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Le dernier opus du jeu vidéo, considéré comme très réaliste, met en scène une invasion du pays par la Corée du Nord. De quoi alimenter les critiques des conservateurs sur l’impréparation militaire sud-coréenne.
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La Corée du Nord est passée à l’offensive. A Pyongyang, un coup d’Etat a renversé le régime en place. La nouvelle dirigeante, Ri Ju-young, a mis fin à toute forme de dialogue avec le Sud. Ses forces ont franchi la zone démilitarisée (DMZ), qui sépare les deux Corées. Elles progressent dans la péninsule, ravagent Séoul. La deuxième guerre de Corée a commencé.
Le scénario du quatrième opus du jeu vidéo Call of Duty : Modern Warfare, sorti vendredi 23 octobre, rencontre un énorme succès en Corée du Sud. Le titre s’est hissé en tête des classements des ventes sur Steam – l’une des principales plateformes de jeux PC. Les combats de la guerre de Corée (1950-1953) sont suspendus par un armistice, mais les deux voisins restent juridiquement en conflit et les heurts ne sont pas rares. De ce fait, le jeu n’en finit pas de faire des remous dans un pays où toute création peut vite tourner au pugilat politique.
Kim Sung-jae, président du Centre pour la paix Kim Dae-jung (1924-2009) – du nom du président progressiste Prix Nobel de la paix en 2000 pour sa politique de rapprochement avec le Nord –, s’interrogeait au sujet de Call of Duty dès septembre dans le journal de centre gauche Hankyoreh, pour savoir s’il était « approprié d’utiliser la tragédie de la guerre de Corée et l’antagonisme actuel entre le Sud et le Nord pour un produit de divertissement ».
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Source: Le Monde · Philippe Mesmer
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