Les manifestations de samedi se sont « bien déroulées », a estimé Laurent Nuñez en début de soirée. Plus de 40 000 contrôles ont été menés par les forces de l’ordre samedi, et plus de 500 personnes ont été interpellées. Le ministre de l’intérieur a dénoncé la « violence inouïe » de « groupes de casseurs » avant une nuit pendant laquelle des appels à mobilisation ont circulé cette semaine.
Live animé par Dorian Jullien, Sandra Favier et Ramzy Bensaadi (Service photo)
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21:49
MARSEILLE | La préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône assure ne pas être à l’origine de la coupure d’électricité sur la place de la Plaine
« Les forces de l’ordre ne sont pas à l’origine de la coupure d’électricité sur la place de la Plaine, à Marseille. L’éclairage public a été dégradé à la suite d’un acte de malveillance survenu hier soir », selon le compte de la préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône.
Plus tôt dans la soirée, Le Monde écrivait que la Plaine, lieu historique de fin de manifestation marseillais, était plongée dans le noir et que l’ambiance aux alentours était chaotique : des hélicoptères braquaient leurs projecteurs, des manifestants allumaient des feux et montaient des barricades pour tenter de bloquer la circulation qui, elle, n’a pas cessé. Pendant ce temps, des parents du quartier en panique tentaient de rentrer chez eux avec leurs enfants, slalomant entre les manifestants fuyant la nasse.
Peu après 20 heures, des centaines de policiers sont remontés vers la place par les ruelles adjacentes, ont tenté de vider la place avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Le Monde a pu compter au moins deux blessés.
21:35
A Paris, la place de la République et le secteur du Châtelet et des Halles concernés par des couvre-feux à partir de 23 heures
Avec la manifestation « contre la vie chère » et la fête d’Halloween samedi, « les mesures de police visant à maintenir ou à rétablir l’ordre, tel qu’un couvre-feu, demeurent, dans le contexte actuel, impérativement nécessaires » et « sont justifiées par l’existence de troubles à l’ordre public dans certains secteurs de Paris », est-il écrit dans un arrêté diffusé par la Préfecture de police de Paris. « La circulation des personnes est donc interdite » dans les secteurs de la place de la République, de celle du Châtelet et des Halles pour les nuits de samedi à dimanche puis de dimanche à lundi de 23 heures à 6 heures.
21:33
Bonsoir,
De Cologne à Berlin en passant par Hambourg, les rassemblements se sont déroulés sans débordement. Au sein des cortèges, constitués principalement de jeunes, le coût de la vie, le refus de la conscription ou la difficulté de se loger étaient au centre des revendications.
Voici le papier d’Elsa Conesa, correspondante du Monde à Berlin.
Lire aussi :
21:30 Explications
Qu’est-ce que l’ultragauche, que Laurent Nuñez a mise en cause dans les violences survenues ce samedi ?
Lors d’un point presse donné vers 19 h 45, le ministre de l’intérieur a mis en cause des « groupes de casseurs, de pilleurs, beaucoup animés d’ailleurs par la mouvance d’ultragauche et l’extrême gauche radicale », qui ont affronté des membres de forces de l’ordre « avec une violence inouïe ». Ils avaient pour « seul objectif », selon le ministre, de regagner les centres-villes.
A l’origine, l’ultragauche désigne des nébuleuses politiques apparues au XXᵉ siècle à la gauche des partis communistes, comme le conseillisme, un courant politique qui prône l’organisation directe des travailleurs en conseils et rejette les partis politiques. Ces chapelles « refusent d’entendre parler des élections », explique Sylvain Boulouque, historien spécialiste de l’anarchisme et de l’extrême gauche. « L’ultragauche, au départ, représente les groupes à la gauche du PCF qui critiquent la forme des partis politiques et refusent le jeu parlementaire, contrairement à l’extrême gauche. »
Elle rejette non seulement les institutions existantes, mais aussi les formes d’organisation jugées hiérarchiques, y compris les partis et les stratégies électorales. Elle se distingue également par une posture de rupture absolue et privilégie une logique d’affrontement avec les symboles de l’Etat, du capitalisme ou de l’autorité.
Dans le débat public, le terme d’« ultragauche » s’est largement diffusé après l’affaire de Tarnac, en 2008, lorsque plusieurs militants présentés comme appartenant à l’ultragauche sont soupçonnés de sabotage de lignes TGV dans un dossier initialement qualifié de « terroriste ». « C’est un mot-valise popularisé par [la ministre de l’intérieur de l’époque], Michèle Alliot-Marie, après cette affaire », rappelait, en 2017, l’éditeur et spécialiste des mouvements radicaux Serge Cosseron dans Le Parisien.
D’abord utilisé dans un cadre policier pour désigner des groupes d’extrême gauche violents, son usage s’étend ensuite à des réalités plus larges, parfois au-delà de sa définition historique. Le mot introduit ainsi un « sens d’excès » et s’inscrit plutôt dans un registre polémique, précise au Monde Gilles Candar, historien spécialiste des gauches françaises. Il a la particularité d’être « largement rejeté par celles et ceux que l’on désigne ainsi », notait, en 2023, la sociologue Isabelle Sommier dans Ouest-France.
Certains responsables politiques mettent aujourd’hui sur le même plan ultragauche et ultradroite, une « fausse symétrie regrettable et dommageable », déplore M. Candar. En matière de violences mortelles, par exemple, l’extrême droite est à l’origine d’un nombre plus important de morts que l’extrême gauche : entre 1986 et 2017, cinq morts sont attribuées à l’ultragauche contre 52 à l’ultradroite, rappelle Mme Sommier dans un entretien au Monde.
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Les Décodeurs
21:15
Sur Le Monde aujourd’hui
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21:00 L’essentiel
Entre 320 000 et 500 000 manifestants ; Laurent Nuñez déclare que les « cortèges » se sont « bien déroulés » malgré « la violence inouïe » de casseurs… Ce qu’il faut savoir à 21 heures
- En France, 320 000 personnes ont manifesté, dont 70 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur ; près d’un demi-million de manifestants, dont 200 000 à Paris, selon l’intersyndicale de la jeunesse. Le 24 octobre, les autorités avaient décompté 410 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris.
- A Lyon, 19 000 personnes ont défilé, et un manifestant, légèrement blessé à la jambe, a été transporté à l’hôpital par des pompiers, selon la préfecture. Onze mille manifestants ont été dénombrés par la police à Bordeaux contre 15 500 la semaine dernière. Les syndicats en dénombrent 70 000. A Marseille, il y a eu 10 000 personnes, selon les autorités.
- D’après les reporters du Monde présents dans les manifestations des grandes villes, les cortèges se sont déroulés dans le calme, y compris à Marseille, où la manifestation n’a pas été déclarée. Au total, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés.
- En fin d’après-midi, des tensions ont eu lieu lors des dispersions dans plusieurs villes. A Paris, la situation s’est tendue porte de Charenton. A Grenoble, les forces de l’ordre et des personnes se sont affrontées en fin de cortège. A Marseille, notre journaliste sur place a fait état de l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement, après un défilé calme bien que non déclaré.
- Laurent Nuñez a fait valoir « des prises à partie extrêmement violentes de groupes de plusieurs centaines d’individus ». Il a qualifié « de tentative de meurtre » le lancé à Paris d’un cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été « simplement blessé léger ». Le ministre de l’intérieur a recensé 40 000 contrôles effectués et 511 interpellations.
- Pour la soirée, « il ne s’agit plus d’encadrer des cortèges déclarés, il s’agit effectivement de traiter des petits groupes épars qui ne vont avoir de cesse d’essayer d’éclater le dispositif policier pour se livrer à des pillages et des exactions », a déclaré le ministre de l’intérieur.
- L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent au blocage des établissements scolaires mardi et jeudi. « Pour le moment, le gouvernement n’a toujours pas répondu concrètement aux revendications de la jeunesse », selon l’Union nationale des étudiants de France. Une journée de grèves et de manifestations à l’appel de l’intersyndicale est prévue jeudi.
20:55 Sur le terrain
MARSEILLE | La Plaine plongée dans le noir
Aux alentours de la Plaine, lieu historique de fin de manifestations marseillaises, l’ambiance est chaotique. Toutes les lumières ont été coupées en début de soirée, plongeant la place dans le noir. Alors que des hélicoptères braquent leurs projecteurs, des manifestants allument des feux et montent des barricades pour tenter de bloquer la circulation qui, elle, n’a pas cessé. Des parents du quartier en panique tentaient de rentrer chez eux avec leurs enfants, slalomant entre les manifestants fuyant la nasse.
Peu après 20 heures, des centaines de policiers, remontant vers la place par les ruelles adjacentes ont tenté de vider la place avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Le Monde a pu compter au moins deux blessés.
Sofia Fischer (Marseille, envoyée spéciale)
20:25 Sur le terrain
LYON | « Je pense que l’école tout comme l’hôpital public sont en train de s’effondrer parce qu’il y a les coupes budgétaires », déplore Joséphine, interne de 31 ans
Joséphine, 31 ans, est dans les rues de Lyon pour « défendre un modèle de société autre que celui qu’on nous propose depuis des années – qui ne tient pas la route, qui mène à une politique d’austérité ». Il faut « redonner un peu de pouvoir au peuple qui construit lui-même le pays », ajoute-t-elle. Interne dans un hôpital public à Lyon, elle dit ne pas être étonnée de voir que la vague de contestation qui traverse la France « soit partie de mobilisations lycéennes » : « Je travaille en pédopsychiatrie, donc fréquemment avec des jeunes. Ils sont extrêmement préoccupés par leur avenir. » Ce mouvement impulsé par la jeunesse de France « fait converger tout le monde sur cette idée qu’on peut inventer un nouveau système social, avec davantage de justice et de répartition des richesses ».
La jeune femme relève de nombreuses similitudes entre les attentes des lycéens, des étudiants et ce qu’elle vit dans sa pratique professionnelle : « Même si on est engagés dans ce qu’on fait, même si on a foi dans le métier qu’on exerce, on s’épuise. Je pense que l’école tout comme l’hôpital public sont en train de s’effondrer parce qu’il y a les coupes budgétaires. » Le « capitalisme », qui est présenté comme un vecteur de « croissance », « ne peut rien sans que les gens sachent lire, écrire sans qu’ils soient en bonne santé ».
Avec les manifestations de ces dernières semaines émerge « l’idée de proposer un nouveau modèle », selon elle : « Ce n’est pas seulement sur les lycées. » Elle constate que les mots d’ordre s’élargissent, que les syndicats de salariés entrent de plus en plus dans la danse, notamment avec la journée d’action du 5 novembre. Joséphine est résolue : « Je serai gréviste jeudi prochain, ça c’est sûr. »
Bertrand Bissuel
20:19
Laurent Nuñez : « Quand vous jetez un cocktail Molotov sur un barrage de membres de force de l’ordre, moi j’appelle ça une tentative de meurtre »
« On a vu même à Paris un jet de cocktail Molotov sur un barrage, notamment un barrage de gendarmes mobiles, où on a vu un gendarme mobile qui commençait à s’enflammer », a dénoncé le ministre de l’intérieur, en ajoutant qu’il n’avait finalement eu qu’une blessure légère. Plus tard dans sa prise de parole, le locataire de Beauvau a déclaré : « Quand vous jetez un cocktail Molotov sur un barrage [de membres de forces de l’ordre], moi, j’appelle ça une tentative de meurtre. »
Sur X, la gendarmerie nationale dénonce « des violences inacceptables commises contre les forces de l’ordre » et apporte son « soutien [à un] camarade gravement brûlé à la jambe par un cocktail Molotov ». Outre son message écrit, deux images : un gendarme mobile ayant la jambe enflammée et une vidéo dans laquelle on voit une rangée de membres de forces de l’ordre – vraisemblablement des policiers de compagnie de sécurisation et d’intervention ou de compagnie d’intervention – à l’entrée d’une rue parisienne avant qu’un objet incendiaire, qui s’apparente à un cocktail Molotov, ne s’enflamme et touche un membre des forces de l’ordre.
Concernant cette seconde situation, Jordan Bardella appelle à ce que l’auteur du jet soit « très sévèrement sanctionné » et « croupi[sse] en prison pour de très longues années », en dénonçant des « engins faits pour tuer ». Bruno Retailleau, ancien ministre de l’intérieur et candidat des Républicains à l’élection présidentielle, dénonce un acte « insupportable » et « une tentative de meurtre ».
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20:09
Ce samedi soir, « il ne s’agit plus d’encadrer des cortèges déclarés, il s’agit de traiter des petits groupes épars », selon le ministre
Relevant que « des groupes veulent se rendre à Bastille » et après « un maintien de l’ordre, aujourd’hui, qui a rendu possible les cortèges », selon le ministre, le dispositif policier « bascule », a déclaré Laurent Nuñez. « Il ne s’agit plus d’encadrer des cortèges déclarés, il s’agit effectivement de traiter des petits groupes épars qui ne vont avoir de cesse [que] d’essayer d’éclater le dispositif policier pour se livrer à des pillages et des exactions. Qu’ils viennent ! » « La journée n’est pas terminée », a-t-il aussi insisté, en disant rester « vigilant » toute la soirée et cette nuit.
19:58
Laurent Nuñez dénombre 40 000 contrôles et 422 interpellations
Sur les 40 000 contrôles effectués – principalement pour se prémunir des armes par destination –, 15 000 ont eu lieu en Ile-de-France, a précisé le ministre de l’intérieur. « Ces contrôles ont été particulièrement efficaces et ont eu un caractère dissuasif évident », s’est félicité Laurent Nuñez, en ajoutant que 422 personnes avaient été interpellées. « Mais je pense que ce chiffre va augmenter », a-t-il prévenu.
Dans un point de situation communiqué à 20 heures par Beauvau, le nombre des interpellations est monté à 511.
19:54
« On a vu des prises à partie extrêmement violentes de groupes de plusieurs centaines d’individus », dénonce le ministre de l’intérieur
« Comme on s’y attendait et comme je l’avais anticipé, on a eu dans chaque cortège des groupes de casseurs, de pilleurs, beaucoup animés d’ailleurs par la mouvance d’ultragauche et l’extrême gauche radicale », a déclaré Laurent Nuñez. Ces groupes, selon le ministre « ont pris à partie les forces de sécurité intérieure et n’ont eu que comme seul objectif de regagner ces centres-villes avec une violence inouïe », dans de nombreuses grandes villes. Il a cité Paris, Montpellier, Toulouse, Rennes, Marseille, Nantes, Tours et Angers.
« Le dispositif robuste, agile, mobile qui avait été mis en place les en a empêchés », a poursuivi M. Nuñez, faisant état de « nombreux incendies ».
19:51
« Le choix qui a été fait d’écarter ces cortèges des centres-villes (…) a été une bonne décision », selon Laurent Nuñez
Les manifestations « se sont bien déroulées » malgré « la violence inouïe » de casseurs, d’après le ministre de l’intérieur, qui déclare que « le choix qui a été fait d’écarter ces cortèges des centres-villes sans venir entraver en quoi que ce soit la liberté d’expression et la liberté de manifestation a été une bonne décision ».
19:49
Laurent Nuñez prend la parole
19:14 Sur le terrain
GRENOBLE | La manifestation s’est soldée par des affrontements
La manifestation s’est soldée par des affrontements musclés entre des groupes de jeunes et les forces de l’ordre, à Grenoble. Après avoir évacué le parc Paul-Mistral, point de chute autorisé du cortège, à grand renfort de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, des affrontements se sont poursuivis avec un petit groupe dans les rues adjacentes.
Plusieurs personnes ont été interpellées, selon les constatations du Monde. La préfecture de l’Isère n’a pour l’heure pas confirmé le nombre d’interpellations. Au moins deux personnes, deux jeunes hommes qui faisaient partie du petit groupe, ont été blessées lors des interpellations. L’un d’eux a affirmé avoir reçu un coup de matraque sur la nuque, et son ami sur le coude.
Raphaëlle Lavorel (Grenoble, correspondance)
19:05
Laurent Nuñez doit prendre la parole à 19 h 45 après ce samedi de manifestations
19:00 L’essentiel
Nombre de manifestants, cortèges calmes mais tensions à la fin… Ce qu’il faut savoir à 19 heures
- En France, 320 000 personnes ont manifesté, dont 70 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur ; près d’un demi-million de manifestants, dont 200 000 à Paris, selon l’intersyndicale de la jeunesse. Le 24 octobre, les autorités avaient décompté 410 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris.
- A Lyon, 19 000 personnes ont défilé, et un manifestant, légèrement blessé à la jambe, a été transporté à l’hôpital par des pompiers, selon la préfecture. Onze mille manifestants ont été dénombrés par la police à Bordeaux contre 15 500 la semaine dernière. Les syndicats en dénombrent 70 000. A Marseille, il y a eu 10 000 personnes, selon les autorités. A Rennes, la manifestation a réuni 13 500 personnes, selon la préfecture. A Grenoble, 7 300 manifestants ont été recensés par les autorités. A Limoges, le cortège a approché les 3 000 personnes.
- D’après les reporters du Monde présents dans les manifestations des grandes villes, les cortèges se sont déroulés dans le calme, y compris à Marseille, où la manifestation n’a pas été déclarée. Au total, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés.
- En fin d’après-midi, des tensions ont eu lieu lors des dispersions dans plusieurs villes. A Paris, la situation s’est tendue porte de Charenton. A Grenoble, les forces de l’ordre et des personnes se sont affrontées en fin de cortège. A Marseille, notre journaliste sur place a fait état de l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement, après un défilé calme bien que non déclaré.
- Le ministère de l’Intérieur a fait état d’« éléments radicaux » ayant « tenté dans plusieurs villes (Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille, Nantes, Marseille, Lyon…) en fin de cortège de pénétrer les centres-villes aux fins de dégradations et pillages », recensant 10 000 contrôles effectués en Ile-de-France à 18 heures. Aussi, 296 interpellations ont été dénombrées.
- L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent au blocage des établissements scolaires mardi et jeudi. « Pour le moment, le gouvernement n’a toujours pas répondu concrètement aux revendications de la jeunesse », selon l’Union nationale des étudiants de France.
18:53
Jean-Luc Mélenchon salue une foule « aussi nombreuse » et « disciplinée » que samedi dernier et redit son appel à ce qu’Emmanuel Macron « cède ou parte »
Sur X, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle et présent dans le cortège parisien, se félicite d’une « foule aussi nombreuse cette semaine » et « disciplinée », comparé au 24 octobre. Le président Emmanuel Macron « devra céder ou partir », a redit le chef de file des « insoumis », accusant les médias de minorer l’ampleur des manifestations qui ont eu lieu en France pour le troisième samedi d’affilée.
En France, 320 000 personnes ont manifesté dont 70 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur, qui avaient dénombré la semaine dernière 410 000 personnes. L’intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de près de 500 000 manifestants dont 200 000 à Paris.
« En prétendant le contraire, en minorant une nouvelle fois notre nombre, les médias incitent Macron à faire durer l’épreuve de force. Plus dure sera la chute. Il devra céder ou partir », a-t-il ajouté. La semaine dernière, Jean-Luc Mélenchon avait déjà appelé le chef de l’Etat à « céder ». « Après, il ne lui restera plus que la porte de sortie », avait-il ajouté.
18:21
Des tentatives de pillages et de dégradations ont été empêchées dans plusieurs villes, selon le ministère de l’intérieur
Beauvau annonce des « cortèges [qui] se sont bien passés » ce samedi malgré « des éléments radicaux » dans plusieurs villes, dont Marseille, Lyon, Lille et Bordeaux, qui ont tenté de se rendre dans les centres-villes à la fin des cortèges pour dégrader et piller avant d’en être empêchés par les policiers et les gendarmes. « Les affrontements sont toujours en cours », complète le ministère de l’intérieur.
Les contrôles en amont des manifestations – 10 000 en Ile-de-France à 18 heures – ont « permis de détecter des individus porteurs d’armes par destination », selon Beauvau, qui comptabilise 296 interpellations.
18:06 Sur le terrain
PARIS | Porte de Charenton, caillassage contre gaz lacrymogènes
Porte de Charenton, une frange de manifestants s’oppose aux forces de l’ordre. Caillassage contre gaz lacrymogènes. Rue des Meuniers, la police recule ; boulevard Poniatowski, elle avance.
Grande solidarité entre manifestants, on se passe des joints ici, là du sérum physiologique, ailleurs, des sandwichs gratuits garantis vegan. Quatre lycéennes de Saint-Denis, tenues bleues et roses, maquillage qui coule sous les lacrymos, contentes d’être là : « On a fait le 17, et on fera le 5. »
A la fin du cortège, un « noyau dur de plusieurs centaines d’émeutiers » s’en prend avec des « jets de projectiles dont un cocktail Molotov » aux forces de l’ordre, qui « manœuvrent pour faire cesser le trouble à l’ordre public », a fait savoir la Préfecture de police. « Par ailleurs, la dispersion de la manifestation se poursuit sans difficulté », a-t-on assuré de même source, alors qu’un camion à eau a été positionné non loin de la porte de Charenton.
Florence Aubenas
Le contexte
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Charlotte Herzog et Vassili Feodoroff (service photo) ont également participé à ce direct.
Source: Le Monde · Dorian Jullien, Sandra Favier et Ramzy Bensaadi (Service photo)
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