Plusieurs rassemblements – dont certains interdits – sont prévus en France, notamment à Paris. Un cortège doit y relier la place de la République et de la Nation. La coordination des « gilets jaunes » a décidé de faire cavalier seul, place de la Concorde.

Live animé par Ariane Ferrand et Emile Drousie

Les représentants des organisations lycéennes et étudiantes, en tête de cortège de la manifestation à Paris, le 7 novembre 2026. - STEPHANIE LECOCQ/REUTERS
Les représentants des organisations lycéennes et étudiantes, en tête de cortège de la manifestation à Paris, le 7 novembre 2026. STEPHANIE LECOCQ/REUTERS

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14:30 Pour approfondir

Jeusi, sans toute la France, 193 cortèges ont réuni 1,6 million de manifestants selon la CGT, 575 000 selon le ministère de l’intérieur, à l’appel d’une intersyndicale associée aux mouvements lycéens et étudiants, aux « gilets jaunes » et aux agriculteurs. Récit de la journée de mobilisation.

Grève du 5 novembre : entre colère sociale et révolte politique, une mobilisation massive pour le pouvoir d’achat

Par Jean-Philippe Rémy, Aline Leclerc, Bastien Bonnefous, Charlotte Bozonnet, Sylvie Lecherbonnier, Robin Richardot

Pour le mouvement social qui se transforme et évolue à une vitesse foudroyante en France, il ne s’agissait pas d’un simple test de routine. En maintenant, jeudi 5 novembre, un appel à manifester lancé dans un contexte complètement différent il y a seulement un mois – et promis, à l’époque, à un résultat modeste –, l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, UNSA et FSU) a tenté, un jour de semaine, une forme d’épreuve du feu : soit faire apparaître un début d’extinction de la flambée contestatrice entamée avec les manifestations du 17 octobre et leurs débordements (dont des violences et des pillages), soit voir la mobilisation se renforcer en se fixant sur des « lignes » politiques de plus en plus largement partagées.

14:22

Bonjour,

Prenant clairement ses distances avec les syndicats, la coordination des « gilets jaunes » a appelé à un rassemblement distinct – et interdit par les autorités – à 14 heures place de la Concorde.

Pour l’instant, une centaine de personnes se sont rassemblées sur la place, organisant un sit-in, selon les images diffusées en direct par BFM-TV.

Quelques manifestants, venus avec des pancartes ou portant des chasubles jaunes se font contrôler par les forces de l’ordre.

L’une de nos journalistes se rend sur place, nous reviendrons vite vers vous avec de nouvelles informations.

14:19 Urgent

Le cortège s’élance place de la République

Le cortège de l’intersyndicale étudiante s’est élancé à Paris, peu après 14 heures, de la place de la République sur le boulevard Voltaire. Nettement plus clairsemé que jeudi dernier, le cortège réunit surtout étudiants et lycéens et quelques autres manifestants. Pour l’instant, peu de « gilets jaunes » sont visibles.

« Grève générale », « On est là, on est là ! », « Macron démission »… les slogans habituels des dernières mobilisations sociales sont scandés.

« Oui on est moins nombreux que les autres fois, mais on veut montrer qu’on lache pas », explique Léa, 20 ans, étudiante à Paris, alors que lundi, une conférence sociale doit se tenir à Matignon entre le gouvernement et les organisations syndicales.

Bastien Bonnefous

14:09

Quelques centaines de personnes ont afflué à la Manufacture des tabacs, à Lyon

Bonjour,

Selon BFM-TV, quelques centaines de personnes ont afflué à la Manufacture des tabacs, dans le 8e arrondissement, à Lyon, où aucune manifestation n’a été déclarée en préfecture pour ce samedi.

13:45 Vos questions

Le point sur la situation à Lyon

Bonjour,

Vous êtes nombreux à nous interroger sur la situation à Lyon.

Il n’y a aucune manifestation déclarée en préfecture pour ce samedi 7 novembre à Lyon.

Des appels à manifester ont toutefois circulé sur les réseaux sociaux.

D’après Le Progrès, un appel à se mobiliser à 14 heures à la Manufacture des tabacs, dans le 8e arrondissement, a « nettement moins été relayé sur les réseaux sociaux que les samedis précédents ». Un autre rassemblement figure sur la carte interactive de mobilisation de « gilets jaunes » à 14 heures, place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement.

« Les services de l’Etat constatent un niveau de menace encore élevé notamment dans les milieux radicaux », a affirmé la préfecture du Rhône. Et d’ajouter : « Dans le centre-ville de Lyon, le samedi 7 novembre 2026, de 10 heures à 20 heures, les manifestations, cortèges, attroupements et rassemblements à caractère revendicatif sur la voie publique seront interdits dans le périmètre défini par l’arrêté préfectoral. »

Sur Le Monde aujourd’hui

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13:26 Urgent

Une intersyndicale de lycéens, d’étudiants et d’enseignants appelle à la grève dans l’éducation mardi 10 novembre

Une intersyndicale rassemblant organisations lycéennes, étudiantes et d’enseignants appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations le mardi 10 novembre, selon un communiqué diffusé samedi par le SNES-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.

« Le mouvement social est en position de force, le gouvernement en position de faiblesse et commence à reculer. C’est le moment d’amplifier la mobilisation en continuant à mettre le gouvernement sous pression », écrit l’intersyndicale CGT-FSU-FO-SUD-USL-UNEF-Union étudiante-UNEF-FAGE-FSE dans son communiqué.

13:24 Sur le terrain

Place de la République, à Paris, peu de manifestants se sont regroupés pour l’instant

A Paris, place de la République, une centaine de personnes se sont rassemblées.

La place demeure pour l’instant assez vide, les manifestants s’étant regroupés autour de la statue.

Un orchestre est présent. Il ne s’agit pas de l’Orchestre du Nouveau Monde, devenu célèbre après la mobilisation du 17 octobre, mais du Manifique – dans un jeu de mots avec « manifestation ».

Le dispositif policier est le même que celui qui avait été déployé jeudi : toutes les voies partant de la place sont fermées avec un barrage filtrant, sauf le boulevard Voltaire, sur lequel s’élancera le cortège à 14 heures.

Bastien Bonnefous

13:00 Vos questions

Bonjour,

A l’image de la journée de mobilisation de jeudi qui s’est « globalement bien déroulée », selon le ministère de l’intérieur, les autorités veulent à tout prix éviter que se reproduisent les scènes de violences urbaines et de pillages du 17 octobre.

Le dispositif massif de sécurité en vigueur depuis lors est donc « reconduit », avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire, a annoncé le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, vendredi.

« Le risque est exactement le même que pour les samedis précédents », a-t-il souligné, appelant les préfets à « ne pas baisser la garde face à des phénomènes plus éclatés, voire sporadiques, dont le niveau de violence ne baissera pas en intensité ».

« Evidemment, les centres-villes demain [samedi] seront protégés systématiquement. Les préfets ont pris des arrêtés d’interdiction de manifestation dans les centres-villes de sorte qu’il ne puisse pas y avoir de rassemblement spontané », a-t-il ajouté.

12:47 Vos questions

Bonjour,

Le cortège doit se rassembler autour de 13 heures avant de s’élancer une heure plus tard.

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12:30 Vos questions

Bonjour,

La nouvelle mobilisation vise à maintenir la pression deux jours avant une conférence sociale avec les organisations syndicales de salariés et le patronat convoquée lundi matin à Matignon, et des rencontres avec les organisations lycéennes et étudiantes l’après-midi.

Dans un courrier adressé vendredi aux partenaires sociaux, le premier ministre, Sébastien Lecornu, confronté à un automne social très chaud, assure « entend[re] les attentes exprimées sur les salaires et le pouvoir d’achat » et les « inquiétudes » des employeurs. Cette conférence « permettra de présenter les réponses concrètes aux attentes des Français », affirme-t-il.

L’intersyndicale rassemblant les huit principaux syndicats nationaux a d’ores et déjà annoncé qu’elle prendrait position dès lundi soir. L’ampleur de la manifestation de jeudi « doit inciter le gouvernement à comprendre qu’il ne peut pas attendre la présidentielle », a affirmé Marylise Léon, la secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), premier syndicat français, qui réclame une hausse de 100 euros net mensuels du smic.

Le gouvernement laisse entendre depuis plusieurs jours qu’il est ouvert à une mesure sur le smic, mais son ampleur n’atteindra sans doute pas les exigences des syndicats.

12:18 Vos questions

La préfecture de police affirme avoir procédé à 847 contrôles à 11 heures dans les gares à Paris et en petite couronne

Bonjour Pedro,

Dans la capitale, la coordination des « gilets jaunes » a décidé de faire cavalier seul.

L’intersyndicale de la jeunesse (Union étudiante, FAGE, UNEF et USL) et des unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) appellent à manifester au sein d’un cortège autorisé reliant les places de la République à celle de la Nation.

Prenant clairement ses distances avec les syndicats, la coordination des « gilets jaunes » a appelé à un rassemblement distinct – et interdit par les autorités – à 14 heures place de la Concorde.

Samedi matin, un très important dispositif de police était visible aux abords de la célèbre place parisienne, en face de l’Assemblée nationale et à peu de distance de l’Elysée, pour faire respecter l’interdiction.

La préfecture de police a écrit sur X avoir procédé à 847 contrôles à 11 heures dans les gares à Paris et en petite couronne.

Un rassemblement prévu plus tôt dans la matinée par des « gilets jaunes » près de la tour Eiffel n’a finalement pas eu lieu, selon les constatations de l’Agence France-Presse sur place.

En région, les « gilets jaunes » prévoient quelque 164 actions samedi partout sur le territoire, selon leur carte interactive samedi matin, loin des quelque 1 700 actions revendiquées pour leur « acte I » du 17 octobre.

11:35

Des blessés lors des manifestations contre « la vie chère » comptent saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l’intérieur

Les avocats d’au moins 18 personnes blessées lors de la mobilisation sociale en France contre la vie chère et pour de meilleures conditions d’études ont annoncé leur intention de saisir la Cour de justice de la République (CJR) contre le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, vendredi.

« Tous les dossiers ne sont pas au même niveau d’avancement », a précisé l’avocate Elsa Marcel, qui défend un adolescent grièvement blessé à la mâchoire par un tir tendu de lanceur de grenade lacrymogène devant un lycée à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).

Pour l’instant, une dizaine de leurs clients ont donné leur consentement pour signer cette plainte collective devant la CJR, seule juridiction à même de juger des membres du gouvernement pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, ont précisé leurs conseils. Les qualifications « pour obtenir la poursuite de Laurent Nuñez devant cette instance » pourraient inclure celles de « violences volontaires ayant entraîné des mutilations » ou de « complicité par instigation », a déclaré Arié Alimi.

Lire aussi :

11:14

Cinq cents manifestants rassemblés à Clermont-Ferrand, selon « La Montagne »

Environ 500 personnes se sont rassemblées, ce matin, à Clermont-Ferrand, rapporte La Montagne, alors que le cortège est parti de la place Delille pour rejoindre la gare routière – un parcours déclaré hier à la préfecture du Puy-de-Dôme.

Lors de cette manifestation, les participants ont appelé à « l’abrogation de Parcoursup, plus de moyens pour l’éducation nationale et l’ensemble des services publics qui ne tiennent que par la bonne volonté des agents [et] la lutte contre les racismes et l’extrême droite », poursuit le journal local.

11:04

L’Orchestre du Nouveau Monde lance un appel à l’organisation d’orchestres partout en France pour « faire résonner la BO de la révolution »

L’Orchestre du Nouveau Monde, un ensemble engagé pour la justice sociale et climatique en France, a lancé un « appel du Nouveau Monde » sur ses réseaux sociaux pour « faire résonner des orchestres partout en France à l’occasion de la convergence des luttes ». Le premier rendez-vous était jeudi et chaque samedi de manifestation est une occasion.

« Orchestre partout, silence nulle part », avance l’orchestre, devenu célèbre après avoir vu son concert étouffé par les gaz lacrymogènes, place de la République, le 17 octobre, dans plusieurs publications sur ses réseaux sociaux. Concrètement, les musiciens sont appelés à rejoindre des initiatives près de chez eux, grâce à une carte interactive référençant les orchestres sur le territoire. Il est aussi possible d’organiser son propre orchestre ou, si l’on n’est pas musicien, de devenir bénévole pour aider à l’organisation de concerts. Un canal WhatsApp public a été créé et l’Orchestre du Nouveau Monde fournit un kit d’organisation et des partitions gratuites.

Dans une publication sur Instagram mercredi soir, l’Orchestre du Nouveau Monde revendiquait « des dizaines d’orchestres » ayant répondu à son appel dans vingt-deux villes de France, dont Angers, Saint-Etienne, Rouen, « pour faire résonner la BO [bande originale] de la révolution et apporter leur soutien aux mobilisations ». « Pour que la résistance soit partout, musicale, jusqu’à la victoire », proclame encore l’Orchestre du Nouveau Monde.

Des musiciennes de l’Orchestre du Nouveau Monde lors de la manifestation du 5 novembre 2026, sur la place de la République, à Paris.
Des musiciennes de l’Orchestre du Nouveau Monde lors de la manifestation du 5 novembre 2026, sur la place de la République, à Paris.

Lire aussi :

10:29 À retenir

EN CHIFFRES | Retour sur les mobilisations d’octobre

  • Samedi 17 octobre : 800 000 personnes ont manifesté en France, selon les organisateurs ; 550 000, selon le ministère de l’intérieur ;
  • Samedi 24 octobre : 800 000 personnes ont manifesté en France, selon les organisateurs ; 410 000, selon le ministère de l’intérieur ;
  • Samedi 31 octobre : 500 000 personnes ont manifesté en France, selon les organisateurs ; 320 000, selon le ministère de l’intérieur ;
  • Jeudi 5 novembre : à l’appel des syndicats de salariés, de lycéens et d’étudiants, 1,6 million de personnes ont manifesté en France, selon la Confédération générale du travail (CGT) ; 575 000, selon le ministère de l’intérieur.

10:10 L’essentiel

Les manifestations prévues à Paris

10:09

PARIS | L’intersyndicale manifestera entre République et Nation ; les « gilets jaunes » maintiennent leur appel à un rassemblement à Concorde ; des perturbations dans les transports

La CGT Ile-de-France a confirmé, vendredi, l’autorisation du parcours déposé par une intersyndicale des unions régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) avec l’intersyndicale jeunesse (Union étudiante, FAGE, UNEF et USL), à l’instar des précédents samedis, « contre la vie chère et pour la jeunesse ». Elles se réuniront à partir de 13 heures puis manifesteront entre les places de la République et de la Nation, comme jeudi.

La coordination des « gilets jaunes » a maintenu son appel à un rassemblement place de la Concorde, qui a été interdit par la Préfecture de police de Paris. « Nous irons à Concorde à 14 heures et nous y resterons jusqu’à 19 heures », a déclaré à la presse Benjamin Ball, membre de la coordination, vendredi, à la sortie de la préfecture.

Le choix de la place de la Concorde a été fait car c’est « un lieu emblématique, près de l’Assemblée nationale, un lieu de pouvoir, puisque nos revendications sont politiques », a souligné David Libeskind, avocat de ces « gilets jaunes », qui a dit avoir « déposé jeudi une plainte pénale contre le préfet de police », Patrice Faure. Selon la coordination des « gilets jaunes », la PP leur a opposé une « fin de non-recevoir » pour un rassemblement place de la Concorde, leur demandant de rejoindre le parcours intersyndical autorisé.

Conséquences de ces mouvements, les transports en commun seront de nouveau perturbés samedi. La RATP a annoncé que 16 stations fermeront leurs portes « à la demande de la préfecture de police et pour des raisons de sécurité ».

Les stations Charles-de-Gaulle - Etoile, Argentine, George-V, Tuileries, Franklin-D.-Roosevelt, Champs-Elysées - Clemenceau, Concorde et Miromesnil sont fermées depuis 5 h 30 ; les stations Oberkampf, Richard-Lenoir, Saint-Ambroise, Voltaire, Charonne, Rue-des-Boulets, ainsi que Les Halles et Châtelet le sont depuis 10 heures.

09:52

Des manifestations annoncées un peu partout, mais toutes ne sont pas autorisées

Clermont-Ferrand. Une manifestation pour le pouvoir d’achat et en soutien aux revendications lycéennes doit s’élancer samedi à partir de 10 heures. Le cortège partira de la place Delille pour rejoindre la gare routière.

Paris. L’intersyndicale de la jeunesse (Union étudiante, FAGE, UNEF et USL) et des unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) appellent à manifester « contre la vie chère et pour la jeunesse » au sein d’un cortège autorisé, sur le même tracé que jeudi, reliant les places de la République à celle de la Nation. Le cortège doit se rassembler autour de 13 heures avant de s’élancer une heure plus tard.

En parallèle, un rassemblement (non autorisé) à l’appel de la coordination des « gilets jaunes » est attendu à 14 heures place de la Concorde.

Marseille. La préfecture des Bouches-du-Rhône n’a autorisé qu’une seule manifestation, à 14 heures en périphérie de l’hypercentre, du boulevard des Réformés à la porte d’Aix. Les autres rassemblements et manifestations non déclarés sont interdits jusqu’à lundi 5 heures.

Lille. Une manifestation a été déclarée en préfecture par la CGT et Solidaires et doit s’élancer à 14 h 30. Alors que les rassemblements en centre-ville ont été interdits, les manifestants emprunteront la rue des Postes, la place de la Solidarité, la rue d’Iéna, le boulevard Bigo-Danel, la place du Maréchal-Leclerc, la rue Nationale, la rue Solférino et se terminera place Sébastopol, détaille le réseau Ici.

Plusieurs manifestations non déclarées et non autorisées ont également été annoncées par diverses organisations, notamment à 14 heures à Dijon, Montpellier et Rennes.

09:52 L’essentiel

Ce qu’il faut savoir avant cette nouvelle journée de mobilisations

  • De nouvelles manifestations sont prévues samedi sous haute sécurité pour le quatrième week-end d’affilée, avec pour épicentre Paris, deux jours après une mobilisation nationale de grande ampleur à l’appel des organisations syndicales.
  • A Paris, l’intersyndicale de la jeunesse (Union étudiante, FAGE, UNEF et USL) et des unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) appellent à manifester samedi à 14 heures « contre la vie chère et pour la jeunesse » au sein d’un cortège autorisé, sur le même tracé que jeudi, reliant les places de la République à celle de la Nation.
  • La coordination des « gilets jaunes » a décidé de faire cavalier seul, marquant clairement ses distances avec les syndicats. A Paris, elle appelle à un rassemblement distinct et interdit par les autorités, place de la Concorde, à 14 heures également. Les « gilets jaunes » prévoient quelque 120 actions en France, selon une carte interactive publiée vendredi soir.
  • Le dispositif massif de sécurité en vigueur depuis le 17 octobre est « reconduit », avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire, a annoncé le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. « Le risque est exactement le même que pour les samedis précédents », a-t-il souligné, appelant les préfets à « ne pas baisser la garde ».
  • De nombreuses manifestations ont été interdites, notamment dans des centres de grandes villes. A Rennes, par exemple, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a estimé que « les conditions n’étaient pas réunies » pour la tenue de rassemblements dans le centre, notamment en raison des « graves violences » de jeudi dans la ville.
  • La nouvelle mobilisation de samedi vise à maintenir la pression deux jours avant une conférence sociale avec les syndicats et le patronat convoquée lundi matin à Matignon, et des rencontres avec les organisations lycéennes et étudiantes l’après-midi.

09:51

Bienvenue dans ce direct

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au suivi du quatrième samedi de mobilisation sociale en France, organisé à l’appel d’une intersyndicale de salariés, de lycéens et d’étudiants, ainsi que de la coordination des « gilets jaunes ».

Source: Le Monde · Ariane Ferrand et Emile Drousie

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