Alors qu’il est attendu sur place, dimanche, pour des meetings dans l’Iowa et le Kansas, Donald Trump a participé, samedi, à des « rassemblements téléphoniques » à distance.

Dans un bureau de vote à Virginia Beach (Virginie), le 31 octobre 2026. - ERIC LEE/REUTERS
Dans un bureau de vote à Virginia Beach (Virginie), le 31 octobre 2026. ERIC LEE/REUTERS

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13:55

Donald menace l’Iran de nouvelles frappes après les élections de mi-mandat

A trois jours des élections, alors que des informations de presse évoquent une possible offensive militaire après le scrutin de mardi, me président américain menacé samedi de nouvelles frappes contre des installations nucléaires iraniennes.

Affirmant avoir déjà détruit une grande partie des capacités nucléaires de l’Iran, M. Trump a assuré qu’il restait « un ou deux sites » à traiter, notamment le mont Kolang, surnommé « Pickaxe Mountain », situé à environ 200 kilomètres au sud de Téhéran, près du complexe nucléaire de Natanz. « Nous pouvons faire ça en dix minutes », a-t-il déclaré à des journalistes dans sa résidence de Floride, assurant pouvoir intervenir « très rapidement ».

Depuis Atlanta, où se tient le G20, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a toutefois assuré samedi que Donald Trump n’avait pris « aucune décision » concernant de nouvelles frappes, tout en affirmant privilégier une « solution diplomatique ».

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a, de son côté, évoqué cette semaine « une opportunité historique unique » d’éliminer définitivement ce qu’il considère comme la menace iranienne.

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a averti qu’une nouvelle attaque entraînerait une « riposte immédiate, puissante et sans limite géographique ». Il a ordonné à ses responsables militaires d’élargir la liste des cibles potentielles aux intérêts américains et israéliens.

13:15

Seuls 25 % des Américains font confiance aux sondages électoraux

A deux jours des élections de mi-mandat, seul un Américain sur quatre (25 %) estime que les sondages évaluent correctement les intentions de vote, selon une enquête en ligne Politico/PF Global menée auprès de 2 083 adultes américains du 24 au 26 octobre.

Dans le détail, 23 % estiment que les sondages sous-évaluent les républicains, 18 % qu’ils sous-évaluent les démocrates, tandis que 34 % ne savent pas se prononcer.

Interrogés sur les enquêtes annonçant des victoires démocrates dans plusieurs scrutins décisifs, 41 % des Américains les jugent crédibles, contre 23 % qui anticipent au contraire des victoires républicaines. Plus d’un tiers des enquêtés (35 %) restent indécis.

La défiance est particulièrement forte chez les électeurs de Donald Trump : près de 40 % de ceux qui ont voté pour lui en 2024 estiment que les sondages sous-évaluent les républicains. Parmi ses partisans MAGA, 60 % contestent les enquêtes annonçant des victoires démocrates.

Autre résultat révélateur : 20 % des personnes interrogées reconnaissent avoir déjà donné à un sondeur une intention de vote différente de leur vote réel. Cette proportion atteint près de 29 % chez les 18-34 ans.

Malgré cette méfiance, les sondages continuent de peser sur la mobilisation : 55 % des Américains affirment qu’ils iraient certainement voter si leur candidat était largement distancé.

11:48 Pour approfondir

Dans l’Ohio, Etat pivot des élections de mi-mandat, une campagne républicaine sous tension et sans retenue

Midterms 2026 : dans l’Ohio, une campagne républicaine sous tension et sans retenue

Donald Trump a une nouvelle obsession, que personne n’avait vu venir : le postérieur de Jon Husted. Le président américain a encore fait longuement l’apologie de la plastique du sénateur républicain de l’Ohio, candidat à sa réélection, lors d’un meeting à Chillicothe, une petite ville dans le sud de cet Etat industriel du Midwest, mercredi 28 octobre.

10:54 Explications

Quatre scénarios pour le Sénat américain, d’une victoire démocrate à une majorité républicaine

A deux jours des élections américaines de mi-mandat, les sondages donnent aux démocrates une avance suffisante pour envisager de reprendre le contrôle du Sénat. Mais de faibles erreurs de mesure pourraient inverser le résultat, souligne une analyse du Washington Post, samedi, qui présente quatre scénarios.

  • Les sondages ont raison : les démocrates reprennent le Sénat. Ils remporteraient notamment des sièges dans des Etats traditionnellement républicains comme le Texas, l’Alaska, l’Ohio et le Kansas. Ils disposeraient d’au moins 53 sièges, l’Iowa restant indécis.
  • Les sondages sous-estiment les républicains. Une erreur d’un peu plus de 2 points dans certaines courses suffirait à produire un Sénat partagé à 50-50, que les républicains conserveraient grâce à la voix prépondérante du vice-président J. D. Vance. Avec 4 points d’écart supplémentaires en leur faveur, ils pourraient atteindre 54 sièges.
  • Une vague démocrate plus forte que prévu. Si les sondages sous-estiment les démocrates comme en 2022, ceux-ci pourraient remporter 55 sièges. Une mobilisation exceptionnelle des jeunes et des électeurs hispaniques pourrait même menacer les républicains dans des Etats comme la Floride, le Mississippi ou la Louisiane.
  • Les démocrates progressent, mais échouent à reconquérir le Sénat. Malgré des victoires en Caroline du Nord, dans l’Ohio et au Texas, ils perdraient de justesse dans le Maine, l’Iowa, l’Alaska et le Kansas. Résultat : 50 sièges pour chaque camp, et le maintien du contrôle républicain.

Pourquoi une telle incertitude ? Les avances démocrates sont inférieures à deux points dans plusieurs Etats décisifs. Surtout, les sondages sont moins nombreux que lors des précédentes élections : 66 enquêtes sénatoriales réalisées en octobre avaient été publiées au 16 octobre, contre 123 en moyenne à la même période lors des quatre précédentes élections de mi-mandat. Leur fiabilité dépend notamment de leur capacité à mesurer la mobilisation des électeurs ruraux et des partisans de Donald Trump.

06:00 L’essentiel

Les dernières informations sur les midterms, dimanche 1er novembre à 6 heures

  • Alors qu’il est attendu sur place, dimanche, pour des meetings dans l’Iowa et le Kansas, Donald Trump a participé, samedi, à six « rassemblements téléphoniques » à distance. Le comité d’organisation a indiqué que ces rassemblements étaient prévus pour les élections en Pennsylvanie, dans l’Ohio, à New York et au Michigan, ainsi que deux appels distincts pour la Floride.
  • Un peu plus de 52 millions de personnes ont déjà déposé leurs bulletins par des opérations de vote anticipé, selon CNN, que ce soit physiquement dans un bureau ou par correspondance. Au total, environ 112 millions de personnes avaient voté lors des élections de mi-mandat de 2022.
  • Malgré des sondages qui donnent des prédictions extrêmement serrées, Donald Trump s’est montré optimiste pour le camp républicain. « Je pense qu’on va bien s’en sortir. Je crois qu’on va surprendre beaucoup de monde. Et vous savez pourquoi ? Grâce aux meetings », a dit le président américain, samedi soir.
  • Californie : une analyse va à l’encontre des affirmations de l’administration Trump sur de potentiels électeurs non-citoyens. D’après une étude réalisée par des analystes de données de l’université de Californie de Los Angeles (UCLA), plus de 40 % des 20 000 noms signalés par l’administration Trump comme de potentiels électeurs non-citoyens américains en Californie ne figurent pas en réalité sur les listes électorales de l’Etat.
  • Au Texas, la bataille pour le Sénat fait rage entre le démocrate James Talarico et le républicain Ken Paxton. « Cette élection consiste à choisir entre un sénateur qui met de l’argent dans votre poche ou un autre qui se remplit les poches », a déclaré le démocrate James Talarico en présentant le sénateur sortant comme l’exemple d’un système politique corrompu.
  • Alaska : le FBI s’est rendu chez des donateurs de Dan J. Sullivan, candidat homonyme du sénateur républicain sortant, Dan S. Sullivan, sur fond de soupçons de fraude. Le New York Times a révélé cette semaine que des personnes liées à la campagne de la candidate démocrate Mary Peltola avaient poussé un ancien enseignant à la retraite à se présenter pour créer la confusion chez les électeurs et priver le sénateur sortant de certaines voix.

Sur Le Monde aujourd’hui

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04:50

Une campagne confrontée aux risques de l’IA

Ces élections de mi-mandat constituent la première grande échéance électorale des Etats-Unis à se dérouler alors que des millions de personnes utilisent désormais des outils d’Intelligence artificielle (IA) pour s’informer sur la politique. Mais des chercheurs alertent sur ces chatbots qui contribuent à semer la confusion.

Si les chatbots peuvent contribuer à démentir des théories du complot et à informer les électeurs, plusieurs études montrent qu’ils s’appuient fréquemment sur des sources peu fiables et peuvent diffuser de fausses informations.

Une récente étude de Forum AI, une start-up spécialisée dans l’évaluation des modèles d’IA, a révélé que près de 40 % des réponses des agents conversationnels à des questions liées aux élections contenaient au moins une erreur factuelle.

Lorsque les chercheurs ont demandé à Claude, le modèle d’Anthropic, pourquoi les électeurs devraient choisir Don Davis, le représentant démocrate de Caroline du Nord, le chatbot a notamment cité parmi ses qualifications le fait d’avoir été directeur d’établissement scolaire, le confondant avec une autre personne.

L’étude, qui a examiné huit modèles, a également montré que les agents conversationnels commettaient des erreurs sur les modalités pratiques du vote : Gemini 3.6 Flash, de Google, a par exemple indiqué que le 3 novembre était la date limite pour demander un bulletin de vote par correspondance en Pennsylvanie. Cette échéance était en réalité fixée une semaine plus tôt.

Les chatbots ont également « attribué à tort des propos à des candidats, des responsables et des observateurs des centaines de fois », et ont fréquemment cité des sources « de mauvaise qualité », comme des discussions sur le forum Reddit, souligne Forum AI.

Les chercheurs s’inquiètent également de la vulnérabilité des chatbots aux opérations d’influence étrangères. Des journalistes de l’Agence France-Presse avaient réfuté, fin octobre, une vidéo vraisemblablement manipulée à l’aide de l’IA, censée montrer un ancien élève du candidat démocrate au Sénat au Texas, James Talarico, qui l’accusait d’agression sexuelle. Cette vidéo présentait les caractéristiques d’une campagne de désinformation russe.

L’outil AI Overview de Google a pourtant repris cette accusation lorsque l’organisation de surveillance de la désinformation NewsGuard l’a interrogé à ce sujet. Deux autres outils d’IA de premier plan testés par l’organisation, Gemini de Google et Copilot de Microsoft, ont également relayé cette fausse accusation.

04:35

La mairie de Los Angeles tiraillée par une bataille entre démocrates

Aux Etats-Unis, une part importante d’électeurs semble lassée par l’establishment démocrate. Et à Los Angeles, la force de cette vague antisystème est la grande inconnue de la course pour la mairie qui oppose deux femmes de gauche issues de minorités, lors du scrutin du 3 novembre.

L’édile démocrate Karen Bass, 73 ans, est critiquée pour sa mauvaise gestion des incendies meurtriers de 2025, et le nombre massif de sans-abri dans la deuxième ville du pays, qui accueillera les Jeux olympiques en 2028. Contrairement à la plupart de ses prédécesseurs, elle n’a pas été réélue au premier tour en juin 2026. Elle est contrainte à un duel avec son ex-alliée Nithya Raman, une conseillère municipale de 45 ans, membre des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA).

Karen Bass à Los Angeles, le 31 octobre 2026.
Karen Bass à Los Angeles, le 31 octobre 2026.

Longtemps considérée comme un repoussoir aux Etats-Unis, l’étiquette socialiste a actuellement le vent en poupe, notamment depuis que Zohran Mamdani est devenu maire de New York. Comme lui, Mme Raman attire des électeurs souvent plus jeunes, excédés par les loyers stratosphériques de Los Angeles et qui trouvent le Parti démocrate trop timoré.

Les Angelins sont « insatisfaits » du « statu quo », a-t-elle affirmé lors d’un récent événement avec la communauté latino. Parmi ses griefs, elle cite le coût de la vie, le sans-abrisme et le manque d’entretien des routes, un problème si prégnant qu’Arnold Schwarzenegger a fait sensation en 2023 en rebouchant lui-même un nid-de-poule dans son quartier de Brentwood.

« Nous sommes dans une situation pire dans cette ville que celle d’il y a quatre ans, avant que Karen Bass ne devienne notre maire », a-t-elle déclaré à l’Agence France-Presse.

Vétérane de la politique américaine, Mme Bass a siégé au Congrès et n’a jamais perdu une élection. Mais elle a beaucoup perdu en popularité à cause des incendies qui ont fait 31 morts près de Los Angeles en janvier 2025. Les retards d’intervention des pompiers et l’assèchement des bouches d’incendie dans certains quartiers ont provoqué une rancœur tenace chez nombre d’habitants.

Son absence lors du déclenchement des feux, à cause d’un voyage officiel au Ghana, nourrit l’idée que sa gestion a été calamiteuse. Pour ne rien arranger, la maire était également en déplacement à Chicago cet été lorsqu’un autre incendie s’est déclaré dans un entrepôt, provoquant d’épaisses fumées toxiques dans la ville.

Malgré des relais locaux fidèles et une campagne mieux financée, elle se bat pour conserver son poste. Les sondages la donnent au coude-à-coude avec Mme Raman dont les positions ont souvent été très proches des siennes.

Nithya Raman à Los Angeles, le 31 octobre 2026.
Nithya Raman à Los Angeles, le 31 octobre 2026.

04:06

Alaska : le FBI se rend chez des donateurs du candidat homonyme du sénateur sortant, sur fond de soupçons de fraude

Des agents du FBI ont rendu visite à des donateurs de Dan J. Sullivan en Alaska pour les interroger sur d’éventuelles fraudes, alors que les autorités fédérales intensifient leur enquête sur ce candidat qui a le même nom que le sénateur républicain sortant, Dan S. Sullivan.

Le New York Times a révélé cette semaine que des personnes liées à la campagne de la candidate démocrate Mary Peltola avaient poussé cet ancien enseignant à la retraite à se présenter pour créer la confusion chez les électeurs et priver le sénateur sortant de certaines voix.

Lire aussi :

Les visites du FBI ont eu lieu après que les autorités fédérales ont confirmé l’existence d’une enquête pénale visant le candidat Dan J. Sullivan.

Un agent basé à Anchorage s’est rendu chez une concession de bateaux à Petersburg, un petit village de pêcheurs accessible uniquement par avion ou par bateau, où réside le candidat. Il cherchait à interroger Charles Flint qui a versé 500 dollars (450 euros environ) à Dan J. Sullivan pour sa campagne. Interrogé au téléphone par l’agence AP alors qu’il n’était pas sur place, M. Flint a expliqué que l’agent du FBI avait demandé à son fils, qui travaille dans la concession, s’il avait le sentiment d’avoir été trompé quant au candidat qu’il soutenait.

« Je n’ai pas l’impression d’avoir été induit en erreur du tout », a déclaré, à AP, Charles Flint expliquant qu’il savait que Dan J. Sullivan aurait des dépenses et qu’il le respectait pour avoir « tenté sa chance ».

« Je ne crois pas qu’il y ait de confusion », a-t-il ajouté, précisant qu’il comptait placer la démocrate Mary Peltola en tête de sa liste de vote, suivie de Dan J. Sullivan. « Tout le monde sait qui est le sénateur sortant. »

A Anchorage (Alaska), le 31 octobre 2026.
A Anchorage (Alaska), le 31 octobre 2026.

Deux agents du FBI ont aussi été envoyés à Sitka (Alaska) pour interroger brièvement un autre donateur à son domicile. Et une autre donatrice, Pat Campbell, de Groton (Massachusetts), a déclaré que deux agents du FBI s’étaient présentés à sa porte, vendredi, et avaient parlé à son mari. « Non, nous n’avons pas été victimes de fraude. Nous savions à qui nous avions fait un don », a-t-elle affirmé à AP.

Interrogé sur l’affaire samedi soir, Donald Trump a qualifié l’affaire de « fraude électorale de très haut niveau ». Il a également laissé entendre que Dan J. Sullivan s’était caché : « Personne ne peut le trouver maintenant, il sait donc qu’il est coupable. »

03:37

Kamala Harris en campagne pour inciter les démocrates à voter

Deux ans après sa défaite à l’élection présidentielle face à Donald Trump, Kamala Harris s’implique dans la campagne de ces élections de mi-mandat. L’ancienne vice-présidente a notamment soutenu des candidats dans sept Etats, concluant sa tournée par une récente visite de deux jours en Géorgie.

L’ex-sénatrice de Californie – avant de rejoindre Joe Biden sur le ticket gagnant de 2020 – a exhorté ses compatriotes afro-américains à « honorer les ancêtres » par leur vote. Elle a également incité ses collègues démocrates à gouverner de manière énergique et a appelé à un « travail structurel » qu’elle a jugé nécessaire pour revigorer la démocratie américaine : l’élargissement de la Cour suprême des Etats-Unis, l’accession au statut d’Etat pour le district de Columbia et Porto Rico, et la révision du collège électoral.

Kamala Harris lors d’une réunion de campagne, à Atlanta (Géorgie), le 29 octobre 2026.
Kamala Harris lors d’une réunion de campagne, à Atlanta (Géorgie), le 29 octobre 2026.

Elle est également revenue sur sa défaite à l’élection présidentielle de 2024. « Vous savez, nous avons passé ces dix-huit derniers mois, pour beaucoup d’entre nous, à traverser toute une gamme d’émotions », a-t-elle dit à des étudiants. « Colère, dépression, tristesse, frustration, sentiment d’impuissance et de désespoir », a-t-elle déclaré. « C’est le moment de transformer cette colère en action », a-t-elle répété.

Kamala Harris a également profité de ses réunions pour lancer des piques contre Donald Trump, affirmant que le républicain est « insensible, corrompu et incompétent » et le qualifiant de « décorateur en chef » pour ses rénovations de la Maison Blanche.

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03:10

Californie : une analyse va à l’encontre des affirmations de l’administration Trump sur de potentiels électeurs non-citoyens

D’après un document juridique déposé samedi par un groupe de défense des droits des immigrants, plus de 4 noms sur 10 signalés par l’administration Trump comme de potentiels électeurs non-citoyens américains en Californie ne figurent pas en réalité sur les listes électorales de l’Etat.

Donald Trump accuse certains Etats démocrates, comme la Californie, de fausser les résultats des élections en laissant voter des non-Américains. Un juge fédéral a rejeté, mercredi, la demande de l’administration Trump pour forcer le « Golden State » à suspendre le décompte de plus de 20 000 bulletins appartenant à des personnes qu’elle accuse d’être des étrangers, lors des élections de mi-mandat.

Or, après avoir vérifié les 20 930 noms que le département d’Etat a exigé d’être traités comme de possibles électeurs illégaux, des analystes de données de l’université de Californie de Los Angeles (UCLA) ont conclu que 8 880 noms, soit 42 % de la liste totale, ne correspondaient à aucune personne inscrite sur les listes électorales californiennes. L’étude a aussi constaté qu’au moins 22 personnes sont des citoyens américains, et que beaucoup d’autres pourraient correspondre à des citoyens américains confirmés.

« Il s’agit d’un faux rapport du groupe militant de défense des droits des immigrants illégaux Chirla », a posté, sur X, Bill Essayli, qui dirige le bureau du procureur des Etats-Unis à Los Angeles.

Le ministère de la justice a averti les responsables électoraux de Californie qu’ils pourraient faire l’objet de poursuites pénales s’ils autorisaient des non-citoyens à voter et a émis des citations à comparaître. Ces derniers jours, des agents fédéraux armés ont arrêté 28 personnes accusées d’avoir voté illégalement en Californie, dans des affaires remontant jusqu’à 2002.

Le gouvernement américain avait initialement accusé, durant l’été, la Californie d’abriter 190 000 électeurs « illégaux » dans ses registres, avant de revoir ce chiffre à 20 000.

02:30

Donald Trump se déguise en lui-même pour Halloween

Après avoir participé dans l’après-midi de samedi à des « rassemblements téléphoniques » dans le cadre de la campagne des midterms, Donald Trump a rejoint la soirée d’Halloween organisée dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Autour du thème de la jungle, la grande salle de réception baigne dans une ambiance de lumières vertes et de décorations variées, notamment des motifs « léopard », mais le président américain a déclaré aux journalistes présents qu’il était trop occupé pour avoir cherché lui-même des habits de fête.

« Je suis venu déguisé en Donald Trump », a-t-il déclaré, en montrant sa veste de costume bleue, et sa traditionnelle cravate rouge.

Donald Trump devant les journalistes, lors de la soirée d’Halloween organisée dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride), le 31 octobre 2026.
Des invités à la fête d’Halloween organisée par Donald Trump, à Palm Beach (Floride), le 31 octobre 2026.

Malgré des sondages qui donnent des prédictions extrêmement serrées, Donald Trump s’est montré optimiste. « Je pense qu’on va bien s’en sortir. Je crois qu’on va surprendre beaucoup de monde. Et vous savez pourquoi ? Grâce aux meetings », a dit le républicain.

« Je vais consacrer environ quinze minutes à Halloween, puis je retourne travailler », a-t-il ajouté.

La salle de réception où se tient la fête d’Halloween organisée par Donald Trump, à Palm Beach (Floride), le 31 octobre 2026.
A la fête d’Halloween organisée par Donald Trump à Palm Beach (Floride), le 31 octobre 2026.

01:50

Plus de 52 millions de votes déjà effectués par anticipation

Si le jour final du scrutin de ces élections de mi-mandat est prévu le mardi 3 novembre, un peu plus de 52 millions de personnes ont déjà déposé leurs bulletins par des opérations de vote anticipé, selon CNN, que ce soit physiquement dans un bureau ou par correspondance (la proportion entre les deux est quasi égale, d’après la chaîne américaine).

Dans certains Etats, le vote par anticipation prend fin ce week-end.

Au total, environ 112 millions de personnes avaient voté lors des élections de mi-mandat de 2022.

Dans une file d’attente avant de voter, une électrice est déguisée en statue de la Liberté, le jour d’Halloween, à Charlotte (Caroline du Nord), le 31 octobre 2026.
Dans un bureau de vote à Hampton (Virginie), le 31 octobre 2026.
Dans un bureau de vote à Overland Park (Kansas), le jour d’Halloween, le 31 octobre 2026.

01:17

Au Texas, le démocrate James Talarico veut faire tomber « Goliath »

La lutte fait rage au Texas pour un siège au Sénat entre le démocrate James Talarico, ex-enseignant et séminariste presbytérien de 37 ans, et l’actuel procureur général de cet immense Etat du Sud, Ken Paxton, âgé de 63 ans.

S’adressant aux électeurs à Houston (Texas), James Talarico a vivement critiqué, samedi, son rival républicain dont la carrière politique a été marquée par plusieurs scandales. Il a notamment fait face en 2023 à une procédure en destitution devant le Parlement local pour des accusations de corruption et d’abus de pouvoir.

« Cette élection consiste à choisir entre un sénateur qui met de l’argent dans votre poche ou un autre qui se remplit les poches », a déclaré James Talarico en présentant Ken Paxton comme l’exemple d’un système politique corrompu.

Le démocrate James Talarico lors d’un meeting à Houston (Texas), le 31 octobre 2026.

De son côté, à Fort Worth, près de Dallas, Ken Paxton – qui avait reçu le soutien de Donald Trump lors de la primaire républicaine – a répliqué en présentant son rival comme trop libéral pour le Texas. Chacun a dépeint l’autre comme le porte-parole de personnalités dangereuses.

« La gauche dans ce pays ne cesse de devenir de plus en plus radicale », a déclaré M. Paxton, affirmant que M. Talarico serait à la solde du chef de file démocrate au Sénat, Chuck Schumer qui fixerait l’ordre du jour de la Chambre haute si les démocrates remportaient la majorité. « Je n’exagère pas quand je dis que si nous perdons le Texas, nous perdons l’Amérique », a-t-il ajouté.

A l’heure actuelle, les républicains disposent de 53 sièges sur 100, et 35 sièges seront renouvelés lors de ces élections.

Le républicain Ken Paxton lors d’un meeting à Fort Worth (Texas), le 31 octobre 2026.

Pour M. Talarico, l’adversaire de l’ombre est Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, qui a dépensé plus de 150 millions de dollars (134 millions d’euros environ) de sa poche pour aider M. Paxton dans sa campagne.

« C’est David contre Goliath », a déclaré James Talarico, dans une référence biblique alors que le Texas n’a pas élu de sénateur ou de gouverneur démocrate depuis plus de trente ans. « Les Texans sont ma fronde », a-t-il ajouté, évoquant l’arme dont s’est servi le berger pour terrasser le géant.

Le 01/11 à 00:44

Donald Trump poursuit la campagne par téléphone

Alors qu’il est attendu sur place, dimanche, pour des meetings dans l’Iowa et le Kansas, Donald Trump doit participer ce samedi à six « rassemblements téléphoniques » à distance.

Le comité d’organisation a indiqué que ces rassemblements étaient prévus pour les élections en Pennsylvanie, dans l’Ohio, à New York et au Michigan, ainsi que deux appels distincts pour la Floride.

La Maison Blanche n’a donné que peu de détails sur le déroulement de ces appels, mais le président américain participe généralement à ce type de conversations par téléphone.

« Répondez aux appels et profitez », a écrit Donald Trump dans un message posté sur son réseau Truth Social alors qu’il a passé la matinée et le début d’après-midi au club de golf de West Palm Beach, en Floride.

Il devait initialement se rendre samedi à Salina (Kansas) et dimanche à Dubuque (Iowa) pour deux meetings, mais ces derniers ont été annulés jeudi, avant d’être rétablis vendredi matin. Ce revirement de dernière minute, largement commenté dans les médias, aurait irrité le président américain, selon CNN.

Le 31/10 à 05:49 L’essentiel

Ce qu’il faut savoir, samedi 31 octobre à l’aube

  • Donald Trump promet de nouveau 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire des républicains aux élections. Lors d’un meeting en Floride, vendredi, le président américain a réitéré cette annonce qu’il avait faite au début du mois de septembre, malgré les interrogations concernant la légalité d’une telle mesure et son financement.
  • Donald Trump confirme qu’il fera finalement campagne dans l’Iowa et le Kansas sur place, plutôt qu’à distance. Le président a annoncé qu’il se rendrait finalement dimanche dans ces deux Etats pour soutenir les candidats républicains, après avoir remplacé la veille ces déplacements par des rassemblements téléphoniques.
  • Une juge fédérale de Californie a ordonné au ministère de la justice et à celui de la sécurité intérieure d’arrêter les pressions sur les agents électoraux. Depuis des mois, Donald Trump assure qu’il y aura de la triche lors des élections parlementaires ; il accuse notamment certains Etats démocrates de fausser leurs résultats en laissant voter des non-Américains.
  • Une cour fédérale d’appel a d’ailleurs rejeté vendredi, la demande de l’administration Trump visant à empêcher provisoirement le dépouillement des bulletins de quelque 20 000 électeurs californiens dont elle conteste la citoyenneté.
  • Deux enquêtes, une pénale et une civile, sont en cours en Alaska, après les révélations du New York Times selon lesquelles l’équipe de campagne de Mary Peltola, candidate démocrate au Sénat, aurait poussé un candidat homonyme du sénateur sortant, Dan Sullivan, à se présenter pour diluer les voix républicaines.
  • Le vote anticipé en forte hausse par rapport à 2022. Vendredi à la mi-journée, un nombre record d’Américains, 47,9 millions, avaient déjà déposé leurs bulletins par des opérations de vote anticipé. Ce système atteint déjà des niveaux inédits au Texas et en Géorgie, notamment.
  • La plateforme X a suspendu 15 comptes diffusant des contenus soupçonnés d’être liés à la Russie. Ces opérations visent notamment des candidats démocrates au Sénat. Selon les experts interrogés par CNN, l’ingérence russe reste limitée, mais l’activité des comptes suspects s’est récemment intensifiée.

Le 31/10 à 04:08

Donald Trump promet de nouveau 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire

« Ce sont les élections de mi-mandat les plus importantes de l’histoire », a lancé Donald Trump à ses partisans réunis vendredi à Daytona Beach, en Floride.

Le président américain en a profité pour réitérer sa promesse de verser 5 000 dollars (près de 4 500 euros) à chaque citoyen en cas de victoire républicaine aux élections, malgré les interrogations concernant la légalité d’une telle mesure et son financement.

Les républicains « ont une chance de bien [s’]en sortir. Peut-être très bien », avait assuré Donald Trump, vendredi dans le bureau Ovale, avant de partir pour ce meeting en Floride. Mais il a rapidement tempéré ses propos alors que sa cote de confiance est au plus bas, sur fond de coût élevé de la vie et de guerre en Iran.

« Généralement un président, bon ou mauvais, républicain ou démocrate, perd les “midterms” », scrutin au cours duquel tous les sièges de la Chambre des représentants et un tiers de ceux du Sénat sont renouvelés, a-t-il déclaré, ce qui est historiquement vrai.

« Il y a tellement d’amour dans ces rassemblements, partout dans le pays », a-t-il néanmoins affirmé un peu plus tard à Daytona, avant d’envoyer une nouvelle salve d’insultes contre les candidats démocrates. Ces mobilisations ont, d’après lui, pour but « d’empêcher des communistes qui détestent l’Amérique de prendre le contrôle du Congrès ».

Les démocrates espèrent, lors de ces midterms, ravir aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui du Sénat. Ils tentent également de gagner quelques sièges de gouverneurs.

Vendredi à la mi-journée, un nombre inédit d’Américains, 47,9 millions, avaient déjà déposé leurs bulletins lors d’opérations de vote anticipé.

Le 31/10 à 03:44

L’administration Trump rappelée à l’ordre par une juge fédérale

Une juge fédérale américaine a ordonné au ministère de la justice et à celui de la sécurité intérieure d’arrêter les pressions sur les agents électoraux.

Depuis des mois, Donald Trump, qui n’a jamais reconnu sa défaite face à Joe Biden en 2020, assure qu’il y aura de la triche lors des élections parlementaires. Le républicain accuse notamment certains Etats démocrates de fausser leurs résultats en laissant voter des non-Américains.

L’une de ses cibles privilégiées est la Californie, bastion démocrate : son gouvernement a accusé l’Etat d’abriter 190 000 électeurs « illégaux », avant de revoir ce nombre largement à la baisse. L’administration Trump a ainsi demandé aux autorités californiennes de mettre à part les bulletins d’environ 20 000 électeurs, menaçant les agents électoraux récalcitrants de poursuites.

« Lorsque les agents des Etats et des collectivités locales distribuent, traitent ou dépouillent les bulletins (…), ils n’enfreignent pas le droit pénal fédéral, même si un bulletin appartient à un électeur inscrit que les défendeurs présentent comme inéligible », a déclaré Trina Thompson, une juge de San Francisco.

Mercredi, un autre juge fédéral avait déjà rejeté la demande de l’administration Trump de forcer la Californie à suspendre le décompte de 20 000 bulletins appartenant à des personnes qu’elle accuse d’être des étrangers.

Le 31/10 à 03:11

Elections en Alaska : Donald Trump demande au ministre de la justice de lancer des poursuites contre Mary Peltola

Lors d’un meeting en Floride, vendredi soir, Donald Trump a déclaré que la candidate démocrate au Sénat en Alaska, Mary Peltola, et le candidat Dan J. Sullivan devraient être poursuivis en justice. Selon des révélations du New York Times, Mary Peltola essaie de manipuler les élections de mi-mandat en incitant un homonyme du sénateur républicain sortant, Dan S. Sullivan, à se présenter pour lui siphonner des voix.

A Daytona Beach, le président américain a fait remarquer que le procureur général des Etats-Unis, Todd Blanche, était présent et a ajouté : « Il prendra sa propre décision. » S’adressant ensuite directement au ministre de la justice, Donald Trump a lancé : « Todd, je t’en prie, prends ta décision », et a attendu une réaction.

« OK, il a dit “oui” », a ajouté Donald Trump.

Donald Trump lors d’un meeting de campagne à Daytona Beach (Floride), le 30 octobre 2026.

Lors d’un meeting organisé vendredi soir à Anchorage (Alaska), Mary Peltola a déclaré, de son côté, qu’elle était « profondément offensée par ces accusations selon lesquelles [elle] serait impliquée d’une manière ou d’une autre dans la candidature d’une autre personne ». Elle a ajouté qu’elle n’avait besoin d’aucune aide pour remporter la course, si ce n’est le soutien des électeurs.

Le 31/10 à 01:23

L’administration Trump dépêche des renforts en Alaska pour enquêter sur l’élection sénatoriale

L’administration Trump envoie des renforts en Alaska afin d’enquêter sur la campagne de la démocrate Mary Peltola, ont annoncé vendredi les autorités. Cette dernière est soupçonnée d’avoir tenté de manipuler les élections de mi-mandat en incitant un homonyme du sénateur républicain sortant, Dan Sullivan, à se présenter, afin de lui siphonner des voix.

Les autorités fédérales en Alaska ont expliqué que deux enquêtes, une pénale et une civile, étaient en cours, mais les récentes révélations du New York Times concernant cette affaire provoquent « un renforcement important des moyens des forces de l’ordre en Alaska, et j’ai également affecté plusieurs procureurs de mon bureau pour prêter main-forte dans ce dossier », a expliqué le procureur fédéral d’Alaska, Michael J. Heyman, accompagné d’un représentant du FBI.

« Nous ne laisserons personne, ni aucun groupe, saper cette élection », a-t-il martelé. M. Heyman a toutefois refusé à plusieurs reprises de préciser quel crime aurait pu être commis ou en vertu de quelle loi l’enquête avait été ouverte.

Le 30/10 à 21:51

Le procureur fédéral d’Alaska confirme une enquête sur la candidature d’un homonyme pour déstabiliser Dan Sullivan, le sénateur sortant

Le procureur fédéral d’Alaska, Michael J. Heyman, nommé par Donald Trump, a confirmé vendredi qu’une enquête était en cours depuis plusieurs mois sur le rôle de personnes liées au Parti démocrate dans le recrutement d’un candidat portant le même nom que le sénateur républicain sortant Dan Sullivan.

L’objectif présumé de cette manœuvre était de semer la confusion parmi les électeurs et de détourner une partie des voix du sénateur, opposé à la démocrate Mary Peltola lors des élections de mi-mandat du 3 novembre.

Selon le New York Times, la campagne de Mary Peltola a participé à cette opération. Le procureur a précisé que ces révélations avaient renforcé l’urgence de l’enquête.

Aucune infraction n’est toutefois établie à ce stade. « Vous partez du principe qu’un crime a été commis », a répondu Michael J. Heyman à un journaliste l’interrogeant sur d’éventuelles poursuites. « Nous cherchons à déterminer si une infraction a été commise. »

Présenter un candidat homonyme n’est pas illégal en Alaska, et le procureur n’exclut pas que l’enquête ne débouche sur aucune poursuite.

Le contexte

    Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.

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Source: Le Monde · Par Nicolas Chapuis

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