L’intersyndicale de l’Ile-de-France a déclaré vendredi qu’un nouveau parcours avait été « imposé » par la préfecture : entre la porte de Vincennes et la porte d’Italie, « impossible à sécuriser », selon le cosecrétaire général de la CGT de Paris.

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La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, à l’issue d’une réunion avec le premier ministre à Matignon, à Paris, le 21 octobre 2026. - LUDOVIC MARIN/AFP
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, à l’issue d’une réunion avec le premier ministre à Matignon, à Paris, le 21 octobre 2026. LUDOVIC MARIN/AFP

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21:13

Emmanuel Macron a souligné auprès des lycéens le « besoin d’une refonte en profondeur de Parcoursup »

Le président de la République a souligné auprès des lycéens reçus à l’Élysée le « besoin d’une refonte en profondeur de Parcoursup », selon son entourage, qui promet des « décisions concrètes », lundi, après la réception des représentants du mouvement par Sébastien Lecornu.

« Le gouvernement prendra des engagements dès lundi en lien avec l’ensemble des acteurs de l’éducation », a fait savoir l’entourage du chef de l’État, évoquant un échange « franc » avec les lycéens sur différents sujets, comme « la nécessité de rénover le bâti scolaire », les « rythmes scolaires » ou encore les « emplois du temps qui requièrent des simplifications ».

21:00 L’essentiel

Un point sur la situation ce soir

  • Emmanuel Macron s’est entretenu pendant près de trois heures avec les organisations lycéennes et des membres des conseils académiques de vie lycéenne, vendredi.
    > Ces associations appellent à poursuivre le mouvement, notamment lors de la journée de mobilisation prévue samedi. « On remarque qu’on a une possibilité pour obtenir quelque chose, une brèche. Il faut nous y engouffrer en poursuivant la mobilisation pour conserver le rapport de force. Ils ont peur de nous », a affirmé à la sortie Louis Letoublon de l’organisation Les lycéens !.
  • Sept partis politiques de gauche ont déposé vendredi un recours auprès du Conseil d’Etat pour contester les déclarations d’Emmanuel Macron qui affirmait jeudi que a affirmé que « la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir ».
  • Laurent Nuñez a déclaré que 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés samedi (contre 60 000 samedi dernier). Le ministre de l’intérieur a fait appel notamment à « des unités d’élite comme le RAID, le GIGN ou la BRI pour la préfecture de police » et à « une vingtaine de véhicules blindés Centaure » pour la gendarmerie « et 15 engins lanceurs d’eau » pour la police.
  • Des mesures de couvre-feux partiels s’appliqueront dans au moins 10 villes : Paris, Lyon, Marseille, Le Mans, Saint-Etienne, Limoges, Toulouse, Perpignan, Mulhouse et Bordeaux, selon un décompte réalisé par l’AFP.
  • Le préfet du Loiret Hugues Moutouh a annoncé jeudi que « 20 000 à 30 000 personnes venues de toute la France » étaient attendues samedi pour des mobilisations contre le congrès du parti d’extrême droite Rassemblement national, à Orléans, qui doit accueillir 5 000 personnes samedi et 10 000 dimanche.
  • Plusieurs grands musées parisiens seront fermés : le Louvre, Orsay, les Grand et Petit Palais, Picasso, l’Orangerie, la Fondation Cartier, la Bourse de Commerce, ainsi que l’Opéra de Paris. La foire internationale d’art contemporain Art Basel a renoncé à rester ouverte samedi et dimanche comme prévu initialement.

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20:53 Pour approfondir

20:30 Vos témoignages

💬Hésitez-vous à manifester demain ?

Racontez-nous ce qui vous fait douter, ce qui vous inquiète ou, au contraire, ce qui vous pousse à manifester malgré tout.

20:29

Paris | Le couvre-feu est reconduit dans plusieurs secteurs de 21 heures à 6 heures jusqu’à lundi matin

La préfecture de police de Paris a instauré un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés d’au moins un de leurs représentants légaux, du vendredi 23 au lundi 26 octobre, chaque nuit de 21 heures à 6 heures. Il leur sera interdit de circuler ou de stationner sur la voie publique dans plusieurs secteurs de la capitale, délimités par arrêté préfectoral.

La mesure concerne plusieurs secteurs de la capitale, notamment les quartiers des Halles, de l’Hôtel de Ville, des Champs-Elysées, de la Bastille et de la place d’Italie, ainsi que les abords de plusieurs grandes gares parisiennes, selon la carte annexée à l’arrêté préfectoral.

Des exceptions sont prévues pour les urgences médicales et les déplacements liés aux obligations de formation, sur présentation d’un justificatif.

Secteurs concernés par le couvre-feu nocturne en vigueur jusqu’à lundi matin à Paris.
Secteurs concernés par le couvre-feu nocturne en vigueur jusqu’à lundi matin à Paris.

Sur Le Monde aujourd’hui

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19:55

A Clermont-Ferrand, les syndicats maintiennent leur appel à manifester malgré l’interdiction préfectorale

L’union syndicale Solidaires et l’union départementale Force ouvrière (FO) ont déposé un référé pour demander l’annulation de l’arrêté préfectoral interdisant tout regroupement ou rassemblement dans le centre-ville de Clermont-Ferrand samedi 24 octobre.

Dans l’attente d’une décision de justice, le rendez-vous fixé à 10 heures, place Delille, est pour l’heure maintenu. La CGT maintient également son appel à manifester, dénonçant dans un communiqué des mesures visant, selon elle, à « intimider celles et ceux » qui exercent leur droit de manifester.

19:36 À retenir

Rencontre des lycéens avec Emmanuel Macron : « On remarque une brèche. Il faut nous y engouffrer en poursuivant la mobilisation pour conserver le rapport de force. Ils ont peur de nous »

Emmanuel Macron s’est entretenu pendant près de trois heures avec les organisations lycéennes et des membres des conseils académiques de vie lycéenne, vendredi. Une première depuis le début du mouvement lycéen il y a un mois, alors que ses représentants demandent à être reçus depuis plusieurs semaines pour obtenir des réponses à leurs revendications.

A la sortie, les organisations lycéennes, jointes par Le Monde, ont salué un dialogue constructif mais sans réponse précise. « Il nous a écoutés, mais aucune mesure concrète n’en est ressortie », déplore Lydia Hamadene, de l’Union syndicale lycéenne. « On a eu une réunion plutôt constructive, quelques ouvertures encore floues sur la réforme Blanquer ou les rythmes scolaires, mais rien de concret », complète Louis Letoublon de l’organisation Les lycéens !.

« Le président était à l’écoute. Il avait la volonté de comprendre pourquoi il y a un tel niveau dans la mobilisation, conscient que la démocratie a failli », assure Nathanaël Combary, président du conseil d’administration de Renouveau lycéen.

Ces associations appellent à poursuivre le mouvement, notamment lors de la journée de mobilisation prévue samedi. « On remarque qu’on a une possibilité pour obtenir quelque chose, une brèche. Il faut nous y engouffrer en poursuivant la mobilisation pour conserver le rapport de force. Ils ont peur de nous », affirme Louis Letoublon.

Parmi les chantiers évoqués, le chef de l’Etat a « promis une refonte de Parcoursup », tandis que Les Lycéens ! ou l’USL demandent toujours son abrogation. Les ministres de l’éducation et de l’enseignement supérieur parlaient jusqu’à présent « d’aménagements » pour la session 2027.

Une « concertation flash » sur la plateforme d’admission postbac, dont des organisations lycéennes et étudiantes sont déjà parties, a lieu depuis mercredi. Une plus grande transparence sur les algorithmes locaux, l’anonymisation du lycée d’origine, l’évaluation par le contrôle continu et la hausse du nombre de places en BTS et en DUT font partie des pistes évoquées lors des premiers travaux. « Le président veut prendre acte des résultats de cette concertation », affirme Nathanaël Combary. « Le président s’est aussi engagé à ce que nous rencontrions le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. »

Le gouvernement doit présenter lundi les mesures liées aux cinq chantiers définis par le premier ministre, Sébastien Lecornu, pour répondre au mouvement lycéen : le remplacement des enseignants, la démocratie lycéenne, Parcoursup, les emplois du temps et le bâti scolaire. Il doit donner des arbitrages budgétaires, alors que le projet de loi de finances 2027 est en cours d’examen.

Sylvie Lecherbonnier

19:22 Vos témoignages

19:20 Vos questions

Bonsoir, vous êtes très nombreux à nous poser la question mais, pour l’instant, ce que nous savons à ce stade, c’est ce que vous savez sans doute déjà, à savoir que la Préfecture de police de Paris avait validé jeudi un parcours entre Bastille et Nation, organisé notamment par la CGT, mais interdit celui du collectif étudiant Interfac et des « gilets jaunes » (Bastille-Opéra).

Ensuite, l’intersyndicale de l’Ile-de-France a déclaré vendredi qu’un nouveau parcours avait été « imposé » par la préfecture : entre la porte de Vincennes et la porte d’Italie, mais « impossible à sécuriser », selon le cosecrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi.

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19:11

Interdictions de manifester : sept partis politiques de gauche déposent un recours auprès du Conseil d’Etat

Le président de la République a affirmé, jeudi, à l’issue d’un conseil de sécurité que « la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir ». Il a ajouté que les demandes de manifestations formulées par « des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela » seront refusées et que celles venant d’organisations syndicales se verront proposer des circuits alternatifs. « Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira », a-t-il insisté.

Les Ecologistes, La France insoumise, le Parti socialiste, le parti communiste, Debout (le parti de François Ruffin), L’Après (parti des ex-insoumis) et Génération.s ont déposé conjointement un recours en référé-liberté contre ces consignes, a expliqué à l’Agence France-Presse la députée Ecologiste Léa Balage El Mariky, qui juge « très inquiétant de restreindre le droit de manifestation, en fonction de qui la déclare ».

Les partis attaquent sur deux points : « l’incompétence » du président de la République à donner des instructions aux préfets, car « ce n’est pas sa fonction constitutionnelle » ; et « l’illégalité » de cette interdiction « en fonction de la typologie des déclarants des manifestations ».

« La liberté de manifester n’est pas une faveur accordée par le pouvoir, c’est un droit constitutionnel. Le Conseil d’Etat l’a déjà rappelé : une interdiction doit être exceptionnelle, proportionnée, et justifiée par des risques avérés, pas par l’identité de l’organisateur », insistent les Ecologistes dans un communiqué. « Comme d’autres associations qui ont saisi le Conseil d’Etat hier, nous demandons au juge administratif de suspendre immédiatement cette consigne », ajoutent les Ecologistes.

Mme Balage El Mariky précise que Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, a été sollicité, mais n’a pas souhaité se joindre à la requête.

19:06

Bordeaux | Faute d’accord sur un parcours, toute manifestation a été interdite dans le centre-ville, l’intersyndicale conteste et prévoit d’être présente

Informée jeudi soir par la préfecture d’un projet d’arrêté interdisant toute manifestation samedi dans une « très large » portion du centre-ville, l’intersyndicale CGT-FO-FSU a déposé vendredi matin en préfecture une déclaration de manifestation empruntant un tracé classique dans l’hypercentre.

Mais après une nouvelle réunion non concluante vendredi après-midi, la préfète Sophie Brocas a « défini un périmètre interdit à toute manifestation [durant] tout le week-end », a-t-elle annoncé vendredi soir devant la presse. « La manifestation déclarée par l’intersyndicale est interdite. Nous souhaitons préserver au maximum l’hypercentre », a fait valoir la préfète, regrettant de n’avoir pas trouvé de « terrain d’entente » avec les syndicats.

« On a dit qu’on avait notre parcours habituel et qu’on gardait le parcours habituel », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Catherine Dudès (FSU), membre de l’intersyndicale. « On a déposé un parcours, on a prévu d’être présents » à 14 heures place de la Bourse, a-t-elle ajouté malgré l’interdiction, que l’intersyndicale va contester en référé devant le tribunal administratif.

Outre l’interdiction de manifester, la préfète a étendu le couvre-feu imposé aux mineurs dans certaines rues du centre-ville : il sera en vigueur dès 20 heures samedi (contre 22 heures auparavant). « La journée [de samedi] s’annonce difficile », a déclaré la représentante de l’Etat, évoquant « un certain nombre d’appels aux pillages et à la violence » recensés par les services de renseignement.

18:38 Vos questions

Gérald Darmanin demande à la justice d’informer les « employeurs des pilleurs »

Bonsoir,

Gérald Darmanin a écrit cet après-midi sur le réseau social X vouloir que les procureurs informent les « employeurs des pilleurs et des individus violents » de leur participation à des exactions.

La veille, dans une directive aux parquets, il avait demandé aux procureurs d’engager cette démarche auprès des administrations pour des « agents publics mis en cause dans les violences et dégradations commises depuis le 17 octobre » dans l’intention d’engager des procédures disciplinaires « sans attendre l’issue de la procédure pénale ». Il avait invoqué « l’exemplarité de service public ».

Dans une interview sur LCI, le ministre avait ensuite semblé aller un cran plus loin, expliquant avoir demandé aux procureurs « de prévenir tous les employeurs que leur salarié, leur agent, a été dans un pillage, a été dans une émeute ». Il y expliquait que les personnes mises en cause avaient souvent un travail, « parfois dans un emploi public, parfois dans le privé ».

Une telle mesure d’information est prévue par la loi, en cas de condamnation même non définitive, d’engagement de poursuites ou de mise en examen, mais elle est strictement encadrée par le code de procédure pénale (article 11-2). Elle ne peut concerner que des agents publics, des salariés de droit privé exerçant une mission de service public (les transports notamment) ou des membres d’ordres professionnels.

Et le parquet « ne peut procéder à cette information que s’il estime cette transmission nécessaire, en raison de la nature des faits ou des circonstances de leur commission, pour mettre fin ou prévenir un trouble à l’ordre public ou pour assurer la sécurité des personnes ou des biens ».

Cette demande de Gérald Darmanin a été critiquée par le bâtonnier de Paris, Louis Degos, qui représente les 37 000 avocats de la capitale. Dans un post sur LinkedIn, il a appelé le gouvernement « à la responsabilité » : « Nous ne ramènerons pas la concorde et la paix civile dans le pays en dérogeant aux principes de l’Etat de droit, aux droits de la défense » et « au principe intangible de la présomption d’innocence. »

18:26

Rennes | Tous les rassemblements sont interdits dans le centre-ville

« Toute manifestation dans l’hypercentre de Rennes, jusqu’au boulevard de la Liberté inclus, sera interdite à Rennes le 24 octobre, afin de préserver la sécurité des personnes et des biens », a déclaré hier soir la préfecture de la région Bretagne et de l’Ille-et-Vilaine.

18:21 Urgent

Après leur rencontre avec Emmanuel Macron, les représentants de lycéens appellent à « continuer à se mobiliser »

Une vingtaine de représentants des organisations lycéennes ont passé près de trois heures à l’Elysée à l’invitation du chef de l’Etat, qui entendait « écouter leurs revendications et inquiétudes ».

Les lycéens, qui réclament une rénovation des lycées, de meilleures conditions d’étude et la suppression de la plateforme d’orientation Parcoursup, ont appelé à poursuivre la mobilisation.

18:11 Sur le terrain

Marseille | Un parcours à l’écart des grandes artères commerçantes pour la manifestation de samedi

A l’appel de la CGT, de la FSU, de l’UNSA et d’organisations étudiantes et lycéennes, la manifestation syndicale – qui a été autorisée « à titre dérogatoire » – prévue samedi 24 octobre à Marseille doit partir à 14 heures des Réformés, en haut de la Canebière. Le cortège empruntera les allées Gambetta, le boulevard d’Athènes, passera par la gare Saint-Charles et la place des Marseillaises, avant de rejoindre le boulevard Leclerc, la place Marceau et l’avenue Camille-Pelletan, pour arriver à la porte d’Aix.

Un parcours relativement court et inhabituel, qui évite les principaux axes commerçants du centre-ville.

Gilles Rof (Marseille, correspondant)

18:01

Lyon | Quarante agents de sécurité privée seront déployés samedi dans deux zones « sensibles » du centre-ville

Le dispositif, comprenant deux équipes de 20 agents, a été conçu « en lien étroit avec la préfecture du Rhône et la direction de la police nationale pour venir en appui aux forces de l’ordre », selon un communiqué conjoint de la Métropole et la chambre de commerce et d’industrie de Lyon (CCI).

Le rôle des agents consistera à « surveiller et gardienner les commerces du secteur, en complément des dispositifs de sécurité privée mis en place par les commerçants », « patrouiller », « prévenir des intrusions, vols, dégradations » ou « alerter immédiatement les forces de l’ordre en cas de danger, de violences ou de dégradations constatés ».

Cette action « ne se substitue ni à la police nationale ni à la gendarmerie » et toute mission de maintien de l’ordre « leur est strictement interdite », précise le communiqué. Le dispositif de prévention et de surveillance est une des actions du plan d’urgence mis en place par la Métropole de Lyon, la CCI et l’ensemble de leurs partenaires à la suite des événements du 17 octobre.

17:59 Congrès du RN à Orléans

Laurent Nuñez : « Quel que soit le bord politique, quels que soient les partis politiques concernés, il est de notre devoir de les protéger »

« Ce qui se joue aussi demain ici à Orléans, c’est un peu la campagne politique à venir. Il est normal qu’il se tienne des meetings », a encore déclaré Laurent Nuñez lors d’un point presse vendredi soir à Orléans, au sujet du congrès du Rassemblement national.

« L’Etat, et notamment le ministre de l’intérieur, qui est garant aussi de la protection de la démocratie dans notre pays, se doit d’assurer leur protection. Quel que soit le bord politique, quels que soient les partis politiques concernés, il est de notre devoir de les protéger. Il ne peut pas y avoir de débordements. Et donc, il est normal que nous ayons déployé ce dispositif extrêmement conséquent », a poursuivi le ministre de l’intérieur.

Lire aussi :

17:54 Congrès du RN à Orléans

Laurent Nuñez annonce : « On ne tolérera aucun, aucun débordement à Orléans et sur l’ensemble du territoire national »

En déplacement à Orléans vendredi, Laurent Nuñez a confirmé la mobilisation de 3 000 policiers et gendarmes pour assurer la sécurité de la ville tout au long du week-end, notamment à l’occasion du congrès du Rassemblement national (RN).

Une manifestation déclarée doit se tenir samedi matin, selon un parcours convenu avec la préfecture, « à l’écart du centre-ville et des commerces ». Elle doit s’achever à 13 heures. Le ministre de l’intérieur a assuré qu’un dispositif important serait déployé pour prévenir d’éventuels débordements.

Une seconde manifestation, prévue dimanche, a en revanche été interdite par le préfet du Loiret « en raison des risques de troubles à l’ordre public. Une décision validée par le tribunal administratif », selon Laurent Nuñez. Le ministre a affirmé disposer d’informations laissant penser que des militants de « l’ultragauche et de l’extrême gauche radicale » entendaient perturber le congrès du RN. Promettant de réagir avec « la plus grande fermeté », il a annoncé des interventions systématiques en cas de débordements, des interpellations et une « réponse judiciaire extrêmement ferme ». « On ne tolérera aucun, aucun débordement », a-t-il prévenu.

Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, à son arrivée à Orléans (Loiret), le 23 octobre 2026.
Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, à son arrivée à Orléans (Loiret), le 23 octobre 2026.

17:32

Grenoble | Les rassemblements interdits dans plusieurs secteurs du centre-ville jusqu’à dimanche

La préfecture de l’Isère a interdit tout rassemblement, attroupement, manifestation ou cortège dans plusieurs secteurs du centre-ville de Grenoble, du jeudi 22 octobre à 6 heures au dimanche 25 octobre à 6 heures, selon un arrêté préfectoral.

Cette interdiction concerne notamment les abords de la caserne de Bonne et de l’hôtel de ville, ainsi qu’un large périmètre délimité par l’Isère au nord, le boulevard Gambetta à l’ouest, le boulevard Maréchal-Leclerc à l’est et le boulevard Maréchal-Joffre au sud, précise le communiqué.

Le périmètre concerné par l’interdiction de tout rassemblement, attroupement, manifestation ou cortège du jeudi 22 octobre au dimanche 25 octobre à Grenoble (Isère).
Le périmètre concerné par l’interdiction de tout rassemblement, attroupement, manifestation ou cortège du jeudi 22 octobre au dimanche 25 octobre à Grenoble (Isère).

17:22

💬APPEL À TÉMOIGNAGES : vous hésitez à manifester samedi 24 octobre ?

Après les violences qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre, vous êtes partagé entre l’envie de retourner dans la rue pour faire entendre vos revendications et la crainte de nouveaux débordements ou d’une intervention des forces de l’ordre ? Vous hésitez encore à participer à la mobilisation de samedi ?

Racontez-nous ce qui vous fait douter, ce qui vous inquiète ou, au contraire, ce qui vous pousse à manifester malgré tout.

Source: Le Monde · Charlotte Herzog et Emile Drousie (service Photo)

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