Après avoir annulé sa décision de bloquer pour 24 heures tous les transports publics à Marseille, le préfet des Bouches-du-Rhône est aussi revenu sur l’interdiction de toute manifestation samedi 24 octobre dans le département.
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12:29 Urgent
A Marseille, une manifestation, samedi à 14 heures, finalement autorisée
Après avoir annulé sa décision de bloquer pour vingt-quatre heures tous les transports publics à Marseille, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, revient également sur l’interdiction de toute manifestation, samedi 24 octobre, dans le département. Pris par la préfète de police déléguée, Corinne Simon, cet arrêté daté du jeudi 22 octobre rendait illégal tous les « rassemblements revendicatifs déclarés ou non déclarés » dans les communes de plus de 10 000 habitants.
Des échanges avec les organisations syndicales, jeudi 23 octobre, notamment les délégations départementales de la CGT, de la FSU, de l’UNSA et de Solidaires, ont convaincu la préfecture d’autoriser un défilé à Marseille qui s’élancera, à partir de 14 heures, des Réformés, en haut de la Canebière. Une dérogation au premier arrêté est prise pour la permettre. Les principaux syndicats avaient jusqu’alors appelé à manifester lors de la grande journée de mobilisation du 5 novembre.
Mais, comme leurs centrales nationales, ils ont dénoncé localement les interdictions globales prises par l’Etat pour le 24 octobre et déposé un référé liberté auprès du tribunal administratif de Marseille. Poussés par leurs adhérents et certaines unions locales qui entendaient défiler aux côtés des lycéens et des étudiants malgré l’interdiction, les syndicats ont confirmé au préfet des Bouches-du-Rhône leur engagement à encadrer le défilé. Le parcours, négocié avec les autorités, doit éviter les grandes artères commerciales de la ville. Samedi 17 octobre, de très nombreux incidents se sont déroulés en marge de la journée de mobilisation, et plus de 300 magasins et boutiques ont été pillés.
Gilles Rof (Marseille, correspondant)
12:15
Le préfet des Côtes-d’Armor renforce les mesures de sécurité avant les manifestations de samedi
Plusieurs mobilisations sont prévues pour le samedi 24 octobre dans les Côtes-d’Armor. Trois manifestations ont été officiellement déclarées à Saint-Brieuc, Lannion et Guingamp, selon un communiqué de la préfecture publié vendredi.
Les rassemblements et manifestations non déclarés seront, par ailleurs, interdits dans plusieurs périmètres du centre-ville de Saint-Brieuc. Ces mesures entreront en vigueur vendredi à 20 heures et s’appliqueront jusqu’à samedi à 23 h 59.
La préfecture affirme vouloir préserver « la liberté de manifestation ainsi que la protection des biens et des personnes » et appelle à la responsabilité de chacun.
12:09 Vos questions
Bonjour Paulette,
« Le fait de participer à une manifestation sur la voie publique interdite sur le fondement des dispositions de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure » est puni d’une amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe, soit 135 euros.
11:47
Des arrêtés d’interdiction de manifestation ont été pris pour samedi et dimanche à Evreux
Dans un contexte « incertain et volatil en termes d’ordre public », la préfecture de l’Eure a invité « les manifestants à déposer dans les meilleurs délais une déclaration afin d’organiser et de sécuriser les cortèges ». Deux manifestations ont été déclarées, à Evreux et à Vernon, a-t-elle fait savoir.
« L’enjeu pour la journée du 24 octobre est de permettre l’expression démocratique de revendications légitimes tout en garantissant la protection des personnes et des biens », a-t-elle précisé, ajoutant que des arrêtés d’interdiction de manifestation avaient été pris pour samedi et dimanche dans les zones commerciales d’Evreux-Guichainville.
11:40
Le ministre de l’intérieur prendra la parole à 12 h 30
Le ministère de l’intérieur a fait savoir à la presse que la prise de parole de Laurent Nuñez n’aurait pas lieu avant 12 h 30.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Laurent Nuñez va prendre la parole
Le ministre de l’intérieur va présenter le dispositif de sécurité pour ce week-end.
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Les « rassemblements non déclarés » interdits à Reims samedi
Les rassemblements non déclarés « dans un périmètre du centre-ville de Reims » ont été interdits, samedi, de 7 heures à minuit, a déclaré le préfet de la Marne, Romain Royet. Ces mesures répondent aux « violences du 17 octobre et à des appels à de nouveaux rassemblements non déclarés », précise la préfecture.
Selon la même source, 37 policiers ont été blessés et 141 personnes ont été interpellées depuis le 30 septembre. « La seule journée du 17 octobre a vu trois policiers blessés et 23 personnes interpellées ».
« La liberté de manifester n’a jamais été remise en cause. J’en suis le garant, tout comme je suis aussi le garant de l’ordre public. A Reims, dès lors qu’aucune déclaration n’a été faite, les forces de sécurité intérieure seront à nouveau mobilisées pour protéger les biens et les personnes menacés et garantir le respect de nos institutions », explique M. Royet.
11:06
Congrès du RN à Orléans : Laurent Nuñez en visite vendredi après-midi
Le ministre de l’intérieur va se rendre à Orléans, à la veille du congrès du Rassemblement national et d’une importante manifestation d’opposants à celui-ci. Laurent Nuñez doit se rendre au commissariat d’Orléans et aller à la rencontre de la police municipale, a précisé la préfecture.
11:05
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques annonce des interdictions de rassemblements ciblées à Pau et à Bayonne
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Simon Fetet, a annoncé vendredi que des arrêtés interdisant les rassemblements dans certains secteurs de Pau et de Bayonne seraient pris en prévision de la journée de mobilisation prévue pour samedi. Ces interdictions viseront les espaces où de « graves désordres ont été constatés » au cours de la semaine précédente.
« Aucune déclaration de manifestation n’a été reçue dans les délais prévus » dans ces deux villes, selon la préfecture, rappelant toutefois qu’un rassemblement accompagné d’incidents « a vocation à être interrompu et dispersé ».
Un dispositif renforcé de maintien de l’ordre sera déployé. « Il ne pourra à lui seul cependant assurer à tout moment la protection de chaque établissement », ajoute le communiqué. Les commerçants ont, de leur côté, été invités à protéger leurs établissements et à privilégier leur fermeture, en cas de présence de groupes hostiles, plutôt que toute initiative d’« autodéfense ».
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11:00 Tribune
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Le préfet du Doubs interdit les rassemblements non déclarés samedi dans le centre-ville de Besançon
Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a interdit tout rassemblement sur la voie publique samedi 24 octobre, de 9 heures à minuit, dans le centre-ville de Besançon, selon un communiqué publié vendredi. La décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’« aucune déclaration de manifestation n’a été déposée en préfecture ».
Le préfet estime que « les conditions minimales de sécurité pour l’organisation d’un rassemblement revendicatif » ne sont pas réunies, faute d’organisateur identifié et de parcours défini.
10:40
La France insoumise dénonce les interdictions de manifester
Dans un communiqué, vendredi, La France insoumise (LFI) dénonce les restrictions imposées aux manifestations et les couvre-feux décidés dans plusieurs villes après les violences du 17 octobre. « Les libertés publiques ne peuvent pas être une variable d’ajustement d’un exécutif en perdition », affirme LFI, pour qui le devoir de l’Etat est de garantir ces libertés.
LFI estime que l’exécutif franchit « une à une les limites qui séparent une démocratie d’un Etat autoritaire et policier ». Le parti juge également les interdictions de manifester « stupides, susceptibles de générer le chaos », estimant qu’elles risquent d’alimenter les tensions plutôt que d’apaiser la colère.
« C’est par le nombre que le mouvement peut mettre à mal cette stratégie de la tension et du pourrissement », affirme le communiqué, qui appelle à manifester « pacifiquement, toutes et tous ensemble », aux côtés des organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes. LFI soutient, par ailleurs, les recours engagés par des associations et des syndicats contre ces interdictions et exige du gouvernement qu’il mette un terme à sa « fuite en avant autoritaire ».
10:30
A La Réunion, une dizaine d’entreprises touchées par les dégradations, un mineur de 15 ans interpellé
La nuit du 22 au 23 octobre a été « globalement calme » à La Réunion, selon un communiqué de la préfecture publié vendredi. Aucun affrontement avec les forces de l’ordre ni regroupement de jeunes n’a été signalé. Trois départs de feu ont toutefois été recensés à Saint-Benoît, Saint-Pierre et Saint-Denis, « sans conséquence majeure ».
Dans le cadre des investigations sur les incendies survenus mercredi soir dans le secteur de Bras-Fusil, à Saint-Benoît, les gendarmes ont interpellé un mineur de 15 ans.
Par ailleurs, « une dizaine d’entreprises » ont été touchées par les dégradations commises lors des manifestations des 17 et 18 octobre. Les services de l’Etat ont réuni, vendredi à la préfecture, les représentants des entreprises, des banques et des assureurs pour leur présenter les « dispositifs de soutien ».
Ceux-ci comprennent « la prise en charge intégrale de l’activité partielle », le report jusqu’à douze mois du paiement des cotisations patronales des trois prochains mois, des délais de paiement des charges fiscales et la possibilité d’obtenir un prêt pour reconstituer les stocks ou faire face aux échéances de trésorerie.
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Marine Tondelier dénonce les entraves à la liberté de manifester et annonce sa présence à Paris samedi
« Je ne reconnais plus mon pays », a déclaré Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, vendredi sur RTL. « Ses symboles et ses valeurs sont attaqués, et c’est maintenant la liberté de manifester qui est entravée », a-t-elle estimé.
Critiquant le gouvernement, elle a affirmé que celui-ci « n’entend[ait] rien et ne compren[nait] rien à ce qu’il se passe dans le pays ». Elle a également annoncé sa participation à la manifestation parisienne prévue pour samedi 24 octobre.
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Le préfet des Ardennes interdit les manifestations à Charleville-Mézières jusqu’à lundi matin
Le préfet des Ardennes, Christian Chassaing, a interdit les manifestations sur la voie publique dans les secteurs du centre-ville et de Mézières, à Charleville-Mézières, du vendredi 23 octobre à 20 heures au lundi 26 octobre à 8 heures, selon un communiqué publié vendredi.
Ces mesures visent à « prévenir tout risque de débordement et (…) garantir la sécurité des personnes et des biens ».
Le préfet rappelle que, si « la liberté de manifester est une liberté fondamentale garantie par la République », son exercice doit respecter « les exigences nécessaires à la préservation de l’ordre public ». D’importants effectifs de police et de gendarmerie seront mobilisés ce week-end pour faire respecter les interdictions « avec la plus grande fermeté ».
09:43
Gabriel Attal dénonce un « problème civilisationnel » avec une partie de la jeunesse
« Il y a un vrai problème civilisationnel avec une partie de notre jeunesse qui se croit tout permis, en toute impunité », a déclaré Gabriel Attal, vendredi 23 octobre, invité des « 4 Vérités », sur France 2.
L’ancien premier ministre a fait de la lutte contre la délinquance des mineurs une « priorité absolue ». « Des jeunes pillent, cassent, et rentrent chez eux pour s’afficher fièrement sur les réseaux sociaux », a-t-il dénoncé, estimant que « le plus important aujourd’hui, c’est d’avoir des images de ces personnes qu’on va traquer chez elles ».
« Sans sanctions rapides, le sentiment d’impunité continuera de se répandre », a-t-il prévenu.
09:29
La secrétaire générale de la CGT déplore un « tournant inquiétant » devant la multiplication d’interdictions de manifester
Sur Franceinfo, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dit attendre que le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, « prenne immédiatement des mesures fortes. Et pas question de renvoyer au patronat, puisqu’on a bien vu que le patronat ne voulait pas augmenter les salaires ».
Il existe selon elle quatre leviers : l’augmentation du smic, l’indexation des salaires sur les prix, le retrait « aux entreprises qui ne jouent pas le jeu [d]es aides dont elles bénéficient » et le dégel du salaire des fonctionnaires.
« Il faut aller chercher l’argent là où il est. Les milliardaires n’ont jamais été aussi riches en France, alors que, dans le même temps, il n’y a jamais eu autant de pauvreté chez les travailleurs et les travailleuses », a-t-elle souligné. Elle a, par ailleurs, déploré un « tournant inquiétant » devant la multiplication des interdictions de manifester.
« C’est très grave, c’est assez inédit. La liberté de manifester, c’est le fondement d’une démocratie, c’est ce qui fait la différence entre une démocratie et une dictature », a-t-elle affirmé, assurant que les autorités avaient interdit au syndicat une manifestation prévue à Caen.
09:15
Le préfet du Var annonce des aides aux entreprises affectées par les dégradations du 17 octobre
L’Etat met en place un « dispositif exceptionnel de soutien aux entreprises de moins de 250 salariés directement touchées par les dégradations » commises en marge des manifestations du 17 octobre.
Le dispositif prévoit « une prise en charge intégrale de l’activité partielle par l’Etat, sans reste à charge pour les employeurs ». Les salariés empêchés de travailler percevront une indemnité correspondant à « 60 % de leur rémunération brute (100 % pour les salariés au smic) ».
Les entreprises sinistrées pourront aussi « reporter jusqu’à douze mois le paiement des cotisations patronales des trois prochains mois ». Enfin, un « accompagnement spécifique des commerçants et travailleurs indépendants » est prévu, tandis qu’une foire aux questions en ligne doit présenter « les dispositifs mobilisables et leurs modalités d’accès ».
08:37
Manifestations : CCI France appelle les commerçants à « laisser faire la police »
Le président du réseau des chambres de commerce et d’industrie (CCI France), Alain Di Crescenzo, a appelé vendredi sur Europe 1 les commerçants exerçant près des parcours des manifestations de samedi à « tirer le rideau » et à « laisser faire la police », face aux risques de nouvelles violences.
Certains lui ont confié leur « envie d’en découdre » après les pillages du week-end dernier. « Sur le terrain, j’ai vu des battes de baseball, des barres à mine et puis des fusils de chasse », a-t-il rapporté, redoutant que des commerçants ne cherchent à assurer eux-mêmes leur sécurité. « On n’est pas là pour le maintien de l’ordre public », a-t-il insisté.
CCI France a recensé, après les avoir visités, 2 241 commerces vandalisés samedi dernier, pour des dégâts toujours estimés à plusieurs centaines de millions d’euros. Le réseau avait également financé jusqu’à 200 vigiles, en accord avec les préfectures.
A Paris, où un seul cortège a été autorisé, entre Bastille et Nation, le préfet de police a demandé aux commerçants de recourir, s’ils le peuvent, à des agents de sécurité privée.
Source: Le Monde · Adnan Farzat (Service photo ) et Oscar Korbosli
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