De son côté, le ministre délégué auprès du ministère de l’intérieur, Jean-Didier Berger, a annoncé, jeudi sur BFM-TV, que le nombre de policiers et de gendarmes, serait, samedi, de « 20 % supérieur » à celui du 17 octobre.
Live animé par Dorian Jullien, Christophe Sales (service Photo) et Oscar Korbosli
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11:17 Urgent
Interdiction de « toute manifestation » à Lyon samedi, annonce la préfecture du Rhône
« Dans le cadre de l’appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d’interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre », écrit la préfecture à la presse, sans autre précision à ce stade.
Le préfet avait interdit hier une manifestation prévue ce jeudi après-midi à Lyon, organisée par l’Unef et le Nouveau parti anticapitaliste dans le cadre du mouvement lycéen et étudiant. « Face aux risques sérieux de troubles à l’ordre public et au regard du contexte actuel, j’ai fait le choix, en responsabilité, d’interdire ce rassemblement pour éviter tout débordement et garantir la sécurité de tous », avait alors expliqué Étienne Guyot dans un communiqué.
10:40 Urgent
Le ministre délégué à l’intérieur annonce un nombre de policiers et de gendarmes de « 20 % supérieur », samedi prochain, à celui du 17 octobre
Interrogé sur BFM-TV quant au nombre de forces de l’ordre mobilisées samedi prochain, alors qu’elles étaient manifestement en sous-nombre le 17 octobre, le ministre délégué auprès du ministère de l’intérieur, Jean-Didier Berger, annonce qu’il sera de « 20 % supérieur ».
Aussi, le dispositif de sécurité pour la nouvelle journée de mobilisation sociale samedi prévoit des interdictions de manifester, le recours à des blindés, aux militaires de la force Sentinelle et aux unités d’élite de police et de gendarmerie (BRI, RAID, GIGN), selon le ministère de l’intérieur. Laurent Nuñez doit en donner le détail ce jeudi.
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10:36
Paris | Plusieurs stations de métro fermées jeudi matin à la demande de la Préfecture de police
Après avoir interdit jeudi les rassemblements et manifestations dans certains secteurs de la capitale, la Préfecture de police de Paris a ordonné la fermeture de plusieurs stations de métro, a fait savoir la RATP sur son site. Les stations fermées depuis 10 heures – et sans savoir pour le moment l’heure de réouverture –, ce jeudi sont :
- Ligne 1 : Bastille et Saint-Paul. Sur cette ligne l’arrêt à Gare-de-Lyon n’est pas desservi ;
- Ligne 5 : Place-d’Italie, Campo-Formio, Saint-Marcel, Quai-de-la Rapée, Bastille, Gare-d’Auterlitz et Bréguet-Sabin ;
- Ligne 6 et 7 : Place-d’Italie ;
- Ligne 8 : Bastille et Chemin-Vert ;
- Par ailleurs, la RATP annonce que le trafic est interrompu sur la ligne 5 entre Place-d’Italie et Richard-Lenoir et sur la ligne 10 entre Gare-d’Austerlitz et Jussieu.
10:25
Olivier Faure participera à la manifestation contre le Rassemblement national samedi à Orléans
« Je serai à Orléans avec toute une série d’organisations pour faire face au discours de Marine Le Pen et de l’extrême droite », a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, sur Franceinfo. « Ce qui m’inquiète, c’est la banalisation de l’extrême droite. Ce qui m’inquiète, c’est le fait que personne ne veuille voir que ce parti, l’année prochaine, peut effectivement exercer le pouvoir et qu’il peut instaurer une xénophobie d’État », a-t-il souligné.
Pour autant, « je n’ai pas l’intention d’aller perturber dans leur congrès, de venir faire le coup de force », a-t-il assuré. « Ne laissez pas penser qu’il y aurait là la volonté d’un affrontement direct avec les forces de l’extrême droite. Nous ne sommes pas les nervis qui ont défilé à Lyon cette semaine », a-t-il souligné, faisant référence à la présence de personnes d’ultradroite lundi soir à Lyon, après une mobilisation en soutien aux commerçants.
« Plusieurs dizaines de milliers » de manifestants sont attendus à Orléans samedi, « et un peu moins le dimanche », en marge du congrès du Rassemblement national, a communiqué mercredi le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, annonçant « un dispositif de service d’ordre extrêmement conséquent ».
10:23
Incendie de la mairie de Limoges : un suspect placé en garde à vue pour « tentative de meurtre », un second interpellé
Le parquet de Limoges a étendu la garde à vue du premier suspect à la qualification de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, après l’incendie criminel de la mairie, survenu le 17 octobre. Cette évolution fait suite à l’analyse des « images d’un drone de la police nationale et aux auditions des 13 policiers municipaux présents dans le bâtiment au moment des faits ».
La garde à vue du premier suspect a été prolongée de quarante-huit heures par le juge des libertés et de la détention. Un second suspect, âgé de 66 ans, a été interpellé jeudi matin dans la Creuse, avec l’appui du RAID de Bordeaux. Il a été placé en garde à vue pour « destruction en bande organisée d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes ».
Sur Le Monde aujourd’hui
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10:16 L’essentiel
Entre faillite sécuritaire passée et dispositif pour le week-end à venir, l’agenda de l’exécutif ce jeudi
- 10 heures : Emmanuel Macron convoque à l’Elysée « l’ensemble des services de renseignement », en présence du premier ministre et plusieurs membres du gouvernement, accusés d’avoir mal anticipé les manifestations du 17 octobre. Une prise de parole est prévue à la fin de cette réunion et avant le conseil des ministres à 12 heures.
- 14 h 30 : Sébastien Lecornu doit recevoir les partis politiques à Matignon, en présence de Laurent Nuñez – qui doit détailler le dispositif pour le week-end à venir –, Gérald Darmanin, des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre. Dans sa lettre, le premier ministre promet la « transparence » sur « le déroulement » du 17 octobre, y compris les « difficultés rencontrées » afin que « chacun puisse disposer des mêmes éléments d’information ».
- 17 heures : échange entre le premier ministre et les maires de Paris, Lyon et Marseille, villes particulièrement touchées par les violences, pour tenter de rassurer les maires avant la mobilisation du 24 octobre.
10:02 Pour approfondir
La séance inaugurale de négociation pour améliorer la plateforme d’affectation dans l’enseignement supérieur s’est tenue dans un climat tendu, mercredi, alors que le gouvernement prévoit de faire de premières propositions dès lundi prochain.
10:00 Urgent
Le conseil de sécurité à l’Elysée, convoqué par Emmanuel Macron, doit débuter
A deux jours d’une nouvelle mobilisation – au sujet de laquelle le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, doit dévoiler le dispositif de sécurité dans la journée –, le chef de l’Etat convoque à partir de 10 heures à l’Elysée « l’ensemble des services de renseignement », accusés d’avoir mal anticipé les manifestations du 17 octobre. Du Qatar mercredi, Emmanuel Macron a notamment appelé à la « fermeté » : la « main ne doit pas trembler au sommet de l’Etat », a-t-il prévenu.
Sébastien Lecornu doit aussi recevoir en début d’après-midi les partis politiques à Matignon, en présence de Laurent Nuñez, du garde des sceaux Gérald Darmanin, des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre.
La réunion a lieu après plusieurs jours de tension lors desquels le chef du gouvernement a sommé les forces politiques de « choisir (...) entre la violence et la République », visant La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, accusée d’avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste. Dans sa lettre aux présidents des partis pour les convier à Matignon, le premier ministre promet la « transparence » sur le « déroulement » du 17 octobre, y compris sur les « difficultés rencontrées » afin que « chacun puisse disposer des mêmes éléments d’information ».
09:48
« Entre 1 800 et 3 000 personnes se sont livrées au saccage du centre-ville », chiffre Nicolas Bessone
Le procureur de la République de Marseille décrit, sur BFM-TV, « des délinquants d’habitude, mais également des personnes insérées et sans casier judiciaire. (…) Retrouver M. Tout-le-Monde, c’est une perte de valeur morale considérable ».
Alors que la préfecture de police de Marseille a dénombré jusqu’à 30 000 pilleurs, dont 8 000 « émeutiers », le magistrat a déclaré ne pas avoir de commentaire à faire. « Dans le centre-ville de Marseille, je considère que nous étions aux environs de 3 000 pilleurs. Si on ajoute les émeutiers, les chiffres de la préfecture me paraissent conformes. (…) Trois mille pilleurs, c’est déjà énormissime. » Les chiffres préfectoraux avaient été qualifiés de « farfelus » par M. Payan, qui a reçu mardi soir la visite du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez.
Puis le magistrat a livré un bilan chiffré des suites judiciaires : 107 personnes ont été interpellées samedi, 70 ont été déferrées, dont 75 % de majeurs. Cinquante personnes ont été jugées en comparution immédiate et 34 étaient placées en détention provisoire. Le procureur a salué une « réaction de la justice très ferme ».
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09:34
A La Réunion, interdiction de l’alcool, des feux d’artifice, des armes et du transport de carburants sur la voie publique
De nouveaux affrontements ont eu lieu à La Réunion dans le quartier du Chaudron, à Saint-Denis, dans la nuit de mercredi à jeudi entre les forces de l’ordre et de « jeunes individus », selon une source judiciaire, qui avaient installé un barrage avec des poubelles en feu. Des policiers ont été pris une nouvelle fois pour cible par des tirs de mortiers d’artifice, déplore le syndicat. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue. Dans trois autres communes de l’île, des feux de poubelles, de broussailles et de véhicules ont également été enregistrés.
Selon la préfecture de La Réunion, les deux dernières nuits ont toutefois été « marquées par une baisse sensible du nombre et de l’intensité des troubles à l’ordre public sur l’ensemble du département ». Durant le week-end dernier, une enseigne de restauration rapide avait été détruite par un incendie volontaire, la façade d’une brigade de gendarmerie visée par un feu, et plusieurs commerces pillés. « Un niveau de violence qui est exceptionnel à La Réunion », constate le préfet de l’île, Patrice Latron. Craignant une nouvelle flambée de violences urbaines le week-end prochain en marge des manifestations de lycéens, d’étudiants et de gilets jaunes, le préfet de La Réunion a pris, jeudi, plusieurs mesures d’interdictions administratives.
Du vendredi 23 octobre 2026 à 18 heures au lundi 26 octobre 2026 à 6 heures, la consommation d’alcool sur la voie publique est interdite. Tout comme la vente, le transport et l’utilisation « d’articles pyrotechniques ». Même chose pour la vente au détail, le port et le transport de carburant et de produits combustibles. « Le port et le transport d’armes à feu, y compris factices ainsi que tout objet pouvant constituer une arme par destination sont interdits », stipule la préfecture.
Des renforts aux forces de l’ordre, avec 68 gendarmes mobiles, ont été envoyés, mercredi, à La Réunion. Des mesures de couvre-feu sont envisagées dans plusieurs communes.
Jérôme Talpin (Saint-Denis (La Réunion), correspondant)
09:32
Nicolas Bessone, procureur de Marseille, dénonce une « casse organisée » lors du week-end dernier
Sur BFM-TV, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, est revenu sur les violences dans cette ville durant le week-end dernier. « L’attaque d’un car de CRS ou l’attaque de la mairie de Marseille font l’objet d’une enquête de plus longue haleine (…). A ce stade, personne n’a été interpellé », alors que seuls des pilleurs ont été jugés.
Le magistrat dénonce une « casse organisée » et « concertée » : « Pour fragiliser les forces mobiles, les premières attaques ont eu lieu dès 5 heures du matin à la société Eurolinks. Ensuite sans aucune raison apparente, nous avons eu des barricades installées sur l’avenue du Prado puis on a eu des attaques coordonnées du poste de police principal, de la CCI et de la mairie de Marseille. Le début des investigations nous démontre qu’il s’agit des mêmes individus, ce n’est pas une agrégation spontanée de manifestants en colère », a-t-il déclaré.
A la suite des violences et pillages survenus dans la cité phocéenne samedi, le maire de la deuxième ville de France s’était interrogé sur la nature des ordres donnés aux forces de l’ordre à Marseille et avait déploré leur nombre, selon lui insuffisant, réclamant « des comptes ». Les forces de l’ordre avaient procédé à 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville, a précisé lundi le parquet.
La préfecture de police a estimé qu’environ 30 000 pilleurs, dont 8 000 « émeutiers », avaient agi samedi au plus fort des violences, nombres qualifiés de « farfelus » par M. Payan qui a reçu mardi soir la visite du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. Ce dernier lui a promis davantage de forces de l’ordre samedi pour encadrer la prochaine manifestation prévue.
09:03
Manuel Bompard réclame « des excuses » à Sébastien Lecornu
Quelques heures avant d’être reçu à Matignon par le premier ministre, au même titre que les autres représentants des partis politiques, le coordinateur national de La France insoumise (LFI) a été interrogé sur ses intentions pour cette réunion, jeudi matin sur BFM-TV. « J’ai des choses à demander au premier ministre. Je vais demander des excuses, des explications et des réponses politiques à la colère de la jeunesse et d’une grande partie du peuple français », a fait savoir Manuel Bompard, annonçant avoir envoyé un courrier au chef du gouvernement.
Le coordinateur « insoumis » réclame « des excuses pour le fiasco de la journée de samedi. A la souffrance des jeunes, il a ajouté par son incompétence et sa stratégie, qui a été celle du pourrissement, la souffrance de commerçants et la souffrance de citoyens qui voient leur mairie incendiée ou dégradés », a poursuivi M. Bompard, ajoutant : « Ça, c’est sa responsabilité. »
Le député des Bouches-du-Rhône attend aussi des excuses de M. Lecornu auprès de son mouvement « parce que depuis plusieurs jours il se livre à une forme de manipulation pour essayer de faire croire que LFI serait responsable de violences que nous avons toujours refusées ».
M. Bompard a aussi été interrogé sur la sortie de Jean-Luc Mélenchon affichant son souhait « de pourrir la réunion » prévue à Matignon cet après-midi. M. Bompard qui représentera LFI souhaite ainsi « parler des sujets » dont Sébastien Lecornu « ne veut pas que l’on parle ». « J’attends que le gouvernement (…) reconnaisse que quand il y a une colère aussi importante dans le pays il faut y apporter des réponses politiques (…). M. Lecornu veut nous enfermer dans un débat qui porte uniquement sur la police », a-t-il regretté, avant de lister les mesures qu’il compte porter : abrogation de Parcoursup, déblocage de 10 milliards d’euros pour l’éducation ou encore l’augmentation des salaires.
08:13 Pour approfondir
Les nombreux débordements intervenus dans plusieurs villes ont provoqué le trouble dans la société mais également au sein de la haute fonction publique. Les représentants de l’Etat se disent « prêts » à assurer leurs responsabilités en cas de nouvelles violences.
08:02
La Thaïlande et la Malaisie déconseillent les voyages non essentiels en France
La Thaïlande recommande à ses ressortissants de reporter les voyages non essentiels vers les pays européens touchés par des manifestations, citant la France, l’Italie et l’Espagne.
La Malaisie conseille également de différer les déplacements non essentiels en France, tout en précisant qu’aucune restriction de voyage n’est en vigueur. Son ambassade à Paris appelle les Malaisiens sur place à la prudence et à la vigilance.
La Chine a, de son côté, recommandé à ses ressortissants se rendant en France de prendre des précautions de sécurité, selon la télévision publique CCTV.
07:47
Emmanuel Macron convoque un conseil de sécurité à l’Elysée jeudi matin
A deux jours d’une nouvelle mobilisation – dont le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, doit dévoiler le dispositif de sécurité dans la journée –, le chef de l’Etat a convoqué jeudi matin à l’Elysée « l’ensemble des services de renseignement », accusés d’avoir mal anticipé les manifestations du 17 octobre.
Du Qatar mercredi, Emmanuel Macron a notamment appelé à la « fermeté » : la « main ne doit pas trembler au sommet de l’Etat », a-t-il prévenu.
06:49
Sébastien Lecornu poursuit les réunions à Matignon
A deux jours d’une nouvelle mobilisation, l’exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, avec plusieurs nouvelles réunions au programme, jeudi.
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, doit recevoir en début d’après-midi les partis politiques, en présence des ministres Laurent Nuñez (intérieur), Gérald Darmanin (justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre.
Dans sa lettre aux présidents des partis pour les convier à Matignon, le premier ministre promet la « transparence » sur « le déroulement » du 17 octobre, y compris les « difficultés rencontrées » afin que « chacun puisse disposer des mêmes éléments d’information ».
Si tous les partis invités devraient être représentés, beaucoup ont dénoncé une « convocation », et certains leaders seront absents. Pour le Rassemblement national, il n’y aura ni Jordan Bardella ni Marine Le Pen. Le parti d’Edouard Philippe, Horizons, sera représenté par Christophe Béchu, le MoDem par Marc Fesneau et non François Bayrou.
Le candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann sera bien présent, pour « dire » ses « désaccords » et ses « solutions », a fait savoir à l’Agence France-Presse un de ses proches.
Autre rendez-vous attendu, jeudi, la réception par Sébastien Lecornu des maires de Paris, Lyon et Marseille, villes particulièrement touchées par les violences, pour tenter de les rassurer avant la mobilisation du 24 octobre.
De son côté, Emmanuel Macron, rentré d’une tournée dans le Golfe, a convoqué à l’Elysée « l’ensemble des services de renseignement », accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre.
06:30 Pour approfondir
« Brillant » mais pas « politique », le ministre de l’éducation, Edouard Geffray, se retrouve sur la brèche
Par Mariama Darame, Sylvie Lecherbonnier, Nathalie Segaunes
Alors que les ministres valsaient, de Jean-Michel Blanquer, à Nicole Belloubet, en passant par Pap Ndiaye, Gabriel Attal et Amélie Oudéa-Castera, Edouard Geffray aura dirigé dans l’ombre cinq ans durant (2019-2024) le ministère de l’éducation nationale, à la tête de la direction générale de l’enseignement scolaire, incarnant une forme de stabilité. Promu Rue de Grenelle il y a un an, ce haut fonctionnaire de 48 ans se retrouve comptable d’un bilan contesté alors qu’a surgi, à la mi-septembre, la crise lycéenne la plus aiguë depuis la réforme avortée, en 2006, du contrat premier embauche (CPE).
05:30 Pour approfondir
Après le 17 octobre, aux comparutions avec reconnaissance préalable de culpabilité : « Déjà sept mentions à votre casier. Arrêtez maintenant, concentrez-vous sur votre vie et votre boulot »
Par Pascale Robert-Diard
Quand on a poussé la porte, le juge s’adressait d’une voix douce au prévenu secoué de tremblements derrière la vitre du box. Il lui donnait le nom d’une association susceptible de l’accueillir. « Vous avez besoin d’aide. La rue, vous ne pouvez pas continuer. » Apatride, l’homme a été arrêté dans une grande surface, dévastée quelques heures plus tôt lors des événements du 17 octobre. Il a tout de suite avoué être venu pour voler. « Vous connaissez Les Misérables ? », a demandé le juge. Le prévenu tremblait toujours. « C’est l’histoire d’une rédemption. C’est possible, vous savez. Bon courage, monsieur. » L’homme a signé avec difficulté le jugement officiel que lui tendait la greffière, selon lequel il acceptait sa peine de douze mois d’emprisonnement avec sursis.
Le 21/10 à 22:52
Bernard Cazeneuve dénonce la « faillite politique » d’Emmanuel Macron
« S’il y a eu faillite, elle est avant tout politique », estime l’ancien premier ministre socialiste, dans un entretien accordé au Figaro. Revenant sur les « gilets jaunes » et les cahiers de doléances « ouverts et aussitôt refermés », puis sur « la décision absurde de la dissolution, qui a plongé la nation dans l’instabilité, alors même que le respect du vote des Français aurait permis une plus grande stabilité parlementaire », Bernard Cazeneuve juge que le président n’est « pas responsable de tout, mais il l’est de l’essentiel », car il a « appuyé sur le bouton de la dissolution ».
De même, il estime que « l’origine » de « la violence extrême et inédite » du 17 octobre « est de nature politique ». Elle renvoie à « la prise en compte des revendications légitimes des lycéens (…). Le temps mis à engager avec eux le dialogue a pu leur donner le sentiment du mépris. Ne pas désamorcer à temps les crises, c’est prendre le risque de les voir s’amplifier », déplore-t-il, jugeant, par ailleurs, que Jean-Luc Mélenchon « est le grand bénéficiaire, avec Marine Le Pen, des choix hasardeux » d’Emmanuel Macron.
Le 21/10 à 21:59
Les rassemblements interdits de jeudi à dimanche matin à Grenoble
La préfète de l’Isère a annoncé l’interdiction de « tout rassemblement, attroupement, manifestation ou cortège de personnes » de jeudi à 6 heures jusqu’à dimanche à la même heure dans un périmètre délimité afin de « préserver l’hypercentre et cette partie du centre de Grenoble qui a été extrêmement durement éprouvée durant cette journée du 17 ».
En revanche, deux manifestations d’étudiants annoncées pour jeudi ne sont « pas interdites, mais elles seront très encadrées », a précisé Catherine Séguin lors d’un point presse mercredi. Elle a, par ailleurs, dit ne pas exclure un couvre-feu samedi.
Plus de 11 000 personnes ont manifesté le 17 octobre à Grenoble, selon la préfecture, qui a fait état « de graves violences » commises en marge des manifestations par « plusieurs groupes d’individus ». Une centaine de commerces ont été touchés, dont 24 pillés, et la journée a donné lieu à « 66 interpellations et 64 gardes à vue », a précisé la préfète. Un immeuble a, par ailleurs, subi d’importants dégâts à cause d’un incendie.
Source: Le Monde · Dorian Jullien, Christophe Sales (service Photo) et Oscar Korbosli
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