Les bureaux de vote ferment aux Etats-Unis, et les résultats commencent à tomber. Plus de 58 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation – un record pour des élections de mi-mandat, qui pourraient cette fois-ci voir les démocrates prendre le contrôle de la Chambre des représentants, voire du Sénat, et compromettre la fin du mandat de Donald Trump.
Live animé par Romain Del Bello, Violette Robinet et Glenn Cloarec (service Photo)
Posez votre question à la rédaction :
01:18
Deux démocrates réélus à la Chambre des représentants
Les premiers résultats continuent de tomber :
- le démocrate Morgan McGarvey est réélu à la Chambre des représentants, dans la 3e circonscription du Kentucky ;
- la démocrate Debbie Wasserman Schultz est réélue à la Chambre des représentants, dans la 20e circonscription de Floride.
01:02 Urgent
Les premiers résultats tombent
Ce sont les premiers résultats officiels de ces élections de mi-mandat :
- dans le Kentucky, le républicain Hal Rogers est réélu à la Chambre des représentants, dans la 5e circonscription ;
- le démocrate Mark Warner est réélu au Sénat pour l’Etat de Virginie.
01:01
Trois astronautes de la NASA ont voté de la Station spatiale internationale
La cabine de sommeil de l’astronaute Anil Menon à bord de la Station spatiale internationale (ISS) lui a également servi d’isoloir. Dans une brève vidéo publiée mardi sur X, Anil Menon a expliqué qu’il avait utilisé son ordinateur pour remplir et envoyer un bulletin de vote électronique au comté de Harris, au Texas. Ses coéquipiers Jessica Watkins et Luke Delaney ont fait de même.
Le comté de Harris abrite le centre spatial Johnson de la NASA ainsi que le centre de contrôle des missions.
Le 04/11 à 00:59
Des migrants partent du Honduras pour rejoindre les Etats-Unis, dans l’espoir d’une victoire démocrate
Une caravane de Honduriens s’est élancée, mardi, en direction des Etats-Unis, poussée par l’espoir que les résultats des élections de mi-mandat enrayent la lutte du président Donald Trump contre l’immigration.
Le cortège, composé de plusieurs dizaines de personnes, s’apprêtait à quitter la ville de San Pedro Sula, dans le nord du pays, au moment où les électeurs américains se rendaient aux urnes pour des législatives lors desquelles les démocrates espèrent reprendre le contrôle du Congrès et restreindre les pouvoirs présidentiels.
Cette perspective incite des Honduriens à tenter de franchir la frontière des Etats-Unis après avoir traversé le Mexique. Il s’agit de la troisième procession à entreprendre ce voyage exténuant depuis le mois de septembre. Des personnes originaires du Salvador, du Guatemala, du Nicaragua et du Mexique avaient rejoint les caravanes précédentes en cours de route.
« Nous avons appris sur les réseaux sociaux qu’une caravane allait partir, et j’ai décidé de la rejoindre avec ma famille », a témoigné, à l’Agence France-Presse, Jesus Carias, 30 ans. Accompagné de sa femme et de ses trois enfants, il est conscient des difficultés qui l’attendent, ayant déjà tenté de franchir la frontière trois fois. « Nous nous remettons entre les mains de Dieu pour voir quelle décision ils prendront là-bas », dit-il.
L’administration Trump a averti, jeudi, qu’elle révoquerait les visas des organisateurs, qui ont promu l’initiative sur TikTok et WhatsApp. Les caravanes « n’ont absolument aucune chance d’entrer » dans le pays, a averti sur la plateforme X l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa.
Le 04/11 à 00:54 En photos
📸 Dans les rues américaines, mardi 3 novembre
Sur Le Monde aujourd’hui
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Le 04/11 à 00:41
Donald Trump proclame la « Semaine de l’anticommunisme »
« Je proclame par la présente la semaine du 1er au 7 novembre Semaine de l’anticommunisme », a annoncé Donald Trump dans une proclamation publiée sur le site de la Maison Blanche, aux alentours de 18 heures, heure de Washington (minuit, heure de Paris), peu avant les premiers résultats des élections de mi-mandat.
« J’appelle tous les Américains à rester fermes dans leur défense contre toute menace pesant sur le mode de vie américain et à protéger la flamme ardente de notre liberté contre les ténèbres du communisme », affirme la proclamation.
Le président américain qualifie régulièrement ses adversaires politiques de « socialistes » et de « communistes ». L’an dernier, il avait déjà publié une proclamation similaire, pour la semaine du 2 au 8 novembre 2025.
Le 04/11 à 00:36 Pour approfondir
Retrouvez ici les résultats mis à jour en temps réel, circonscription par circonscription et Etat par Etat
Midterms 2026 : en cartes, les résultats en temps réel des élections américaines de mi-mandat
Par Pierre Breteau, Manon Romain
Le Parti républicain de Donald Trump va-t-il perdre la majorité qu’il détient à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat depuis 2024 ? Au mitan du second mandat présidentiel de M. Trump, quelque 250 millions d’électeurs américains sont appelés aux urnes, mardi 3 novembre, afin de renouveler les deux Chambres formant le Congrès, dans le cadre des midterms (ou élections de mi-mandat). L’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants sont remis en jeu, contre seulement un tiers du Sénat. S’y ajoutent aussi des élections pour pourvoir 36 des 50 sièges de gouverneurs, qui dirigent les Etats.
Le 04/11 à 00:32
Le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries, exprime son optimisme quant aux chances de son parti d’obtenir la majorité à la Chambre des représentants
« Nous sommes au seuil d’un changement de cap radical dans ce pays, a déclaré devant la presse, à Washington, Hakeem Jeffries, actuel chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants. Nous sommes sur le point de voir les démocrates reprendre le contrôle de la Chambre des représentants. » Il a ajouté qu’une victoire démocrate serait une victoire pour les Américains. « Nous allons mettre en place un Congrès qui place réellement le peuple américain au premier plan », a-t-il déclaré.
Hakeem Jeffries s’exprimait lors d’une apparition pour mobiliser et remercier les bénévoles d’une plateforme téléphonique, dans la capitale américaine, destinée aux candidats à la Chambre dans les Etats-clés.
Les démocrates de la Chambre des représentants ont ouvert une plateforme téléphonique, à Washington, avec des dizaines de bénévoles appelant les électeurs dans les scrutins décisifs pour la Chambre à travers le pays avant la fermeture des bureaux de vote. Ils encouragent les électeurs à voter, alors que les démocrates s’efforcent de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants aux républicains.
Hakeem Jeffries pourrait devenir le prochain président de la Chambre des représentants (le speaker) – deuxième dans l’ordre de succession à la présidence, après le vice-président – si les démocrates y obtiennent la majorité. Il serait le premier Afro-Américain à occuper cette fonction influente et il serait en mesure de charger les commissions de la Chambre de mener des enquêtes sur toute une série d’activités controversées de Donald Trump et de son entourage. L’élu new-yorkais a déclaré à plusieurs reprises que les démocrates se pencheraient sur ce qu’il a qualifié de « niveaux de corruption sans précédent » sous l’administration Trump.
Le 04/11 à 00:11 Sur le terrain
A Austin, au Texas, des électeurs témoignent de l’importance de ces midterms
Jerry Edinger a 90 ans. Mardi vers midi, il a pris sa voiture et son déambulateur pour aller voter à l’église épiscopale St Albans, le bureau le plus proche de chez lui, dans la banlieue résidentielle d’Austin. Il raconte qu’il a grandi dans l’Oklahoma, puis a passé vingt ans dans l’armée avant de faire carrière dans le secteur bancaire. Il ne rate jamais un rendez-vous électoral.
« Pendant des années, j’ai été un pur républicain. Mais depuis Trump, j’estime que le parti s’est complètement égaré : ils sont devenus ultraconservateurs, beaucoup trop à droite, beaucoup trop extrémistes sur des sujets comme l’école, l’avortement, les transgenres… Lors de la dernière élection présidentielle, j’ai voté pour Kamala Harris. Pas vraiment pour elle, c’était un vote de rejet contre Trump. Pour ce scrutin, j’ai panaché mon vote entre républicains et démocrates. J’ai donné ma voix à Gina Hinojosa, la candidate démocrate au poste de gouverneur, et James Talarico, pour le Sénat. »
« Je m’appelle Shirley Walker et j’ai 90 ans. Avant d’être à la retraite, j’ai travaillé comme secrétaire et comptable dans une école primaire à Austin. Pour cette élection, j’ai voté républicain, comme je l’ai toujours fait. Mon mari et moi partageons les mêmes convictions politiques : chez nous, être républicain, c’est une tradition familiale. Ce que j’apprécie chez les républicains, ce sont leurs valeurs, leur état d’esprit, leur honnêteté. J’ai voté pour Trump à l’élection présidentielle, et j’apprécie ce président. »
Depuis 5 h 30 ce matin, Kobe Hisey, 18 ans, étudiant en science politique au community college – des universités publiques aux tarifs peu élevés qui peuvent servir de passerelles vers des établissements privés – d’Austin, est debout sur un bas-côté, à quelques mètres du bureau de vote de l’église épiscopale St Albans. « Je me suis posté à un endroit stratégique, bien visible des automobilistes qui montent. »
Il tient dans ses bras une pancarte pour appeler à voter pour un conseiller municipal – dont le nom n’est guère connu au-delà des frontières de son district administratif. Car au-delà des élections nationales, les Américains votent aussi, en ce mardi 3 novembre, pour une myriade de candidats pour des fonctions à l’échelle de leur comté, de leur district scolaire, de leur Etat : des juges, des conseillers municipaux, des trésoriers, des contrôleurs des comptes publics, des administrateurs scolaires, des greffiers. Les bulletins de votes comportent plusieurs dizaines de cases à cocher.
Kobe Hisey soutient les démocrates. Dans sa famille, le vote est plus partagé. « Mes parents panachent leurs choix entre républicains et démocrates : leurs décisions reposent avant tout sur l’état de l’économie. Nous avons des divergences sur les questions de société. »
A son université, il dépense « beaucoup d’énergie » pour mobiliser sa génération, « souvent désabusée par la politique ». « J’ai réussi à inscrire plusieurs de mes amis sur les listes électorales pour leur premier vote. En revanche, je suis inquiet devant la prolifération de publicités politiques générées par l’intelligence artificielle sur les réseaux sociaux : on est envahis par ces contenus, et je trouve que cela pose un problème démocratique. »
Shana Sun, 40 ans, travaille dans une salle de concerts à Austin. Elle vient de voter, « intégralement démocrate », dans son bureau de vote, dans la banlieue de la capitale du Texas. « J’ai toujours soutenu ce parti, mais c’est la première fois de ma vie que je participe à des élections de mi-mandat. Jusque-là, je ne me suis déplacée que pour la présidentielle : les midterms, personne ne m’en parlait, je n’y prêtais pas attention. Cette fois, c’est totalement différent. Tout est en train de foutre le camp, et je me sens à la fois triste, apeurée et en colère. J’en ai ras le bol de voir qu’on marche à reculons, au niveau fédéral et au Texas en particulier, et qu’on retire leurs droits aux femmes. Cette dégradation générale se ressent aussi dans le quotidien. J’étais institutrice, mais j’ai fini par quitter l’école publique parce que le système est devenu un vrai désastre : on exige toujours plus des professeurs sans jamais revaloriser leur salaire. »
Jessica Gourdon (Austin, envoyée spéciale)
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Le 04/11 à 00:07 Urgent
Fermeture des premiers bureaux de vote
Il est 18 heures passées sur la côte est des Etats-Unis où les premiers bureaux de vote ferment. C’est le cas dans certaines circonscriptions de l’Indiana et du Kentucky.
Les autres circonscriptions dans ces deux Etats fermeront leurs bureaux de vote d’ici 19 heures locales (1 heure mercredi, heure de Paris).
Le 04/11 à 00:00 Vos questions
📸 Exemples de bulletins de vote
Bonjour,
Voici ci-dessous quelques exemples de bulletins de vote.
Les électeurs votent à différents niveaux, se prononcent sur plusieurs questions, votent pour plusieurs postes officiels. Les bulletins de vote comportent ainsi plusieurs pages et il faut un certain temps pour les remplir.
Le 03/11 à 23:53
Donald Trump dit suivre la couverture électorale
« Je regarde les résultats préélectoraux sur Fox News », a affirmé le président américain sur Truth Social, sans se prononcer sur l’état d’avancement du scrutin, mais en se plaignant de la « voix qui [l’]énerve » d’une présentatrice de la chaîne. « Je vais devoir aller ailleurs jusqu’à ce que cette NULLE quitte l’antenne – je reviendrai plus tard ! », a-t-il écrit.
Le milliardaire se prépare à accueillir une réception pour suivre les résultats des élections dans la salle Est de la Maison Blanche.
Le 03/11 à 23:51
En Alaska, le sénateur républicain sortant dénonce un « scandale de tricherie électorale » alors qu’un candidat porte le même nom que lui
« Nous sommes témoins du plus grand scandale de tricherie électorale de l’histoire de l’Etat de l’Alaska, peut-être l’un des plus grands de l’histoire du Sénat américain », s’est indigné le sénateur républicain de l’Alaska Dan Sullivan, à quelques heures de la clôture des votes, alors que les démocrates sont accusés d’avoir poussé un candidat portant le même nom que lui à se présenter pour lui faire perdre des voix.
Les sondages donnent le sénateur sortant de 61 ans au coude-à-coude avec son adversaire démocrate, Mary Peltola, dans cet Etat polaire situé à l’extrémité nord-ouest du continent américain. S’il est battu, cela pourrait contribuer à la perte de la majorité républicaine dont Donald Trump bénéficie au Sénat.
Depuis des mois, les républicains protestent contre la présence d’un autre Dan Sullivan dans cette élection. Un enseignant à la retraite sans aucune carrière politique, qu’ils appellent « Dan le leurre ».
La semaine dernière, le New York Times a publié une longue enquête montrant qu’un consultant démocrate lié à la campagne de Mary Peltola et une instance nationale du parti l’avaient recruté, avec pour objectif assumé de siphonner des voix au sénateur républicain sortant. Ce stratagème n’est souvent pas considéré comme illégal aux Etats-Unis, et a historiquement été utilisé par les deux partis.
« Malheureusement, le stratagème fonctionne », a regretté le sénateur sortant. « Le candidat leurre est sur le bulletin. Des milliers d’Alaskiens vont probablement gaspiller leur vote par erreur. » « Personne ne vote pour ce type volontairement. Il n’a pas fait campagne », a-t-il estimé.
L’administration Trump a tenté de contester par avance les résultats du scrutin, une requête qui a été refusée par un juge fédéral. Après avoir voté dans un bureau d’Anchorage, ville surplombée par des montagnes enneigées, M. Sullivan s’est, lui, montré prêt à accepter une éventuelle défaite.
« Une fois que chaque vote légal aura été compté et certifié, c’est ce que j’ai l’intention de faire », a-t-il expliqué. Mais il a estimé que le scandale pourrait lui profiter, car les électeurs sont « écœurés » par ce stratagème, et cela les « pousse à aller voter ».
Lire aussi :
Le 03/11 à 23:25 Pour approfondir
Midterms 2026 : Donald Trump révèle à Fox News que l’aide militaire à Israël sera « coupée à la fin de l’année »
Par Luc Bronner, Piotr Smolar
Le moment choisi trahit un mélange de fébrilité et d’improvisation, le jour des élections de mi-mandat, ce mardi 3 novembre. La décision, dépourvue de tout détail, est réduite à sa dimension la plus symbolique. Pour autant, l’annonce faite par Donald Trump, au cours d’une intervention téléphonique sur la chaîne Fox News, pourrait avoir des conséquences significatives : le président américain a révélé que l’aide militaire à Israël, « pays très prospère », sera « coupée à la fin de l’année ». Cette aide s’inscrit dans le cadre d’un plan décennal de soutien, juridiquement non contraignant, dont la première version avait été conclue sous l’administration Clinton (1999-2008). Le mémorandum actuel, qui porte sur la période 2019 à 2028, établit l’aide militaire américaine à 3,8 milliards de dollars (3,39 milliards d’euros) par an.
Le 03/11 à 23:14 Vos questions
Bonsoir,
Les deux assemblées portent le pouvoir législatif – celui d’écrire la loi –, mais leur rôle est aussi d’incarner un contre-pouvoir face à l’exécutif. Surtout quand celui-ci agit de manière unilatérale : aucun président depuis Franklin D. Roosevelt (1933-1945) n’a signé autant de décrets que Donald Trump lors de son second mandat (166 par an en moyenne, contre 35 pour Barack Obama ou 42 pour George W. Bush).
La Constitution américaine prévoit donc une série de prérogatives réservées au Congrès pour contrebalancer le pouvoir de l’administration. Représentants et sénateurs peuvent ainsi :
- bloquer le financement de certaines agences fédérales, de programmes ou d’initiatives présidentielles – c’est le « pouvoir de la bourse » de la Chambre ;
- superviser le pouvoir exécutif en convoquant ministres et directeurs d’agence fédérale à des auditions, un pouvoir partagé, mais qui revient traditionnellement à la Chambre ;
- lancer des enquêtes parlementaires sur des dysfonctionnements ou des dossiers en particulier ;
- procéder à l’impeachment, une procédure de destitution du président, pour trahison, corruption ou autres délits majeurs, qui nécessite la majorité simple à la Chambre des représentants avant un procès mené par le Sénat. Par la suite, la condamnation ou la destitution nécessite une majorité des deux tiers des sénateurs. Lors de son premier mandat, Donald Trump avait fait face à deux impeachments, un fait inédit dans l’histoire des Etats-Unis.
Si le Congrès bascule entièrement en faveur des démocrates, l’action de Donald Trump pourrait donc être entravée pour ses deux dernières années de mandat. Ceux-ci ont d’ores et déjà annoncé qu’ils lanceraient des enquêtes à l’encontre du président et de ses proches, pour des soupçons de corruption. Ils ont également prévu de reprendre l’aide militaire à l’Ukraine, d’arrêter la guerre avec l’Iran et d’en finir avec les droits de douane imposés depuis deux ans au reste du monde.
Mais leur pouvoir a des limites : le président peut refuser de promulguer une loi grâce à son veto présidentiel. Donald Trump a d’ailleurs prévenu, il y a quelques jours, qu’en cas de défaite républicaine, il mettrait « son veto sur tout ».
Le Congrès peut toutefois contourner ce veto en adoptant un texte à la majorité des deux tiers, comme il l’avait fait en 1973 en imposant à Richard Nixon le « War Powers Resolution », qui limitait le pouvoir du président à engager les forces armées sans son autorisation.
Le 03/11 à 22:59
Pouvoir d’achat, immigration, Trump… ce que révèle l’analyse de 3,6 milliards de dollars de publicités électorales par le « Washington Post »
Quels arguments les démocrates et les républicains ont-ils privilégié pour convaincre les électeurs ? Le Washington Post a analysé 13 000 publicités politiques, représentant 3,6 milliards de dollars de dépenses dans les circonscriptions les plus disputées, à partir des données de la société AdImpact.
L’économie domine largement la campagne : trois publicités sur cinq y font référence, principalement pour évoquer la hausse du coût de la vie. Les républicains reconnaissent les difficultés économiques tout en vantant les baisses d’impôts. Les démocrates ont dépensé plus de trois fois plus que leurs adversaires dans les publicités mentionnant les prix de l’alimentation et de l’essence.
Les démocrates ont également mis l’accent sur le coût des soins de santé et la corruption, consacrant plus du double des dépenses républicaines aux publicités accusant leurs adversaires de pratiques malhonnêtes.
Les républicains ont privilégié la criminalité, la sécurité et l’immigration. Sur ce dernier sujet, ils ont dépensé près de sept fois plus que les démocrates, même si l’immigration occupe une place moins centrale qu’en 2024.
Mais le contraste le plus spectaculaire concerne Donald Trump : les démocrates ont dépensé près de dix fois plus que les républicains dans les publicités mentionnant le président.
Le 03/11 à 22:53
L’administration Trump déploie des observateurs électoraux fédéraux à Los Angeles malgré un revers devant la Cour suprême
Le ministère de la justice américain a dépêché mardi des observateurs électoraux fédéraux à Los Angeles, en plein conflit judiciaire avec la Californie sur quelque 20 000 bulletins de vote contestés, rapporte le Los Angeles Times.
L’administration Trump soupçonne les électeurs concernés de ne pas posséder la nationalité américaine et exige que leurs bulletins soient mis à l’écart. La Californie conteste la fiabilité de cette liste.
Lundi, la Cour suprême a rejeté la demande de Washington. Mais mardi, après plusieurs décisions contradictoires, une cour d’appel fédérale a levé, par six voix contre cinq, l’interdiction faite au ministère de la justice de menacer de poursuites pénales les agents électoraux. Parallèlement, Washington a annoncé le déploiement de 1 000 observateurs électoraux dans les 50 Etats, présenté comme le plus important de son histoire.
Après une contestation judiciaire, le ministère de la justice a retiré du dispositif plusieurs agents assermentés des forces de l’ordre. Les observateurs restants doivent porter une tenue civile, sans insigne ni arme, et ne peuvent procéder à des arrestations.
La maire de Los Angeles, Karen Bass, dénonce « une tentative d’intimider les électeurs pour les inciter à rester chez eux ». Le procureur général de Californie, Rob Bonta, promet de faire surveiller les observateurs fédéraux par ceux de l’Etat.
Le ministère de la justice affirme vouloir garantir le respect des lois électorales.
Le 03/11 à 22:34
Mike Johnson invoque la Bible face à la menace d’une défaite républicaine
Alors que les républicains redoutent de perdre leur majorité à la Chambre des représentants, son président, Mike Johnson, a adressé à plusieurs élus de son parti un message emprunté à la Bible, rapporte le Washington Post.
« Et après avoir tout accompli, tenez ferme », leur a-t-il écrit, citant l’Epître de saint Paul aux Ephésiens (6,13). Dans la traduction liturgique officielle française, ce verset invite les croyants à prendre « l’équipement de combat donné par Dieu » pour pouvoir « tenir bon ».
La Bible du roi Jacques (King James Version), très influente dans le protestantisme américain, évoque « the whole armour of God » (« toute l’armure de Dieu »), une métaphore de la résistance à l’adversité. La traduction française de Louis Segond parle, elle, de « toutes les armes de Dieu ».
En privé, plusieurs républicains s’attendent à perdre la majorité, même si Mike Johnson assure publiquement qu’il restera président de la Chambre. « Nous savons tous que c’est un cycle électoral difficile. Nous avons tout donné. Aucun de nous ne se fait d’illusions », confie au Washington Post un élu républicain sous couvert d’anonymat.
Le 03/11 à 22:18
Pannes de machines et pénuries de bulletins dans plusieurs comtés du Mississippi
Des dysfonctionnements ont perturbé le vote mardi dans plusieurs comtés du Mississippi, notamment ceux de Jackson, Hinds et DeSoto, rapporte le Guardian. Selon l’association de défense du droit de vote Mississippi Voters Action Fund, de nombreux incidents ont été signalés dans le comté de Jackson, sur la côte du golfe du Mexique. Plusieurs machines à voter étaient hors service, notamment en raison d’un problème de connexion à Internet dans au moins un bureau.
A Ocean Springs, une électrice raconte avoir dû attendre quarante-cinq minutes pour voter, faute de machines opérationnelles et de bulletins papier disponibles. Elle affirme avoir vu 25 ou 30 personnes quitter la file d’attente sans voter, certaines devant se rendre au travail.
Dans le comté de DeSoto, au nord de l’Etat, plusieurs bureaux auraient également manqué de bulletins préimprimés. Dans l’un d’eux, le vote aurait commencé par une heure de retard, avant une nouvelle rupture de stock dans la matinée.
Le secrétariat d’Etat du Mississippi a confirmé avoir reçu de nombreux signalements, concernant notamment des ouvertures tardives de bureaux, des pannes temporaires de machines et des difficultés d’accès aux sites administratifs, comme le rapporte également la chaîne locale WXXV News 25.
Le 03/11 à 22:12
Bonsoir,
Non, les « grâces préventives » (preemptive pardons) ne sont pas une invention de Donald Trump ! Cette possibilité existe depuis longtemps dans le droit américain.
L’article II, section 2 de la Constitution américaine confère au président le pouvoir d’accorder des grâces pour les infractions fédérales. Ce pouvoir peut être exercé avant même que la personne concernée soit inculpée, jugée ou condamnée, comme l’a confirmé la Cour suprême dès 1866, dans son arrêt Ex parte Garland.
L’exemple historique le plus célèbre remonte à 1974, lorsque le président Gerald Ford a gracié son prédécesseur Richard Nixon pour les éventuelles infractions fédérales commises pendant son mandat, alors que celui-ci n’avait pas été inculpé dans l’affaire du Watergate.
Plus récemment, Joe Biden a lui-même accordé des grâces préventives le 20 janvier 2025, quelques heures avant de quitter la Maison Blanche. Parmi les bénéficiaires figuraient Anthony Fauci, le général Mark Milley et les membres de la commission d’enquête sur l’assaut du Capitole. L’objectif était de les protéger d’éventuelles poursuites de l’administration Trump, comme le racontait Le Monde.
Mais une grâce préventive ne permet pas de commettre impunément des infractions à l’avenir. Elle ne concerne que des faits passés et ne protège pas contre les poursuites engagées au titre du droit des Etats américains.
Le contexte
Ce live a également été animé par Pierre Bouvier, Grégor Brandy et Luc Vinogradoff ainsi que par et Ramzy Bensaadi et Emile Drousie (service Photo).
Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : ambiance, résultats, déclarations politiques ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.
Un espace d’échanges. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager avec nous des informations que vous jugez utiles.
Vu des Etats-Unis. Retrouvez les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondent à vos questions lors de tchats.
Notre live de la semaine précédente est accessible grâce à ce lien.
Source: Le Monde · Romain Del Bello, Violette Robinet et Glenn Cloarec (service Photo)
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