Dans une publication sur Instagram, dimanche, le collectif "GenZ regelt" s'est "expressément distancé de toute forme de violence".

France Télévisions

Publié le 01/11/2026 16:02

Temps de lecture : 2min

Des manifestations allument un fumigène à Berlin, après une manifestation à l'appel du collectif "GenZ regelt!", le 31 octobre 2026. (RALF HIRSCHBERGER / AFP)
Des manifestations allument un fumigène à Berlin, après une manifestation à l'appel du collectif "GenZ regelt!", le 31 octobre 2026. (RALF HIRSCHBERGER / AFP)

Elles voulaient dénoncer la misère des écoles, la hausse du coût de la vie, l'éventuelle réintroduction du service militaire et le réchauffement climatique. Les manifestations du collectif "GenZ regelt" ("la Génération Z s'en charge"), organisées dans des dizaines de villes en Allemagne, se sont dans l'ensemble déroulées dans le calme, samedi 31 octobre, avant que des tensions n'éclatent en soirée. Selon les organisateurs, quelque 120 000 manifestants sont descendus dans les rues du pays.

A Francfort, entre 1 000 et 1 500 personnes ont affronté la police, des émeutiers masqués saccageant plusieurs commerces et en pillant certains, a indiqué dimanche lors d'une conférence de presse le ministre de l'Intérieur de la région de Hesse. Au total, 54 personnes ont été interpellées, âgées de 13 à 29 ans, "pour la plupart de nationalité allemande". "Bien plus de 100 policiers ont été blessés, dont un grièvement qui a perdu des dents à la suite d'un jet de pierre au visage", a ajouté la même source.

Ces "excès de violences" sont "totalement inacceptables", a réagi sur X Boris Rhein, ministre-président de la Hesse. Des violences ont également surgi dans d'autres villes d'Allemagne, comme Cologne ou Hambourg. A Berlin, les autorités ont fait état de "nombreux délits" ayant conduit à 56 interpellations et 27 policiers légèrement blessés.

Le ministre de l'Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a estimé auprès du tabloïd Bild que "les débordements violents comme ceux qui ont eu lieu à Paris" avaient pu "être évités". Il a accusé "des groupes de gauche enclins à la violence et des fauteurs de trouble issus du milieu des migrants" d'avoir "détourné les manifestations pacifiques de l'après-midi", appelant à "des sanctions sévères" à l'encontre des responsables. La coprésidente du parti d'extrême droite AfD a elle aussi pointé "l'extrémisme de gauche" et une "migration incontrôlée" sur X.

Dans une publication sur Instagram, le collectif "GenZ regelt" s'est "expressément distancé de toute forme de violence". Sur son site Internet, il a appelé en fin de matinée à se mobiliser à nouveau le 14 novembre, avant de supprimer le message quelques heures plus tard. "Ni la crise du pouvoir d’achat, ni le démantèlement social, ni la volonté largement partagée de manifester pacifiquement ne disparaîtront parce que des petits groupes de personnes frustrées se sont livrés à des actes de vandalisme par la suite", a déclaré auprès du quotidien Rheinische Post la présidente de Die Linke, Ines Schwerdtner.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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