Alors que la nuit tombe, la fin des rassemblements organisés par les syndicats et les mouvements de jeunesses croise les appels à manifester dans la rue à l’occasion d’Halloween. Suivez le déroulé des mobilisations avec nos journalistes sur le terrain.
Live animé par Dorian Jullien, Sandra Favier et Ramzy Bensaadi (Service photo)
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19:58
Laurent Nuñez dénombre 40 000 contrôles et 422 interpellations
Sur les 40 000 contrôles effectués – principalement pour se prémunir des armes par destination –, 15 000 ont eu lieu en Ile-de-France, a précisé le ministre de l’intérieur. « Ces contrôles ont été particulièrement efficaces et ont eu un caractère dissuasif évident », s’est félicité Laurent Nuñez, ajoutant que 422 personnes avaient été interpellées. « Mais je pense que ce chiffre va augmenter », a-t-il prévenu.
19:54
« On a vu des prises à partie extrêmement violentes de groupes de plusieurs centaines d’individus », dénonce le ministre de l’intérieur
« Comme on s’y attendait et comme je l’avais anticipé, on a eu dans chaque cortège des groupes de casseurs, de pilleurs, beaucoup animés d’ailleurs par la mouvance d’ultragauche et l’extrême gauche radicale », a déclaré Laurent Nuñez. Ces groupes, selon le ministre « ont pris à partie les forces de sécurité intérieure et n’ont eu que comme seul objectif de regagner ces centres-villes avec une violence inouïe », dans de nombreuses grandes villes. Il a cité Paris, Montpellier, Toulouse, Rennes, Marseille, Nantes, Tours et Angers.
« Le dispositif robuste, agile, mobile qui avait été mis en place les en a empêchés », a poursuivi M. Nuñez, faisant état de « nombreux incendies ».
19:51
« Le choix qui a été fait d’écarter ces cortèges des centres-villes (…) a été une bonne décision », selon Laurent Nuñez
Soulignant des cortèges qui « se sont bien déroulés », le ministre de l’intérieur déclare que « le choix qui a été fait d’écarter ces cortèges des centres-villes sans venir entraver en quoi que ce soit la liberté d’expression et la liberté de manifestation a été une bonne décision ».
19:49
Laurent Nuñez prend la parole
19:14 Sur le terrain
GRENOBLE | La manifestation s’est soldée par des affrontements
La manifestation s’est soldée par des affrontements musclés entre des groupes de jeunes et les forces de l’ordre, à Grenoble. Après avoir évacué le parc Paul-Mistral, point de chute autorisé du cortège, à grand renfort de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, des affrontements se sont poursuivis avec un petit groupe dans les rues adjacentes.
Plusieurs personnes ont été interpellées, selon les constatations du Monde. La préfecture de l’Isère n’a pour l’heure pas confirmé le nombre d’interpellations. Au moins deux personnes, deux jeunes hommes qui faisaient partie du petit groupe, ont été blessées lors des interpellations. L’un d’eux a affirmé avoir reçu un coup de matraque sur la nuque, et son ami sur le coude.
Raphaëlle Lavorel (Grenoble, correspondance)
Sur Le Monde aujourd’hui
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19:05
Laurent Nuñez doit prendre la parole à 19 h 45 après ce samedi de manifestations
19:00 L’essentiel
Nombre de manifestants, cortèges calmes mais tensions à la fin… Ce qu’il faut savoir à 19 heures
- En France, 320 000 personnes ont manifesté, dont 70 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur ; près d’un demi-million de manifestants, dont 200 000 à Paris, selon l’intersyndicale de la jeunesse. Le 24 octobre, les autorités avaient décompté 410 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris.
- A Lyon, 19 000 personnes ont défilé, et un manifestant, légèrement blessé à la jambe, a été transporté à l’hôpital par des pompiers, selon la préfecture. Onze mille manifestants ont été dénombrés par la police à Bordeaux contre 15 500 la semaine dernière. Les syndicats en dénombrent 70 000. A Marseille, il y a eu 10 000 personnes, selon les autorités. A Rennes, la manifestation a réuni 13 500 personnes, selon la préfecture. A Grenoble, 7 300 manifestants ont été recensés par les autorités. A Limoges, le cortège a approché les 3 000 personnes.
- D’après les reporters du Monde présents dans les manifestations des grandes villes, les cortèges se sont déroulés dans le calme, y compris à Marseille, où la manifestation n’a pas été déclarée. Au total, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés.
- En fin d’après-midi, des tensions ont eu lieu lors des dispersions dans plusieurs villes. A Paris, la situation s’est tendue porte de Charenton. A Grenoble, les forces de l’ordre et des personnes se sont affrontées en fin de cortège. A Marseille, notre journaliste sur place a fait état de l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement, après un défilé calme bien que non déclaré.
- Le ministère de l’Intérieur a fait état d’« éléments radicaux » ayant « tenté dans plusieurs villes (Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille, Nantes, Marseille, Lyon…) en fin de cortège de pénétrer les centres-villes aux fins de dégradations et pillages », recensant 10 000 contrôles effectués en Ile-de-France à 18 heures. Aussi, 296 interpellations ont été dénombrées.
- L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent au blocage des établissements scolaires mardi et jeudi. « Pour le moment, le gouvernement n’a toujours pas répondu concrètement aux revendications de la jeunesse », selon l’Union nationale des étudiants de France.
18:53
Jean-Luc Mélenchon salue une foule « aussi nombreuse » et « disciplinée » que samedi dernier et redit son appel à ce qu’Emmanuel Macron « cède ou parte »
Sur X, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle et présent dans le cortège parisien, se félicite d’une « foule aussi nombreuse cette semaine » et « disciplinée », comparé au 24 octobre. Le président Emmanuel Macron « devra céder ou partir », a redit le chef de file des « insoumis », accusant les médias de minorer l’ampleur des manifestations qui ont eu lieu en France pour le troisième samedi d’affilée.
En France, 320 000 personnes ont manifesté dont 70 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur, qui avaient dénombré la semaine dernière 410 000 personnes. L’intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de près de 500 000 manifestants dont 200 000 à Paris.
« En prétendant le contraire, en minorant une nouvelle fois notre nombre, les médias incitent Macron à faire durer l’épreuve de force. Plus dure sera la chute. Il devra céder ou partir », a-t-il ajouté. La semaine dernière, Jean-Luc Mélenchon avait déjà appelé le chef de l’Etat à « céder ». « Après, il ne lui restera plus que la porte de sortie », avait-il ajouté.
18:21
Des tentatives de pillages et de dégradations ont été empêchées dans plusieurs villes, selon le ministère de l’intérieur
Beauvau annonce des « cortèges [qui] se sont bien passés » ce samedi malgré « des éléments radicaux » dans plusieurs villes, dont Marseille, Lyon, Lille et Bordeaux, qui ont tenté de se rendre dans les centres-villes à la fin des cortèges pour dégrader et piller avant d’en être empêchés par les policiers et les gendarmes. « Les affrontements sont toujours en cours », complète le ministère de l’intérieur.
Les contrôles en amont des manifestations – 10 000 en Ile-de-France à 18 heures – ont « permis de détecter des individus porteurs d’armes par destination », selon Beauvau, qui comptabilise 296 interpellations.
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18:06 Sur le terrain
PARIS | Porte de Charenton, caillassage contre gaz lacrymogènes
Porte de Charenton, une frange de manifestants s’oppose aux forces de l’ordre. Caillassage contre gaz lacrymogènes. Rue des Meuniers, la police recule ; boulevard Poniatowski, elle avance.
Grande solidarité entre manifestants, on se passe des joints ici, là du sérum physiologique, ailleurs, des sandwichs gratuits garantis vegan. Quatre lycéennes de Saint-Denis, tenues bleues et roses, maquillage qui coule sous les lacrymos, contentes d’être là : « On a fait le 17, et on fera le 5. »
A la fin du cortège, un « noyau dur de plusieurs centaines d’émeutiers » s’en prend avec des « jets de projectiles dont un cocktail Molotov » aux forces de l’ordre, qui « manœuvrent pour faire cesser le trouble à l’ordre public », a fait savoir la Préfecture de police. « Par ailleurs, la dispersion de la manifestation se poursuit sans difficulté », a-t-on assuré de même source, alors qu’un camion à eau a été positionné non loin de la porte de Charenton.
Florence Aubenas
17:51 Sur le terrain
PARIS | Deux rassemblements non autorisés dispersés par les forces de l’ordre
Outre le cortège non déclaré qui s’est formé dans le secteur de la rue de la Roquette et a rejoint le rassemblement autorisé, deux autres rassemblements non autorisés ont été repérés à Paris.
A Montmartre, la Préfecture de police de Paris avait signalé un « sit-in » près de la basilique, selon Franceinfo. Notre journaliste sur place a constaté qu’une centaine de manifestants étaient retenus en haut des marches par un cordon policier déployé tout autour de basilique. En fin d’après-midi, les personnes commençaient à sortir au compte-goutte par un escalier discret, côté Est. L’ambiance était très tranquille. Sur les pentes de la butte, les touristes admirent le joli coucher de soleil qui tombe sur Paris.
Dans le 9e arrondissement, un escadron de la BRAV-M a fondu sur un petit cortège non déclaré qui descendait de manière pacifique la rue de Rochechouart, au croisement de la rue de Maubeuge, selon un autre de nos journalistes. Présentes en nombre, les motos ont déclenché un mouvement de panique chez les jeunes manifestants, qui se sont bien vite retrouvés isolés par les forces de l’ordre, en petits groupes, contre les murs de la rue de Maubeuge et de la rue de la Tour-d’Auvergne, moyennant pour certains quelques coups de matraques télescopiques malgré une apparente absence de menace.
Jérôme Lefilliâtre et Olivier Clairouin
17:45 Sur le terrain
MARSEILLE | Le cortège se divise et la situation se tend
Le cortège marseillais, qui avait commencé à défiler dans le calme, s’est scindé en plusieurs morceaux et emprunté les rues adjacentes en remontant vers la gare de Blancarde. Dans ce parcours hasardeux, les manifestants tentent de réguler le trafic pour protéger le cortège aux grosses intersections, laissant passer les voitures au compte-goutte.
Soudain, boulevard Chave, la situation se tend entre des étudiants et la police. La scène est chaotique. Alors qu’à quelques centaines de mètres de là, des personnes âgées jettent encore des bonbons depuis leurs balcons sur les manifestants, les CRS situés sur le boulevard multiplient les lancers de grenades de désencerclements et inondent la rue de gaz lacrymogènes.
Des touristes hébétés sortent de la gare alors que des étudiants poussent une poubelle sur le bitume. Un adolescent promet à une dame âgée qui s’inquiète des dégradations qu’il « remettra la poubelle à sa place » avant la fin de l’après-midi. En haut de la rue, des clientes d’un salon de manucure regardent les grenades lacrymogènes pleuvoir à travers la vitre pendant qu’elles se font faire les ongles. « J’en ai ras le bol d’avoir l’impression de pisser dans un violon, dit Arthur, un étudiant en droit de 22 ans. Toutes les semaines, je reviens, on se fait gazer, et personne ne nous écoute. Ça commence à devenir lassant. »
Sofia Fischer (envoyée spéciale, Marseille)
17:35 Urgent
Près d’un demi-million de manifestants réunis en France, dont 200 000 à Paris, selon l’intersyndicale de la jeunesse
Près d’un demi-million de personnes ont manifesté samedi en France, dont 200 000 à Paris, a annoncé l’intersyndicale de la jeunesse, qui regroupe des syndicats ou des associations représentatives du monde lycéen et étudiant (UE, FAGE, UNEF et USL).
Le ministère de l’intérieur a comptabilisé, de son côté, 320 000 manifestants dans l’ensemble du pays, dont 70 000 à Paris, selon la Préfecture de police. Le 24 octobre, les autorités avaient décompté 410 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris.
17:32 Sur le terrain
LYON | Contrôles d’identité et interdiction d’accéder à la Presqu’île : « Mais je vais au théâtre ! »
Après la dispersion de la manifestation à Lyon, pas simple de rentrer chez soi. Les ponts du Rhône sont coupés par des barrages policiers. Les contrôles d’identité sont systématiques, avec obligation de présenter un justificatif de domicile pour accéder à la Presqu’île. « Mais je vais au théâtre », s’exaspère un quinquagénaire, refoulé du pont Lafayette.
« Lise, je ne vais pas pouvoir venir », se désole un trentenaire, au téléphone avec une amie. Un groupe d’étudiants n’a pas encore de factures de son nouveau domicile : interdits d’accès. Les passants font demi-tour, en espérant trouver une faille ailleurs. « Drôle d’ambiance quand même », s’inquiète un habitant du 5e arrondissement, situé de l’autre côté des rives du Rhône et de la Saône. « On se retrouve en 1940 », commente un trentenaire. Alors que le jour tombe doucement, la crainte d’une nuit agitée gagne les forces de l’ordre.
Richard Schittly (Lyon, correspondant)
17:31 Sur le terrain
LILLE | « Les déguisements d’Halloween donnent un côté marrant à cette manif, mais la situation est vraiment grave »
Après trois bonnes heures de déambulation dans Lille, suivant un parcours évitant soigneusement le centre-ville, la manifestation lilloise vient d’atteindre le cœur du quartier de Wazemmes, où il est prévu qu’elle se disloque.
Accompagnée d’une fanfare qui, par moments, lui donnait un petit air de carnaval de Dunkerque, elle s’est déroulée dans le calme. De quoi rassurer Kylian et Zoé, tous deux étudiants, qui ne veulent pas « se faire voler leur mobilisation ». Ils le reconnaissent, « les déguisements d’Halloween donnent un côté marrant à cette manif, mais si on est toujours aussi mobilisés, c’est que la situation est vraiment grave ».
Luc, infirmier de 52 ans avec peu de manifs à son actif, confie aussi son inquiétude générale : « Et quand les gens vivent aussi mal, hélas, tout peut arriver. » Sa plus grande inquiétude ? « Que le RN tire parti de tout ça et, là, la société française sera terriblement fracturée. »
Beaucoup de jeunes dans cette manifestation. « Le 5, il y aura les salariés et la fonction publique dans la rue. Ça va être un raz de marée » prévoit, mais surtout espère, un syndicaliste membre de la CFDT qui estime à 20 000 le nombre de manifestants lillois. Il écrase une cigarette sous sa semelle et lance à tue-tête : « On ne lâchera rien. Faut qu’ils nous entendent ! »
Florence Traullé (Lille, correspondante)
17:27 Sur le terrain
LYON | Parole de manifestants : « La façon dont le droit de manifester est mis en péril me motive profondément » à participer à la mobilisation
A Lyon, Juliette, 31 ans, confie qu’elle ne défile « pas systématiquement » dans la rue, mais que « la façon dont le droit de manifester est mis en péril [la] motive profondément » samedi. L’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, le 18 octobre, l’a beaucoup heurtée car le chef de l’Etat a dit en substance, selon elle, que « tout le monde ne serait pas habilité » à se mettre en mouvement dans l’espace public.
Dans la démarche de Juliette, il y a aussi « une dimension pacifiste ». Les « discours de haine » sur « la montée des extrêmes », et « les casseurs », qui constituent « une mascarade pour mettre tout le monde dans le même sac et confondre casse et manifestations ». La jeune femme, qui est « travailleuse indépendante pour des collectivités territoriales », se retrouve pleinement dans les revendications des lycéens et des étudiants car elles dénoncent « la dégradation globale des services publics ».
Notre « avenir » se joue « à l’école, au collège, au lycée, à l’université, dans la capacité à se former », énumère-t-elle. Il est aussi tributaire de « la capacité d’avoir un système de soins qui tienne la route et d’avoir des collectivités qui ont des moyens ». Or, regrette-t-elle, ceux-ci sont « toujours plus réduits ».
Bertrand Bissuel
17:21
En fin d’après-midi, tensions lors des dispersions de manifestations dans plusieurs villes
Après des manifestations qui se sont majoritairement déroulées dans le calme samedi, la dispersion des rassemblements fait naître quelques tensions dans plusieurs villes de France.
A Paris, la situation s’est tendue porte de Charenton, lieu d’arrivée du cortège autorisé dans la capitale. Des images diffusées par BFM-TV montrent notamment des jets de projectiles contre des forces de l’ordre, qui répliquent par des lancers de bombes lacrymogènes et des charges.
A Grenoble, les forces de l’ordre et les manifestants s’affrontent depuis un long moment en fin de cortège, alors que les manifestants sont arrivés au bout du parcours à 15 h 30. Les forces de l’ordre font un usage marqué des grenades assourdissantes, qui éclatent au milieu de la foule.
A Marseille, notre journaliste sur place a fait état de l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement, après un défilé calme bien que non déclaré.
17:15 À retenir
Ce qu’il faut savoir sur l’acte III de la mobilisation contre la vie chère et pour l’amélioration des conditions d’étude des lycéens
- Peu après 17 heures, le ministère de l’intérieur a chiffré à 320 000 le nombre de manifestants en France, dont 70 000 à Paris. Samedi 24 octobre, les autorités comptaient 110 000 manifestants dans la capitale, et 410 000 dans le pays. Les syndicats n’ont pas encore communiqué leurs estimations.
- A Rennes, la manifestation a réuni 13 500 personnes, selon la préfecture, qui en avait recensé 11 500 samedi dernier. L’intersyndicale en compte 20 000. A Limoges, le cortège a approché les 3 000 personnes. A La Rochelle, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées en début d’après-midi.
- D’après les reporters du Monde présents dans les manifestations des grandes villes, les cortèges se sont déroulés dans le calme, y compris à Marseille, où la manifestation n’a pas été déclarée. Au total, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés par les autorités, qui redoutent les violences, les saccages et les pillages du 17 octobre.
- A Paris, le cortège s’est élancé de la porte de Bagnolet, dans l’Est, jusqu’à la porte de Charenton, après que le Conseil d’Etat a finalement confirmé l’interdiction du parcours historique Bastille-Nation proposé par les organisateurs. Selon les images diffusées par les chaînes d’information, des tensions ont lieu à la porte de Charenton.
- Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a déclaré qu’un « cortège sauvage d’environ 200 personnes [avait été] détecté dans le secteur de la rue de la Roquette ». Par ailleurs, des appels à se rassembler dans des lieux non autorisés autour de la place de la Bastille continuent de circuler sur les messageries Telegram et Signal, a constaté Le Monde.
- L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent au blocage des établissements scolaires mardi et jeudi. « Pour le moment, le gouvernement n’a toujours pas répondu concrètement aux revendications de la jeunesse », selon l’Union nationale des étudiants de France.
17:09 En photos
17:09 Urgent
320 000 manifestants en France, dont 70 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur
Le ministère de l’intérieur a dénombré 320 000 manifestants dans l’ensemble du pays, dont 70 000 dans la capitale, samedi. L’intersyndicale n’a pas encore communiqué ses propres chiffres.
La troisième journée de mobilisation des syndicats, étudiants et « gilets jaunes » a mobilisé moins de personnes que la semaine précédente, le 24 octobre, où 110 000 manifestants avaient défilé dans Paris et 410 000 en France.
Le contexte
Retrouvez nos contenus sur le mouvement lycéen et les mobilisations sociales.
Charlotte Herzog et Vassili Feodoroff (service photo) ont également participé à ce direct.
Source: Le Monde · Dorian Jullien, Sandra Favier et Ramzy Bensaadi (Service photo)
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