La CGT estime que les mobilisations ont réuni près de 1,6 million de personnes, dont 350 000 à Paris. De son côté, le ministère de l’intérieur a évalué à 575 000 le nombre de manifestants en France, dont 65 000 dans la capitale.

Arrivée du cortège à Place de la Nation, à Paris, le 5 novembre 2026. - AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Arrivée du cortège à Place de la Nation, à Paris, le 5 novembre 2026. AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »

Posez votre question à la rédaction :

21:45 Pour approfondir

Malgré la trêve des vacances de la Toussaint, la confusion persiste dans cet établissement devenu emblématique de la mobilisation lycéenne et où onze enseignants sont auditionnés comme témoins dans une enquête administrative portant sur une intervention policière, le 15 octobre.

21:39 Vos questions

Bonsoir JL,

Dans le cadre de notre direct, il est difficile de recouper, vérifier et contextualiser les vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrant des violences dans les cortèges ou en marge des manifestations. Mais nous traitons la question du maintien de l’ordre et des violences policières. Parmi nos contenus récents :

Selon un décompte établi au 30 octobre, l’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de 105 enquêtes, dont 52 dans le cadre du mouvement lycéen, 48 pour des violences les 17 et 18 octobre, et cinq pour des faits du 24 octobre, selon une source proche du dossier à l’Agence France-Presse.

Si ces thématiques vous intéressent, nous vous renvoyons vers la rubrique Police du Monde afin que vous consultiez les contenus.

21:30 Vos témoignages

21:00 L’essentiel

Entre 575 000 et 1,6 million de personnes dans les rues, conférence sociale lundi, lycées bloqués et fermés… Ce qu’il faut retenir à 21 heures

  • Entre 575 000 personnes, selon le ministère de l’intérieur, et 1,6 million de personnes, d’après la CGT, ont battu le pavé jeudi à travers la France pour réclamer plus de pouvoir d’achat.
  • A Paris, entre 65 000 et 350 000 manifestants étaient réunis. A Lyon, entre 30 500 (préfecture) et 55 000 personnes (CGT) ont manifesté. A Rennes, ils étaient entre 20 600 (préfecture) et 35 000 (syndicats). A Bordeaux, entre 21 000 (préfecture) et 120 000 (CGT).
  • Sébastien Lecornu a annoncé une « conférence sociale » lundi avec les organisations syndicales et patronales. Cette conférence vise à « apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires », selon Matignon.
  • Le départ de la manifestation parisienne, dont la tête avait atteint en milieu d’après-midi la place de la Nation alors que la place de la République était encore bondée, a été précédé d’une minute de silence pour les victimes de l’attentat raciste dans les Yvelines.
  • Malgré des « cortèges qui se sont globalement bien déroulés », le ministère de l’intérieur a évoqué des tensions dans plusieurs villes : à Rennes, des affrontements ont eu lieu ainsi qu’à Marseille, Nantes, Bordeaux ou encore Strasbourg, selon Beauvau qui a fait état de 448 personnes interpellées. Quelque 70 000 membres des forces de l’ordre étaient mobilisés.
  • Depuis la rentrée, il s’agissait du premier appel à rassembler secteur public et privé avec un ralliement des lycéens et étudiants (avec des tentatives de blocages comme à Strasbourg, Marseille ou Bordeaux), des « gilets jaunes » (qui ont relancé les protestations contre la vie chère depuis trois samedis) mais aussi, entre autres, des agriculteurs de la Confédération paysanne.
  • Près d’un millier de lycées ont été bloqués ou fermés administrativement, selon le SNES-FSU, principal syndicat du second degré, quand Matignon n’en a décompté que 81 sur les 3 700 du pays. Dans l’enseignement supérieur, un tiers des établissements ont été « perturbés », selon le gouvernement. L’Union étudiante a recensé « 90 % » des quelque 70 universités de France « mobilisées », c’est-à-dire bloquées ou fermées.
  • L’appel des organisations syndicales à cesser le travail a été diversement suivi : près de 16 % des enseignants étaient en grève, selon le ministère de l’éducation nationale. Le SNES-FSU a recensé 52 % des personnels en grève dans les collèges et lycées.

20:40 Sur le terrain

PARIS | « A nous de changer les règles ! » : Sybille, psychologue scolaire de 55 ans

« On est pris pour des playmobils », a écrit Sybille, 55 ans, sur sa pancarte. « Je veux dire par là qu’on est des pions, que l’Etat joue avec nous, qu’il a de l’argent pour la guerre, les multinationales et les retraites des députés et sénateurs mais rien pour nous ! A nous de changer les règles ! », explique-t-elle. Cette « maman solo », psychologue scolaire, gagne 1 900 euros nets et sent que c’est de plus en plus dur. « Mon fils de 14 ans, je peux vous dire qu’il n’a pas droit aux mêmes choses à manger que sa sœur a eu au même âge − elle a 24 ans maintenant. Lui, c’est moins de viande label rouge, moins de légumes… Heureusement qu’il aime les pâtes ! Partir en vacances, c’est des échanges ou dans la famille. On se débrouille mais les restos tout ça, c’est plus pareil. » Elle craint le vote du gel de son salaire en 2027. « J’espère que l’Etat va comprendre qu’il faut mettre du budget dans la fonction publique ! »

Sybille, à Paris, le 5 novembre 2026.
Sybille, à Paris, le 5 novembre 2026.

Aline Leclerc

Sur Le Monde aujourd’hui

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20:40 Pour approfondir

Pour l’heure, la réponse du gouvernement à la crise du pouvoir d’achat se concentre sur le smic, au risque d’accentuer le sentiment de déclassement des classes moyennes. Autant chercher à éteindre un incendie en craquant une allumette, estime dans sa chronique Béatrice Madeline, journaliste au service Economie du Monde .

20:19 Vos témoignages

20:07 Pour approfondir

Contrairement à ce qu’avance le gouvernement, les chercheurs n’ont pas trouvé de traces d’une coordination particulière des actions violentes sur le réseau social Tiktok, ni d’une forte viralité des appels à en commettre.

19:57

Le ministère de l’intérieur fait état de « cortèges qui se sont globalement bien déroulés », malgré des tentatives « de les faire dégénérer » dans certaines villes

Selon Beauvau, la majorité des « cortèges (…) se sont globalement bien déroulés », observant toutefois que dans plusieurs villes, dont Rennes, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg, « des groupes à risque, composés à chaque fois de plusieurs centaines de militants radicaux et d’ultragauche, se sont constitués et ont tenté de faire dégénérer les cortèges et/ou de pénétrer dans les périmètres interdits et notamment dans les centres-villes ».

Selon le ministère, ces groupes « ont été systématiquement entravés dans leur volonté de passer à l’acte mais ont fait preuve d’une grande violence vis-à-vis des policiers et gendarmes engagés », relevant des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice notamment.

A Toulouse − qui a fait l’objet d’un refus des syndicats d’emprunter le parcours excentré de la préfecture − « des incidents extrêmement violents » ont eu lieu. A Strasbourg, comme déjà publié dans ce direct, l’effigie d’un CRS porteuse des lettres « CRS SS », « qui aurait été conçue par les élèves de la haute école d’art de la ville, a été mise à feu ». Laurent Nuñez a demandé au préfet de signaler les faits à la justice par le biais d’un article 40 du Code de procédure pénale.

A 18 heures, 448 personnes ont été interpellées et 53 membres des forces de l’ordre ont été blessés, selon le ministre, qui n’a pas donné de détails sur la gravité des blessures ni communiqué sur le nombre de manifestants blessés.

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19:40 Urgent

575 000 manifestants en France, dont 65 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur

Dans son communiqué sur le bilan de la journée, Beauvau estime à 575 000 le nombre de manifestants en France, dont 65 000 dans la capitale. Aussi, le ministère de l’intérieur a recensé 193 actions, contre 227 samedi 31 octobre, 289 le 24 octobre et 430 le 17 octobre.

De son côté, la CGT estime que les mobilisations ont réuni 1 573 000 personnes, dont 350 000 à Paris. Outre la capitale, 150 000 personnes étaient réunies à Marseille, 120 000 à Bordeaux, 100 000 à Lille, 80 000 à Toulouse, 55 000 à Lyon, 35 000 à Nantes et Rennes, estime le syndicat.

Pour rappel, les manifestations à l’appel des différents organisateurs (intersyndicale de la jeunesse, coordination nationale des « gilets jaunes », CGT…) ont mobilisé, samedi 31 octobre, entre 320 000 et 500 000 personnes ; samedi 24, entre 410 000 et 800 000 et le 17 octobre, 550 000 et 800 000 personnes.

19:35 En vidéo

19:06

Un mannequin à l’effigie d’un CRS brûlé à Strasbourg ; Laurent Nuñez demande au préfet de signaler les faits à la justice

Un mannequin à l’effigie d’un CRS a été brûlé au cours de la manifestation à Strasbourg. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a demandé au préfet de signaler les faits à la justice par le biais d’un article 40 du Code de procédure pénale.

19:01 Sur le terrain

PARIS | Céline Esen, avocate, la massification des gardes à vue « est terrible pour notre état de droit qui connaît des dérives jamais vues »

Des avocats du syndicat des avocats de France ont enfilé leurs robes noires pour rejoindre le cortège. « C’est en soutien au mouvement lycéen et surtout pour dénoncer la répression que subit ce mouvement sur le plan judiciaire, que nous constatons nous-mêmes ces derniers temps », explique Me Céline Esen, avocate pénaliste de 33 ans au barreau de Paris qui évoque notamment les 8 000 gardes à vue, majoritairement de mineurs pour le premier mois du mouvement lycéen. « Elles ne servent pas à grand-chose sauf à traumatiser toute une génération. C’est terrible non seulement pour eux mais pour notre état de droit qui connaît des dérives jamais vues avec en outre l’utilisation de lois antiterroristes désormais pour assigner à résidence des manifestants ! »

Elle dénonce également le fait que les avocats parisiens n’aient pas eu accès aux geôles pour constater les conditions de détention ou encore des condamnations de jeunes gens alors « qu’il n’y avait rien dans le dossier ! » « Une fièvre répressive s’est emparée de tout le système policier et judiciaire, avec chaque jour une surenchère, renchérit Me Romain Ruiz, avocat au barreau de Paris. Nous ne devons pas l’accepter et commencer de nous habituer au fascisme qui pourrait arriver au pouvoir l’an prochain. Il faut le dénoncer dans la rue comme dans les tribunaux ».

Lire aussi :

Aline Leclerc

18:57 Vos témoignages

18:51 Sur le terrain

PARIS | La fin du cortège atteint la place de la Nation, bondée et toujours calme

La fin du cortège arrive enfin place de la Nation, suivie par une cinquantaine de gendarmes à pied et une longue double file de camions de gendarmerie. L’ambiance est encore festive.

Un départ de feu a été signalé sur la place, mais il a rapidement été éteint par les pompiers. Les forces de l’ordre ont procédé à quelques tirs de gaz lacrymogène et à au moins une charge pour évacuer la zone autour.

Le calme revient presque immédiatement lorsque les forces de l’ordre se replient. La place est noire de monde, des enceintes crachent de la musique très fort, et certains manifestants quittent le rassemblement en prenant le métro à la station Nation, gardée ouverte.

Pierre Bouvier, Hélène Bekmezian et Bastien Bonnefous

18:34 Sur le terrain

PARIS | Le drapeau français, d’abord « un symbole révolutionnaire, et face à l’extrême droite, c’est plus que jamais le moment de le rappeler »

Le drapeau bleu-blanc-rouge est noué en cape sur le dos de nombreux manifestants, comme sur celui d’Ismaël, lycéen de 16 ans. « Ces derniers temps, c’est plutôt les fachos qui les réutilisent. Moi je suis arabe, et je trouve qu’il faut qu’on se le réapproprie, pour ne pas le laisser au RN ».

Ismaël, avec le drapeau sur le dos, à Paris, le 5 novembre 2026.
Ismaël, avec le drapeau sur le dos, à Paris, le 5 novembre 2026.

Pour Louis, développeur informatique de 29 ans, c’est d’abord « un symbole révolutionnaire, et face à l’extrême droite, c’est plus que jamais le moment de le rappeler ! » Il est venu pour « faire entendre sa voix, montrer que le peuple existe et ne plus voir ces évènements à travers le prisme déformant des réseaux sociaux et de certains médias ».

Louis, à Paris, le 5 novembre 2026.
Louis, à Paris, le 5 novembre 2026.

Aline Leclerc

18:23 Sur le terrain

PARIS | Nicolas, 29 ans : « Ce qu’on aimerait, c’est que le gouvernement nous entende »

Ce sont leurs revendications salariales qui ont poussé une bande de collègues et amis, tous vendeurs de la boutique « Pirate des Caraïbes » de Disneyland Paris à se mettre en grève pour venir manifester. « On a beau travailler pour une multinationale qui fait des bénéfices, nos salaires n’augmentent pas au niveau de l’inflation. Le problème, c’est que des grèves chez nous, y’en a presque jamais, alors on a saisi cette occasion d’un préavis de grève national pour se faire entendre », explique Nicolas, 29 ans, aux côtés de Lionel, Brice et Mateo.

Nicolas, Lionel, Mateo, Brice, Tiphaine, grévistes de Disney, à la manifestations de Paris, le 5 novembre 2026.
Nicolas, Lionel, Mateo, Brice, Tiphaine, grévistes de Disney, à la manifestations de Paris, le 5 novembre 2026.

L’augmentation anticipée du smic dès le 1er décembre, avec un coup de pouce, évoquée par le gouvernement pourrait-elle les satisfaire ? « Le truc, c’est que le smic c’est que pour les débutants chez nous, et nous, on est un peu au-dessus désormais donc on ne sera pas concernés », répond-il. Il gagne 1 730 euros nets par mois (contre 1 478 euros nets pr le smic). « Ce qu’on aimerait c’est que le gouvernement nous entende, qu’on oblige nos entreprises à augmenter les salaires, et une vraie baisse des prix de l’essence ! »

Aline Leclerc

18:18 Vos questions

Bonjour,

Le principe d’encerclement d’un groupe de manifestants figure au schéma national du maintien de l’ordre, au point 3.1.4. Il se justifie, selon le texte, pour « éviter le recours à des techniques de maintien de l’ordre pouvant présenter des risques supérieurs d’atteinte aux personnes ». Aujourd’hui, il n’est pas illégal, mais strictement encadré.

En 2021, le Conseil d’Etat avait bien demandé la suppression de cette « technique des nasses », considérant qu’elle était « susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir ». A la suite de cette décision, le ministère de l’intérieur avait mis à jour son schéma national du maintien de l’ordre en décembre 2021.

Désormais, l’encerclement d’un groupe de manifestants doit « systématiquement ménager un point de sortie contrôlé pour ces personnes ». Le texte précise que cette « technique de la nasse » ne peut être utilisée que « pendant une durée strictement nécessaire et proportionnée » et doit dans tous les cas être levée dès la fin de la manifestation ou de l’attroupement. Ces critères restent toutefois à l’appréciation des forces de l’ordre, et apparaissent trop vagues aux yeux de nombreux juristes.

Lire aussi :

18:00 Sur le terrain

PARIS | Des slogans critiquent CNews : « A force d’être trop démocrate avec ceux qui sont contre la démocratie, on finit par laisser arriver le fascisme

Dans la manifestation parisienne, on observe de plus en plus de pancartes critiquant directement la chaîne CNews, plusieurs en référence directe à la pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale demandant la « suppression de la chaîne de l’audiovisuel français » – elle avait recueilli jeudi à 17 h 30 plus de 898 000 signatures.

A Paris, le 5 novembre 2026.
A Paris, le 5 novembre 2026.

« Je trouve horrible les propos qui sont tenus sur cette chaîne, témoigne Sylvain, ouvrier offset de l’imprimerie à la retraite qui brandit une pancarte “Dissolution de la chaîne de TV raciste Cnews” et a signé la pétition. Et puis c’est contre Bolloré, qui est derrière et soutient l’extrême droite en rachetant médias, maison d’édition etc. Le racisme n’est pas une opinion mais un délit, faudrait un peu faire la distinction ! A force d’être trop démocrate avec ceux qui sont contre la démocratie, on finit par laisser arriver le fascisme ! Alors j’espère qu’ils vont ouvrir un débat à l’Assemblée ! »

Sylvain, à Paris, le 5 novembre 2026.

Un peu plus loin, Obisk, artiste de 42 ans, a réalisé un dessin de Grouchat, le présentateur de Téléchat, émission jeunesse de la télévision des années 1980 avec le slogan « Vrai JT, no Cnews ». « Évidemment qu’on a signé la pétition, mais vous pensez que ça a une chance de marcher ? » Le dépassement du seuil des 500 000 signatures permet en effet que les députés puissent organiser un débat dans l’hémicycle sur le sujet.

Obisk, à Paris, le 5 novembre 2026.

Aline Leclerc

17:50 Urgent

Selon la CGT, près de 1,6 million de personnes ont manifesté en France, dont 350 000 à Paris

Le syndicat estime que les mobilisations dans toute la France ce jeudi ont réuni 1 573 000 personnes, dont 350 000 à Paris. Outre la capitale, 150 000 personnes étaient réunies à Marseille, 120 000 à Bordeaux, 100 000 à Lille, 80 000 à Toulouse, 55 000 à Lyon, 35 000 à Nantes et Rennes, estime le syndicat. Peu avant 17 heures, Beauvau, à la demande de presse, a fait savoir que près de 600 000 personnes ont participé à la mobilisation, ajoutant qu’il s’agissait d’une estimation non définitive.

Pour rappel, les manifestations à l’appel des différents organisateurs (intersyndicale de la jeunesse, coordination nationale des « gilets jaunes », CGT…) ont mobilisé, samedi 31 octobre, entre 320 000 et 500 000 personnes ; samedi 24, entre 410 000 et 800 000 et le 17 octobre, 550 000 et 800 000 personnes.

Le contexte

    Ce direct a été animé par Louise Vallée, Anna Villechenon, Dorian Jullien, Sandra Favier ainsi qu’Emile Drousie (Service photo).

    • Cette grève générale a été annoncée le 5 octobre par une intersyndicale réunissant la CDFT, la CGT, FO, l’UNSA et la FSU. L’objectif affiché est de défendre les « salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie » et de dénoncer la « baisse des moyens des services publics ». Mardi, une carte de la CGT recensait 244 manifestations dans toute la France pour la journée de jeudi.

    • Dans l’éducation, plusieurs syndicats ont d’ores et déjà rejoint l’appel à la mobilisation comme le SNES-FSU, le premier syndicat des collèges et des lycées. Ils appellent à davantage de moyens pour l’éducation nationale, au retrait de la réforme du baccalauréat mais aussi à la fin de Parcoursup. L’ensemble des syndicats de l’enseignement privé sous contrat – qui scolarise près de 17 % des élèves français – a aussi appelé à faire grève, ce qui constitue une première, selon eux.

    • A la SNCF, les quatre principaux syndicats de la compagnie ferroviaire ont appelé les agents à se mettre en grève. La SNCF prévoit un trafic perturbé jeudi, tandis que, dans l’agglomération parisienne, la RATP table sur un trafic « normal » sur ses métros, bus et tramways, à l’exception du RER B.

    • La coordination des « gilets jaunes » espère que le 5 novembre ne soit pas juste un « 5 novembre intersyndical » mais « du peuple ». Ils appellent également à reconduire grèves et blocages le 6 novembre, puis à un « acte IV », samedi, « pour l’égalité réelle », avec des manifestations partout en France.

Source: Le Monde · Par Elie Guidi

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