« La situation de l’approvisionnement en électricité à Kiev est extrêmement difficile », a déclaré, mardi, Vitali Klitschko, le maire de la capitale ukrainienne. « L’ennemi continue de détruire les infrastructures ukrainiennes », a poursuivi M. Klitschko. Ces frappes auraient également provoqué des perturbations de la distribution d’eau dans la capitale et de la circulation des transports publics électriques, a-t-il ajouté.
Live animé par Tom Nouvian et Emile Drousie (service Photo)
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18:40
Des coupures d’électricité perturbent Kiev, le maire fustige des attaques russes ayant visé les infrastructures énergétiques de la ville
« La situation de l’approvisionnement en électricité à Kiev est extrêmement difficile », a déclaré mardi sur Telegram le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, où des coupures de courant d’urgence ont été mises en place depuis ce matin.
Selon lui, les attaques russes de ces derniers jours ont endommagé des installations du nœud énergétique régional de Kiev, ce qui a conduit Ukrenergo, la compagnie nationale d’électricité, à imposer ces coupures. « L’ennemi continue de détruire les infrastructures ukrainiennes », écrit M. Klitschko. Ces frappes auraient également provoqué des perturbations de la distribution d’eau dans la capitale et de la circulation des transports publics électriques, a-t-il ajouté.
Des points de chauffage sont en cours d’installation dans les quartiers les plus touchés, où les habitants pourront recharger leurs téléphones et boire une boisson chaude, a précisé le maire de la capitale.
17:25
Frappes à Komychouvakha : l’ONU dénonce une attaque russe contraire au droit humanitaire
La mission d’observation des droits humains de l’ONU en Ukraine a accusé mardi l’armée russe de négligence grave après une frappe menée la veille dans la localité de Komychouvakha, dans le sud-est de l’Ukraine, et ayant fait au moins 33 morts.
Selon l’ONU, cette distribution d’aide humanitaire avait été annoncée par les autorités locales « sur un compte de réseau social comptant près de 5 000 abonnés », précisant l’endroit et l’heure. « Soit les forces armées russes savaient qu’une distribution humanitaire avait lieu, soit elles n’ont pas pris les mesures les plus élémentaires pour savoir ce qui se passait dans ce village qu’elles s’apprêtaient à attaquer », a déclaré dans un communiqué Danielle Bell, directrice de la mission d’observation des Nations unies en Ukraine.
« Dans les deux cas, cette attaque semble avoir violé les principes les plus fondamentaux du droit international humanitaire », a-t-elle ajouté. Selon elle, les images diffusées par les autorités ukrainiennes « confirment l’utilisation de puissantes bombes aériennes », une arme dévastatrice massivement utilisée par l’armée russe sur le front. « Les bombes planantes peuvent transporter des centaines de kilos d’explosifs, qui génèrent des effets de souffle considérables, des projections d’éclats et des dommages structurels lorsqu’elles explosent », a-t-elle souligné.
16:58 Vos questions
D’Eleanor Roosevelt à Melania Trump, la diplomatie des premières dames
Bonjour Dansonssurlevolcan,
Les conjoints des chefs d’Etat n’ont aucun statut constitutionnel, ni aux Etats-Unis ni en France, mais l’histoire regorge d’exemples d’incursions dans la diplomatie.
Eleanor Roosevelt a joué un rôle majeur dans la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 ; Hillary Clinton a lancé à Pékin, en 1995, que « les droits des femmes sont des droits humains ». En France, Danielle Mitterrand a défendu la cause kurde, parfois à rebours de la diplomatie officielle, et Cécilia Sarkozy s’est rendue, sans mandat officiel, à Tripoli en 2007, en pleine négociation pour la libération d’infirmières bulgares et d’un médecin palestinien détenus en Libye.
Plus récemment, la première dame ukrainienne, Olena Zelenska, a multiplié les sommets de premières dames en faveur de l’Ukraine. C’est dans cette lignée que s’inscrit Melania Trump, qui doit accueillir à la Maison Blanche une délégation russe et ukrainienne. Elle a notamment adressé une lettre à Vladimir Poutine en 2025 au sujet des enfants ukrainiens déportés, présidé un conseil de sécurité de l’ONU en mars, et facilité, selon la Maison Blanche, la mise en œuvre d’un cessez-le-feu de six jours dans la ville ukrainienne d’Olechky, occupée par la Russie depuis 2022.
Ces initiatives se concentrent souvent sur des terrains dits « humanitaires » (enfance, santé, droits des femmes), précisément parce qu’ils permettent d’agir sans engager formellement l’Etat.
Le phénomène n’est d’ailleurs pas propre aux femmes, même s’il reste plus discret chez les « premiers gentlemen », comme Denis Thatcher ou Joachim Sauer, l’époux d’Angela Merkel, restés volontairement dans l’ombre.
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16:05
Hockey sur glace : la Suède et la Finlande refusent d’affronter la Russie ; le boycott s’étend
La Suède et la Finlande, deux nations majeures du hockey sur glace, ont annoncé mardi qu’elles refuseraient d’affronter la Russie lors du championnat du monde de l’an prochain, rejoignant un mouvement de boycott qui rassemble désormais plus d’un quart des pays qualifiés.
« Les Trois Couronnes ne joueront pas contre la Russie lors des prochains championnats du monde », a déclaré le président de la fédération suédoise, Anders Larsson, en référence au surnom de l’équipe nationale.
« Nous estimons que la Russie doit être exclue de tous les championnats internationaux tant que la guerre en Ukraine se poursuit », a fait valoir de son côté la fédération norvégienne, invoquant aussi « la sécurité et le bien-être » de ses joueurs et de leurs familles, qu’un match contre la Russie pourrait exposer à « des risques importants ».
Après l’appel lancé lundi par la Finlande pour fédérer d’autres nations, la Suède, 11 fois championne du monde, la Norvège, la Lettonie et le Danemark ont rejoint mardi le boycott, tandis qu’un sponsor majeur a menacé de se retirer. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait ordonné vendredi à la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) de réintégrer les équipes russes, à commencer par le Mondial des moins de 20 ans, qui débute le mois prochain au Canada.
Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, les fédérations russes ont été écartées de la plupart des instances sportives internationales. La ligne s’assouplit toutefois : le judo a pleinement réintégré les Russes en novembre 2025, la natation a fait de même en avril, l’escrime en juin, et le Comité international olympique les a réintégrés en juillet, sans hymne ni drapeau.
15:47 Vos questions
Bonjour,
Nous n’en savons, pour le moment, pas beaucoup plus que ce que le chef du gouvernement polonais a déclaré en conseil des ministres :
« Peu après minuit, j’ai reçu un rapport des gardes-frontières signalant des mouvements inquiétants à la frontière russo-polonaise, dans le Nord. Des individus munis de lampes torches. Nous avons très rapidement mobilisé les forces et les moyens nécessaires et avons réussi à empêcher toute provocation », a énoncé Donald Tusk, selon des propos rapportés par la station de radio RMF24.
D’après l’un de ses journalistes, les faits se sont produits près de Sepopol, à la frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad, et aucune intrusion n’a eu lieu.
« Nous n’avons certes pas échappé à des événements tragiques cette nuit, mais nous devons rester extrêmement vigilants. (…) Les tensions et l’escalade de la part de la Russie pourraient se poursuivre, et nous devons demeurer concentrés et prêts à prévenir toute provocation », a souligné le premier ministre.
« Nos services, ainsi que ceux de nos alliés, nous avaient informés que, ces jours-ci, au début du mois de novembre, des actes de diversion ou des provocations plus graves pourraient se produire à la frontière avec la Fédération de Russie, ou encore des actes de sabotage orchestrés par des services hostiles. Le général Alexus Grynkewich, commandant en chef des forces alliées en Europe, avait également mis en garde contre un tel scénario », a-t-il rappelé.
« Après avoir reçu des informations plus précises indiquant que des incidents pourraient se produire au cours de la première quinzaine de novembre, notamment l’intrusion d’hommes armés sur le territoire polonais, nous avons décidé de déployer à la frontière d’importantes forces de police et des unités antiterroristes, ainsi que de renforcer les gardes-frontières », a ajouté Donald Tusk.
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15:41
Volodymyr Zelensky espère une rencontre avec Vladimir Poutine, Friedrich Merz sceptique sur la bonne volonté de Moscou
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit mardi espérer que les prochains pourparlers entre négociateurs russes et ukrainiens, sous médiation américaine, prévus les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, ouvriront la voie à une rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine.
« Nous nous attendons à ce que le format des réunions trilatérales entre l’Ukraine, les Etats-Unis et la Russie reprenne les 10 et 11 novembre, et qu’il s’agisse d’un format au niveau de nos équipes. Nous comptons sur le fait que le travail dans ce format et nos autres démarches diplomatiques ouvriront la voie à un format trilatéral au niveau des dirigeants », a déclaré M. Zelensky, en visite à Berlin.
A ses côtés, le chancelier allemand, Friedrich Merz, s’est montré plus réservé, jugeant que Moscou ne semblait toujours pas disposé à s’engager dans des négociations de paix sérieuses. « Il est important que la Russie engage enfin des négociations sérieuses sur un cessez-le-feu et, dans un second temps, sur un accord de paix. Pour l’instant, je ne vois pas cela se produire », a-t-il affirmé devant la presse.
15:23
Attaque russe à Komychouvakha : le bilan s’alourdit à 33 morts, annonce Volodymyr Zelensky
Plus de 50 personnes pourraient encore se trouver sous les décombres au lendemain de l’attaque russe contre Komychouvakha, dans la région de Zaporijia, qui a fait 33 morts selon un nouveau bilan annoncé mardi par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors de sa visite à Berlin.
« Une seule frappe a fait 33 morts. Cinq personnes ont été secourues, et plus de 50 pourraient encore être coincées sous les décombres », a déclaré M. Zelensky, dénonçant « une frappe effroyable, l’un des plus grands massacres perpétrés par les Russes depuis le début de cette guerre ».
Ce décompte ajoute deux victimes au précédent bilan communiqué par le chef de l’administration militaire locale, Mykhaïlo Semikine.
14:52
Le bilan des frappes russes ciblant une école de Komychouvakha passe à 31 morts
Trente et une personnes ont été tuées lors des bombardements russes sur une école de la ville de Komychouvakha, dans la région de Zaporijia, alors que des distributions d’aide humanitaire s’y déroulaient lundi, selon le dernier bilan communiqué mardi par le chef de l’administration militaire locale, Mykhaïlo Semikine.
Selon M. Semikine, il s’agissait d’une « attaque délibérée et combinée ». « Après un impact direct, la structure en béton du centre souterrain s’est effondrée », a-t-il écrit sur Telegram, dénonçant une frappe contre « des gens ordinaires » venus « chercher de l’aide ».
14:40
Pologne : des forces mobilisées en pleine nuit à la frontière de Kaliningrad pour empêcher une « provocation », selon Donald Tusk
Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a affirmé mardi que la Pologne avait déjoué dans la nuit une possible provocation à la frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad, tout en reconnaissant qu’il ne serait « jamais en mesure de le confirmer complètement ».
Selon le chef du gouvernement, les services polonais et alliés avertissaient depuis plusieurs semaines que « des actes de diversion ou des provocations plus graves » pouvaient survenir à la frontière avec la Russie, y compris « l’intrusion sur le territoire polonais d’individus armés ». M. Tusk a dit avoir été informé peu après minuit d’une activité jugée suspecte dans ce secteur, dans le nord du pays.
« Nous avons très rapidement mobilisé sur place les forces et les moyens nécessaires (…). Nous avons réussi à empêcher des tentatives de provocation, si c’était l’intention », a-t-il déclaré à la presse.
Estimant que « la tension » et « l’escalade du côté russe » pourraient perdurer, M. Tusk a appelé à maintenir le niveau de vigilance des forces de sécurité, afin de prévenir d’éventuelles opérations de sabotage ou des provocations.
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14:00 L’essentiel
Le point sur la situation, mardi 3 novembre à 14 heures
- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé lundi la Russie de torpiller tout « progrès vers la paix », après une frappe qui a tué au moins 29 personnes lors d’une distribution d’aide humanitaire dans le sud-est du pays, au centre de distribution de Komychouvakha, dans l’oblast de Zaporijia.
- Les frappes se sont poursuivies dans la nuit de lundi à mardi en Ukraine, touchant notamment un hôpital de Kharkiv, où au moins 73 personnes ont été blessées et 200 patients, évacués. Des installations énergétiques ont également été endommagées dans plusieurs régions. Trois centrales thermiques ont dû arrêter leur production.
- Côté russe, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a fait état de 493 drones lancés dans la nuit par l’Ukraine, dont la plupart ont été, selon lui, neutralisés alors qu’ils volaient en direction de la capitale. Une frappe a touché une raffinerie à Iaroslavl, au nord-est de Moscou, selon le gouverneur de l’oblast, Mikhaïl Ievraïev.
- A la veille des élections américaines de mi-mandat, l’émissaire américain Steve Witkoff a dans la soirée assuré que des « négociations de travail » entre la Russie et l’Ukraine se tiendraient les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi sous médiation américaine. « Les discussions porteront sur les dispositions de sécurité d’après-guerre, la désescalade, les efforts humanitaires et les prochaines étapes vers la paix », a-t-il détaillé sur X.
- La dernière rencontre de ce type, qui s’était déroulée à la mi-février à Genève, en Suisse, s’était achevée sans résultat tangible, la Russie campant sur des positions maximalistes selon Kiev.
- Dans ce contexte, les alliés de Kiev réunis au sein de la Force multinationale pour l’Ukraine ont annoncé qu’ils mèneraient du 9 au 22 novembre en Pologne un exercice grandeur nature destiné à éprouver leur aptitude à opérer ensemble sur le terrain. Quelque 2 800 militaires de dix pays seront déployés à cette occasion sous la houlette de la France et du Royaume-Uni.
- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé mardi être arrivé à Berlin pour discuter avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, du soutien de l’Allemagne à l’Ukraine face à l’invasion russe. « Les principaux enjeux [de ma visite] sont notre coordination diplomatique – avant d’importantes réunions –, le renforcement de notre défense aérienne et le soutien à notre secteur énergétique », a déclaré le dirigeant ukrainien dans un message sur X.
- Par ailleurs, le ministre de la défense russe, Andreï Belooussov, a rencontré en Chine le général Zhang Shengmin, récemment promu, lors de négociations visant à renforcer le « partenariat stratégique » entre Moscou et Pékin, a déclaré Moscou, mardi.
13:59 Urgent
Melania Trump va réunir à la Maison Blanche des « représentants de la Russie et de l’Ukraine »
L’épouse du président américain, Melania Trump, va « personnellement réunir des représentants de la Russie et de l’Ukraine à la Maison Blanche », a annoncé le bureau de la première dame des Etats-Unis, dans un communiqué mardi.
Aucun détail n’a été donné sur la composition des délégations, mais Melania Trump doit s’exprimer jeudi à la Maison Blanche, selon ce communiqué.
Cette annonce fait suite à la trêve humanitaire récente à Olechky, dans la partie sous contrôle russe de la région ukrainienne de Kherson, trêve négociée à l’initiative de l’épouse de Donald Trump, selon Washington.
13:49
Enquête ouverte sur une affaire de présumés déserteurs de l’armée
Une enquête a été ouverte mardi en Ukraine après des informations ayant fait état de la détention supposée, dans la région de Kiev, de militaires ayant déserté, a annoncé le bureau d’enquête ukrainien (SBI).
Cet incident met en lumière le sujet très sensible du recrutement dans l’armée ukrainienne, après plusieurs scandales d’abus liés à la mobilisation obligatoire. Le chef de l’administration présidentielle, Kyrylo Boudanov, qui s’est rendu sur place dans la nuit, a dénoncé mardi des « événements inacceptables » consistant à « diviser les Ukrainiens », qui n’auraient pu se produire « sans influence extérieure », faisant ainsi allusion à la Russie.
Il a, par la suite, annoncé l’arrestation d’une femme, arrivée la première sur lieux, qui se serait fait passer pour une ambulancière et aurait effectué des reconnaissances dans les jours qui ont précédé. « Quoi qu’il en soit, on ne peut pas tout mettre sur le compte de provocateurs. Cette situation a mis en évidence les tensions au sein de la société, ainsi que l’existence de problèmes qu’il faut résoudre », a-t-il ajouté.
« Après la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations faisant état d’une détention prétendument illégale de militaires [dans une habitation], des citoyens se sont rassemblés près de la maison. L’incident a dégénéré en affrontements, au cours desquels des coups de feu ont été tirés et des véhicules de service de la police ont été endommagés », a expliqué le SBI dans un communiqué.
Les enquêteurs « s’attacheront à établir les circonstances et les conditions du séjour des militaires » dans une maison leur servant de « logement temporaire » et à vérifier s’ils y étaient effectivement détenus contre leur gré, a-t-il ajouté. Le SBI a promis une « enquête exhaustive, objective et impartiale », mettant en garde contre les « allégations et informations non confirmées » à ce stade.
Dans la nuit, de nombreuses vidéos ont circulé sur Telegram et TikTok montrant une foule en colère devant une maison. Plusieurs commentaires affirmaient que des conscrits appartenant à une unité de la garde nationale d’Ukraine rattachée au corps d’armée Azov avaient été emmenés de force et « torturés » par leurs supérieurs hiérarchiques pour avoir déserté.
Certaines vidéos montraient de supposés soldats emmenés dans une ambulance, le visage tuméfié ou présentant d’apparentes blessures. Le médiateur pour les droits humains, Dmytro Lubinets, a demandé la lumière sur « les missions que les militaires et les représentants de la garde nationale » effectuaient à cet endroit, et « si les exigences de la loi ont été respectées ». Il a aussi condamné « l’attaque de civils contre des militaires », appelant « à la retenue ».
13:20 Pour approfondir
Dans le bassin minier de Kryvy Rih, l’inquiétude est palpable. Alors que le complexe métallurgique d’ArcelorMittal, qui emploie 16 000 personnes, pourrait fermer après les bombardements russes de septembre, le blocage des exportations en mer Noire et le bombardement des voies logistiques accélèrent le déclin d’un secteur économique qui faisait jadis la fierté du pays.
En Ukraine, l’industrie sidérurgique menacée d’effondrement : « A l’heure actuelle, aucune production d’acier n’est assurée dans le pays »
Par Thomas d’Istria
Les visages sont fermés, le 20 octobre, parmi les ouvriers qui sortent de l’immense complexe métallurgique d’ArcelorMittal, dont les hauts-fourneaux s’étalent sur des kilomètres carrés. La conséquence d’un travail harassant après douze heures de service. Mais aussi de l’actualité. « Nous sommes en train de fermer l’usine, c’est tout ce que je peux vous dire », grommelle un des rares ouvriers à accepter d’interrompre sa marche déterminée. L’inquiétude est palpable dans la ville industrielle de Kryvy Rih, située à 350 kilomètres au sud de Kiev. Le 25 septembre, le site qui compte quelque 16 000 employés a annoncé être dans l’incapacité de maintenir ses activités à la suite de bombardements russes. Quatre jours plus tôt, une frappe a tué cinq ouvriers et fait 17 blessés.
13:00
Bonjour John,
Oui, tout à fait.
Berlin, premier soutien de Kiev, prévoit aussi d’accueillir mi-novembre une réunion de la coalition des volontaires, un groupe réunissant les principaux alliés de l’Ukraine, selon des déclarations du chancelier allemand, Friedrich Merz, la semaine dernière.
12:45 Urgent
Volodymyr Zelensky est arrivé à Berlin : le soutien de l’Allemagne à l’Ukraine au menu
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé mardi être arrivé à Berlin pour discuter avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, du soutien de l’Allemagne à l’Ukraine face à l’invasion russe.
« Les principaux enjeux [de ma visite] sont notre coordination diplomatique – avant d’importantes réunions –, le renforcement de notre défense aérienne et le soutien à notre secteur énergétique. Ce sont les priorités des discussions aujourd’hui », a déclaré le dirigeant ukrainien dans un message sur X, avec une vidéo montrant sa descente d’avion sur le sol allemand.
Cette visite se déroule une semaine avant des « négociations de travail » entre la Russie et l’Ukraine sous médiation américaine les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi.
A Berlin mardi, le président Zelensky doit rencontrer outre le chancelier, le président allemand Frank-Walter Steinmeier et la présidente du Bundestag, Julia Klöckner.
« Nous avons tous intérêt à ce que la sécurité et la stabilité règnent et à ce que l’ordre international fondé sur des règles soit préservé », a encore dit M. Zelensky sur X. « Et nous devons travailler ensemble pour traduire ces principes en décisions et en actions concrètes », a-t-il ajouté.
M. Zelensky doit également prononcer un discours mardi après-midi à la Berlin Security Conference, où la Lituanie est le pays partenaire cette année, en présence du président Gitanas Nauseda. Cette conférence devrait principalement porter sur la guerre en Ukraine et les menaces provenant de Russie et pesant, d’après les dirigeants européens, sur leurs pays.
11:45
L’OTAN confirme la tenue prochaine d’une réunion à Bruxelles sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine
L’OTAN a confirmé la tenue prochaine d’une réunion en Belgique entre des représentants de l’Alliance et des responsables de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis afin de discuter des garanties de sécurité pour l’Ukraine, rapporte Ukraïnska Pravda, citant Allison Hart, le porte-parole de l’OTAN.
11:19
Le président biélorusse pense que la guerre en Ukraine prendra fin dans les mois à venir : « Tout le monde est fatigué »
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a déclaré que, selon lui, la guerre en Ukraine prendrait fin dans les prochains mois, rapporte l’agence de presse d’Etat biélorusse Belta, citant le discours de M. Loukachenko lors de la quatrième conférence internationale de Minsk sur la sécurité eurasienne, qui se tient mardi.
« La guerre en Ukraine sera terminée d’ici quelques mois. C’est mon opinion personnelle. Voilà : il n’y a plus de force, plus de ressources, tout le monde est épuisé », a-t-il déclaré.
11:15
La Russie frappe le secteur énergétique dans neuf régions, trois centrales thermiques arrêtent leur production
Dans la nuit de lundi à mardi, les forces russes ont utilisé des drones et des missiles pour frapper des centrales électriques et des sous-stations dans neuf régions, ainsi que le réseau ferroviaire, rapporte RBK-Ukraine, citant le premier ministre ukrainien, Serhi Koretsky, et le groupe énergétique DTEK.
De grandes centrales électriques des régions de Dnipropetrovsk, Vinnytsia et Kharkiv ont été touchées. Plusieurs sous-stations importantes ont également été endommagées, notamment dans l’ouest du pays. « Les dégâts sont importants, tant au niveau des installations de production d’électricité que du réseau », a souligné M. Koretsky.
A Zaporijia, des wagons de voyageurs, des locomotives diesel et la gare ont été endommagés, et à Kovel, une locomotive électrique a été touchée.
Selon M. Koretsky, des frappes ont également touché des usines et des entrepôts commerciaux dans les régions de Kiev, Jytomyr, Vinnytsia et Dnipropetrovsk. A Kharkiv, une roquette a touché un hôpital, faisant 73 blessés.
11:00
Le Kazakhstan suspend ses livraisons de pétrole à la Russie à la suite des attaques de drones
Le Kazakhstan a temporairement suspendu le transport de pétrole brut vers la Russie via l’oléoduc Atyrau-Samara à la suite d’une attaque de drones survenue lundi matin, a annoncé le ministère de l’énergie du Kazakhstan, cité par Bloomberg.
10:46 Urgent
Le Kremlin confirme des négociations avec l’Ukraine et Washington les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi
Le Kremlin a confirmé mardi qu’une délégation russe participera à Abou Dhabi, les 10 et 11 novembre, à de nouvelles négociations trilatérales avec Kiev et Washington pour tenter de trouver une issue diplomatique au conflit en Ukraine.
« Oui, je peux confirmer cette date. Une délégation russe se rendra effectivement à Abou Dhabi, les 10 et 11 novembre, et participera aux négociations trilatérales », a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, précisant que le négociateur russe, Vladimir Medinski, dirigera à nouveau cette délégation, comme lors du précédent cycle de négociations similaires menées en début d’année.
Le contexte
Ce live a également été animé par Ariane Ferrand.
Lire tous nos articles, analyses et reportages sur la guerre en Ukraine.
Vous pouvez retrouver notre précédent live en cliquant sur ce lien.
Source: Le Monde · Tom Nouvian et Emile Drousie (service Photo)
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