Après le dépouillement de la moitié des bulletins, le camp du Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou arrive en tête, selon les résultats partiels de la Commission électorale israélienne.

Radio France

Publié le 28/10/2026 08:34

Temps de lecture : 1min

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou salue ses partisans à Jérusalem, dans la nuit du 28 octobre 2026. (JALAA MAREY / AFP)
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou salue ses partisans à Jérusalem, dans la nuit du 28 octobre 2026. (JALAA MAREY / AFP)

"Le scénario le plus probable, c'est finalement de s'orienter vers de nouvelles élections dans quelques semaines ou dans quelques mois", estime ce mercredi sur franceinfo Vincent Lemire, historien et professeur à l'université Gustave Eiffel, au lendemain des élections législatives en Israël.

Pour Vincent Lemire, l'une des principales difficultés réside dans le refus d'une partie de l'opposition de s'allier aux députés arabes, qui ont réalisé un score historique. "Si le caractère démocratique [de l'Etat d'Israël] prime, alors il y a une majorité nette contre Nétanyahou", analyse l'historien. Mais "si c'est le caractère juif qui prime et que donc on exclut les députés arabes palestiniens de cette majorité anti-Nétanyahou, alors le pays est ingouvernable", poursuit-il.

"L'erreur de l'opposition, c'est d'être tombée dans le piège de Nétanyahou, c'est-à-dire de focaliser toute la campagne sur Nétanyahou et sur l'avenir de Nétanyahou", estime également Vincent Lemire. L'historien compare le Premier ministre israélien à Donald Trump, deux personnalités qui parviennent à "prendre toute la lumière" et à "focaliser entièrement le débat public sur eux".

Selon lui, l'opposition n'a "pas réussi à faire de campagne positive pour le pouvoir d'achat ou pour la conscription des ultra-orthodoxes, ou pour une perspective politique avec les Palestiniens". "Le seul slogan, c'était tous contre Bibi", résume-t-il. Une stratégie qui favorise Benyamin Nétanyahou, "parce qu'il aime prendre les coups, il aime focaliser le débat public vers lui". "Tout a convergé et donc il fait écran en fait à tout le reste", regrette l'historien.

Même en cas d'alternance, l'historien ne prévoit pas de changement politique majeur : "Il n'y aura pas de rupture fondamentale", car "le seul programme de l'opposition de Gadi Eisenkot, c'est se débarrasser de Nétanyahou et puis c'est tout."

Dans cette situation d'incertitude politique, Benyamin Nétanyahou conserve pour l'instant le pouvoir. "Nétanyahou n'a pas encore perdu, ce qui est pour lui le plus important", souligne Vincent Lemire. "Ça veut dire que dans l'intervalle, il reste en poste et ça veut dire que dans l'intervalle, il peut aussi frapper l'Iran et continuer ses coups tordus pour essayer de se maintenir", affirme-t-il.

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Source: Franceinfo · franceinfo

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