caller, un média conservateur américain.
Lors d’une intervention au Middle East Institute, mercredi, l’élu du Connecticut a confirmé avoir été informé d’un projet militaire, mais il n’en a pas révélé les détails classifiés. « Leur plan est insensé », a-t-il dénoncé, estimant que de nouvelles frappes risqueraient de prolonger le conflit et de menacer le respect du droit international, notamment si elles visaient des infrastructures civiles.
Selon l’agence Associated Press, des alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient ont été avertis de la possibilité de nouvelles opérations militaires après les élections du 3 novembre. Donald Trump n’aurait toutefois pas encore pris de décision définitive.
Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes, aurait déjà coûté 47,1 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon une estimation du Pentagone citée par Stars and Stripes.
D’après une enquête du Pew Research Center, 65 % des Américains désapprouvent la gestion de la guerre par Donald Trump.
18:25 Vos questions
Les élections auront lieu mardi, mais il faudra probablement plusieurs jours pour connaître avec certitude la composition des deux chambres du Congrès. Les premières tendances seront disponibles dans la nuit du 3 au 4 novembre, heure française. Si les résultats sont suffisamment nets, on pourrait connaître dès mercredi le parti majoritaire à la Chambre des représentants et au Sénat.
En 2022, il avait fallu quatre jours pour connaître la majorité au Sénat, acquise aux démocrates le samedi 12 novembre, et huit jours pour celle de la Chambre des représentants, remportée par les républicains le mercredi 16 novembre.
Cette année, certaines courses serrées pourraient également retarder les résultats, notamment en Alaska, où un décompte particulier est prévu le 18 novembre.
18:19
Les démocrates d’Alaska dénoncent une instrumentalisation de la justice dans l’affaire des deux « Dan Sullivan »
Le président du Parti démocrate d’Alaska, Eric Croft, a affirmé vendredi sur CNN ne voir « aucun problème juridique » dans la présence de deux candidats portant le nom de Dan Sullivan sur les bulletins de vote pour le Sénat. Il accuse en revanche l’administration Trump de vouloir utiliser la justice pour empêcher la validation d’un résultat électoral qui lui serait défavorable.
L’affaire remonte à plusieurs mois. Des démocrates auraient cherché à favoriser la candidature d’un homonyme du sénateur républicain sortant Dan Sullivan, dans l’espoir de détourner une partie de ses voix. La candidature du second Sullivan a été contestée, avant d’être autorisée par la justice de l’Alaska. Les bulletins distinguent les deux hommes par leurs initiales et précisent lequel est le sénateur sortant.
Le 22 octobre, le ministère de la justice a engagé une procédure susceptible de bloquer la certification du scrutin en cas de défaite du sénateur républicain. Le 28 octobre, le New York Times a révélé de nouveaux éléments sur les démarches présumées de démocrates liés à la campagne de Mary Peltola, adversaire de Sullivan. Celle-ci nie toute implication.
Depuis, le ministère de la justice a intensifié son enquête pénale, multipliant les convocations devant un grand jury. Eric Croft assure qu’il acceptera le résultat du scrutin, quel qu’il soit.
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18:15 Ce que nous lisons
Les électeurs hispaniques et asiatiques pourraient faire basculer le scrutin
Après avoir contribué à la victoire de Donald Trump en 2024, les électeurs américains d’origine latino-américaine et asiatique se détournent désormais du président républicain, selon une analyse publiée jeudi par The Economist.
En 2024, Trump avait recueilli 46 % du vote hispanique et 40 % du vote asiatique, réalisant des gains importants auprès de ces deux électorats.
Deux ans plus tard, la tendance s’inverse. Selon des enquêtes citées par l’hebdomadaire, l’avance des démocrates sur les républicains a progressé de 17 points chez les Hispaniques et de 14 points chez les Asiatiques depuis 2024.
La première préoccupation de ces électeurs reste économique. Pour 57 % d’entre eux, l’inflation, l’emploi ou la situation économique constituent le principal enjeu du scrutin. Les expulsions de migrants et le durcissement de la politique migratoire de Trump alimentent également leur mécontentement.
Leur vote pourrait peser lourd : ces deux communautés sont particulièrement représentées dans 28 circonscriptions disputées de la Chambre des représentants. Au Texas, notamment, les démocrates espèrent reconquérir des électeurs hispaniques qui avaient basculé vers Trump.
Mais The Economist souligne une leçon essentielle : ces électorats ne sont acquis à aucun parti. Leur mobilité politique pourrait devenir déterminante bien au-delà des élections du 3 novembre.
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18:03
Bonjour,
Le coût de l’essence était, en moyenne, de 3,04 dollars le gallon (soit 0,72 euro le litre), la semaine de l’investiture de Donald Trump, en janvier 2024, selon l’agence d’information sur l’énergie. Aujourd’hui, il est de 4,22 dollars le gallon (soit un euro le litre), ce qui correspond à une hausse de 39 % sur vingt-deux mois. Le prix à la pompe avait pourtant reculé jusqu’à 2,79 dollars le gallon, juste avant le début de la guerre en Iran, à la fin de février 2026. Depuis il a donc augmenté de 51 %.
Le gazole, lui, est passé, en moyenne, de 3,84 dollars le gallon (soit 0,9 euro le litre), la semaine de l’investiture de Donald Trump, en janvier 2024, à 6,35 dollars le gallon (soit 1,5 euro le litre), cette semaine, ce qui correspond à une hausse de 65 % sur vingt-deux mois.
18:01 Vos questions
Oui, c’est un risque, mais il faut distinguer deux choses : l’optimisme électoral et le sentiment que la victoire est déjà acquise. Mais les données disponibles invitent néanmoins à nuancer cette inquiétude. Selon une enquête du Pew Research Center publiée le 8 octobre, 63 % des électeurs démocrates se déclaraient extrêmement motivés à voter, contre 46 % des républicains. Aucun signe évident de démobilisation démocrate, donc, à ce stade. En revanche, Reuters soulignait le 12 octobre que la participation des jeunes et de certaines minorités ainsi que la difficulté de conquérir le Sénat pouvaient limiter les gains démocrates.
17:59
Au Kansas, les républicains refusent de répondre aux sondeurs, faussant potentiellement les prévisions
Le Washington Post et l’université George-Mason ont rencontré une difficulté inhabituelle en sondant les électeurs du Kansas, où une élection sénatoriale très disputée oppose le républicain sortant Roger Marshall au démocrate Adam Hamilton.
Après 85 000 appels et près de 50 000 SMS, les enquêteurs ont constaté un déséquilibre spectaculaire : 32 % des démocrates contactés par téléphone ont accepté de répondre, contre seulement 12 % des républicains.
Le sondage donne Hamilton largement en tête, avec 52 % des intentions de vote contre 43 % pour Marshall. Mais le Washington Post avertit lui-même que ce résultat surestime probablement le soutien démocrate, malgré les corrections statistiques appliquées.
Cette avance de 9 points contraste avec les autres enquêtes récentes, qui décrivent une course beaucoup plus serrée. Un sondage CNN publié jeudi ne départage ainsi pas clairement les candidats.
Le phénomène soulève une question majeure à quatre jours du scrutin : les sondages surestiment-ils les chances des démocrates ? Les électeurs républicains, notamment les partisans de Donald Trump, pourraient être moins enclins à participer aux enquêtes, comme lors des précédentes présidentielles.
17:53
D’Olivia Rodrigo à Nicki Minaj, les stars américaines entrent dans la campagne
À quatre jours des élections de mi-mandat, la chanteuse Olivia Rodrigo qui n’hésite pas à attaquer frontalement l’administration Trump a affiché son soutien à la démocrate Amy Acton, candidate au poste de gouverneure de l’Ohio face au républicain Vivek Ramaswamy. Lors d’un concert à Columbus, jeudi 29 octobre, la pop star portait un tee-shirt « Dr. Amy Acton for Governor ». Elle a également appelé ses fans à voter, précisant avoir elle-même voté par correspondance plus tôt dans la journée, rapporte le Cincinnati Enquirer. D’autres artistes participent à la campagne. Au Texas, le groupe The Chicks et le chanteur Don Henley soutiennent le démocrate James Talarico, candidat au Sénat face au républicain Ken Paxton.
Côté républicain, Nicki Minaj est montée sur scène avec Donald Trump dimanche dans le Michigan, lors d’un meeting en faveur des candidats Mike Rogers et John James. La rappeuse a réaffirmé son soutien au président. Le chanteur Kid Rock soutient également John James, candidat au poste de gouverneur.
Ces prises de position offrent une visibilité supplémentaire aux candidats et peuvent contribuer à mobiliser les électeurs, notamment les plus jeunes. Mais leur capacité à faire basculer un scrutin reste difficile à démontrer.
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17:48
Elon Musk a versé plus de 445 millions de dollars pour soutenir les républicains
Le milliardaire s’impose comme l’un des plus importants donateurs politiques de l’histoire américaine moderne, selon une enquête de CNN publiée vendredi 30 octobre.
D’après une analyse des déclarations déposées auprès de la Commission électorale fédérale (FEC), Musk a consacré plus de 445 millions de dollars (399 millions d’euros) au financement d’organisations politiques soutenant les républicains pour les élections de mi-mandat.
Parmi ces contributions figurent 158 millions de dollars (142 millions d’euros) versés au Senate Leadership Fund, un comité soutenant les candidats républicains au Sénat. Son propre comité, America PAC, a reçu près de 216 millions de dollars au total depuis début 2025, selon la FEC, toutes sources de financement confondues.
Le Texas constitue l’un des principaux terrains de cette offensive financière. Elon Musk soutient notamment le républicain Ken Paxton, opposé au démocrate James Talarico dans une course très disputée pour le Sénat.
Selon CNN, les républicains ont dépensé plus du double des démocrates en publicité au Texas durant les quatre dernières semaines de campagne : 118,9 millions contre 54,7 millions de dollars. « Elon Musk essaie d’acheter ce siège au Sénat », accuse James Talarico.
17:45 Vos questions
Bonjour,
C’est une question récurrente sur ce live : en effet, une victoire démocrate au Congrès pourrait ouvrir la voie à une nouvelle procédure d’impeachment contre Donald Trump, mais pas nécessairement à sa destitution. Il suffit d’une majorité simple à la Chambre des représentants pour voter sa mise en accusation. En revanche, sa destitution nécessiterait une majorité des deux tiers au Sénat, soit 67 voix si tous les sénateurs votent, soit le soutien d’au moins 16 républicains si les démocrates y détenaient 51 sièges.
Même avec une majorité démocrate dans les deux chambres, il faudrait donc probablement obtenir le soutien de plusieurs sénateurs républicains. Donald Trump a d’ailleurs déjà fait l’objet de deux procédures d’impeachment, en 2019 – pour abus de pouvoir et obstruction – et en 2021 – pour « incitation à l’insurrection » à la faveur d’un discours ayant précédé l’envahissement du Capitole, le 6 janvier 2021 –, sans être destitué.
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17:45
Elon Musk appelle à voter républicain pour éviter « la fin de la démocratie »
Dans un message publié sur X, Elon Musk, l’un des principaux soutiens financiers du Parti républicain, affirme qu’une victoire des démocrates à la Maison Blanche et au Congrès en 2028 pourrait transformer les États-Unis en un « État à parti unique permanent ». Dans son post, le milliardaire avance trois scénarios : l’accession de Washington DC et de Porto Rico au statut d’État pour renforcer la majorité démocrate au Sénat, la régularisation de tous les immigrés sans papiers et l’augmentation du nombre de juges à la Cour suprême.
« Cela marquerait la fin de la démocratie au sens véritable du terme », affirme-t-il, sans apporter de preuves que les démocrates entendent appliquer ce programme. « Il suffit de 51 sénateurs républicains en 2029 pour empêcher cela », poursuit Elon Musk, appelant à voter pour les candidats républicains lors du scrutin du 3 novembre.
17:43 Ce que nous lisons
Pete Hegseth dans le viseur des démocrates en cas de victoire à la Chambre
Pete Hegseth pourrait devenir l’une des premières cibles des démocrates s’ils remportent la majorité à la Chambre des représentants lors des élections du 3 novembre, rapporte The Atlantic.
« L’une des premières choses que nous ferons une fois majoritaires sera de chasser Pete Hegseth de Washington », a déclaré Hakeem Jeffries, chef de file des démocrates à la Chambre, sans toutefois appeler explicitement à sa destitution.
Les démocrates lui reprochent son rôle dans la guerre contre l’Iran, les frappes contre des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, le limogeage de hauts gradés et ses entraves présumées au contrôle du Congrès. Le républicain Thomas Massie a lui-même déposé huit articles de mise en accusation contre Hegseth et souhaite les soumettre au vote avant janvier.
Mais une destitution serait difficile à obtenir. La Chambre peut voter la mise en accusation (impeachment) à la majorité simple, mais seul le Sénat peut prononcer la destitution, à la majorité des deux tiers des sénateurs présents, soit 67 voix si tous participent au vote. Un soutien républicain important serait donc nécessaire, même en cas de victoire démocrate dans les deux chambres.
Selon un sondage Politico, 63 % des électeurs démocrates interrogés soutiennent une procédure contre Hegseth. Certains élus préfèrent toutefois privilégier les enquêtes parlementaires et le contrôle du budget militaire.
La Maison Blanche assure de son côté que Donald Trump soutient pleinement son ministre, qui fait selon elle « un excellent travail à la tête du Pentagone ». The Atlantic évoque néanmoins une autre hypothèse : en cas de revers républicain aux élections, Pete Hegseth, étroitement associé à la guerre contre l’Iran, pourrait devenir, comme James Blair, 37 ans, principal stratège politique de Donald Trump, un autre bouc émissaire pour le président Trump.
17:36
Bonjour,
Oui, et les data centers en sont la manifestation la plus visible. Comme le soulignait Nicolas Chapuis, notre correspondant à New York en juillet, leur multiplication suscite une contestation croissante, y compris chez les républicains : consommation d’eau et d’électricité, hausse des factures énergétiques, impact environnemental et avantages fiscaux accordés aux géants technologiques.
Selon une enquête du Washington Post, l’IA ou les data centers figurent dans les programmes de candidats engagés dans près de 40 % des courses électorales. Et selon AdImpact, cité par le Cook Political Report, plus de 53 millions de dollars avaient été consacrés fin septembre à des publicités électorales mentionnant les data centers.
Le contraste est saisissant avec Donald Trump, qui présente l’IA, rebaptisée « super intelligence », comme une promesse de prospérité et un instrument de puissance face à la Chine, comme le rapportait Piotr Smolar, notre correspondant à Washington, en octobre.
Mais les data centers ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Derrière se profilent des bouleversements majeurs : emploi et automatisation du travail intellectuel, environnement, création culturelle, concentration du pouvoir économique et risques liés à des systèmes toujours plus autonomes. Si l’IA n’est pas encore au premier rang des préoccupations électorales américaines, derrière le pouvoir d’achat ou l’immigration, elle pourrait devenir l’un des grands sujets politiques des prochaines années.
17:21
Les démocrates en passe de reprendre la Chambre des représentants, selon le Cook Political Report
À quatre jours des élections, le Cook Political Report, organisme indépendant d’analyse électorale, a fait basculer vendredi 12 nouvelles circonscriptions en faveur des démocrates dans ses prévisions.
Il anticipe désormais une majorité démocrate comprise entre 227 et 240 sièges, sur les 435 que compte la Chambre des représentants. Les démocrates n’ont besoin de gagner que trois sièges supplémentaires pour reprendre le contrôle de cette assemblée.
Parmi les évolutions notables, trois circonscriptions républicaines du Colorado, de Pennsylvanie et de Caroline du Sud sont désormais considérées comme indécises. Une autre, en Pennsylvanie, bascule dans la catégorie favorable aux démocrates.
Même des bastions républicains en Floride, dans l’Indiana ou en Caroline du Nord deviennent plus disputés, sur fond de baisse de popularité de Donald Trump. Decision Desk HQ estime de son côté à 80 % la probabilité d’une victoire démocrate à la Chambre.
17:14 Tchat
Le tchat avec Piotr Smolar est terminé
Le contexte
Ce live a également été animé Oscar Korbosli et Grégor Brandy.
Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.
Un espace d’échanges. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager des informations que vous jugez utiles.
Vu des Etats-Unis. Retrouvez les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondent à vos questions lors de tchats.
Source: Le Monde · Gabriel Coutagne (service Photo) et Pierre Bouvier
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