Par Le Figaro avec AFP

Publié le 03/11/2026 à 19h29

L’ancienne première ministre Élisabeth Borne. Sébastien SORIANO / Le Figaro

L’ancienne première ministre se dit «convaincue qu’il faut plutôt rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée», face à la proposition de David Lisnard qui plaide pour une primaire allant du centre-droit à Reconquête.

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L'ancienne première ministre Élisabeth Borne affirme mardi dans une interview au Parisien ne pas croire à une primaire du bloc central qui irait jusqu'au candidat très droitier David Lisnard. «Je ne crois absolument pas en une primaire du bloc central jusqu'à David Lisnard qui, lui, veut l'union des droites (alliance entre la droite et l'extrême droite, ndlr) et éliminer le centre», affirme la députée Renaissance dans Le Parisien.

Elle se dit «convaincue qu'il faut plutôt rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée». «Nous ne sommes pas une force d'appoint de la droite. Accepter cette primaire, ce serait trahir le centre», estime-t-elle. Si le candidat et président des Républicains Bruno Retailleau ou David Lisnard «remportait une telle primaire, je ne le soutiendrais pas». Le candidat à l’élection présidentielle David Lisnard s’est défendu dimanche de vouloir gouverner avec le RN, même s’il avait dit préférer voter pour Marine que pour Jean-Luc Mélenchon, et plaidé pour une primaire allant du centre-droit à Sarah Knafo (Reconquête!).

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Il «faut entendre les revendications» des lycéens

L'ancienne ministre de l'Éducation nationale considère par ailleurs qu'il «faut entendre les revendications» des lycéens, soumis notamment à un «stress énorme» lorsqu'ils doivent s'orienter. Elle propose notamment une «allocation temporaire» de 500 euros par mois, «jusqu'à un an, pour tout jeune diplômé en difficulté, sous conditions de ressources et de recherche active d'emploi», qui pourrait s'accompagner d'un «maintien de droits étudiants, comme l'accès à un restaurant universitaire».

Elle suggère aussi de donner aux jeunes «la possibilité de reprendre une formation, notamment après le premier emploi» via des crédits sur le compte personnel de formation (CPF). «La jeunesse a raison de nous alerter car on préfère laisser filer les dépenses de santé et de retraites, au détriment de la nouvelle génération», soutient l'ancienne locataire de Matignon. Selon elle, le mouvement des lycéens traduit «un grand désarroi» et a pu être déclenché par «l'interdiction brutale du téléphone portable au lycée, qui mérite d'être interrogée».

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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