Du Qatar, où il achève une tournée de trois jours dans le Golfe, Emmanuel Macron a, lui, jugé les commentaires étrangers « inacceptables » et « stupides » et dénoncé les « dirigeants qui font campagne sur le dos » de la France.
Live animé par Dorian Jullien, Christophe Sales (service Photo) et Charlotte Herzog
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14:28
Sur les 557 gardes à vue après les violences et pillages commis à Paris, 433 concernent des majeurs, annonce le parquet
Parmi ces majeurs – qui représentent 78 % des effectifs gardés à vue, le ministère public dénombre mercredi « 108 gardes à vue pour des groupements en vue de commettre des dégradations ou des violences », « 244 pour des atteintes aux biens », « 45 pour des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », « 7 pour des atteintes aux personnes » et « 29 autres infractions ».
« Environ 60 % » des gardes à vue ont débouché sur un défèrement : « 113 convocations à l’audience sur procès-verbal avec réquisitions de placement sous contrôle judiciaire », « 53 comparutions immédiates », « 30 en vue d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité », « 41 en vue d’une ouverture d’information judiciaire », « 16 devant le délégué du procureur » et « 11 en ordonnance pénale ».
« Environ 10 % » des gardes à vue ont conduit à des convocations : « 19 à l’audience par officier de police judiciaire », « 12 ordonnances pénales », « 3 mesures de composition pénale » (autres possibilités aux poursuites) et « 7 devant le délégué du procureur ». Le reste a été classé sans suite.
14:15 L’essentiel
Le point sur la situation, mercredi 21 octobre, en début d’après-midi
- Emmanuel Macron a assuré que les mesures prises depuis le début de semaine, telles que les couvre-feux localisés, ont permis de « retrouver le calme ». Il a promis de faire preuve de « fermeté » pour éviter « un retour de ces scènes inacceptables ».
- Le chef de l’Etat a jugé que la situation « ne requier[ait] pas d’état d’urgence » à ce stade. M. Macron a annoncé qu’il tiendrait jeudi matin « une réunion avec l’ensemble des services de renseignement, le premier ministre et les ministres concernés pour avoir un compte rendu détaillé de tout ce qui s’est passé ».
- Le garde des sceaux, Gérald Darmanin, a fait état de 2 500 gardes à vue à la suite des violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre, parmi lesquelles 917 personnes déférées avec poursuite pour être jugées en comparution immédiate.
- La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a estimé, à l’issue d’une réunion à Matignon, que le premier ministre n’avait annoncé « aucune mesure » aux revendications des travailleurs et lycéens, et a appelé à un « nouveau cap » dans la mobilisation.
- Un représentant de la coordination des « gilets jaunes » du 17 octobre a annoncé avoir déposé une déclaration en préfecture pour manifester samedi 24 octobre à Paris, de la place de la Bastille à l’Opéra, une semaine après une journée contre la « vie chère » marquée par des violences et des pillages.
13:58 Pour approfondir
L’éditorial du « Monde » | A l’étranger aussi, l’image ternie d’Emmanuel Macron
La mobilisation sociale et les violences du 17 octobre constituent une aubaine pour les adversaires de la France. Le jeune président de 2017 qui avait séduit les Européens voit son bilan reconsidéré dans la dernière ligne droite de son second mandat.
A l’étranger aussi, l’image ternie d’Emmanuel Macron
A un peu plus de six mois de la fin du mandat du président de la République, le crédit qui lui a longtemps été accordé s’efface, de la scène internationale cette fois. Déjà largement démonétisé dans son propre pays, Emmanuel Macron voit désormais son image ternie dans le monde, en raison des violences du 17 octobre qui ont entouré les manifestations contre la vie chère. La presse européenne, stupéfaite, découvre que la perte de contrôle des autorités françaises dans des rues livrées au chaos s’ajoute désormais à celle d’une dette qui l’alarmait déjà. Le 17 octobre est présenté comme l’acte de décès d’une aventure singulière et personnelle.
13:46 À retenir
Unités de maintien de l’ordre, forces Sentinelle, GIGN, RAID et BRI… Quel dispositif de sécurité pour samedi ?
Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, détaillera le dispositif jeudi. Mais à ce stade, selon le ministère, trois types de mesures sont prévues :
- Interdiction « des manifestations porteuses de troubles »
Il s’agit des « manifestations non déclarées et porteuses de troubles », mais également « des manifestations déclarées lorsque l’organisateur ou le service d’ordre ne permet pas d’avoir l’assurance que la manifestation ne dérapera pas ».
- Déploiement des militaires de la force Sentinelle
Ils seront « déployés en substitution des forces de sécurité intérieure » et seront « principalement affectés à des missions de sécurisation statique », afin de « dégager des policiers et des gendarmes pour les missions de maintien de l’ordre ».
- Renforcer « les moyens et adapter la doctrine »
Les services de renseignement estiment que « des mouvements de casseurs extrêmement mobiles, y compris d’ultragauche, sont possibles samedi ». En conséquence, selon Beauvau, il faut « renforcer le volume d’effectifs disponibles et les unités déployées » comme lors des émeutes urbaines qui avaient éclaté après la mort du jeune Nahel, en juin 2023.
Seront donc mobilisés samedi « le GIGN, la BRI et le RAID, ainsi que les hélicoptères, les Centaure [blindés de la gendarmerie] et les engins lanceurs d’eau ». La doctrine du maintien de l’ordre sera samedi « plus axée sur la réactivité et la mobilité pour aller chercher les groupes épars très mobiles et éclater le dispositif », selon le ministère de l’intérieur. A ces mesures s’ajoutent la possibilité pour les préfets de décréter des couvre-feux partiels comme c’est le cas dans plusieurs villes depuis lundi.
13:30
Sophie Binet appelle à une grève générale à partir du 5 novembre
Au sortir de la réunion à Matignon, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, déclare : « l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais. La CGT avec l’intersyndicale appelle à la mobilisation la plus large possible le 5 novembre. Nous appelons (…) à des assemblées générales partout, sur tous les lieux de travail, pour généraliser la grève le 5 novembre et après ».
Elle dénonce « aucune prise en compte de [leurs] revendications ». « Les ministres nous ont donné des esquisses de choses, rien de précis, le ministre du travail a dit nous recevoir prochainement sur le pouvoir d’achat », mais sans « aucune annonce précise », a-t-elle déploré. Samedi, la CGT sera présente dans la rue « pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se mobiliser, pour protéger les jeunes et les travailleurs et travailleuses qui souhaitent se mobiliser (…) », a-t-elle également annoncé.
Sur Le Monde aujourd’hui
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13:00
Le gouvernement annonce des aides aux commerces dégradés
Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour soutenir les commerces touchés par les « violences urbaines » des 17 et 18 octobre. Ces dégradations ont causé des dommages importants à « plusieurs milliers de commerces à travers la France », selon le communiqué.
Pour préserver les emplois, les entreprises contraintes de réduire ou de suspendre leur activité pourront bénéficier d’une prise en charge intégrale de l’activité partielle par l’Etat, « sans reste à charge pour les employeurs ». Les salariés empêchés de travailler percevront une indemnité correspondant à 60 % de leur rémunération brute, ou 100 % pour ceux qui sont payés au smic. Les entreprises sinistrées pourront aussi reporter jusqu’à douze mois le paiement de leurs cotisations patronales dues au titre des trois prochains mois.
Pour répondre aux difficultés de trésorerie, « Bpifrance proposera un prêt à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros sur trois ans ». Les commerçants pourront également demander un étalement de leurs charges fiscales, « sans frais ni majoration ».
Les chambres de métiers et de l’artisanat ont, de leur côté, activé leur fonds de solidarité, qui permet d’accorder une « aide d’urgence jusqu’à 1 500 euros ». Un fonds spécifique doit, en outre, soutenir les entreprises de moins de 50 salariés ayant subi des dommages importants et une perte d’activité, au moyen d’une aide forfaitaire calculée en fonction de leur chiffre d’affaires.
Le gouvernement appelle enfin les acteurs économiques à accompagner les professionnels sinistrés. Les assureurs se sont engagés à traiter en priorité les situations les plus sensibles, avec un délai de déclaration porté à trente jours et le versement d’« acomptes immédiats ».
12:51 Urgent
Gérald Darmanin dénombre environ 2 500 gardes à vue et 174 incarcérations
En visite à Marseille, où le maire, Benoît Payan, s’était interrogé quant à la nature des ordres donnés aux forces de l’ordre et avait déploré leur nombre, le garde des sceaux, Gérald Darmanin, fait état de 2 500 gardes à vues à la suite des violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre, parmi lesquelles 917 personnes déférées avec poursuite pour être jugées en comparution immédiate, dont le nombre « a doublé, voire triplé ». Un « chiffre tout à fait impressionnant », se félicite le ministre de la justice.
« Tous les dépôts [des tribunaux] sont pleins », a-t-il poursuivi, ajoutant que « la justice [était] rendue avec fermeté », avec 174 incarcérations prononcées. De plus, le ministre évoque la mise en place d’un « circuit dédié d’exécution des peines (…), [pour] que les gens exécutent leurs peines dans six mois, dans un an, dans deux ans, mais le plus rapidement, voire immédiatement ».
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12:35
« J’ai essayé de faire des choses bien, peut-être que je n’ai pas assez bien fait », reconnaît le chef de l’Etat, interrogé sur la jeunesse
Appelant à « plus de transparence » de Parcoursup, la plateforme d’orientation au cœur des revendications des lycéens, Emmanuel Macron « pense qu’il faut entendre ce qui est dit sur l’angoisse qui existe », énumérant une génération marquée par les attentats, le Covid, les bouleversements sur l’emploi liés à l’intelligence artificielle, la guerre en Ukraine et la crise climatique.
« Il faut l’entendre, il faut l’accompagner, il faut essayer de faire de notre mieux. J’ai essayé de faire de mon mieux ces dernières années et peut-être que j’ai essayé de faire des choses bien, peut-être qu’il y en a que je n’ai pas assez bien fait », a-t-il conclu.
12:35
Emmanuel Macron estime que les Français vont avoir « le juste retour » des volumes sécurisés de gazole dans le Golfe
Le président de la République a affirmé que les Français allaient avoir « le juste retour » des volumes de gazole dont il a obtenu la sécurisation lors de son actuelle tournée dans le Golfe. La France a également sécurisé auprès du Qatar pour « la période hivernale l’équivalent de 2 térawattheures par mois de gaz naturel liquéfié », a-t-il déclaré.
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12:24
« Tout ce qui permet de retrouver le calme depuis lundi n’a pas besoin de l’état d’urgence », dit Emmanuel Macron, sans pour autant exclure la possibilité de le décréter
Alors que l’état d’urgence n’a pas été décrété après les violences du week-end, Emmanuel Macron assure que « tout ce qu[’il a] dit, et qui permet d’ailleurs de retrouver le calme depuis lundi, n’a pas besoin de l’état d’urgence », listant, notamment, les décisions préfectorales de couvre-feux et d’interdictions de rassemblement prononcées, ainsi que les enquêtes portant sur les auteurs présumés de violences.
« Donc, tout ça ne requiert pas l’état d’urgence. Evidemment, si la situation le justifiait, il pourrait être pris. Mais l’objectif que nous poursuivons, c’est un retour au calme par la fermeté, par les mesures d’ordre et, pour les demandes légitimes, par le dialogue. »
12:16
« J’assume totalement d’avoir maintenu ce qui était prévu », assure le président, en déplacement au Moyen-Orient
Pour s’être rendu au Moyen-Orient malgré les violences du week-end, le chef de l’Etat a été critiqué par plusieurs politiques, notamment l’ancien président de la République François Hollande et l’ancien chef du gouvernement Edouard Philippe. Emmanuel Macron a défendu son agenda : « J’assume totalement d’avoir maintenu ce qui était prévu. »
M. Macron, se défendant de toute absence, a « exprimé [s]a forte réprobation ». « J’ai eu des comptes rendus qui m’ont été faits. J’ai réuni un premier ministre et les ministres compétents. J’ai pris des décisions, donné des instructions, je me suis exprimé dimanche soir directement aux Français », a-t-il énuméré, avant de revendiquer son action au Moyen-Orient : « Ce que nous faisons ici est important pour nos compatriotes, donc j’ai décidé de le maintenir. D’abord, parce qu’il ne doit pas y avoir de fébrilité. La main ne doit pas trembler au sommet de l’Etat. Ensuite, parce que nous avons besoin de ce que nous sommes en train de faire pour les Français (…). Donc, j’assume totalement d’avoir maintenu ce qui était prévu. »
12:01 Urgent
Emmanuel Macron dénonce « des dirigeants qui font campagne sur le dos de la France »
Interrogé sur la présence ou non d’éléments liés à une ingérence étrangère lors du week-end, Emmanuel Macron a répondu : « Pour moi, il n’y a pas d’ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés. Par contre, il y a une manipulation étrangère de l’information à la suite, qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers. »
Il a mis en cause des images générées par intelligence artificielle, ainsi que « des gens qui ont expliqué [que la France] avait été envahi[e] par des hordes de migrants et d’islamistes, ce qui est totalement faux ».
Alors qu’un journaliste demandait si Donald Trump était visé, Emmanuel Macron a répondu : « Entre autres. Dans ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l’aime pas. »
« Donald Trump n’aime pas la France ? », interroge un autre journaliste.
« Force est de le constater (…). Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne, dans la région ou de l’autre côté de l’Atlantique, qui, parfois avec crédulité, reprennent ce qu’il y a dans l’intelligence artificielle ou qui relaient ce qu’évidemment des sphères veulent faire croire de ce qui s’est passé en France, ils font campagne sur notre dos, donc on n’a pas besoin de ça », a répondu le chef de l’Etat, qui dénonce des « commentaires inacceptables autant que stupides ».
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11:51 Urgent
Emmanuel Macron : « Les gens qui veulent faire le désordre dans les centres-villes samedi prochain seront empêchés de faire du désordre »
« Il s’est passé samedi dernier des choses inacceptables dans plusieurs villes du pays », a déclaré le président de la République à Doha, au Qatar, à l’issue de sa tournée de trois jours dans le Golfe, destinée notamment à sécuriser des approvisionnements en carburant. « J’ai constaté ce qui s’était passé, j’ai demandé des clarifications et j’ai donné une feuille de route », a-t-il dit.
Emmanuel Macron appelle à la « fermeté » et ajoute que « les gens qui veulent faire le désordre dans les centres-villes samedi prochain, seront empêchés de faire du désordre (…). En démocratie, il n’y a rien qui justifie la violence ». Le chef de l’Etat a également annoncé une réunion avec les services de renseignement à propos du week-end passé et de l’anticipation des mobilisations.
11:13 Vos questions
Bonjour,
Nous en avons parlé, hier midi.
Lundi, environ 500 personnes, selon les organisateurs, se sont réunies vers 20 heures en soutien aux commerçants. Le rassemblement, qui se voulait apolitique, s’est tenu place Bellecour « avant l’entrée en vigueur du couvre-feu, avec la présence d’élus en écharpe », rappellent les services de l’Etat, et s’est dispersé « de manière à [le] respecter ». Mais, rapporte, mardi, la préfecture, « au moment de la dispersion, des individus identifiés a posteriori comme appartenant à l’ultradroite se sont alors constitués en groupe après s’être mêlés de manière insidieuse au rassemblement pour le récupérer ». Dans une déclaration envoyée à la presse, le préfet du Rhône, Etienne Guyot, s’est dit « furieux de cette volonté de récupération ».
De son côté, le maire de Lyon, Grégory Doucet, « condamne fermement » l’action du groupe d’ultradroite « et les slogans haineux qui y ont été scandés ». « Alors que Lyon traverse des moments difficiles, nous avons besoin d’apaisement, pas de nouvelles tensions », a déclaré l’élu écologiste dans un communiqué. Il précise avoir redemandé au préfet « d’appliquer le plus rigoureusement les règles de l’Etat de droit », et avoir « sollicité le ministre de l’intérieur pour qu’il garantisse l’ordre républicain ».
Selon une vidéo diffusée par le site Lyon Capitale, le cortège d’ultradroite marchait en scandant notamment « La rue, la France nous appartient » ou encore « La racaille en prison ». Une autre vidéo sur les réseaux sociaux montre la tête du groupe tenant une banderole « Anticasseurs Lyon » et « Doucet démission », qui avait été vue sur une grille lors du rassemblement de soutien, et aussi un drapeau tricolore barré d’une croix celtique, symbole de groupuscules d’ultradroite. Le groupe s’est ensuite dirigé vers la sortie du périmètre du couvre-feu, et s’est dispersé vers 21 heures en dehors de la zone prescrite, selon les éléments de la préfecture.
Le préfet assure qu’il « n’acceptera aucune expression qui tombe sous le coup de la loi parce qu’elle constituerait un appel à la haine et tout attroupement qui générerait un trouble à l’ordre public ».
11:04 Pour approfondir
Le terme utilisé par Emmanuel Macron pour désigner les auteurs de violences lors de la journée de mobilisations du 17 octobre a une très riche histoire politique depuis la Révolution française.
11:01
Le parquet de Lyon assure qu’aucun ordre d’arrestation de Raphaël Arnault (LFI) n’a été ordonné
Dans un communiqué, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, « dément l’information diffusée le 20 octobre 2026 portant sur une tentative d’interpellation du député Raphaël Arnault », déclarant que ni le ministère public ni les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Lyon n’ont ordonné l’interpellation du député « insoumis ».
Mardi, La France insoumise assurait que la police a essayé d’arrêter l’élu, fondateur de la mouvance antifasciste de la Jeune Garde. Il « aurait été la cible d’une tentative d’interpellation policière planifiée sur les quais de la gare de Lyon, à la descente de son train » dans la matinée, faisait part le groupe parlementaire de LFI. « Celle-ci n’aurait échoué qu’en raison d’une erreur de la police quant à la rame dans laquelle voyageait le député “insoumis”, totalement ignorant de ce projet. »
10:54 En vidéo
10:30
La réunion à Matignon entre les syndicats, les forces de l’ordre et le gouvernement doit commencer
Sébastien Lecornu préside une réunion, dont le début est prévu pour 10 h 30, entre les syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA et FSU, les policiers et les gendarmes, à laquelle participent également David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics, Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités, Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale, et Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur.
10:19
Serge Papin, ministre du commerce, assure que « les commerçants peuvent avoir confiance dans le rétablissement de l’ordre pour le 24 »
« Je dis aux commerçants qui nous écoutent ce matin, ils peuvent avoir confiance dans le rétablissement de l’ordre pour le 24 [octobre, samedi] », a lancé Serge Papin, le ministre du commerce, sur BFM Business, après les pillages et dégradations du 17 octobre. Environ 3 000 commerces ont été pillés et dégradés en France samedi, en marge des manifestations contre la vie chère. Et une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce samedi.
« C’est ce que me disent tous les commerçants, ils me disent “mais on veut bien reconstruire, on veut bien rouvrir” (…) mais ils se disent “est-ce que si le 24 ça se reproduit, on est très très inquiets” », a rapporté Serge Papin. « Je comprends leur inquiétude », a-t-il ajouté, soulignant que « là, on change d’échelle. Il y a l’expérience du 17 avec ce déferlement de violence qui n’était pas, il faut le dire, anticipé à cette hauteur-là ».
Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que le maintien de l’ordre pour samedi serait revu par rapport au 17 octobre, en matière de moyens, volume, forces engagées, mais aussi réactivité et mobilité. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a lui promis un dispositif policier « massif ». Un représentant de la coordination des « gilets jaunes » du 17 octobre a annoncé avoir formellement déposé une déclaration pour manifester samedi à Paris.
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10:19 Pour approfondir
Entrent dans le box les deux premiers prévenus jugés pour vol, interpellés au cours de la nuit du 17 au 18 octobre au stand Louis-Vuitton du grand magasin Printemps. L’un portait une paire de baskets dont l’antivol était encore accroché et une veste de la même marque, encore étiquetée. Les caméras de vidéosurveillance ont saisi l’autre en train d’essayer un pull.
Le premier est père de cinq enfants, il travaille en intérim dans le bâtiment, le second, cariste chez Amazon, est père de deux enfants. Ils ont chacun un casier judiciaire. La procureure a requis contre eux dix-huit mois de prison ferme et leur maintien en détention.
Mobilisation du 17 octobre : lors des comparutions immédiates, le défilé des auteurs présumés des pillages devant des juges sous pression
Par Jérémie Pham-Lê, Pascale Robert-Diard, Gilles Rof, Richard Schittly
Ils, et quelques rares elles, ont été interpellés lors des pillages de la journée et de la nuit du 17 octobre. Tout juste sortis des geôles des commissariats, les voilà projetés en pleine lumière, mardi 20 octobre, dans le box des salles d’audience de Paris, Lyon et Marseille, pour être jugés en comparution immédiate.
Source: Le Monde · Dorian Jullien, Christophe Sales (service Photo) et Charlotte Herzog
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