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Chômage, criminalité, déliquescence des infrastructures, corruption… Le pays, dirigé depuis 1994 par le Congrès national africain, est rongé par de multiples crises. Le parti est annoncé au coude-à-coude avec l’Alliance démocratique lors du scrutin municipal de mercredi 4 novembre.
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Au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, le Congrès national africain (ANC) se prépare à un nouvel atterrissage douloureux lors des élections municipales sud-africaines, prévues mercredi 4 novembre. Au niveau national, le parti de la libération devrait rester le premier, mais pour combien de temps ? Alors que la formation, en déclin depuis dix ans, s’attend à réaliser une nouvelle fois le pire résultat de son histoire, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, semble parfois désespérer de ses troupes.
Ce fut le cas le 19 octobre, quand, devant une assemblée de journalistes, le chef de l’Etat a raconté sa stupeur après avoir découvert la décrépitude de Bloemfontein, la capitale judiciaire du pays, à l’occasion d’un déplacement de campagne : « J’ai vu la rue principale dans un état effroyable, jonchée d’ordures. J’ai dit à mes camarades : “Comment pouvons-nous accepter que les gens vivent dans des conditions aussi sordides ? Je reviens dans une semaine, à mon retour, cette rue doit être propre.” Le lendemain, les bulldozers étaient là. »
Problème : tout est à l’avenant. Coupures d’eau, de courant, routes trouées de nids-de-poule, absence d’éclairage municipal… Sur les groupes WhatsApp de quartier, sur les réseaux sociaux, dans les rues, l’exaspération des populations se répand face à la gestion, jugée désastreuse, des localités sous le contrôle de l’ANC. Ces dernières années, là où le parti a perdu sa majorité absolue, il est souvent parvenu à se maintenir au pouvoir ou à y revenir au gré de coalitions instables.
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Source: Le Monde · Mathilde Boussion
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