A Paris, le cortège s’est finalement élancé à 14 heures de la porte d’Italie vers la porte de Vincennes, selon le nouveau parcours imposé par la Préfecture de police. Les interdictions de manifester et les changements de parcours posent des difficultés aux manifestants.

Live animé par Louise Vallée et Christophe Sales (service photo)

- MARION POUSSIER POUR « LE MONDE »
MARION POUSSIER POUR « LE MONDE »

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14:57 Vos questions

Bonjour,

Alors que la manifestation antifasciste s’est terminée dans le calme à Orléans, un cortège sauvage s’est élancé à l’initiative de la marche des solidarités en scandant les slogans : « Libérez nos camarades ! », et : « Des papiers pour les sans-papiers ! ».

Alors que la rumeur s’est répandue de cars bloqués à l’approche d’Orléans pour que les forces de l’ordre procèdent à des contrôles d’identité, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a confirmé que trois cars de sans-papiers, soit 220 personnes, avaient été arrêtés sur décision de la préfecture du Loiret.

Victor Riallais (Orléans, correspondance)

14:55 Vos questions

Bonjour,

Des rumeurs ont circulé après la manifestation du samedi 17 octobre sur la mort supposée d’un street medic, volontaire qui se propose de soigner les manifestants, lors de la mobilisation parisienne. En parallèle de vidéos le montrant gazé puis projeté et traîné au sol par des CRS, des messages sur les réseaux sociaux et plusieurs médias ont annoncé sa mort, à tort.

Cet homme de 26 ans, prénommé Antoine, a confirmé lui-même lundi qu’il était vivant dans une publication sur Instagram, ainsi qu’auprès de nos confrères de Libération et de France 24. Il raconte s’être placé devant le canon à eau de la police « dans une intention de calmer les tensions », avant de recevoir du gaz lacrymogène. Il explique au service Checknews de Libération avoir « perdu [son] sang-froid » et répondu aux CRS, qui lui ont porté plusieurs coups de matraque et l’ont traîné sur le sol. Après avoir perdu connaissance, il a été pris en charge par les sapeurs-pompiers avant de rentrer chez lui. Une visite à l’hôpital lundi lui a appris qu’il avait « un traumatisme crânien ».

Maxime Vaudano

14:53 Sur le terrain

A Lyon, un défilé se prépare en bordure de la zone interdite

« Les interdictions de manifester sont honteuses. On va suivre ce mouvement pour soutenir la jeunesse », annonce Frédéric Volle, membre du bureau de l’union départementale de FO du Rhône. Pendant qu’un hélicoptère survole la zone, la foule afflue place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement de Lyon. Une banderole de l’intersyndicale, précédée de son service d’ordre en chasubles rouges, semble vouloir emmener le cortège en direction de Gerland. « Je n’avais pas envie d’avoir peur, je veux soutenir les lycéens », confie Marie-Agnès, 54 ans, qui porte un sticker au revers : « Collectif parents présents ». A ses côtés, sa fille Rosaline, 16 ans, ajoute : « Les violences policières m’impressionnent, mais je veux participer. »

Plusieurs centaines de personnes entonnent slogans et chants, décidées à avancer, malgré un dispositif policier hors norme. Stations de métro fermées, interventions systématiques dans le périmètre interdit par arrêté préfectoral, 17 interpellations au cours de la matinée, cordons de plus en plus visibles : la stratégie de dissuasion ne décourage pas les manifestants. « Bien sûr qu’on a peur, mais si on ne vient pas, ils ont gagné », affirme Nina, 28 ans, étudiante à l’université Lyon-II, juste avant d’entonner un chant antifasciste. A 14 h 16, une pluie de grenades lacrymogènes s’abat sur le rassemblement. Ce qui déclenche le défilé.

Richard Schittly (Lyon, correspondant)

14:53 Sur le terrain

A Charleville-Mézières, un jeu du chat et de la souris entre quinze policiers et une centaine de manifestants paisibles

A Charleville-Mézières, le 24 octobre 2026.
A Charleville-Mézières, le 24 octobre 2026.

Quinze policiers qui bloquent une centaine de paisibles manifestants près de la place des Arches à Charleville-Mézières, chef-lieu des Ardennes : les uns essaient de passer, les autres refusent. « On n’est pas à Paris ici », proteste Chabane Sehel, militant associatif et un des organisateurs. Ici, l’interdiction de pénétrer dans certaines zones de la ville par arrêté préfectoral paraît particulièrement dérisoire : la marche du 17 octobre s’était passée dans un tel calme que les autorités s’en étaient félicitées. « On a des ordres d’en haut », répond un gradé. « Mais la semaine dernière, on était plus nombreux et vous moins nombreux. Et ça s’est bien passé », proteste un lycéen. Le jeu du chat et de la souris vient de commencer dans la ville. 

A Charleville-Mézières, le 24 octobre 2026.
A Charleville-Mézières, le 24 octobre 2026.
A Charleville-Mézières, le 24 octobre 2026.
A Charleville-Mézières, le 24 octobre 2026.

Florence Aubenas

14:51 En photos

📷 Les grilles du Louvre, exceptionnellement fermées aujourd’hui

Devant le musée du Louvre à Paris, le 24 octobre 2026.
Devant le musée du Louvre à Paris, le 24 octobre 2026.

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14:49 En vidéo

14:48 Sur le terrain

A Lille : « On doit continuer à se faire entendre. C’est quoi ce pays où plein de gens ne s’en sortent plus, même en bossant ? »

Samuel est un peu dépité. A une heure du départ de la manifestation lilloise, ce fonctionnaire territorial espérait « une plus forte mobilisation. Le gouvernement joue le pourrissement mais c’est reculer pour mieux sauter ». Pour rejoindre le point de rassemblement, une rue en bordure de la place de la République où se trouve la préfecture (dans la zone interdite de manifestation), Samuel a pris les rues Neuve et de Béthune, artères piétonnes et commerçantes : « Toutes les vitrines sont barricadées. On dirait qu’on est en état de siège. » Les pillages qui ont suivi la manifestation (pacifique) du 17 octobre ne l’ont pas refroidi. Au contraire : « On doit continuer à se faire entendre. C’est quoi ce pays où plein de gens ne s’en sortent plus, même en bossant ? »

Dans son gilet fluo sur lequel il a écrit : « toujours s’aider, jamais céder », un « gilet jaune depuis sept ans », comme il se décrit, se dit « bien content que les jeunes reprennent le fanion ». Comme Nathan, 23 ans, étudiant qui espère devenir scénariste venu avec quelques amis : « C’est ma première manif. Moi, j’ai de la chance, je viens d’une famille assez aisée mais, autour de moi, j’ai plein de potes qui galèrent. Je suis d’abord là pour eux. » Et, aussi, « parce qu’il faut que l’Etat écoute et agisse ».

L’heure du départ de la manifestation approche, les rangs se sont largement étoffés ces dernières minutes. Le vent souffle, la pluie s’annonce « mais on est là ! » s’époumone Claudine, jeune retraitée qui dit manifester « pour ses petits-enfants, pour qu’ils aient un avenir ».

Florence Traullé (Lille, correspondante)

14:46 Sur le terrain

Alexandre, street medic dans la manifestation parisienne : « Bien sûr qu’on est inquiets, après ce qui est arrivé à notre collègue la semaine dernière. »

Lucas et Alexandre, deux « street medics », sont postés au départ de la porte d’Italie. « Bien sûr qu’on est inquiets, après ce qui est arrivé à notre collègue la semaine dernière. Il s’est fait massacrer alors qu’il s’interposait », dit Alexandre. « Nous, on s’expose forcément, parce qu’on a besoin de nous justement quand il y a un carton », insiste Lucas.

Alexandre est un professionnel de la protection civile, Lucas un ancien militaire, il a servi cinq ans, « formé au secourisme de combat ». Ils sont une trentaine dans la manif, en rouge et très facilement identifiables. « Mais ça ne protège pas vraiment », déplore Lucas.

Franck Johannès

14:42

« Il est temps encore de céder », lance Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a accusé le gouvernement d’avoir profité de l’« état de sidération » qui a suivi l’attaque meurtrière à Trappes pour annuler l’accord sur le parcours de la manifestation parisienne. « Une nouvelle fois, ils réunissent les conditions du désordre », a-t-il affirmé, saluant la « réplique de masse magnifique de discipline collective et de maîtrise ».

« C’est un très beau moment de l’histoire des mouvements populaires dans notre pays », a-t-il ajouté, rappelant que « ça va se répéter toutes les semaines » et qu’« une grève générale leur pend au nez ».

« Il est temps encore pour [Emmanuel Macron] de céder, après il ne lui restera plus que la porte de sortie », a-t-il ajouté, dénonçant les provocations « misérables » du gouvernement. « Arrêtez d’essayer de jeter de l’huile sur le feu et entendez les revendications, elles ne sont pas si difficiles à satisfaire ». « Ils font absolument tout pour provoquer un incident, a-t-il insisté. A nous d’avoir l’écoute populaire, la discipline qui fait que tout se passe bien. »

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14:38 Sur le terrain

La manifestation parisienne s’élance de la porte d’Italie

« Siamo tutti anti facisti ! », scande en italien la foule porte d’Italie, à Paris, alors que Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise (LFI), rejoint la foule boulevard Massena via la rue Gandon. « La jeunesse emmerde le Front national ! », reprennent des jeunes qui le suivent, une référence à la chanson « Porcherie », interprétée dans les années 1980 par le groupe punk Bérurier noir. Le cortège se dirige vers la porte de Vincennes.

Dans le cortège, porte d’Italie, à Paris, le 24 octobre 2026.
Dans le cortège, porte d’Italie, à Paris, le 24 octobre 2026.

Eric Nunès

14:30 Congrès du RN à Orléans

Fin de la manifestation antifasciste à Orléans

La manifestation antifasciste se termine à Orléans. Le long cortège rejoint le Campo Santo, un ancien cloître transformé en enceinte culturelle pour des concerts et des manifestations diverses. Tout au long du cortège qui a suivi un parcours hors des murs de la vieille ville imposé par la préfecture, Jaden, un lycéen habitant dans le sud de la ville, a animé le défilé avec son sifflet. Vêtu d’une combinaison rouge, il est désormais bien connu des Orléanais pour son énergie et sa bonne humeur communicative. Il a mis une heure pour arriver à pied du sud de la ville et passer le pont sur la Loire qui sépare le sud et le nord de la ville.

« Nous étions quatre, relate son ami Enzo. Deux Blancs, un Noir et un bronzé. Comme par hasard, les Blancs, qui avaient des sacs à dos, n’ont pas été contrôlés par la police alors que Jaden et notre ami le bronzé ont dû montrer leurs papiers. C’est pour ça qu’on manifeste aujourd’hui. Si le Rassemblement national passe, ça ne pourra être que pire. » « On manifeste pour notre avenir mais aussi pour protéger nos copains », complète Giali, 17 ans. Il agite une pancarte : « Make racists afraid again » (faire peur aux racistes à nouveau).

Christophe Ayad

14:29 Sur le terrain

A Marseille, « on a l’impression que la préfecture nous laisse un petit os à ronger, avec un parcours négocié »

Plusieurs milliers de personnes se regroupent depuis la mi-journée aux Réformés, en haut de la Canebière, pour participer à la  manifestation de l’après-midi à Marseille. Si la totalité des défilés a été interdite par la prefète de police déléguée dans les Bouches-du-Rhône, une dérogation est accordée à ce cortège organisé à la demande de plusieurs syndicats dont la CGT. La situation est très calme. Les forces de l’ordre, en grand nombre depuis le début de la matinée, organisent des barrages filtrants et confisquent équipements de protection et capsules de sérum physiologique. Des mégaphones ont également été saisis selon plusieurs témoignages. 

Le tribunal administratif de Marseille, saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) en référé, a autorisé des manifestations dans certaines villes moyennes du département comme Istres ou Martigues mais n’est pas revenu sur l’arrêté préfectoral interdisant tout équipement de protection individuel. Gilet blanc et drapeau de la LDH à la main, Bernard Aynaud n’est qu’à moitié satisfait de la situation. « C’est bien que les syndicats aient pris le risque d’organiser cette manifestation pour éviter que les gens descendent dans la rue de manière désorganisée, constate ce retraité marseillais. Mais on a l’impression que la préfecture nous laisse un petit os à ronger, avec un parcours négocié. Comme papa et maman qui autorisent leurs enfants à regarder la télé. On n’est pas du tout sur le respect de l’état de droit et du droit à manifester », regrette-t-il alors que la foule s’apprête à entamer son parcours.

Gilles Rof (Marseille, correspondant)

14:23 Sur le terrain

« Le pouvoir crée les conditions du chaos, la préfecture a clairement décidé de jouer la tension », dénonce Karl Ghazi, cosecrétaire général de la CGT de Paris

A Paris, les rames du métro qui mènent à la porte d’Italie sont pleines. Dehors, drapeaux et chasubles aux couleurs des organisations syndicales de la CGT, de la CFDT, de la FSU ou de Solidaires, entre autres, venus en soutien du mouvement lycéen et étudiants depuis le 17 octobre. Leurs représentants ne décolèrent pas du changement de parcours décidé hier soir par la Préfecture de police et de l’échec de leur recours en justice. « Le juge des référés, qui est un juge de l’urgence, nous a dit que c’était trop court pour statuer. Je n’ai jamais vu ça, s’indigne Karl Ghazi, cosecrétaire général de la CGT de Paris. Du coup, on se rabat sur l’itinéraire imposé à la dernière minute car c’est la seule issue démocratique qui nous est donnée pour poursuivre le mouvement. On ne s’en satisfait pas pour autant. Le pouvoir crée les conditions du chaos, la Préfecture a clairement décidé de jouer la tension. » 

Karl Ghazi, cosecrétaire général de la CGT de Paris, près de la porte d’Italie, à Paris, le 24 octobre 2026.

« On va manifester en mode degradé », estime egalement Raphaël Breton, secrétaire général adjoint de la l’union régionale Ile-de-France de la CFDT, qui est venu accompagner le mouvement avec son service d’ordre : « Hier, Emmanuel Macron dit qu’il va laisser manifester les cortèges syndicaux et ensuite on change le parcours au dernier moment, en contradiction totale avec ce qu’il dit… tout ceci participe du chaos… mais ça fait dix ans qu’il fait ça, on est habitués », deplore-t-il.

« On n’en sortira qu’en rétablissant les conditions du dialogue, pas en changeant les règles toutes les vingt-quatre heures. On a basculé là dans quelque chose d’irrationnel et d’incomprehensible. » Pour tous les deux, il faut que le mouvement continue « bien que le gouvernement joue le pourrissement ». Ils se projettent déjà dans l’appel à la mobilisation interprofessionnel et intersyndical du 5 novembre. « On est mis en demeure de montrer qu’on peut encore obtenir des choses par l’action sociale en France sinon on pousse les gens vers des reflexes de désespoir, ce qu’est pour moi le vote pour l’extreme droite », conclut Karl Ghazi. 

Aline Leclerc

14:23 Congrès du RN à Orléans

A Orléans, dans la manifestation contre le RN : « Nous ne nous attendions pas à un tel engouement »

« Nous ne nous attendions pas à un tel engouement », applaudit Chris Bauduin, 27 ans, professeur d’anglais en lycée à Etampes (Essonne), rencontré sur le camion aux couleurs de l’organisation Loiret antifasciste, en queue de cortège.

A Orléans, le 24 octobre 2026.
A Orléans, le 24 octobre 2026.

« Lorsque nous avons lancé l’idée d’un rassemblement après que le RN a annoncé la tenue de son congrès à Orléans, nous avons eu un peu de mal à nous mettre tous d’accord : l’envie était d’abord de nous retrouver au Campo Santo » – un grand cloître d’Orléans situé près de la cathédrale, qui accueille régulièrement de grands événements et où arrivera le cortège –, explique-t-il.

A Orléans, le 24 octobre 2026.
A Orléans, le 24 octobre 2026.

Le contexte national a donné de l’ampleur au mouvement. Chris, lui, apparaît déterminé à combattre « le glissement du Loiret vers le RN », où les mairies de Montargis et d’Amilly ont basculé à l’extrême droite en mars à l’issue des élections municipales. « Dès le début nous avons compris que le RN [en tenant son congrès à Orléans] chercherait à instrumentaliser l’histoire orléanaise et le symbole de Jeanne d’Arc. Nous continuons à combattre ses idées et lui répondons aujourd’hui dans la rue, dans le calme et à 26 000. »

A Orléans, le 24 octobre 2026.

Victor Riallais (Orléans, correspondance)

14:20 Sur le terrain

A Bordeaux, la place de la Bourse commence à se remplir : « Interdite ou pas, on suivra le mouvement des lycéens »

A Bordeaux, où toute manifestation aujourd’hui est interdite par la préfecture dans le centre-ville, les trams sont à l’arrêt depuis ce matin, et aucun autre transport ne circule pour y accéder. Les rues sont très calmes, quelques touristes arpentent les rues. Devant l’hôtel de ville de grandes grilles ont été érigées et un important dispositif de forces de l’ordre déployé. Le point de rendez-vous, prévu à 14 heures place de la Bourse, est toujours d’actualité pour ceux qui ont décidé de se mobiliser malgré l’interdiction. S’il y a certes moins de monde que samedi dernier, plusieurs groupes se sont donnés rendez-vous et la place commence à se remplir. Beaucoup s’interrogent : la décision du tribunal administratif, déposée par les syndicats pour contester l’interdiction de la préfète, est-elle tombée ? La manifestation est-elle vraiment interdite ou ont-ils le droit d’être là ?

« On est là de toute façon pour suivre le mouvement des jeunes, en soutien idéologique et logistique, pour essayer de les protéger des violences policières. Interdite ou pas, on suivra le mouvement des lycéens et on ne les lâchera pas, on est parents, on a été jeunes, on est aussi des travailleurs », explique Brigitte Couderc, 63 ans, secrétaire générale de la CGT-Commerce et services de la Gironde. En arrivant place de la Bourse à la sortie du tribunal administratif, Stéphane Obé, secrétaire général de l’union départementale de la Gironde, explique au Monde que « la plaidoirie est arrivée en retard, il manquait une page sur deux, il a fallu attendre de nouveau qu’on ait l’entièreté des conclusions, les stratégies déloyales de la préfecture ont été plaidées. Nous espérons un rendu de justice avant 14 heures. Le président a conclu en disant qu’il allait rendre une décision au plus vite. »

Claire Mayer (Bordeaux, correspondante)

14:16

« Etre étudiant dans la France de Macron, c’est un réel parcours du combattant »

En tête du cortège qui va s’élancer de la porte d’Italie, les représentants des syndicats lycéens et étudiants ont tenu à rappeler leurs revendications au micro de BFM-TV. A savoir : « L’abrogation de Parcoursup avec l’ouverture de milliers de places à l’université, le recrutement massif d’enseignants avec des postes pérennes, un vrai statut pour les AESH [accompagnants d’élèves en situation de handicap], un plan national de rénovation pour le bâti », rappelle Ryad Rani, de l’Union syndicale lycéenne. « Nous voulons des actes concrets », affirme-t-il.

Porte d’Italie, à Paris, le 24 octobre 2026.
Porte d’Italie, à Paris, le 24 octobre 2026.

« Ce qu’on voit est très grave, notre gouvernement organise le chaos », dénonce, de son côté, Sabrine Kharbach pour l’Union étudiante, évoquant le revirement de dernière minute de la préfecture sur le tracé de la manifestation. « Ils nous baladent d’endroit en endroit », déplore-t-elle, rappelant que « le droit de manifester est un droit constitutionnel ».

Elle rappelle leurs revendications légitimes, notamment plus de moyens dans les universités, l’abrogation de Parcoursup et de la préférence nationale, qui « met en place le pacte Macron-Le Pen dans nos études ». « Etre étudiant dans la France de Macron, c’est un réel parcours du combattant », dit-elle, dénonçant une sélection « sociale et raciste ».

14:12 Congrès du RN à Orléans

A Orléans, Bally Bagayoko dénonce la responsabilité d’Emmanuel Macron, « qui a divisé la société » et « laissé les idées du RN se répandre »

De tous les politiques et leaders syndicaux présents à Orléans pour la manifestation contre le Rassemblement national, Bally Bagayoko (La France insoumise), maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est largement le plus populaire auprès des jeunes, qui se pressent pour se prendre en photo avec lui. Inlassablement, il dénonce le racisme et l’exclusion représentés par le parti de Marine Le Pen, mais aussi la responsabilité d’Emmanuel Macron, « qui a divisé la société » et « laissé les idées du RN se répandre ».

Christophe Ayad

14:09 En vidéo

14:08 Urgent

Laurent Nuñez annonce 135 interpellations en France à 13 heures et affirme que les « consignes de fermeté restent les mêmes »

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a tenu un point de situation à la mi-journée, faisant état de « 136 actions de voie publique » à 13 heures, contre « 264 au même moment le 17 octobre » et de 35 000 personnes dans les rues, contre 60 000 la semaine dernière à la même heure. Au total, 135 personnes ont été interpellées à 13 heures, affirme le ministre, qui ne rapporte « pas d’incident majeur à date » mais rappelle que les « consignes de fermeté restent les mêmes ».

Le dispositif des forces de l’ordre a été « significativement renforcé » avec notamment un gros dispositif de « contrôle des flux », a-t-il affirmé.

De nombreux contrôles avec fouille ont été effectués dans toutes les grandes villes et axes routiers, dont plus de 1 000 en région parisienne, a-t-il assuré, affirmant que des boules de pétanque, billes de plomb, mortiers d’artifice ou « armes airsoft » avaient notamment été saisis.

« On ne laissera passer aucun débordement, aucun trouble à l’ordre public », a-t-il affirmé. « On va rester extrêmement attentifs sur l’ensemble du territoire national partout où des cortèges vont se tenir. »

Le ministre a aussi dénoncé la « détermination de la mouvance d’ultragauche et d’extrême gauche radicale de faire dégénérer un certain nombre de manifestations de voies publiques ». Interrogé sur la raison de son attribution de ces troubles potentiels à l’ultragauche, le ministre cite les services de renseignement mais aussi des appels faits selon lui « en source ouverte » sur « les sites de la mouvance » à créer un acte II du 17 octobre et « poursuivre ce qu’ils appellent cette révolte dans la rue ».

M. Nuñez a également rappelé qu’un grand dispositif de « sécurisation notamment des commerces » a été mis en place, y compris « à la périphérie des centres-villes ».

14:02 En photos

Source: Le Monde

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