Alors que les républicains contrôlent le Congrès et la Maison Blanche, la totalité des sièges à la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat sont remis en jeu le 3 novembre. Suivez dans notre live la campagne à moins d’une semaine de cess élections de mi-mandat américaines.

Devant le Capitole, à Washington (Etats-Unis), le 12 octobre 2026. - KEVIN LAMARQUE/REUTERS
Devant le Capitole, à Washington (Etats-Unis), le 12 octobre 2026. KEVIN LAMARQUE/REUTERS

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17:39

Les démocrates tentent de changer de discours sur les armes à feu pour reconquérir l’électorat rural

Plusieurs candidats démocrates cherchent à dépasser le clivage traditionnel sur les armes à feu pour séduire les électeurs ruraux, largement acquis aux républicains, rapporte la chaîne NBC News.

Dans le Wisconsin, au Texas ou encore en Alaska, certains candidats mettent en avant leur pratique de la chasse et leur attachement au deuxième amendement de la Constitution, qui protège le droit de détenir et de porter des armes. Ils défendent parallèlement des mesures contre la violence armée, notamment la généralisation des vérifications d’antécédents ou l’interdiction des chargeurs de grande capacité, selon la chaîne. Leur objectif est de montrer que la défense du droit aux armes et la lutte contre les violences par armes à feu ne sont pas incompatibles, dans l’espoir de reconquérir des circonscriptions disputées.

La question reste profondément clivante : 48 % des Américains privilégient un durcissement de la législation sur les armes, contre 46 % qui donnent la priorité à la protection du droit d’en posséder, selon un sondage NPR/PBS News/Marist publié mardi 27 octobre.

Cette stratégie s’insère dans une campagne dominée notamment par les préoccupations économiques et le rejet de Donald Trump. Selon la même enquête, 44 % des électeurs susceptibles de voter considèrent leur bulletin comme un vote contre le président, contre 21 % qui souhaitent le soutenir.

17:15 Tchat

Tchat avec Arnaud Leparmentier à 18 heures

Le correspondant du Monde à San Francisco, Arnaud Leparmentier, répondra à vos questions, à partir de 18 heures, sur le « pouls de l’Amérique » qu’il a pu prendre au cours de sa série de reportages – que l’on vous conseille fortement – le long de la Route 66, l’occasion du centième anniversaire de cet emblématique itinéraire.

De Chicago à Santa Monica, en passant par les monts Ozarks, l’Oklahoma, le Nouveau-Mexique et le Texas, il a navigué plusieurs jours au cours du mois de septembre, « à la recherche de l’Amérique perdue, réalisant un rêve de gamin tel Johnny Hallyday sur sa Harley-Davidson », et en a tiré six reportages que vous pouvez (re)trouver ci-dessous.

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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les lui poser en n’oubliant pas le mot #TCHAT avant le début de votre message. Il viendra vous répondre à partir de 18 heures.

17:00 Vos questions

Bonjour Clément,

Comme vous l’écrivez, la course pour le poste de sénateur du Michigan est très suivie aux Etats-Unis, alors que le sénateur démocrate sortant, Gary Peters, ne peut pas se représenter. A l’issue de la primaire démocrate, c’est le représentant de l’aile gauche du parti, Abdul El-Sayed, qui va défier le candidat républicain, Mike Rogers.

La lutte entre les deux est très suivie, car une « vague démocrate » est attendue au Congrès et pourrait permettre aux démocrates de reprendre le contrôle du Sénat. Or une défaite d’El-Sayed, sur un siège tenu par les démocrates, compliquerait les chances de son parti de reprendre le contrôle de cette chambre.

Et si les démocrates sont désormais en position de remporter des sièges de sénateur dans des Etats où Donald Trump s’est imposé par plus de dix points (Texas, Kansas…), la course reste très serrée dans cet Etat que Kamala Harris avait perdu de seulement quelques dizaines de milliers de voix en 2024.

Pour l’instant, Abdul El-Sayed est en tête dans la très grande majorité des sondages mais il ne compte que quelques points d’avance sur Mike Rogers, et dans plusieurs cas, cet écart tombe dans la marge d’erreur. Autant vous dire que l’on suivra particulièrement le résultat de cette élection la semaine prochaine.

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16:53

OpenAI met en place une cellule de surveillance des ingérences électorales

L’entreprise créatrice de ChatGPT va mettre en place une cellule de crise mobilisant plusieurs centaines de salariés pour détecter les tentatives d’utilisation de ses outils d’intelligence artificielle à des fins d’ingérence électorale, rapporte Politico, mercredi.

Baptisé « Election Operations Center », ce dispositif fonctionnera dès cette semaine et jusqu’à la fin du dépouillement. Il surveillera notamment la diffusion de fausses informations, les contenus trompeurs générés par IA et les utilisations abusives de ChatGPT.

L’entreprise affirme avoir renforcé ses protections contre la désinformation. Selon une étude du Brennan Center, ChatGPT est le seul des six principaux outils d’IA examinés à avoir réalisé des progrès significatifs dans ce domaine depuis mai.

Cette initiative survient alors qu’un autre géant de l’IA, Anthropic, a reconnu que son modèle Claude avait contourné de sa propre initiative un accès payant à des données électorales de l’État de Géorgie, rapportait Axios, dimanche.

Lors d’un projet interne de recherches statistiques, Claude a accédé sans autorisation humaine à des décomptes agrégés de votes, normalement accessibles moyennant paiement. Selon Anthropic, le modèle n’a toutefois ni consulté les fichiers individuels des électeurs ni modifié de données électorales. Cet incident ravive les interrogations sur le contrôle des systèmes d’IA autonomes à l’approche du scrutin.

16:50

Une sénatrice républicaine de l’Alaska soutient le candidat… démocrate pour le poste de gouverneur

La sénatrice républicaine de l’Alaska Lisa Murkowski a fait part de son soutien à Jonathan Kreiss-Tomkins, le candidat démocrate au poste de gouverneur de l’Etat, opposé à trois républicains et en tête des sondages dans une élection qui se jouera au vote préférentiel. « JKT est un jeune Alaskien avec une vision et une perspective dont l’Alaska a besoin en ce moment », a-t-elle déclaré à la chaîne KTUU.

La sénatrice républicaine s’en est notamment prise au gouverneur sortant, le républicain Mike Dunleavy, qui ne peut pas se représenter après ses deux mandats, note The Hill. « J’ai relevé un défaut dans l’administration Dunleavy », a-t-elle déclaré. « A mon avis, ils ont laissé passer des fonds fédéraux. Dans certains domaines, alors que nous avons déployé des efforts considérables pour faire bénéficier l’Etat d’opportunités offertes au niveau fédéral, l’Etat a échoué à en tirer parti. »

Selon, elle, Jonathan Kreiss-Tomkins pourrait réussir là où son prédécesseur a échoué. « Jonathan comprend que gouverner exige d’écouter des personnes ayant des points de vue différents et de trouver un terrain d’entente pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. »

KTUU souligne que Lisa Murkowski est connue pour ne pas toujours suivre la ligne du parti. La chaîne rappelle notamment qu’elle avait soutenu l’ancienne élue démocrate à la Chambre des représentants Mary Peltola, en 2024.

Sur Le Monde aujourd’hui

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16:39 Vos questions

Bonjour,

Plus de 36 millions d’Américains ont déjà voté, par correspondance ou en personne, selon les données publiées mercredi matin par l’Election Lab de l’université de Floride. Cela représente environ 17 % des quelque 210 millions d’électeurs inscrits et près de 30 % des 122 millions de votants aux élections de 2022.

Dans les 27 Etats recensant l’affiliation partisane, 45 % des électeurs ayant voté par anticipation sont inscrits comme démocrates, contre 31 % comme républicains et 24 % sans affiliation à l’un des deux partis, rapporte le magazine Time. La mobilisation des électeurs hispaniques est également supérieure à celle observée au même stade des élections de 2022 et de 2024, notamment au Texas, selon Time.

Cette dynamique rejoint les tendances des sondages : selon une enquête NPR/PBS News/Marist publiée mardi, 52 % des électeurs susceptibles de voter soutiennent un candidat démocrate à la Chambre des représentants, contre 44 % un républicain. L’enthousiasme est également plus marqué chez les démocrates (71 %) que chez les républicains (61 %).

Mais ces chiffres ne préjugent pas du résultat du scrutin. L’affiliation partisane ne révèle pas le choix des électeurs et les républicains votent traditionnellement davantage le jour de l’élection, rappelle Michael McDonald, professeur à l’université de Floride, interrogé par Time.

16:32

Aux Etats-Unis, des vies minées par l’inflation

« J’aurais besoin d’une meilleure couverture santé, d’un meilleur salaire, mais surtout de quelques jours de vacances. On va chez les gens pour veiller sur leurs proches, mais personne ne réalise que nous aussi, nous avons besoin qu’on prenne soin de nous. »

Les travailleuses du soin, un secteur qui contribue au dynamisme du marché du travail, sont devenues le symbole du creusement des inégalités de revenus dans le pays, alors que se profilent les élections de mi-mandat, mardi prochain.

Notre journaliste Nicolas Chapuis s’est rendu à Durham, en Caroline du Nord, et a publié ce reportage, ce matin, dans lequel vous retrouverez aussi les infographies de Julie Cassotti et de Benjamin Martinez.

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16:32 Vos questions

Bonjour,

Pour l’instant, les républicains contrôlent les deux chambres législatives : 53-47 au Sénat et 219-214 à la Chambre des représentants. À moins d’une semaine des élections, les perspectives des démocrates continuent de s’améliorer au Congrès, selon le Cook Political Report, un organisme indépendant d’analyse électorale. Il publie des « race ratings », c’est-à-dire des évaluations des rapports de force électoraux, circonscription par circonscription ou Etat par Etat.

Dans ses dernières projections, publiées le 23 octobre, il estime que les démocrates pourraient gagner entre 12 et 22 sièges à la Chambre des représentants, actuellement contrôlée par les républicains. Selon ses évaluations, les démocrates disposent d’un avantage dans 220 circonscriptions, contre 198 pour les républicains, tandis que 17 restent indécises.

Pour le Sénat, selon une analyse publiée le 6 octobre, il estime que les démocrates pourraient gagner entre deux et six sièges. Ils doivent en gagner quatre pour reprendre le contrôle de cette Chambre. Selon ses projections actualisées le 20 octobre, sept élections sénatoriales sont considérées comme indécises (toss-up) : l’Alaska, l’Iowa, le Kansas, le Maine, le Michigan, l’Ohio et le Texas. Six de ces sièges sont actuellement détenus par les républicains, contre un par les démocrates. Le Cook Political Report a notamment reclassé le Kansas parmi les Etats indécis et considère désormais la Caroline du Nord, où le siège est actuellement républicain, comme favorable aux démocrates. Il souligne toutefois que les républicains conservent un avantage financier dans la plupart des Etats disputés.

Enfin, il faut rappeler que ces classements sont susceptibles d’évoluer jusqu’au scrutin.

16:20

À Bruxelles, peu d’espoir de voir les « midterms » brider Donald Trump

Donald Trump est bien parti pour perdre gros aux élections de mi-mandat. Mais cela changera-t-il quoi que ce soit pour l’Europe ? Les responsables de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN sondés par l’Agence France-Presse doutent qu’une défaite suffise à brider l’action du président américain à l’étranger.

Dans ses déclarations publiques, l’UE se montre très prudente quant à l’impact de ces élections. A commencer par l’Ukraine. A quelques jours du scrutin, Donald Trump a donné des sueurs froides aux Européens en critiquant à nouveau l’Ukraine et en assouplissant des sanctions contre la Russie. Même avec des Démocrates aux manettes du Congrès, l’UE ne s’attend pas à ce que l’aide américaine à l’Ukraine ne reprenne pour autant. Les Européens ne s’attendent pas non plus à ce que les Démocrates renoncent complètement aux droits de douane imposés par Donald Trump.

À l’OTAN, le scepticisme est similaire. Les alliés européens attendent avec appréhension les conclusions du Pentagone sur le redéploiement des forces américaines en Europe, prévues en décembre. Les diplomates de l’OTAN ne s’attendent pas à ce que les midterms aient d’impact sur ce retrait attendu de troupes américaines. Les élus américains pourraient cependant être plus explicites dans leur soutien à l’Alliance. Mais la tendance de fond semble déjà engagée : l’Europe prend progressivement en charge sa propre défense.

A Bruxelles, certains redoutent même que la situation ne se détériore à l’issue du scrutin. Si les ennuis s’accumulent à Washington, le président américain pourrait être tenté de détourner l’attention avec de nouveaux remous à l’étranger. De l’escalade du conflit avec l’Iran à une pression accrue sur l’Ukraine, les hypothèses ne manquent pas pour continuer à alimenter les inquiétudes européennes. « Trump a démontré qu’il ne supportait pas de ne pas être au centre de l’attention », explique Bruce Stokes du German Marshall Fund. Et de prédire : « Si cela signifie qu’il doit occuper davantage la scène mondiale, de manière positive ou négative, alors c’est probablement ce qui finira par se produire. »

16:10

Donald Trump dit qu’il acceptera les résultats des élections si elles sont « honnêtes »

Le président américain a assuré qu’il accepterait les résultats des élections de mi-mandat si le scrutin est « honnête ». Le président américain multiplie les attaques et les insinuations sur de supposées fraudes électorales d’ampleur, que rien ne vient étayer, à mesure que les mauvais sondages s’accumulent pour le camp républicain.

Il a aussi affirmé, avec prudence, qu’il pourrait travailler avec les démocrates, bien partis pour reprendre à la droite la Chambre des représentants, voire le Sénat en cas de victoire majeure. « On trouvera des solutions », a-t-il ajouté, avant de s’envoler pour un meeting de campagne.

Le président américain a aussi souligné qu’il disposait d’un « puissant » veto sur ce qu’approuve le Congrès. « J’espère que ce ne sera pas le cas, mais si ça l’est, de nombreux présidents l’ont déjà fait. » Le « puissant veto » permet « de négocier », a encore déclaré Donald Trump.

Donald Trump n’a jamais reconnu sa défaite lors de l’élection de 2020, perdue face à Joe Biden.

Lundi, il a promis de verser 1 million de dollars à toute personne en possession d’informations aboutissant à une condamnation pour fraude électorale. Vendredi, il a dit avoir exigé que son ministère de la justice dépose un recours préventif en cas de victoire démocrate à une élection pour le Sénat en Alaska. Donald Trump agite ainsi le spectre d’une contestation post-électorale si son parti est battu aux midterms, ainsi qu’il l’avait fait fin 2020, jusqu’à l’attaque du Capitole par ses partisans, le 6 janvier 2021.

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16:05

C’est quoi, les midterms ?

Aux Etats-Unis, les midterms sont les élections de mi-mandat. Elles sont organisées tous les quatre ans, deux ans après l’élection présidentielle. Elles permettent de renouveler une partie du Congrès, le Parlement fédéral. Les 435 sièges de la Chambre des représentants sont remis en jeu, ainsi qu’environ un tiers des cent sièges de sénateurs, qui ont des mandats de six ans.

Trente-six des 50 Etats profitent également des midterms pour élire leurs gouverneurs, qui sont les chefs de l’exécutif local. Les Américains vont aussi renouveler pratiquement toutes les assemblées locales.

Enfin, plusieurs Etats et communes feront voter leurs administrés sur des consultations locales. Ainsi, de nombreuses localités vont se prononcer sur l’implantation très polémique de data centers.

16:00

Bonjour à tous et à toutes, et bienvenue !

Le Monde lance un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.

Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée à l’élection du 3 novembre, déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.

Un espace d’échange. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à nous partager des informations que vous jugez utiles.

Vu des Etats-Unis. Vous retrouverez aussi les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondront aussi à vos questions au cours des prochains jours.

Le contexte

    Le Monde lance un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.

    Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.

    Un espace d’échange. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager des informations que vous jugez utiles.

    Vu des Etats-Unis. Vous retrouverez aussi les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondront à vos questions au cours des prochains jours.

Source: Le Monde · Clément

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