L’accident a eu lieu mercredi matin sur la ligne ferroviaire espagnole reliant la capitale, Madrid, à l’Andalousie. Selon la porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche, le train de la Renfe, la compagnie nationale, transportait 397 passagers et celui de la compagnie privée Iryo, 147 passagers. Les autorités disent ne « pas avoir d’information » à ce stade sur la cause de l’accident.
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14:10 Urgent
Au moins 64 morts, selon un nouveau bilan provisoire
Au moins 64 personnes sont mortes dans la collision des deux trains à grande vitesse en Espagne, selon un nouveau bilan provisoire annoncé par le président de la région de Castille-La-Manche, Emiliano Garcia-Page. « C’est énorme... », a-t-il ajouté aux journalistes.
Un précédent bilan des autorités régionales faisait état de 31 morts dans cet accident ferroviaire.
14:02 Sur le terrain
L’accident survient en pleine précampagne électorale
La collision ferroviaire survient en pleine précampagne pour les élections législatives anticipées du 29 novembre. Les meetings ont été suspendus. Le premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, s’est dit « consterné par ce grave accident », tout comme le chef de l’opposition de droite, Alberto Nuñez Feijoo. Mais le parti d’extrême droite Vox a maintenu son meeting à Santander, dans le nord du pays. « Je peux d’ores et déjà vous dire que nous ne croirons aucune des explications de ce gouvernement, qui n’a toujours pas fourni d’explications sur Adamuz, ni sur tant d’autres tragédies », a déclaré son dirigeant, Santiago Abascal. Il a accusé l’exécutif de vouloir « utiliser la douleur et le deuil » pour « faire taire les protestations ».
La catastrophe d’Adamuz, survenue neuf mois plus tôt, avait provoqué de violentes passes d’armes entre le gouvernement et l’opposition, qui dénonçait un manque d’entretien du réseau ferroviaire. Le ministre des transports, Oscar Puente, proche de Pedro Sanchez, avait catégoriquement rejeté ces accusations. L’enquête, qui privilégie la piste d’une rupture du rail au niveau d’une soudure, est toujours en cours. En mai, le président de l’association des victimes d’Adamuz avait réclamé la démission du ministre et du président du gestionnaire des infrastructures ferroviaires, Adif.
Ce nouvel accident survient également à la veille d’une grève de vingt-quatre heures des quelque 6 000 conducteurs de la Renfe, convoquée pour dénoncer le blocage d’accords sur la sécurité ferroviaire. Leur syndicat doit décider dans les prochaines heures s’il maintient le mouvement.
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Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)
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Pas d’information à ce stade sur la cause de l’accident, selon les autorités
Lors d’un point presse sur place, le président régional de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page, a précisé que parmi les 31 victimes, 24 avaient été retrouvées dans le train de la Renfe, et six dans le train Iryo, avertissant que le bilan pourrait encore s’alourdir, les zones les plus « profondes » des wagons restant inaccessibles. Il a aussi évoqué « quelques » blessés très graves.
Le responsable, tout comme la ministre de la santé, Monica Garcia, interrogée à la télévision espagnole, ont dit ne « pas avoir d’information » à ce stade sur la cause de l’accident.
En l’état, la circulation « est interrompue » entre Madrid et l’Andalousie, la région méridionale d’Espagne, a annoncé l’entreprise chargée de gérer l’infrastructure ferroviaire, ADIF. La Renfe, dont un train Madrid-Séville est impliqué dans l’accident, a pour sa part dit dans un communiqué être en train de « recueillir des informations afin d’évaluer l’ampleur de l’accident ».
13:26
Plusieurs matchs de Coupe du roi reportés, annonce la Fédération royale espagnole de football
« En signe de respect et de solidarité avec toutes les victimes du tragique accident ferroviaire survenu mercredi matin dans la province de Tolède, la RFEF a décrété la suspension des 24 matchs du premier tour de la Coupe du roi initialement prévus cet après-midi et ce soir », écrit la Fédération royale espagnole de football dans un communiqué.
L’instance ajoute qu’elle « communiquera prochainement le calendrier remanié et les horaires définitifs des matchs reportés », apportant « son soutien aux autorités pour aider les victimes de ce terrible accident ».
Sur Le Monde aujourd’hui
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13:23 En photos
13:08 Urgent
Au moins 31 morts et 80 blessés, selon un nouveau bilan
La collision entre deux trains à grande vitesse mercredi en Espagne a fait « au moins 31 morts et 80 blessés », selon un nouveau bilan transmis par les autorités régionales à l’AFP. Un précédent bilan des autorités régionales faisait état de 30 morts dans cet accident ferroviaire.
« Nous sommes prêts à apporter toute notre aide aux autorités espagnoles », a par ailleurs déclaré la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho. Elle a estimé qu’il était « trop tôt, bien trop tôt, pour tirer des conclusions » de la catastrophe.
13:06 En infographies 📈
12:27
« Nous nous attendons à une tragédie », déclare la ministre de la santé espagnole
La ministre de la santé espagnole, Monica Garcia, a déclaré à la télévision espagnole que les secouristes concentraient leurs efforts sur le sauvetage des survivants et des corps coincés dans les deux wagons les plus endommagés. Elle a précisé que les blessés étaient transportés vers différents hôpitaux de la région. « L’impact a été violent, nous nous attendons donc à une tragédie », a-t-elle ajouté.
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12:15 En vidéo
12:04 Sur le terrain
Témoignage d’un passager d’un des deux trains accidentés
Ignacio Relaño, passager de la troisième voiture du train AVE accidenté, vient de témoigner sur la chaîne de télévision espagnole La Sexta. « Un freinage extrêmement brutal, un bruit assourdissant, un choc violent. Le train a semblé basculer, puis s’est redressé avant de s’immobiliser. Nous avons tout de suite compris qu’un accident venait de se produire », raconte-t-il.
Quelques minutes auparavant, le train s’était arrêté pendant une vingtaine de minutes. « Le conducteur nous avait expliqué que c’était en raison d’un encombrement du trafic. » Lorsqu’il a repris sa marche, « il ne roulait pas à sa vitesse maximale ». La collision s’est produite dix à quinze minutes plus tard.
« Il y avait des gens par terre, les valises avaient volé dans tous les sens. Elles ont dû faire beaucoup de dégâts », poursuit le passager. « Nous étions très nerveux, nous ne savions pas s’il y avait un problème électrique ou un risque d’incendie. Les passagers se sont entraidés. Nous avons réussi à sortir relativement rapidement. »
Ignacio Relaño ajoute avoir pu quitter le train par ses propres moyens, sur un talus très escarpé, en pleine campagne. « Le pire, c’est ce que j’ai vu en m’approchant de l’avant du train : des personnes coincées, certaines qui criaient, des morts, un homme qui avait perdu un bras, une autre personne assise, sous le choc, comme si elle était dans un autre monde. »
Selon lui, les secours ont mis du temps à arriver. « J’ai eu l’impression que la première ambulance avait mis très longtemps. » Lui-même s’en est sorti avec « un coup sur le nez et un saignement ». « J’ai eu énormément de chance », a-t-il conclu.
Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)
12:01
Neuf mois après la catastrophe ferroviaire d’Adamuz
Cette nouvelle catastrophe ferroviaire survient neuf mois après celle d’Adamuz, dans la province de Cordoue, en Andalousie. Le 18 janvier 2026, une collision entre un train de la compagnie privée Iryo et un Alvia de la Renfe avait fait 46 morts et plus de 100 blessés.
Il s’agissait de l’un des accidents ferroviaires les plus meurtriers de l’histoire récente de l’Espagne. Une rupture du rail au niveau d’une soudure reliant deux tronçons aurait été à l’origine du déraillement.
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Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)
11:58 En photos
11:50 Urgent
Trente morts dans la collision, selon un nouveau bilan communiqué par le gouvernement de Castille-La Manche
Au moins 30 personnes sont mortes mercredi dans la collision de deux trains à grande vitesse à environ 150 km au sud de Madrid, selon un nouveau bilan des autorités de la région de Castille-La-Manche communiqué à l’Agence France-Presse. Un précédent bilan des autorités régionales faisait état d’« au moins dix morts ».
11:44 Vos questions
Bonjour Isabel,
Les deux trains qui sont entrés en collision étaient, pour l’un, un train AVE (opéré par Renfe, la compagnie ferroviaire espagnole) et, pour l’autre, un train Iryo (opérateur privé détenu à plus de 50 % par Trenitalia).
Au total, 147 personnes se trouvaient à bord de l’Iryo, et 397 à bord de l’AVE, selon la porte-parole du gouvernement de Castille-La Manche, Esther Padilla.
L’ADIF, l’établissement public chargé de la gestion du réseau ferroviaire espagnol, a déclaré pour sa part que la collision entre les deux trains, qui effectuaient la liaison entre Madrid et Séville, s’est produite entre les villes de Mora (📍) et d’Orgaz (📍).
11:36
Emmanuel Macron exprime sa solidarité avec l’Espagne
« Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, aux nombreux blessés, ainsi qu’à toutes les équipes mobilisées dans les opérations de secours », a écrit le président français sur le réseau social X, adressant au peuple espagnol « la solidarité de la France ».
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également fait part de son émotion sur son compte X aussi, déclarant que « l’Europe pleure avec vous » et adressant ses pensées aux familles et aux proches des victimes.
11:31
Le plan territorial d’urgence de Castille-La Manche activé
Le gouvernement régional de Castille-La Manche a annoncé avoir activé mercredi 28 octobre, à 9 h 15, le plan territorial d’urgence de Castille-La Manche (Platecam), au niveau d’urgence opérationnelle 1 dans la province de Tolède, après la collision de deux trains à grande vitesse près de la ville d’Urda.
« Cette mesure permet de mobiliser et de coordonner les services de secours concernés et de déployer un poste de commandement avancé, chargé de suivre la situation et de prendre les décisions opérationnelles », détaille le gouvernement, ajoutant que le service d’urgence régional 112 a également alerté les municipalités et les équipes d’intervention afin de mettre en place les mesures nécessaires.
11:16
La compagnie ferroviaire Iryo annonce l’annulation de tous ses trains au départ de la gare de Madrid-Atocha et à destination du sud de l’Espagne
La compagnie ferroviaire privée Iryo a publié un communiqué officiel sur son compte X, déclarant que, « ce matin, le train 6076, qui assurait la liaison Madrid-Séville, a été victime d’un accident à hauteur d’Urda, au point kilométrique 118 ».
La compagnie annonce l’annulation de tous ses trains au départ de la gare de Madrid-Atocha et à destination du sud de l’Espagne. Aucune prévision de rétablissement de la circulation n’a été communiquée à ce stade. L’entreprise a précisé avoir « activé l’ensemble de ses protocoles d’urgence et collaborer étroitement avec les autorités compétentes pour gérer la situation ».
11:09
11:05 Urgent
« Au moins dix morts », selon les autorités régionales, qui craignent un bilan plus lourd
« Il y a au moins dix morts et il est possible que ce nombre augmente », a déclaré Esther Padilla Ruiz, la porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche. Selon le site du journal El Pais, Mme Padilla Ruiz a également affirmé que « le train Renfe AVE 2080 transportait 397 passagers, tandis que l’Iryo 6076 comptait 147 passagers et un bébé à son bord ».
« Je suis au centre de contrôle H24 depuis 9 h 40, où j’essaie d’obtenir toutes les informations possibles sur ce qui s’est passé », a, pour sa part, déclaré sur le réseau social X le ministre des transports espagnol, Oscar Puente.
Plusieurs brigades de pompiers, trois hélicoptères et deux unités de soins intensifs mobiles sont déjà sur place.
Source: Le Monde · Charlotte Herzog et Ramzy Bensaadi (service Photo)
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