Le président sortant a annoncé demander à la justice « d’étendre l’horaire d’ouverture des bureaux de vote pour les personnes qui ont été empêchées de voter ». Près de 160 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour choisir au second tour entre Lula, de gauche, et le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro. Les résultats sont attendus dans la nuit.
Live animé par Dorian Jullien et Christophe Sales (service photo)
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20:08
Le président du tribunal supérieur électoral reconnaît des difficultés de transport dans le pays
Nunes Marques, le président du tribunal supérieur électoral, a déclaré que « dans certains endroits, il subsiste des difficultés de transports », ajoutant que la situation était en cours de résolution, rapporte le journal Folha de Sao Paulo. Le président sortant Lula demande que des bureaux de vote soient ouverts plus longtemps en raison du manque de bus constatés dans certaines villes, dont Salvador et Sao Paulo, qui a empêché des électeurs d’aller voter.
19:58
Pilar, étudiante de 19 ans à Rio et primo votante : « Je suis très heureuse de pouvoir voter, c’est un droit qu’il est très important d’utiliser »
Dans le quartier de Copacabana, à Rio de Janeiro, Pilar, 19 ans, s’apprête à voter pour la première fois. Au premier tour, cette jeune étudiante en droit à l’université fédérale de Rio de Janeiro, « a tout fait » pour revenir à Fortaleza, ville du Nordeste dont elle est originaire, pour pouvoir voter. Pour le second tour, elle a réussi à obtenir une dérogation qui lui permet de voter dans un endroit où elle n’est pas enregistrée. « Je suis très heureuse de pouvoir voter, c’est un droit qu’il est très important d’utiliser ».
Les autocollants des « étudiants avec Lula » sur son T-shirt et son tote-bag ne laissent pas grand place au doute concernant son champion. « Un des projets de Flavio [Bolsonaro] est faire passer la gestion des universités fédérales du mInistère de l’éducation au ministère des sciences, de la technologie et de l’innovation. C’est une idée que je trouve mauvaise, principalement pour des raisons budgétaires. » Le candidat affirme souhaiter que « les recherches menées à l’université profitent à l’industrie et se transforment en produits, en emplois et en revenus, au lieu de rester lettre morte ».
Mais les organisations représentants des universités et instituts fédéraux disent craindre que cette modification n’entraîne une réduction du budget de l’enseignement supérieur, car le budget de l’éducation bénéficie actuellement d’une protection constitutionnelle concernant le montant minimum que doit dépenser le gouvernement fédéral, ce qui n’est pas le cas pour la science. « Quand j’étais au lycée, j’ai fait un an d’échange aux Etats-Unis. Quand je disais qu’ici, on pouvait faire des études gratuitement, les gens étaient émerveillés », raconte-t-elle, casquette vissée sur la tête.
Raphaël Bernard (Rio de Janeiro, correspondance)
19:50 Urgent
Lula demande l’extension des horaires des bureaux de vote en raison du manque de bus empêchant les électeurs d’aller voter dans certaines villes
« Nous demandons à la Cour suprême d’étendre l’horaire d’ouverture des bureaux de vote pour les personnes qui ont été empêchées de voter » en raison du retrait de bus de la circulation dans plusieurs villes du pays, y compris Sao Paulo, a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva, opposé à Flavio Bolsonaro.
Selon Lula, « 40 % des bus ont été retirés de la circulation » à Sao Paulo (sud-est), la plus grande ville du pays. Il a relaté des problèmes similaires dans des villes du nord-est du pays, son fief électoral historique, notamment à Salvador de Bahia. Lula a affirmé qu’« une fois de plus, il se passe une chose abominable ».
Lors du second tour de la présidentielle précédente, en 2022, la police routière fédérale (PRF) avait mis en place des barrages filtrants qui avaient retardé l’arrivée d’électeurs aux bureaux de vote dans le Nordeste. À l’époque, la PRF était dirigée par Silvinei Vasques, nommé par l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), qui était au pouvoir au moment du scrutin. M. Vasques a été arrêté par la suite.
19:48
Dans plusieurs villes, des pénuries de bus empêchent des électeurs de se rendre aux bureaux de vote
Le parti des travailleurs, formation du président sortant, Lula, a demandé l’arrestation du responsable de la mobilité de la ville de Salvador, plus grande ville du Nordeste et quatrième ville du pays, après des pénuries de bus qui empêchent des électeurs de se rendre aux bureaux de vote, relate le journal Folha de Sao Paulo.
Le tribunal électoral régional a donc ordonné l’arrestation de Pablo Souza, actuellement reçu en France. L’accès aux urnes est essentiel pour Lula qui espère battre Bolsonaro, arrivé en tête au premier tour (45 % contre 47 %) en réduisant l’abstention. D’autant que nombre de Brésiliens comptent sur les bus pour se rendre aux urnes, car le code électoral exige la gratuité des transports publics et une même fréquence qu’en semaine durant les périodes électorales.
Le Parti des travailleurs dénonce une réduction de plus de la moitié des bus de la capitale de l’Etat de Bahia, tandis que le secrétariat municipal à la mobilité avance que des autocollants ont été apposés sur certains bus stationnés dans les garages ce dimanche matin, ce qui a perturbé le trafic.
La ville de Salvador est dirigée par Bruno Reis, du parti de centre droit Uniao Brasil, allié de Flavio Bolsonaro. A Sao Paulo – municipalité également dirigée par un allié de Flavio Bolsonaro, Ricardo Nunes –, il manquerait 40 % de la flotte des autobus en circulation.
Aussi, l’agence nationale de l’aviation civile a confirmé que quatre vols à destination du Nordeste ont été annulés entre ce samedi et ce dimanche. L’agence affirme n’avoir relevé aucune anomalie dans le trafic aérien brésilien justifiant ces annulations et a exigé des compagnies aériennes des informations urgentes concernant le réacheminement des passagers.
18:56
Les Brésiliens en France ont largement voté Lula à plus de 80 %
Certains des résultats des Brésiliens de l’étranger situés en Europe sont connus, d’après plusieurs médias sourçant le tribunal supérieur électoral.
En France, 10 676 personnes ont voté pour Lula (83,96 %), contre 2 039 pour Flavio Bolsonaro (16,04 %). Si les résultats ne sont pas aussi tranchés chez nos voisins, la balance a aussi penché en faveur du président sortant : 68,42 % des voix en Espagne (9 293 votes), 56,68 % en Suisse (7 089 voix), 80,13 % aux Pays-Bas (5 578 voix) ou encore 58,72 % en Belgique (3 064 votes).
Tous les bulletins n’ont pas encore été dépouillés en Allemagne, en Italie et au Portugal.
Sur Le Monde aujourd’hui
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18:43 En photos
18:22 Pour approfondir
En retard sur le candidat d’extrême droite à l’issue du premier tour de la présidentielle, le 4 octobre, le président sortant a depuis bénéficié de la mobilisation massive de ses partisans. Et a pris quelques mesures de dernière minute pour tenter de remporter un quatrième mandat à l’issue du second tour, ce dimanche.
18:08 Vos questions
Bonjour tout le monde,
Vous êtes nombreux à nous poser cette question.
Les bureaux de vote ferment à 21 heures, heure de Paris (17 heures, heure de Brasilia) et, le président du tribunal supérieur électoral brésilien, Kassio Nunes Marques, estime que le vainqueur de l’élection sera connu entre 00 h 30 et 1 heure (entre 20 h 30 et 21 heures, heure de Brasilia). Sans être une certitude, mais « c’est ce qui se produit pratiquement à chaque élection », a-t-il affirmé.
17:57
Qui a voté pour Lula ou pour Flavio Bolsonaro au premier tour ?
Le président de gauche, Lula, garde l’avantage chez les femmes, les précaires, les catholiques et les plus de 60 ans. Mais son avance s’est réduite chez les 16-24 ans et il est devancé par son adversaire d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, chez les classes moyennes.
Plus d’éléments de réponse dans cet article d’Anne-Dominique Correa, correspondant du Monde à Rio de Janeiro, et Flavie Holzinger et Véronique Malécot, infographistes.
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17:42
Japon, Australie, Emirats arabes unis… Qu’ont voté les Brésiliens de l’étranger ?
Quelque 918 000 Brésiliens installés à l’étranger – sur plus de 158 millions d’inscrits dans le corps électoral brésilien – ont été invités à voter. Selon différents médias ayant compilé les données communiquées par le tribunal supérieur électoral, voilà quelques-uns des résultats du second tour, qui mobilise plus que le premier :
- Japon : Flavio Bolsonaro a obtenu 28 538 voix (80,08 %), Lula 7 098 voix (19,92 %).
- Australie : Lula a obtenu 6 017 voix (63,46 %), Flavio Bolsonaro 3 465 voix (36,54 %).
- Emirats arabes unis : Flavio Bolsonaro a obtenu 772 votes (54,56 %), Lula 643 voix (45,44 %).
- Liban : Lula a obtenu 1 205 voix (87,32 %), Flavio Bolsonaro 175 voix (12,68 %).
- Israël : Flavio Bolsonaro 699 voix (80,81 %), Lula a recueilli 166 voix (19,19 %).
- Jordanie : Lula a obtenu 725 voix (90,51 %), Flavio Bolsonaro 76 voix (9,49 %).
17:27 En photos
📷 A travers tout le pays, les images des électeurs brésiliens aux urnes
16:42 Sur le terrain
Après des annulations de vols, le hashtag « Laissez le Nordeste voter » monte sur les réseaux sociaux
Le hashtag « Laissez le Nordeste voter » apparaît ce dimanche matin dans les tendances des médias sociaux les plus partagés au Brésil. En cause : des vols annulés par les compagnies Gol, Latam et Azul au départ des villes du sud vers le nord-est ; la région qui vote traditionnellement pour le Parti des travailleurs de Lula. Gol devenant Golpe (« coup d’Etat ») dans les posts, a assuré dans un communiqué qu’elle va affréter d’autres avions, mais ni Latam ni Azul n’ont expliqué les annulations vers Recife et Fortaleza. Les internautes rappellent l’élection de 2022, lorsque la police des routes avait bloqué, sans raison, des autobus dans le Nordeste.
De même, vendredi soir, le président du tribunal supérieur électoral, Kassio Nunes Marques, nommé par Jair Bolsonaro, a annulé la décision de la justice fédérale qui avait ordonné à l’Etat d’assurer le transport des communautés autochtones vers les bureaux de vote. Dans de nombreuses communautés, l’accès aux urnes implique de longs trajets parfois par voie fluviale aux coûts financiers importants. Les peuples autochtones votent dans l’immense majorité à gauche et le hashtag « Laissez les indigènes voter » est massivement partagé.
Les réseaux sociaux montrent aussi la mobilisation des électeurs qui n’avaient pas voté au premier tour, pour voter cette fois pour le président Lula. Les vidéos sur les gares routières bondées avec des drapeaux du Parti des travailleurs traduisent l’espoir des militants de gauche : « L’absentéisme du premier tour est aujourd’hui aux urnes », écrit un internaute.
Anne Vigna (Brésil, correspondance)
16:31 Vos questions
Bonjour tout le monde,
Vous êtes nombreux à nous poser cette question.
Les bureaux de vote ferment à 21 heures, heure de Paris (17 heures, heure de Brasilia) et, le président du tribunal supérieur électoral brésilien, Kassio Nunes Marques, estime que le vainqueur de l’élection sera connu entre 00 h 30 et 1 heure (entre 20 h 30 et 21 heures, heure de Brasilia). Sans être une certitude, « c’est ce qui se produit pratiquement à chaque élection », a-t-il affirmé.
15:45 L’essentiel
Qui sont les deux candidats, Lula et Flavio Bolsonaro ?
D’un côté, Luiz Inacio Lula da Silva, président sortant de gauche :
- Il fêtera ses 81 ans la semaine prochaine et mène sa dernière bataille. Il espère arracher un retournement après son revers du premier tour, où il est arrivé en deuxième place avec 45 % des voix contre 47 % pour son rival.
- Briguant un quatrième mandat non successif, il s’est posé en défenseur de la démocratie et en rempart contre les Etats-Unis et leurs pressions commerciales et diplomatiques.
- Les électeurs doivent « choisir un pays où le drapeau est respecté », a-t-il dit d’une voix très fatiguée après avoir voté, accusant son rival de vouloir « gouverner avec le drapeau américain ».
- Durant le troisième mandat, le chômage a connu une baisse historique et l’inflation a été relativement maîtrisée. Mais les électeurs se plaignent du coût de la vie et sont exaspérés par la violence.
De l’autre, le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro :
- L’homme de 45 ans veut un rapprochement avec les Etats-Unis. Il promet aussi de durcir la lutte contre la criminalité et de tailler dans les dépenses publiques.
- Il est le fils de Jair Bolsonaro, allié de Donald Trump et ancien président du Brésil (2019-2023), condamné à une peine de vingt-sept ans de prison purgée en résidence surveillée pour avoir cherché à s’accrocher au pouvoir après sa réélection manquée en 2022.
- Flavio Bolsonaro s’est présenté comme « plus modéré » que son père, tout en revendiquant son héritage. Il a annoncé que, s’il est élu, son premier geste sera de le libérer. Sous la présidence de son père, la destruction de la forêt amazonienne s’était accélérée. Au contraire, sous Lula, le déboisement dans la plus grande forêt tropicale du monde a atteint son niveau le plus bas en quatre décennies.
15:38 En photos
15:21 Sur le terrain
Dans le centre historique de Sao Paulo, le rouge du Parti des travailleurs l’emporte : « Lorsque Jair Bolsonaro était au pouvoir, j’ai été persécutée à l’école »
Place Franklin-Roosevelt, dans le centre historique de São Paulo, le rouge, la couleur du Parti des travailleurs (gauche) l’emporte largement. On vient voter avec un autocollant de Lula collé sur le cœur, à l’image de Claudiana Gois dos Santos, une institutrice. « J’ai, comme les sondages, 50 % d’espérance et 50 % d’appréhension. Lorsque Jair Bolsonaro [2019-2023] était au pouvoir, j’ai été persécutée à l’école. A l’époque j’étudiais, ma bourse n’a pas été revalorisée et le système de santé public était en plein délabrement. C’était épouvantable de vivre avec le démantèlement du ministère de la culture et du ministère du travail, sur fond de montée de la violence », raconte-t-elle les larmes aux yeux.
M. Tupinamba est l’un des rares à porter un tee-shirt jaune et vert avec le visage de Flavio Bolsonaro. « Je suis de droite, pas un extrémiste bolsonariste, mais c’est Flavio qui représente la droite dans cette élection. Il est bien plus équilibré que son père, Jair, il est plus ouvert au dialogue. » Ce retraité du marché financier apprécie chez le candidat d’extrême droite « son programme de réduction des impôts, des dépenses publiques, et l’investissement qu’il promet dans la sécurité. » Selon lui, la démocratie n’est pas en danger avec le retour des Bolsonaro au pouvoir et il ne croit pas que Jair Bolsonaro a mené une tentative de coup d’Etat en janvier 2019 : « Un coup d’Etat avec des gens qui tiennent une bible à la main ? C’était une blague, un coup d’Etat, cela implique des chars dans la rue. »
Anne Vigna (Brésil, correspondante)
14:40
A Sao Bernardo do Campo, après avoir voté, Lula appelle les Brésiliens à défendre le drapeau national
Lors du second tour, les électeurs ont le choix entre défendre le drapeau national ou celui des Etats-Unis, a déclaré le président de gauche, Lula, après avoir voté. Les Brésiliens doivent « choisir un pays où le drapeau est respecté », a-t-il dit d’une voix fatiguée dans son fief de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo. Il a accusé son rival conservateur, Flavio Bolsonaro, de vouloir « gouverner avec le drapeau américain ».
14:34 Vos questions
Bonjour Lucas,
Le vote obligatoire, instauré en 1932 au Brésil, a, en effet, été renforcé en 1988 dans la nouvelle Constitution brésilienne, encore en vigueur actuellement. Concrètement, la Constitution oblige tout citoyen brésilien, entre 18 et 70 ans, à voter pour l’ensemble des élections, quelle qu’en soit l’échelle (locale ou nationale). Les expatriés brésiliens ne bénéficient d’aucune dispense pour les élections nationales.
En revanche, les Brésiliens ayant entre 16 et 18 ans (le vote au Brésil étant permis à partir de 16 ans), ainsi que ceux âgés de plus de 70 ans, les soldats et les illettrés, quel que soit leur âge, n’ont, eux, aucune obligation de vote.
Au-delà de ces exceptions, il reste possible pour les électeurs de s’abstenir, s’ils parviennent à le justifier auprès du tribunal régional électoral (TRE) dans un délai de soixante jours. Le taux d’abstention connu au lendemain des élections mélange des abstentionnistes volontaires et des abstentionnistes qui ont eu une réelle impossibilité de se déplacer. Si le TRE juge leur excuse invalide, ou s’ils n’ont pas fait cette démarche de justification à temps, ils peuvent être assujettis à deux types de sanctions, l’une monétaire, l’autre administrative.
La sanction monétaire est la plus légère : les abstentionnistes doivent généralement payer une amende équivalant à deux euros. La sanction administrative est, elle, plus lourde. Si une personne n’a pas voté à trois élections consécutives (chacun des tours d’une élection compte pour un) et qu’elle n’a pas pu justifier son absence, elle se voit retirer sa carte électorale. Or, sans carte électorale, les Brésiliens ne peuvent pas passer d’examen pour devenir fonctionnaires, recevoir d’argent de l’Etat, obtenir un passeport ou encore un crédit dans une banque étatique.
14:28
La mobilisation des abstentionnistes, un enjeu décisif du second tour
Le premier tour de l’élection présidentielle a été marquée par le taux d’abstention le plus élevé depuis 1998, traduisant une lassitude de la population à l’égard de Lula et de Flavio Bolsonaro. Au total, 21,08 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes, soit environ 33,4 millions de personnes – principalement celles pour qui le vote est facultatif (les 16-17 ans et les plus de 70 ans), ainsi que les plus précaires, qui éprouvent des difficultés à se rendre aux bureaux de vote. Flavio Bolsonaro n’ayant devancé Lula que de 2,5 millions de votes, la mobilisation des abstentionnistes sera un enjeu décisif du second tour.
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13:52 Vos questions
Bonjour,
Selon un sondage de l’institut Datafolha publié le 24 octobre, le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, est crédité de 51 % des intentions de vote du second tour, contre 49 % pour le président de gauche, Lula. Un écart qui reste dans la marge d’erreur pour cette élection particulièrement serrée.
Le contexte
Ce live a également été animé par Louise Vallée ainsi que Arthur Cocho (service photo).
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Source: Le Monde · Dorian Jullien et Christophe Sales (service photo)
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