De son côté, le ministre délégué auprès du ministère de l’intérieur, Jean-Didier Berger, a annoncé, jeudi sur BFM-TV, que le nombre de policiers et de gendarmes serait, samedi, de « 20 % supérieur » à celui du 17 octobre.

Live animé par Dorian Jullien, Christophe Sales (service Photo) et Oscar Korbosli

Lors d’un conseil de sécurité au palais de l’Elysée, à Paris, le 22 octobre 2026. - TERESA SUAREZ/AP PHOTO
Lors d’un conseil de sécurité au palais de l’Elysée, à Paris, le 22 octobre 2026. TERESA SUAREZ/AP PHOTO

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14:33

Le gouvernement annonce une aide pouvant atteindre 6 000 euros pour les travailleurs indépendants

Le ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou, a annoncé la mobilisation de plusieurs mesures pour les travailleurs indépendants victimes des dégradations de ces derniers jours. Avec l’Urssaf et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants, le gouvernement prévoit « une aide financière exceptionnelle pouvant aller jusqu’à 6 000 €, selon l’ampleur des préjudices subis ».

Les professionnels concernés pourront également bénéficier de « délais de paiement » de leurs cotisations sociales pouvant aller jusqu’à douze mois, sans pénalité ni majoration. « L’Urssaf contactera directement les professionnels concernés et traitera leurs demandes en priorité », a précisé le ministre, estimant qu’il fallait leur permettre de « reprendre leur activité au plus vite ».

14:31 En vidéo

14:26

Un mineur blessé à l’œil à Dijon le 17 octobre, ouverture d’une enquête

Un jeune homme a été blessé à l’œil lors des manifestations contre « la vie chère » à Dijon, samedi, entraînant l’ouverture d’une enquête confiée aux inspections de la police et de la gendarmerie.

Cette enquête, confiée en co-saisine à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale et à l’Inspection générale de la police nationale, devra « déterminer plus précisément le déroulement des faits dénoncés », a expliqué à l’Agence France-Presse le procureur de la République à Dijon, Arnaud Viornery.

Le plaignant a été « blessé à l’œil et à la jambe », a précisé le procureur, ajoutant qu’il n’y avait, pour l’instant, « pas de perte de vue alléguée ».

Ici Bourgogne, qui a révélé l’information, cite un témoin ayant vu le mineur saigner abondamment, vers 17 h 30 samedi, avant d’être emmené par les secours.

La plainte déposée auprès du parquet « parle d’un projectile », a ajouté le procureur, sans pouvoir apporter plus de précisions à ce stade.

14:15 Urgent

La justice suspend l’interdiction de la manifestation prévue par l’Interfac à Paris ce jeudi

La justice administrative a suspendu en urgence l’arrêté de la Préfecture de police de Paris interdisant une manifestation organisée jeudi par l’Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d’assemblées générales d’universités, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille, à partir de 14 heures. Les membres de l’Interfac se rendaient progressivement au lieu de rendez-vous.

14:13 L’essentiel

Emmanuel Macron déclare que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées, réunions à venir à Matignon… Ce qu’il faut savoir en début d’après-midi, jeudi

  • « La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs », a annoncé le chef de l’Etat à l’issue d’une réunion avec les services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre.
  • Lorsque des demandes de manifestations seront « faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets parce que ce n’est pas le moment, parce que [le gouvernement] v[eut] un retour au calme », a insisté le président.
  • Après un premier homme arrêté mardi en Haute-Vienne et soupçonné désormais de tentative de meurtre sur des policiers, un deuxième suspect a été interpellé dans la Creuse dans le cadre de l’enquête sur l’incendie criminel de la mairie de Limoges le 17 octobre.
  • Manuel Bompard réclame « des excuses, des explications et des réponses politiques » à Sébastien Lecornu, quelques heures avant d’être reçu à Matignon par le premier ministre à partir de 14 h 30.
  • Interdiction de « toute manifestation » à Lyon samedi, annonce la préfecture du Rhône. Même arrêté préfectoral pris pour le centre-ville de Nice et de Toulon.

Sur Le Monde aujourd’hui

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13:45

A Nice, toutes les manifestations interdites samedi dans le centre-ville

Le préfet des Alpes-Maritimes interdit samedi 24 octobre, de 8 heures à minuit, « tous les regroupements, cortèges et manifestations revendicatives » dans le centre-ville de Nice, en raison des « risques de troubles à l’ordre public » et des violences et dégradations de commerces survenues la semaine dernière.

Un dispositif de sécurité renforcé sera déployé, avec 650 policiers et gendarmes mobilisés dans le département, dont 450 à Nice, ainsi que des renforts du RAID, de compagnies républicaines de sécurité et des équipes cynophiles.

La préfecture précise que participer à une manifestation interdite est passible d’une amende pouvant atteindre 135 euros. L’organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée constitue, elle, un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

13:28

La Ville de Paris appelle à la vigilance avant les manifestations de samedi

Après les « violences, pillages et dégradations » survenus le week-end dernier, la Ville de Paris appelle les habitants à la « plus grande vigilance » samedi 24 octobre, face aux risques de nouvelles violences par des « casseurs, sans lien avec le mouvement social ».

Elle annonce des mesures préventives dès jeudi pour retirer de l’espace public les équipements susceptibles d’être utilisés pour commettre des dégradations, notamment les barrières et les éléments mobiles des chantiers. Elle invite également les habitants et les commerçants à « rentrer leurs poubelles et leurs vélos, ainsi que leurs terrasses et leur mobilier extérieur dès samedi midi ».

La Ville annonce par ailleurs la mobilisation de « plus de 1 000 agents de la propreté » ce week-end, ainsi que le déploiement d’équipes de médiation. Plusieurs événements prévus dans l’espace public seront annulés, dont des animations de « Mon Premier Festival » dans Paris Centre.

13:26

La préfecture du Loiret interdit la manifestation antifasciste prévue dimanche à Orléans, selon « La République du Centre »

Selon le quotidien, la préfecture du Loiret a interdit la manifestation antifasciste prévue dimanche 25 octobre à Orléans, en marge du congrès du Rassemblement national, qui devrait accueillir 5 000 personnes samedi et 10 000 personnes dimanche.

Samedi, une grosse manifestation est prévue à 10 h 30 au départ du parvis de la cathédrale contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme », à l’appel d’une cinquantaine d’organisations. Après la manifestation, un « village antifasciste », comprenant des stands associatifs et des ateliers, verra passer plusieurs personnalités politiques.

« Mon objectif, c’est de protéger Orléans. Ça ne sera pas la pagaille ici, ça ne doit pas l’être », a assuré Serge Grouard (DVD), le maire d’Orléans, lors d’une conférence de presse. Il a appelé au « bon sens des Orléanais » et dit être inquiet « pour la fin de journée du samedi, la nuit et le dimanche », assurant vouloir « être intraitable avec d’éventuels pilleurs et casseurs ».

13:16

Edouard Philippe réclame l’examen « dans les meilleurs délais » d’un projet de loi sur les polices municipales à l’Assemblée nationale

Edouard Philippe a assuré avoir réclamé à Sébastien Lecornu de remédier « dans les meilleurs délais » à l’« erreur considérable » qu’est selon lui la non-inscription, à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, d’un projet de loi gouvernemental visant à élargir les prérogatives des policiers municipaux.

Le texte, adopté au Sénat en février et approuvé en commission par les députés en avril, doit remodeler la fonction, le contrôle et la formation des 28 000 policiers municipaux et des 600 gardes champêtres – qui exercent un rôle similaire dans les zones rurales. Le cadre juridique fixant actuellement leurs prérogatives, qui date de la loi « Chevènement » de 1999, crée une « situation assez baroque », a dénoncé Edouard Philippe.

Le projet de loi doit notamment autoriser les policiers municipaux à dresser des amendes pour plus d’une quinzaine d’infractions.

Dans le contexte des violences qui ont émaillé les manifestations contre la vie chère dans plusieurs grandes villes le week-end dernier, « il n’est pas question de transformer les polices municipales en compagnies de CRS », a assuré le maire du Havre, très critique de l’action gouvernementale lors de cette mobilisation.

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13:03 Vos questions

Qu’est-ce que l’ultragauche, qu’Emmanuel Macron a, une nouvelle fois, mise en cause ?

Bonjour Anne-Charlotte et A,

A l’origine, l’ultragauche désigne des nébuleuses politiques apparues au XXᵉ siècle à la gauche des partis communistes, comme le conseillisme, un courant politique qui prône l’organisation directe des travailleurs en conseils et rejette les partis politiques. Ces chapelles « refusent d’entendre parler des élections », explique Sylvain Boulouque, historien spécialiste de l’anarchisme et de l’extrême gauche. « L’ultragauche, au départ, représente les groupes à la gauche du PCF qui critiquent la forme des partis politiques et refusent le jeu parlementaire, contrairement à l’extrême gauche. »

Elle rejette non seulement les institutions existantes, mais aussi les formes d’organisation jugées hiérarchiques, y compris les partis et les stratégies électorales. Elle se distingue également par une posture de rupture absolue et privilégie une logique d’affrontement avec les symboles de l’Etat, du capitalisme ou de l’autorité.

Dans le débat public, le terme d’« ultragauche » s’est largement diffusé après l’affaire de Tarnac, en 2008, lorsque plusieurs militants présentés comme appartenant à l’ultragauche sont soupçonnés de sabotage de lignes TGV dans un dossier initialement qualifié de « terroriste ». « C’est un mot-valise popularisé par [la ministre de l’intérieur de l’époque], Michèle Alliot-Marie, après cette affaire », rappelait, en 2017, l’éditeur et spécialiste des mouvements radicaux Serge Cosseron dans Le Parisien.

D’abord utilisé dans un cadre policier pour désigner des groupes d’extrême gauche violents, son usage s’étend ensuite à des réalités plus larges, parfois au-delà de sa définition historique. Le mot introduit ainsi un « sens d’excès » et s’inscrit plutôt dans un registre polémique, précise au Monde Gilles Candar, historien spécialiste des gauches françaises. Il a la particularité d’être « largement rejeté par celles et ceux que l’on désigne ainsi », notait, en 2023, la politiste Isabelle Sommier dans Ouest-France.

Certains responsables politiques mettent aujourd’hui sur le même plan ultragauche et ultradroite, une « fausse symétrie regrettable et dommageable », déplore M. Candar. En matière de violences mortelles, par exemple, l’extrême droite est à l’origine d’un nombre plus important de morts que l’extrême gauche : entre 1986 et 2017, cinq morts sont attribuées à l’ultragauche contre 52 à l’ultradroite, rappelle Mme Sommier dans un entretien au Monde.

Les Décodeurs

12:44

La Préfecture de Paris recommande aux commerçants de renforcer leur sécurité, affirme le Medef

Le Medef a relayé, mercredi, des recommandations de la Préfecture de police aux commerçants et entreprises, en prévision d’une manifestation étudiante et lycéenne prévue jeudi à Paris, entre l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13ᵉ arrondissement, et la place de la Bastille.

Une banque vandalisée lors des manifestations du 17 octobre, à Paris, le 21 octobre 2026.
Une banque vandalisée lors des manifestations du 17 octobre, à Paris, le 21 octobre 2026.

La préfecture invite les commerçants à prendre « les précautions les plus complètes possibles », notamment en recourant à « des agents de sécurité privée, le cas échéant accompagnés d’équipes cynophiles », et en vérifiant « les systèmes d’alarme et de vidéoprotection ».

Elle recommande aussi d’« avancer la fermeture, voire ne pas ouvrir pendant la durée de la manifestation et la soirée qui suit », si l’établissement est exposé, de « baisser les rideaux métalliques » et de mettre à l’abri les marchandises et objets susceptibles d’être dégradés. En cas de troubles, les commerçants sont invités à « rester à l’intérieur », à ne pas s’interposer et à composer le 17 ou le 112.

12:38

Le chef de l’Etat dénonce une volonté de l’ultragauche de « faire tomber la République »

Reconnaissant « des défauts d’anticipation et [des] éléments de surprise » samedi et dimanche, dans certaines villes, lors des violences en marge des manifestations, Emmanuel Macron décrit « des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République (…) avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification », renouvelant les accusations de l’exécutif visant cette mouvance. Aussi, le chef de l’Etat déplore « des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté, mais qui ne sont pas de la même nature ».

Emmanuel Macron, lors d’un conseil de sécurité au palais de l’Elysée, à Paris, le 22 octobre 2026.
Emmanuel Macron, lors d’un conseil de sécurité au palais de l’Elysée, à Paris, le 22 octobre 2026.

Pour rappel, sur les 557 gardes à vue après les violences et pillages commis à Paris, 300 personnes ont « comparu devant un magistrat » et aucune n’a « revendiqué un mobile de quelque nature politique qu’il soit », avait relevé mardi soir la procureure de Paris Laure Beccuau.

Enumérant les différentes réponses sécuritaires mises en place par les préfets (couvre-feux, interdiction de rassemblement, etc.) et les suites judiciaires dénombrant « plusieurs milliers de gardes à vue, évidemment plusieurs centaines de personnes incarcérées », le président de la République aborde aussi les discussions politiques pour tenter de sortir de la crise.

Il met en avant la rencontre entre le gouvernement et les partis politiques, et un autre échange entre les maires de Paris, Lyon et Marseille avec Sébastien Lecornu, tous deux ce jeudi après-midi. « Et, lundi prochain, conformément à ce qui a été dit dimanche soir, le premier ministre et le gouvernement réuniront les organisations lycéennes, étudiantes, les enseignants, les organisations syndicales, les organisations patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires », alors que la crise lycéenne a éclaté depuis plus d’un mois.

12:31

Emmanuel Macron assume l’interdiction de certaines manifestations dans les prochains jours, pour rétablir le « calme »

« La doctrine qui a été arrêtée de manière très claire, c’est que partout où il y a une volonté de manifester, de se regrouper, [les demandes qui sont faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela] seront interdites par les préfets », a déclaré Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion à l’Elysée avec les services de renseignement. Le chef de l’Etat a justifié cette décision par la nécessité de protéger « nos centres-villes, et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics ».

Les demandes déposées par les organisations syndicales seront, elles, examinées par les préfets, qui leur proposeront « des tracés alternatifs ». « Les règles sont simples (…) : c’est qu’il n’y ait pas de manifestations dans les jours à venir », a insisté Emmanuel Macron. Le président a également annoncé qu’un conseil de défense se réunirait vendredi sous son autorité afin de prendre « des décisions supplémentaires », alors que les forces mobiles sont « très fortement sollicitées ».

12:27 Urgent

Paris | La Préfecture de police a validé le parcours de la manifestation du samedi 24 octobre entre Bastille et Nation

La manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l’initiative notamment de la CGT, « pourra se tenir » samedi, a expliqué, jeudi, la préfecture de police.

Deux parcours de manifestation avaient été déclarés, a précisé la préfecture, qui précise que celui du collectif étudiant Interfac et de plusieurs « gilets jaunes », reliant Bastille à la place de l’Opéra, « fera l’objet d’un arrêté d’interdiction ».

12:25 Urgent

Emmanuel Macron prend la parole à l’issue d’un conseil de sécurité avec les services de renseignement et le gouvernement

Emmanuel Macron, aux côtés du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, et du premier ministre, Sébastien Lecornu, lors d’un conseil de sécurité au palais de l’Elysée, à Paris, le 22 octobre 2026.
Emmanuel Macron, aux côtés du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, et du premier ministre, Sébastien Lecornu, lors d’un conseil de sécurité au palais de l’Elysée, à Paris, le 22 octobre 2026.

12:08 L’essentiel

La carte des couvre-feux et des interdictions de manifester en France en temps réel

La préfecture du Rhône a interdit « toute manifestation » samedi à Lyon, après les violences et les pillages en marge des mobilisations du samedi 17 octobre dans l’hyper-centre. A Paris, la préfecture de police a pris un arrêté interdisant les rassemblements et manifestations dans certains secteurs de la capitale jeudi de 8 heures à 20 heures.

Les manifestations seront interdites dans les centres-villes de Rouen et du Havre samedi entre 9 heures et 20 heures, a décidé la préfecture de Seine-Maritime. A Rouen et Elbeuf, autre ville du département, « une trentaine d’enseignes commerciales » avaient été prises pour cible, du mobilier urbain détruit et des incendies allumés sur la voie publique.

Dans le sud de la France, à Toulon, les « manifestations, cortèges, défilés et rassemblements à caractère revendicatif » seront interdits dans le centre-ville samedi de 11 heures à 23 h 59, a annoncé le préfet du Var, Simon Babre.

12:03 Pour approfondir

Les responsables de sept syndicats de salariés étaient reçus par le premier ministre, Sébastien Lecornu, mercredi. Ils réclament des mesures sur le pouvoir d’achat, qu’ils veulent voir figurer dans le budget pour 2027.

Pour les syndicats, la réponse de Matignon n’est « pas à la hauteur », la CGT appelle à « généraliser la grève » du 5 novembre

Par Bertrand Bissuel

Insatisfaits et plus que jamais déterminés à descendre dans la rue. A l’issue de leur rencontre, mercredi 21 octobre, avec le premier ministre, Sébastien Lecornu, les responsables de sept syndicats de salariés ont exprimé leur dépit, estimant que le rendez-vous n’avait fourni aucun élément tangible, ou presque, à leurs préoccupations – en particulier celles liées au pouvoir d’achat. Tous ceux qui, au début d’octobre, avaient appelé à manifester et à faire grève le 5 novembre ont confirmé la journée de mobilisation, en veillant à ce qu’elle soit la plus massive possible.

11:56 Vos questions

Bonjour Totop,

Oui, c’est légal, sous certaines conditions. L’article L. 211-4 du Code de la sécurité intérieure prévoit qu’une manifestation peut être interdite par arrêté si l’autorité compétente estime qu’elle est susceptible de troubler l’ordre public. Cette interdiction doit toutefois être nécessaire et proportionnée aux risques encourus. Elle peut être contestée en urgence devant le juge administratif.

11:44

A Bordeaux, la police autorisée à filmer dans un périmètre défini jusqu’à 20 heures

La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a autorisé, jeudi, la police nationale à capter, enregistrer et transmettre des images à Bordeaux, de midi à 20 heures. La mesure concerne un périmètre délimité comprenant les quais Richelieu et Sainte-Croix, les rues de Turenne, Georges-Mandel, Fondaudège et Judaïque, ainsi que les cours du Maréchal-Juin.

Périmètre géographique concerné par la captation d’images par drone, le 22 octobre 2026, de midi à 20 heures.
Périmètre géographique concerné par la captation d’images par drone, le 22 octobre 2026, de midi à 20 heures.

11:35 Pour approfondir

Leïla, Inès et Nino ont 17, 16 et 15 ans. Au début d’octobre, ils ont passé une nuit en garde à vue pour leur implication dans le mouvement lycéen. Ils racontent au Monde comment ils ont été arrêtés, parfois brutalement, mais aussi leurs revendications, leurs espoirs et leurs inquiétudes.

Source: Le Monde · Dorian Jullien, Christophe Sales (service Photo) et Oscar Korbosli

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