Entre-temps, le gouvernement a ouvert le 5 octobre une plateforme destinée à répondre à la crise lycéenne, qui affichait vendredi, à sa clôture, quelque 100.000 contributions.

«Nous attendions d’avoir le fond nécessaire et toutes les remontées avant de faire des annonces», a justifié dimanche l’entourage de Sébastien Lecornu, qui laisse donc charge à ses ministres de les dévoiler lundi.

Critiqué de toutes parts après les débordements du 17 octobre, Emmanuel Macron s’est affiché à la manœuvre en fin de semaine dernière, recevant déjà les organisations lycéennes et ouvrant la porte à une «refonte en profondeur» de Parcoursup, un des grands objets de litige.

Face à l’énormité du chantier à six mois de la présidentielle, Sébastien Lecornu s’est montré un poil plus mesuré vendredi, promettant de «bouger» sur le sujet. «Il y a beaucoup de remarques qui sont faites sur la transparence, sur l’humanisation de la plateforme», a-t-il estimé, assurant qu’il allait «détailler un plan de réponses qui doit embarquer la question du nombre de professeurs, du nombre d’élèves par classes au lycée», mais aussi celle de l’état des bâtiments.

Critiqué de toutes parts après les débordements du 17 octobre, Emmanuel Macron s’est affiché à la manœuvre en fin de semaine dernière, recevant déjà les organisations lycéennes et ouvrant la porte à une «refonte en profondeur» de Parcoursup. maurice norbert / ADOBE STOCK

Source: Le Figaro · Victor Mérat

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