Les chiffres publiés jeudi par le département du commerce américain ont montré une nette accélération de l’économie américaine cet été, avec 3,4 % de croissance du PIB en rythme annuel au troisième trimestre.

Live animé par Pierre Bouvier et Christophe Sales (service Photo)

Le président américain, Donald Trump, lors d’un rassemblement de campagne pour les élections de mi-mandat, à Chillicothe (Ohio), aux Etats-Unis, le 28 octobre 2026. - KENT NISHIMURA/AFP
Le président américain, Donald Trump, lors d’un rassemblement de campagne pour les élections de mi-mandat, à Chillicothe (Ohio), aux Etats-Unis, le 28 octobre 2026. KENT NISHIMURA/AFP

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18:10

Donald Trump annule un meeting au Kansas, où Roger Marshall, le sénateur républicain sortant, est menacé

A cinq jours des élections de mi-mandat, Donald Trump a annulé un meeting prévu samedi à Salina, dans le Kansas, où il devait soutenir le sénateur républicain sortant Roger Marshall, rapporte CNN.

Le scrutin s’annonce serré dans cet Etat traditionnellement républicain. Selon un sondage CNN publié jeudi, le démocrate Adam Hamilton recueille 49 % des intentions de vote, contre 45 % pour Roger Marshall, un écart qui ne permet pas de désigner un favori.

Signe de l’inquiétude républicaine, le comité de soutien à Trump, No Going Back PAC, prévoit de consacrer environ 1,5 million de dollars à des publicités électorales dans le Kansas au cours de la dernière semaine de campagne, rapporte le New York Times.

La Maison Blanche justifie l’annulation du déplacement par la volonté de toucher davantage d’électeurs. Donald Trump prévoit ainsi de participer à plus de 20 réunions électorales par téléphone d’ici au scrutin du 3 novembre, afin de soutenir des candidats républicains dans plusieurs Etats sans avoir à se déplacer.

18:02 Vos questions

Bonjour,

le vice-président américain affiche lui aussi une popularité négative. Selon la moyenne des sondages de Decision Desk HQ, actualisée le 29 octobre, 40,7 % des Américains ont une opinion favorable de J. D. Vance, contre 49,9 % une opinion défavorable, soit un solde de − 9,2 points. La moyenne de RealClearPolling donne des résultats proches : 40,5 % d’opinions favorables contre 50,6 % de défavorables.

Les enquêtes individuelles présentent davantage d’écarts. Morning Consult relève 44 % d’opinions favorables contre 48 % de défavorables, tandis que le sondage Economist/YouGov réalisé du 23 au 26 octobre donne 41 % contre 55 %.

Ces chiffres mesurent l’image personnelle du vice-président, et non directement l’approbation de son action au gouvernement.

17:52

A quelques jours des midterms, la croissance accélère à 3,4 %, l’inflation grimpe à 3,6 %

A quelques jours du scrutin, la croissance aux Etats-Unis continue de défier toutes les prévisions… et l’inflation aussi. Les chiffres publiés jeudi 29 octobre par le département du commerce américain ont montré une nette accélération de l’économie américaine cet été, avec 3,4 % de croissance du PIB en rythme annuel au troisième trimestre. Cela excède largement les attentes des analystes, autour de 3,1 %.

Les deux moteurs de cette forte croissance restent les mêmes : les investissements faramineux dans l’intelligence artificielle, et notamment dans les centres de données nécessaires, qui se répercutent sur d’autres secteurs, comme la construction ; et la consommation des Américains, qui demeure très élevée, malgré la forte inflation, notamment portée par la frange la plus aisée du pays.

Dans le même temps, le Bureau de l’analyse économique a publié les chiffres du PCE (l’indice des dépenses de consommation personnelle), l’indicateur privilégié par la Réserve fédérale pour mesurer la hausse des prix. L’inflation a encore augmenté au mois de septembre, de + 0,5 % sur un mois, à 3,6 % sur douze mois. L’objectif officiel de la Fed, 2 % d’inflation, paraît s’éloigner un peu plus.

Les marchés ont réagi à la baisse, également plombés par les mauvais résultats d’Alphabet, la maison mère de Google. Les investisseurs anticipent le fait que le cocktail forte croissance-forte inflation va pousser la Fed à augmenter ses taux directeurs en décembre, pour combattre la hausse des prix qui fait des dégâts dans le pays, surtout auprès des ménages à faibles revenus.

Nicolas Chapuis (New York, correspondant)

17:31

La popularité de Donald Trump au plus bas, à des niveaux rarement atteints depuis 1946

Donald Trump affiche une popularité historiquement faible. Selon une enquête du Pew Research Center réalisée début octobre, seuls 30 % des Américains approuvent son action, rapporte Time. Il faut remonter à Harry Truman, en 1946, pour retrouver un président aussi impopulaire à l’approche des midterms, selon le magazine.

La moyenne des sondages établie par Nate Silver, statisticien américain spécialiste des élections et fondateur du site FiveThirtyEight, donne toutefois un résultat moins défavorable : 37,4 % d’opinions favorables au 29 octobre, après un point bas à 36,3 %.

L’économie et la guerre en Iran alimentent le mécontentement. Selon un sondage AP-NORC, publié au début du mois, seuls 17 % des Américains approuvent la gestion du coût de la vie par Trump et 28 % sa politique concernant le conflit iranien.

Historiquement, le parti du président perd généralement des sièges lors des élections de mi-mandat. Les démocrates devancent actuellement les républicains dans la plupart des sondages nationaux, sans que cela garantisse un basculement des majorités au Congrès.

17:22

Des démocrates veulent savoir si Donald Trump a consulté l’IA d’Elon Musk avant d’attaquer le Venezuela

Jamie Raskin et Robert Garcia, deux élus démocrates de la Chambre des représentants, demandent à Donald Trump de conserver l’ensemble de ses échanges avec des intelligences artificielles, notamment Grok, développé par Elon Musk, mais aussi ChatGPT et Claude, rapporte Politico.

Dans une lettre datée du 28 octobre, ils s’inquiètent d’informations selon lesquelles Trump aurait consulté Grok en décembre 2025 pour savoir comment les Vénézuéliens réagiraient à la capture de Nicolas Maduro, quelques semaines avant l’opération militaire américaine.

« Vous avez consulté Grok, mais pas le Congrès », dénoncent les deux élus, qui évoquent des risques pour la sécurité nationale et l’influence possible d’acteurs privés sur la politique étrangère américaine. Ils réclament la conservation des questions posées aux IA et de leurs réponses, ainsi qu’une réunion d’information d’ici au 11 novembre.

Cette initiative préfigure les enquêtes que pourraient lancer les démocrates s’ils reprenaient le contrôle de la Chambre lors des midterms. La Maison Blanche assure conserver tous les documents exigés par la loi.

Sur Le Monde aujourd’hui

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17:08 Vu ailleurs

Fox News diffuse de moins en moins les meetings de Trump, ses audiences chutent

A cinq jours des élections, Fox News, principal relais médiatique conservateur aux Etats-Unis, semble prendre ses distances avec Donald Trump, selon une analyse de CNN.

Entre janvier et septembre, Fox News avait retransmis en direct 12 des 14 meetings de Donald Trump. Mais à l’approche des élections de mi-mandat, la chaîne a nettement réduit sa couverture : elle n’a diffusé, même partiellement, que 9 de ses 24 derniers discours.

Ce changement intervient alors que la popularité de Trump atteint un niveau historiquement bas : seuls 36 % des Américains approuvent son action, selon un sondage de Fox News.

Les audiences de la chaîne ont également chuté de 27 % en octobre sur un an, un recul inhabituel à l’approche d’élections majeures. CNN y voit un possible signe de démobilisation de l’électorat conservateur, même si des changements dans la mesure des audiences peuvent aussi expliquer une partie de cette baisse.

Autre signe de tensions : Trump reproche à Fox News d’accorder trop de place aux candidats démocrates. Il accuse même la chaîne de contribuer aux difficultés électorales des républicains.

Selon CNN, la famille Murdoch, propriétaire de Fox News, réfléchit déjà à l’après-Trump et à la présidentielle de 2028.

16:53 Vos questions

Bonjour,

Donald Trump demande aux électeurs républicains de faire « comme si son nom était sur le bulletin de vote », rapporte NBC News. Sa stratégie consiste à mobiliser les électeurs MAGA sans faire fuir ceux qui désapprouvent son bilan.

Mais cette stratégie comporte un risque : en 2024, malgré sa victoire dans les sept Etats-clés de la présidentielle, les républicains n’ont remporté qu’une seule des cinq élections sénatoriales qui s’y déroulaient, rappelle Matthew Bartlett, ancien responsable de l’administration Trump.

Au début du second mandat de Donald Trump, une analyse du think tank américain Brookings Institution soulignait que de nombreux électeurs ayant voté pour Trump en 2024 n’ont pas nécessairement soutenu les autres candidats républicains. L’impopularité du président, la hausse du coût de la vie et la guerre en Iran pourraient également peser sur ses candidats.

Cette stratégie suscite d’ailleurs des réserves au sein même du Parti républicain. Selon une analyse du Washington Post du 16 septembre, de nombreux candidats républicains ont choisi de ne pas reprendre le mot d’ordre de Trump dans leur propre communication. Une enquête de l’Associated Press publiée le 28 octobre souligne également les interrogations suscitées par son omniprésence dans la campagne.

16:37

Donald Trump menace de contester une victoire démocrate en Alaska, dénonçant une « fraude électorale »

Donald Trump a laissé entendre jeudi que les républicains pourraient refuser de reconnaître l’élection de Mary Peltola au Sénat en Alaska, où deux candidats portant le nom de Dan Sullivan figurent sur les bulletins de vote, dont le sénateur républicain sortant.

« C’est très injuste. C’est très déroutant, et c’est fait exprès. C’est une fraude », a déclaré le président américain avant de s’envoler pour un meeting en Caroline du Sud.

Il accuse les démocrates, notamment leur chef au Sénat Chuck Schumer, d’avoir favorisé la candidature d’un homonyme du sénateur sortant afin de semer la confusion parmi les électeurs et d’avantager leur candidate, Mary Peltola.

Interrogé sur la possibilité que les républicains refusent de siéger avec Mary Peltola si elle était élue, Trump a entretenu le doute : « Il faudra voir ce qui se passe. » Il a ajouté ne pas comprendre comment elle pouvait être « autorisée à se présenter ».

Les accusations de fraude électorale lancées par Donald Trump n’ont toutefois pas été établies par la justice.

16:11

J. D. Vance attaque les démocrates avant un déplacement au Texas

A cinq jours de l’échéance, J. D. Vance a vivement attaqué les démocrates avant de s’envoler jeudi pour le Texas, où il doit soutenir le républicain Ken Paxton dans sa course au Sénat face à James Talarico.

Le vice-président américain a qualifié Ken Paxton de « grand patriote » et son adversaire démocrate de « fou ». Il s’en est également pris à Mary Peltola, candidate démocrate au Sénat en Alaska, l’accusant d’avoir favorisé une candidature destinée à tromper les électeurs. « Elle a tenté de commettre une fraude électorale », a-t-il affirmé, sans que cette accusation ait été établie par la justice.

Donald Trump doit, de son côté, tenir un meeting en Caroline du Sud pour soutenir la sénatrice républicaine Darline Graham, engagée dans une course plus serrée que prévu face à la démocrate Annie Andrews.

Dans le camp démocrate, Kamala Harris est attendue en Géorgie pour soutenir le sénateur sortant Jon Ossoff, au lendemain d’un meeting de Barack Obama à Atlanta. L’ancien président y a dénoncé la gestion du coût de la vie par Donald Trump, accusant son administration de se mobiliser davantage pour répondre à ses plaisanteries que pour lutter contre l’inflation.

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16:10 Vos questions

Bonjour, vous avez raison, la Chambre des représentants est tout aussi importante que le Sénat. Si nous évoquons davantage ce dernier, c’est parce que certaines courses sénatoriales, très disputées, attirent particulièrement l’attention.

Mais les 435 sièges de la Chambre des représentants sont également renouvelés le 3 novembre. C’est un enjeu majeur : le parti qui y détient la majorité peut peser sur le vote des lois et du budget, mais aussi sur le contrôle de l’administration Trump. Ces batailles locales, moins faciles à résumer qu’une course sénatoriale à l’échelle d’un Etat, méritent d’être suivies.

16:09 Vos questions

Bonjour,

Dans le cas où le vice-président devient président, il doit désigner un vice-président dont la nomination doit être confirmée par un vote des deux chambres du Congrès, à la majorité simple, comme le veut le 25e amendement.

Par ailleurs, le nouveau président peut tout à fait faire l’objet d’une nouvelle procédure de destitution.

Lire aussi :

15:42

Bonjour,
plusieurs instituts de sondage proches des républicains donnent les démocrates en tête des intentions de vote pour le Congrès. Rasmussen Reports et Echelon Insights leur accordent cinq points d’avance, contre neuf pour Cygnal. Ces enquêtes ne constituent toutefois pas des projections en sièges. Les sondages font apparaître des difficultés plus générales pour le parti présidentiel, sur fond de mécontentement lié au coût de la vie et à la guerre en Iran.

Les sondages sénatoriaux de ces instituts font également apparaître des difficultés pour les républicains, dans le Maine, en Caroline du Nord, ou au New Hampshire.

Les difficultés de certains républicains sortants tiennent autant à la configuration électorale de leur circonscription qu’à leur positionnement idéologique, comme l’explique Roll Call. En Californie, par exemple, le redécoupage électoral a fragilisé James Gallagher et Kevin Kiley, ce dernier ayant même abandonné son affiliation républicaine pour se présenter comme indépendant.

Une étude publiée par Brookings en septembre relève également que, lors des primaires les plus disputées de 2026, les candidats républicains traditionnels ont généralement mieux résisté que les candidats les plus directement identifiés au mouvement MAGA.

15:30 Pour approfondir

15:00

Bonjour Noé,

Effectivement, contre toute attente, une victoire démocrate est possible dans la course au Sénat, au Kansas. Dans cet Etat remporté par Donald Trump avec 16 points d’avance sur Kamala Harris en 2024, et qui n’a pas envoyé de démocrate au Sénat depuis 1932, le sortant, Roger Marshall, fait face à la concurrence redoutable du Adam Hamilton. Dans les derniers sondages, les deux hommes sont donnés au coude-à-coude.

Notre correspondant aux Etats-Unis, Piotr Smolar, est d’ailleurs allé sur place, il y a quelques semaines, pour détailler les raisons derrière une telle surprise.

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14:42 Pour approfondir

En Arizona, champ de bataille des midterms, le vent tourne en faveur des démocrates : « J’ai honte d’avoir voté pour Trump lors de la dernière élection »

Par Jessica Gourdon

Sur un grand parking de Phoenix, la capitale de l’Arizona, une cinquantaine de voitures patientent, les unes derrière les autres. En cette fin d’octobre, il fait encore chaud dans ce vaste Etat du sud-ouest des Etats-Unis, célèbre pour son Grand Canyon et ses cactus. La file avance par saccades. Au bout, on aperçoit des sacs de nourriture. Pain, pâtes, légumes en conserve… En deux minutes chrono, des bénévoles de la banque alimentaire St. Mary’s remplissent les coffres de huit véhicules à la fois. Puis place à la fournée suivante. Rien à payer, ici, tout est gratuit.

14:29

Donald Trump doit se rendre en Caroline du Sud, aujourd’hui

Après l’Ohio hier, le président américain a prévu de se rendre à Rock Hill, en Caroline du Sud, ce soir, pour soutenir la candidature de la sénatrice républicaine Darline Graham, dans cet Etat pourtant habituellement solidement républicain.

Comme nous l’écrivions un peu plus tôt, le siège de sénateur en Caroline du Sud est désormais dans le viseur des stratèges démocrates, qui l’estiment gagnable, alors que Donald Trump s’était imposé de 18 points dans ce même Etat, il y a deux ans, face à Kamala Harris.

Comme le rappelle The Guardian, « la Caroline du Sud est la dernière étape d’une série de bastions républicains classiques où Trump s’est rendu dans les semaines précédant les élections de mi-mandat, alors que le Parti républicain craint de perdre des scrutins qu’il aurait, en temps normal, considérés comme des victoires assurées ».

13:46 Vos questions

Bonjour,

Vous êtes nombreuses et nombreux à nous interroger sur ce point.

La procédure de mise en accusation, ou impeachment process, est inscrite dans l’article 2 de la Constitution américaine, comme nous l’avions expliqué dans cet article, en 2019, au moment de la première procédure lancée contre Donald Trump. Elle permet de juger et de destituer un président qui se serait rendu coupable de trahison, de corruption ou de « crimes et délits majeurs », notion qui n’est pas définie précisément.

C’est à la Chambre des représentants d’engager le processus, par une enquête confiée à son comité judiciaire. A l’issue de ses recherches, le comité soumet une résolution à la Chambre des représentants : la motion d’impeachment est alors adoptée ou rejetée. Si une majorité simple estime que les preuves sont suffisantes pour engager une procédure et vote pour l’adoption, un procès est alors ouvert devant le Sénat.

Pour juger le président, le Sénat n’est plus présidé par le vice-président, comme c’est habituellement le cas, mais par le président de la Cour suprême. Le procès ressemble à une procédure pénale habituelle, l’accusé est représenté par un ou plusieurs avocats. Si la majorité aux deux tiers des sénateurs (ce qui impliquerait donc que des républicains joignent leurs voix à celles des démocrates) juge que le président des Etats-Unis est coupable, il est destitué, et son vice-président le remplace immédiatement.

Lire aussi :

13:18 Vos questions

Bonjour,

Pour rappel, le New York Times a publié une enquête, hier, sur une manœuvre visant à perturber la réélection du sénateur républicain Dan Sullivan. Selon le quotidien, des membres de l’équipe de campagne de la démocrate Mary Peltola et du comité chargé des élections sénatoriales démocrates (DSCC) ont comploté pour recruter plusieurs candidats, dont un homonyme du sénateur sortant, Dan Sullivan. Les deux hommes figurent sur les bulletins de vote en Alaska, où les électeurs peuvent classer les candidats par ordre de préférence.

Le gouverneur de l’Alaska, le républicain Mike Dunleavy, a annoncé qu’il ordonnait une enquête visant à déterminer si la campagne de la candidate démocrate au Sénat, Mary Peltola, devait faire l’objet de poursuites pénales ou de sanctions civiles. Le quotidien new-yorkais précise, pourtant, que ses révélations ne comprennent pas d’acte a priori illicite. « Il n’y a rien d’illégal à tenter de convaincre quelqu’un de se porter candidat à une fonction élective, même si l’on est soi-même candidat à ce même poste », a confirmé un expert en droit électoral, à NBC News. Lors de son interview sur Fox News, le procureur général des Etats-Unis, Todd Blanche, « a semblé admettre que la loi n’avait peut-être pas été enfreinte », écrit le NYT dans un autre article. « Ça devrait l’être ! », s’est-il cependant exclamé lorsqu’on lui a demandé si cela était illégal.

En 2020, le candidat démocrate au Sénat de Floride José Javier Rodriguez avait vu arriver dans la course un candidat indépendant du nom d’Alex Rodriguez, un ancien républicain. Celui-ci avait recueilli plus de 6 000 voix, alors que l’écart entre M. Rodriguez et la candidate républicaine Ileana Garcia n’était que de 32 voix et avait permis à cette dernière de s’imposer. Un ancien élu républicain, qui avait notamment promis de payer Alex Rodriguez plus de 50 000 dollars, avait ensuite été condamné dans cette affaire. Comme l’expliquait alors le procureure du comté de Miami-Dade, au New York Times, « le fait de recruter un faux candidat dans le but d’influencer délibérément une élection n’était pas illégal, à moins que ce candidat ne bénéficie également d’un financement occulte ».

12:44

Les sièges de sénateur de Floride et de Caroline du Sud également dans le viseur des démocrates

Alors que l’on mentionnait un peu plus tôt que les démocrates n’excluaient plus une victoire dans la course au siège de sénateur du Mississippi, lors de ces midterms, The Hill rapporte désormais que deux autres Etats pourtant solidement républicains, la Caroline du Sud et la Floride – gagnés par Donald Trump, il y a deux ans, avec respectivement 18 et 13 points d’avance sur Kamala Harris –, sont aussi dans le viseur du Parti démocrate.

« Les démocrates considèrent les candidats républicains en lice dans ces Etats comme des personnalités politiques médiocres, qui doivent affronter des vents contraires historiques : l’impopularité du président Trump, la colère des électeurs face à l’inflation et à la guerre en Iran, ainsi qu’un enthousiasme croissant au sein de l’électorat démocrate », écrit le site politique, qui cite longuement des stratèges démocrates.

En Caroline du Sud, Darline Graham, la sœur de Lindsay Graham, est donnée très légèrement en tête face à la démocrate Annie Andrews. En Floride, Ashley Moody semble cependant avoir un peu plus d’avance sur la démocrate Angie Nixon, mais certains dans le camp démocrate veulent croire à une victoire.

Alors que les républicains devaient déjà s’inquiéter de potentiels revers dans des territoires solidement ancrés dans le camp républicain, comme l’Alaska, le Kansas, voire le Texas, ils doivent désormais « craindre de perdre des sièges au Sénat dans des Etats où, au début du cycle électoral, une victoire démocrate semblait hors de portée », estime The Hill.

12:18 Vos questions

Bonjour,

Vous avez raison de rappeler que ce sont surtout ces électeurs qui sont visés par les apparitions de Barack Obama, plus que les indécis. Il est cependant difficile de trouver des données chiffrées sur le sujet pour voir répondre très précisément.

Mais, un article du Georgia Recorder rappelle, en prenant l’exemple d’une ancienne membre de l’armée venue au meeting, que ces meetings servent aussi à remobiliser ces électeurs convaincus pour qu’ils aillent convaincre, à leur tour, les électeurs indécis.

Comme l’expliquait cette femme en conclusion de l’article après le meeting de Barack Obama en Géorgie, hier soir : « Il s’agit de faire en sorte que ce que nous vivons dans cette salle serve à édifier les personnes qui se trouvent à l’extérieur ; je suis tout à fait prête à relever ce défi au cours des six prochains jours. »

Lire aussi :

Le contexte

    Ce live a également été animé par Grégor Brandy ainsi que par Ramzy Bensaadi (service Photo).

    Le Monde lance un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.

    Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.

    Un espace d’échange. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager des informations que vous jugez utiles.

    Vu des Etats-Unis. Vous retrouverez aussi les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondront à vos questions au cours des prochains jours.

Source: Le Monde · Pierre Bouvier et Christophe Sales (service Photo)

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