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Le dirigeant d’extrême droite, qui dit lutter contre le « wokisme », a fait retirer du Musée national de Bogota photos, objets et dessins des murs des salles Mémoire et nation et Faire société. Les opposants à cette politique dénoncent une censure inédite.
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Le projet de « Patrie miracle », promis à longueur de prises de parole par le président colombien d’extrême droite, Abelardo de la Espriella, au pouvoir depuis le 7 août, a atteint le monde de la culture. Le 15 octobre, M. de la Espriella a déclaré vouloir livrer une bataille contre le « wokisme », assimilé à un « cancer [qui] pervertit les valeurs, la tradition familiale et l’identité nationale », « ignore les différences biologiques entre hommes et femmes, falsifie l’histoire, la réduisant à une succession de luttes entre oppresseurs et opprimés », ou encore impose le « langage inclusif » dans l’éducation.
Partisan d’une « contre-révolution culturelle », pour « empêcher que les espaces culturels soient captés par le social-communisme athée et ennemi des valeurs fondamentales », Abelardo de la Espriella a joint le geste à la parole : le même jour, plusieurs dizaines d’œuvres ont été retirés du Musée national de Colombie, à Bogota.
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Source: Le Monde · Julia Pascual
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