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Alors que le pays connaît un déséquilibre entre sa production et sa consommation d’électricité bas-carbone, les acteurs du solaire et de l’éolien s’inquiètent pour leur avenir avant même la présidentielle de 2027, à haut risque pour le secteur.
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Côté pile, le gouvernement mène la charge pour électrifier du pays. Primes à l’achat d’utilitaires électriques, aides à l’installation de pompes à chaleur, mises en service de trains avec batteries… Il a présenté, à la mi-octobre, le deuxième volet de son grand plan d’électrification pour « protéger durablement » les Français des crises énergétiques.
Côté face, la filière des énergies renouvelables, pourtant indispensable à la production d’électricité bas-carbone, dénonce un coup de frein et une « casse sociale » à l’œuvre. Elle s’inquiète pour son avenir avant même l’élection présidentielle du printemps 2027, alors que des partis de droite et d’extrême droite affichent leur hostilité aux éoliennes et aux panneaux solaires. Si le nucléaire couvre environ 70 % des besoins en électricité du pays, les futurs réacteurs annoncés par le gouvernement ne devraient pas entrer en service avant les années 2040.
Comment la France peut-elle à la fois vouloir sortir du pétrole et du gaz (60 % de la consommation d’énergie), et freiner le développement des renouvelables, à rebours de ce qui se passe dans le reste du monde ? Ce paradoxe apparent est le résultat des transformations très rapides du secteur mais surtout d’un manque de vision et d’atermoiements politiques. « Il y a trois ans, on nous disait qu’il fallait y aller à fond sur les renouvelables. Et, aujourd’hui, on nous dit qu’on est en situation de surcapacité et qu’il faut tout arrêter. Les filières renouvelables risquent vraiment de souffrir de manière injuste », résume Nicolas Goldberg, référent énergie pour le cabinet de conseil Colombus Consulting.
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Source: Le Monde · Perrine Mouterde
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