Le « Wall Street Journal » a rapporté que, selon des responsables américains, le président républicain avait appelé Elon Musk, mercredi, pour lui demander de lever le bridage du système. L’Ukraine avait fait état de limitations dans sa capacité de connexion à ce service crucial dans la guerre contre la Russie.

Un artilleur de l’armée ukrainienne installe un système d’accès à Internet par satellite Starlink sur une position, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 16 octobre 2026. - STRINGER/REUTERS
Un artilleur de l’armée ukrainienne installe un système d’accès à Internet par satellite Starlink sur une position, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 16 octobre 2026. STRINGER/REUTERS

Posez votre question à la rédaction :

02:34

La Finlande consolide son soutien à l’Ukraine

Le premier ministre finlandais, Petteri Orpo, a rencontré, jeudi à Kiev, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

« Aujourd’hui, la Finlande a annoncé un nouveau programme de soutien à l’Ukraine et a conclu des accords qui renforcent notre coopération. Sept documents ont été signés, pour un montant total d’environ 300 millions d’euros », a déclaré M. Zelensky.

Le premier ministre finlandais a précisé un plan de soutien de 10 millions d’euros, dont 5 seront versés « au Fonds de soutien à l’énergie pour l’Ukraine et 2 millions d’euros supplémentaires pour l’aide humanitaire en prévision de l’hiver ».

« En matière de défense, la Finlande continuera d’apporter à l’Ukraine une assistance militaro-technique substantielle ainsi qu’un soutien à la formation militaire », a ajouté M. Orpo.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky (à droite), et le premier ministre finlandaIs, Petteri Orpo, à Kiev, le 22 octobre 2026.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky (à droite), et le premier ministre finlandaIs, Petteri Orpo, à Kiev, le 22 octobre 2026.

Le 23/10 à 01:08

Donald Trump affirme qu’Elon Musk a relancé son réseau satellitaire Starlink pour l’Ukraine

Donald Trump a affirmé qu’Elon Musk avait relancé son réseau Internet satellitaire Starlink, crucial pour l’Ukraine dans la guerre contre la Russie, après que Kiev a fait état de limitations dans sa capacité de connexion au système.

« Je ne veux pas faire de commentaires sur le fait que j’ai appelé ou que quelqu’un d’autre a appelé – ça ne change rien. Ce qui compte, c’est qu’il l’a relancé », a déclaré le président américain à propos d’Elon Musk, fondateur de Space X, l’entreprise qui déploie Starlink et sa déclinaison militaire Starshield.

Ces déclarations de Donald Trump interviennent après la publication d’un article du Wall Street Journal rapportant que, selon des responsables américains, le président républicain a appelé Elon Musk mercredi pour lui demander de lever le bridage de Starshield.

Le quotidien ajoute que des responsables ukrainiens et américains lui ont rapporté que « le système fonctionnait de manière plus normale jeudi, peu après leur conversation ». Toutefois « certains responsables ukrainiens » ont précisé qu’il « n’était pas pleinement rétabli ».

Kiev s’est plaint de restrictions de connexion à Starshield que l’armée ukrainienne utilise en particulier pour ses drones intercepteurs et ses frappes à moyenne portée contre des territoires occupés par la Russie. La Commission européenne avait appelé, mercredi, SpaceX à « rétablir d’urgence » le plein accès pour l’Ukraine.

Dans un premier temps, Elon Musk avait suggéré que le gouvernement américain – et en dernier ressort Donald Trump – était décideur pour limiter les services de Starshield, mais les autorités américaines ont rejeté ces allégations.

Donald Trump avait affirmé, dès vendredi, qu’il n’avait pas donné l’ordre de brider Starshield. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, a réaffirmé quelques jours plus tard que « le président [n’avait] rien à voir avec les décisions prises par Starlink et Starshield et par M. Musk ». Le ministre de la défense, Pete Hegseth, a également assuré que le Pentagone n’avait donné « aucune directive » à ce sujet.

Le 22/10 à 22:35

Volodymyr Zelensky estime que la Russie n’a pas « changé d’attitude »

« Presque immédiatement après une nouvelle série de pourparlers, la Russie a lancé une attaque ciblée. Cela signifie qu’il n’y a pas eu de véritable changement dans son attitude face à tout ce qui se passe », a estimé Volodymyr Zelensky.

La nuit dernière en Ukraine, 21 missiles balistiques et plus de 200 drones russes ont visé plusieurs régions dont la capitale, Kiev, endommageant notamment des installations énergétiques et faisant au moins deux morts et 34 blessés.

Dans un autre message, le président ukrainien a accusé Moscou d’avoir « utilisé trois missiles balistiques à ogives à fragmentation contre Kiev » et de « tirer parti du ralentissement des livraisons » de moyens antiaériens de la part des alliés de l’Ukraine.

La Russie a, de son côté, rapporté avoir abattu au cours de la nuit au moins 808 drones ukrainiens au-dessus d’une vingtaine de régions et de la Crimée annexée, qui ont fait plusieurs blessés.

Le 22/10 à 21:54 Urgent

Vladimir Poutine se dit prêt à reprendre les négociations avec l’Ukraine et les Etats-Unis en vue « d’un accord final »

La Russie est prête à reprendre des négociations tripartites avec l’Ukraine et les Etats-Unis, mais en vue d’un accord de paix définitif et non d’un cessez-le-feu « court », a déclaré jeudi son président Vladimir Poutine.

« Le but de ces discussions sera de traiter la question des garanties de sécurité à la fois pour l’Ukraine et pour la Russie (…) dans le cadre d’un accord final, et non après une espèce de courte pause dans les combats », a dit le dirigeant à un journaliste de la télévision d’Etat.

Le 22/10 à 19:00

Sept pays réunis vendredi à Istanbul pour discuter de la guerre

Les chefs de la diplomatie de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, du Pakistan et de l’Egypte se réuniront vendredi à Istanbul, pour évoquer les « solutions à la guerre Russie-Ukraine », selon une source diplomatique turque s’étant adressée à l’Agence France-Presse.

La Turquie, qui entretient des relations avec Moscou comme avec Kiev, cherche à jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Ankara avait soumis en septembre à la Russie et à l’Ukraine un protocole d’accord visant à mettre fin aux attaques contre les navires de commerce en mer Noire, attribuées aux deux belligérants.

Cette initiative n’a pas abouti, tandis que les attaques de drones se sont multipliées depuis le début du mois au large de la Bulgarie et de la Roumanie.

L’OTAN avait annoncé mardi le déploiement de moyens supplémentaires en mer Noire.

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Le 22/10 à 15:39

Le relâchement de la pression convainc Vladimir Poutine « que ses objectifs sont réalisables », déplore Volodymyr Zelensky

« Il est évident que la Russie profite du ralentissement de la livraison de systèmes de défense aérienne par nos partenaires », déplore le président ukrainien, sur les réseaux sociaux, revenant sur les tirs de missiles balistiques de la nuit dernière, dont trois étaient, selon lui, munis d’ogives à sous munitions très destructrices.

« Il est également évident que l’affaiblissement de la pression sur la Russie de la part de certains partenaires ne fait que convaincre [Vladimir] Poutine que ses objectifs sont réalisables. Des signaux et des mesures différents, plus forts, sont nécessaires », poursuit-il, évoquant les récentes décisions de son homologue américain, Donald Trump.

L’un des trois missiles équipé d’ogives à fragmentation s’est, selon lui, abattu entre la laure des Grottes de Kiev et le monastère de la Présentation de la Vierge, dans le centre historique de Kiev.

« Il s’agit là d’une nouvelle frappe extrêmement révélatrice – révélatrice en ce sens qu’elle n’est pas fortuite. Il s’agit d’un choix délibéré d’arme, d’un choix délibéré de zone d’impact, d’une volonté délibérée d’infliger le plus grand nombre possible de pertes et de dégâts à la population civile », souligne-t-il, ajoutant que la Russie « n’a pas modifié ses méthodes de conduite de cette guerre et ne prend aucune mesure susceptible d’exprimer une réelle volonté d’y mettre fin ».

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Le 22/10 à 15:15

Naftogaz adopte des plans d’action pour permettre aux Ukrainiens de « passer l’hiver »

La compagnie d’énergie ukrainienne a élaboré 24 scénarios « pour passer l’hiver, en tenant compte de l’intensité des attaques russes, des conditions climatiques et des volumes de production nationale de gaz » et, pour chacun, « des solutions et un plan d’action précis ont été définis », annonce sur Facebook son directeur général, Sergiy Fedorenko, sans les détailler.

« Il est important d’intensifier le travail avec les partenaires internationaux selon plusieurs axes : la restauration des infrastructures endommagées, le renforcement de la protection des installations énergétiques, la fourniture d’équipements critiques et de matériel spécial, ainsi que les instruments financiers permettant de conclure à l’avance des contrats pour des volumes supplémentaires de gaz », souligne-t-il, à l’issue d’une visioconférence avec les ambassadeurs d’Ukraine, en présence du ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha.

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Le 22/10 à 14:51

L’ordre d’évacuation des familles avec enfants étendu à toutes les communes voisines de Sloviansk et de Kramatorsk, dans l’oblast de Donetsk

L’ordre d’évacuation des familles avec enfants s’applique désormais à toutes les localités des communautés de communes de Sloviansk et de Kramatorsk, a annoncé, jeudi, Vadym Filachkine, chef de l’administration militaire régionale de Donetsk.

« La situation se détériore constamment. Les Russes attaquent quotidiennement Kramatorsk et Sloviank, frappant les quartiers résidentiels, les transports civils et les lieux où se trouvent des personnes. Rester là avec des enfants est un risque injustifiable », écrit-il sur Telegram, ajoutant que les familles évacuées seront prises en charge des groupes spécialisés de la police et des secouristes.

L’armée russe se rapproche progressivement de Kramatorsk et de Sloviansk, les deux derniers grands pôles urbains de l’oblast sous contrôle ukrainien, qui se trouvent au cœur de la « ceinture fortifiée » du front oriental. A la mi-octobre, plus de 70 000 personnes, dont environ 3 000 enfants, se trouvaient toujours dans les zones non occupées de la région.

Un bombardement russe a fait quatre morts, mardi, à Kramatorsk. Trente personnes y ont, en outre, été tuées à bord de deux bus pris pour cibles le 8 octobre.

Capture d’écran de la carte des analystes ukrainiens de DeepState montrant la situation militaire autour de Kramatorsk, dans l’oblast de Donetsk.
Capture d’écran de la carte des analystes ukrainiens de DeepState montrant la situation militaire autour de Kramatorsk, dans l’oblast de Donetsk.

Le 22/10 à 14:30

Deux femmes tuées et 34 civils blessés par des tirs de l’armée russe à Lozova, dans l’oblast de Kharkiv, selon les autorités locales

Un bombardement russe a coûté la vie à deux femmes âgées de 50 et 60 ans et a fait 34 blessés, dont plusieurs sont dans un état grave, à Lozova, localité du sud dans l’oblast de Kharkiv, a annoncé Oleh Synehoubov, chef de l’administration militaire régionale.

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Le 22/10 à 14:19

Un Ukrainien soupçonné d’espionnage pour la Russie arrêté en Allemagne

La justice allemande a annoncé, jeudi, l’arrestation d’un ressortissant ukrainien soupçonné d’avoir collecté des « informations d’intérêt militaire » pour le compte de la Russie. Désigné sous le nom de Vadym Y., il « était en contact, par l’intermédiaire d’un tiers, avec un service de renseignement russe », déclare le parquet allemand dans un communiqué.

Le 22/10 à 14:07

Londres rejette le qualificatif d’« humaniste » décerné à Vladimir Poutine par Steve Witkoff

Le Royaume-Uni a rejeté, jeudi, les propos de l’émissaire américain Steve Witkoff, qui avait qualifié le président russe, Vladimir Poutine, d’« humaniste » en saluant la libération d’un enseignant américain détenu en Russie.

« Nous ne partageons absolument pas cette appréciation », a déclaré Cat Simmons, porte-parole du premier ministre britannique, Andy Burnham. « Le président [Vladimir] Poutine a tué des milliers de personnes, des Ukrainiens innocents comme ses propres compatriotes russes, qu’il a envoyés mourir sur le front. Il prive les enfants et les personnes âgées de chauffage et cible systématiquement les infrastructures nationales essentielles. »

Lors de sa rencontre avec le président russe, Steve Witkoff lui avait déclaré : « Vous aussi, monsieur, vous êtes un humaniste, et je vous en félicite. » Interrogée sur l’application du même qualificatif à Donald Trump, la porte-parole a éludé, réaffirmant le soutien de Londres aux efforts du président américain pour parvenir à une paix durable en Ukraine.

Le 22/10 à 14:00 L’essentiel

Le point sur la situation, jeudi 22 octobre, à 14 heures

  • Les frappes russes nocturnes ont fait au moins deux morts et 34 blessés, dont cinq enfants, selon Volodymyr Zelensky. L’attaque était principalement dirigée contre Kiev, qui a subi 21 tirs de missiles balistiques en trois vagues.
  • Volodymyr Zelensky réclame une « pression réelle » sur Moscou après les frappes, survenues malgré la relance diplomatique américaine. Il a ironisé sur les « humanistes » russes, après les compliments adressés à Poutine par Steve Witkoff.
  • La Russie affirme avoir détruit 808 drones ukrainiens au-dessus d’une vingtaine de régions et de la Crimée annexée. Le maire de Moscou annonce que 630 appareils se dirigeaient vers sa région, dont 163 se seraient approchés de la capitale.
  • Les restrictions de Starshield ont provoqué des pertes de drones et suspendu des opérations ukrainiennes, selon The New York Times. Un commandant estime que ses unités ont perdu plus d’un million de dollars de matériel lors des coupures de connexion. Washington nie avoir ordonné une dégradation.
  • Vingt-trois représentants américains, dont sept républicains, demandent à Trump d’élargir l’accès ukrainien à Starlink. Ils veulent permettre à Kiev de repérer et de frapper les lanceurs de missiles situés en Russie.
  • L’Ukraine pourra acheter des armes et des munitions par l’intermédiaire de l’agence d’acquisition de l’OTAN, selon Financial Times. Ce canal supplémentaire pourrait accélérer les approvisionnements et réduire leurs coûts grâce aux achats groupés.
  • Hillary Clinton accuse Donald Trump de « faire tout son possible pour nuire à l’Ukraine ».
    Dans le podcast « On with Kara Swisher », elle dénonce sa proximité avec Vladimir Poutine et défend la résistance ukrainienne. Elle appelle les Européens à poursuivre leurs livraisons d’équipements à Kiev.

Le 22/10 à 13:51

Un Ukrainien soupçonné d’espionnage pour la Russie arrêté dans le Brandebourg

Le parquet fédéral allemand a annoncé l’arrestation, jeudi, dans le Brandebourg, d’un ressortissant ukrainien soupçonné d’avoir recueilli des informations d’intérêt militaire pour le compte de la Russie, notamment en exploitant des contacts dans l’industrie européenne de l’armement.

Le suspect aurait été en relation, depuis juillet 2025, avec un service de renseignement russe par l’intermédiaire d’un tiers. Il aurait collecté des renseignements sur la production de véhicules blindés, de munitions et d’explosifs, ainsi que sur les personnels et les installations militaires du flanc oriental de l’OTAN.

Le 22/10 à 13:39 Vos questions

Bonjour,

Dans une tribune publiée le 19 octobre par National Review, intitulée « Trump’s Policy Is Coherent for a President Who Likes Putin and Loathes Zelensky », le commentateur conservateur Andrew C. McCarthy propose une explication : le poids des affinités et des rancœurs personnelles du président américain.

Selon lui, Donald Trump se sentirait lié à Vladimir Poutine parce qu’il considère les accusations concernant leur relation comme une épreuve qu’ils auraient traversée ensemble. A l’inverse, il garderait une profonde hostilité envers Volodymyr Zelensky, dont l’échange téléphonique avec lui avait été au cœur de sa première procédure de destitution, en 2019.

C’est une interprétation de ses motivations, pas une preuve d’emprise. Elle souligne toutefois qu’une politique favorable à Moscou peut aussi découler des convictions, des intérêts ou des ressentiments de Donald Trump, sans qu’un chantage soit nécessaire pour l’expliquer.

Le 22/10 à 13:25

Mitt Romney compare Volodymyr Zelensky à Winston Churchill et George Washington face aux pressions de Donald Trump pour un accord avec Moscou

L’ancien candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney a comparé Volodymyr Zelensky à Winston Churchill et George Washington, dans un message publié mercredi sur X. Winston « Churchill aurait pu écourter la seconde guerre mondiale de plusieurs années s’il avait simplement “conclu un accord” avec Hitler. George Washington aurait pu conclure un accord pour mettre fin à la guerre d’indépendance américaine. [Volodymyr] Zelensky est en bonne compagnie », a-t-il écrit.

Battu par Barack Obama en 2012, Mitt Romney n’est pas le seul ancien candidat à la Maison Blanche à défendre le président ukrainien. Mercredi, Hillary Clinton, battue par Donald Trump en 2016, a accusé ce dernier de « faire tout son possible pour nuire à l’Ukraine » et l’a qualifié de « marionnette consentante de [Vladimir] Poutine » dans le podcast « On with Kara Swisher ».

Le 22/10 à 12:19 Vu ailleurs

Des chalutiers russes soupçonnés de repérer les câbles sous-marins britanniques, selon le « Telegraph »

Des chalutiers russes sont soupçonnés de repérer les câbles sous-marins reliant le Royaume-Uni à l’Europe et aux Etats-Unis, selon une enquête du Telegraph. Le quotidien a recensé plus de 500 cas où des chalutiers russes ont stationné à proximité de câbles sous-marins ou navigué le long de leur tracé.

L’analyse de quatre ans et demi de données de suivi maritime a permis d’identifier 17 bateaux ayant navigué longuement à faible vitesse près de ces infrastructures. Ces mouvements pourraient servir à en cartographier précisément l’emplacement en vue d’éventuels sabotages, selon le journal et les experts interrogés.

Le gouvernement britannique affirme que Moscou s’appuie sur des navires civils pour mener des activités menaçant les infrastructures sous-marines. Il doit présenter, jeudi, un projet visant à porter jusqu’à quatorze ans de prison les peines pour dégradation intentionnelle de ces installations.

Plusieurs sociétés de pêche russes accusées d’espionnage en Europe contestent ces accusations. Le relevé de câbles dans les eaux internationales n’est actuellement pas interdit, précise le quotidien.

Le 22/10 à 12:07

L’Ukraine annonce le rapatriement de 252 corps présentés par Moscou comme ceux de militaires ukrainiens

L’Ukraine a rapatrié les corps de 252 personnes qui, selon la partie russe, seraient des militaires ukrainiens, a annoncé le centre de coordination chargé des prisonniers de guerre ukrainien.

Les enquêteurs et les experts médico-légaux doivent désormais procéder à leur identification. L’appartenance de ces dépouilles aux forces ukrainiennes reste donc à confirmer. Les corps sont acheminés par les militaires vers des établissements spécialisés, où ils sont remis aux autorités compétentes et aux services de médecine légale.

Dans son message, le centre de coordination remercie le Comité international de la Croix-Rouge pour son aide.

Le 22/10 à 11:59 Vos questions

Bonjour,
C’est une hypothèse. Une défaite électorale pourrait affaiblir l’autorité de Donald Trump sur son parti et encourager certains républicains à s’en démarquer, notamment dans la perspective de 2028. Plusieurs contestent déjà ses décisions concernant l’Ukraine. Mais voter contre une mesure présidentielle et réunir une coalition capable de surmonter son veto restent deux choses différentes.

Mais une vague démocrate ne signifierait pas nécessairement qu’il ne manque que « quelques voix » : les deux tiers sont requis dans chacune des chambres. À effectifs complets et si tous votent, cela représente 290 représentants sur 435 et 67 sénateurs sur 100. Avec, par exemple, 250 représentants et 55 sénateurs démocrates, il faudrait encore rallier 40 républicains à la Chambre et 12 au Sénat.

Le 22/10 à 11:44 Vu ailleurs

Volodymyr Zelensky juge « injuste et inacceptable » que Trump lui fasse porter la responsabilité de l’agression russe

Dans un entretien au podcast The Diary of a CEO, animé par Steven Bartlett, le président ukrainien juge « injuste et inacceptable » que Donald Trump lui impute la responsabilité des conséquences de l’agression russe.

Volodymyr Zelensky rejette notamment l’accusation selon laquelle les frappes de Kiev contre les raffineries russes seraient responsables de la hausse des prix du gazole aux Etats-Unis. Selon lui, Donald Trump cherche à détourner l’attention des perturbations énergétiques provoquées par le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz.

« Ils frappent notre électricité. Nous ripostons en frappant leur gazole », explique-t-il, soulignant que les revenus pétroliers russes financent l’achat d’armes. Il assure avoir proposé à Donald Trump une suspension réciproque des attaques contre les infrastructures énergétiques, mais affirme que Vladimir Poutine la refuse. « Le président a donc décidé de faire porter ce problème non pas à Poutine, mais à moi. »

A défaut de trêve, Volodymyr Zelensky réclame les moyens de protéger le réseau ukrainien : « Donnez-moi des missiles de défense antiaérienne. Je ne frapperai personne. Je protégerai notre secteur énergétique. » Il souligne que les équipements demandés sont financés par les Européens et accuse Washington de privilégier les livraisons au Moyen-Orient.

Il appelle également Donald Trump à employer envers Vladimir Poutine la fermeté qu’il lui réserve et à appliquer les sanctions votées par le Congrès. « Pourquoi ne le fait-il pas ? Honnêtement, je ne sais pas », déclare-t-il, évoquant de possibles intérêts économiques sans affirmer en connaître les raisons.

Revenant sur les mois précédant l’invasion de février 2022, le président ukrainien reproche aussi à Joe Biden de ne pas avoir imposé de sanctions préventives malgré les avertissements américains. « Je ne suis pas Dieu pour juger un président, mais je pense que c’était une erreur », affirme-t-il. Il reconnaît n’avoir lui-même pas cru à une invasion à grande échelle.

Sur les conditions d’un règlement, Volodymyr Zelensky présente un cessez-le-feu comme un compromis déjà majeur pour son pays. Il rejette un retrait supplémentaire des villes fortifiées de l’Est, qui ouvrirait, selon lui, la voie à de nouvelles avancées russes : « Si nous nous retirons, où sont les garanties de sécurité ? »

Il conclut en remerciant les Etats-Unis pour leur soutien : « Nous sommes reconnaissants pour tout ce que l’Amérique a fait pour l’Ukraine. Nous ne l’oublierons pas. »

Le 22/10 à 11:31 Vu ailleurs

Les restrictions de Starshield ont fait perdre des drones à l’Ukraine, selon le « New York Times »

Les restrictions du service satellitaire Starshield ont entraîné la perte de nombreux drones ukrainiens et interrompu des missions de combat pendant plusieurs jours, rapporte le New York Times. Un commandant affirme que ses unités ont perdu plus d’un million de dollars de matériel lorsque leurs drones ont soudainement perdu la connexion avec leurs opérateurs.

Selon des responsables ukrainiens, les liaisons ont d’abord été coupées dès environ 65 kilomètres/heure. La situation s’est améliorée, mais les connexions restent interrompues au-delà de 160 kilomètres/heure. Le général Andri Biletsky précise que cette limite existait auparavant sans être appliquée, permettant des vols à environ 400 kilomètres/heure.

Ces restrictions entravent notamment les drones intercepteurs, qui doivent dépasser la vitesse des appareils russes pour les abattre. Washington nie avoir ordonné une dégradation du service. Selon un militaire ukrainien, cette interruption a épargné des soldats et des véhicules russes, au prix de pertes supplémentaires dans les rangs ukrainiens.

Source: Le Monde · curieux

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