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À la Une de la presse ce mardi 28 octobre : les élections législatives en Israël dans la presse locale, la percée des listes arabes dans le scrutin, des reportages à Hébron (en Cisjordanie), et la disgrâce de Kylian Mbappé.

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La presse israélienne tente de faire sens, de décrypter ces élections inachevées et très serrées. Une tâche difficile pour les journaux partis à l'impression bien avant les résultats définitifs. Les Unes israéliennes reflètent ce coude-à-coude entre le Likoud de Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot, à la tête de l'opposition. "Pas de gouvernement distinct", titre Israel Hayom. Ce qui est quasiment sûr à ce stade, c'est qu'aucun des deux camps n'obtiendra 61 sièges – donc pas de majorité absolue –, et il faudra négocier pour former un gouvernement. Pour illustrer le décompte des voix sur son site web, Israel Hayom a publié une infographie où s'affrontent les principaux candidats au tir à la corde au-dessus de l'urne. Même type de Une pour le quotidien Ma'ariv et pour Haaretz. Tous les quotidiens du pays soulignent la participation de près de 80 % : un record depuis 1999, en particulier pour les votants "arabes israéliens" qui pourraient obtenir jusqu'à 18 sièges... là encore, du jamais vu.

"Le gouvernement actuel a provoqué une participation arabe record" d'après le Jerusalem Post, avec une photo de Ra'am, la liste arabe unie. L'autre liste de Palestiniens d'Israël s'appelle "la liste unifiée". Le quotidien fait l'analyse suivante : "Les citoyens arabes savent qu'ils sont, une fois de plus, les faiseurs de roi pour défendre une démocratie qui ne les défend pas toujours". Le quotidien souligne aussi que les quartiers à majorité haredim (juifs ultra-orthodoxes), auraient moins voté que d'ordinaire. The Times of Israel pointe quant à lui du doigt Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité nationale d'extrême droite suprémaciste, comme responsable. "On le hait, mais on est aussi reconnaissant car il nous a uni", déclare un Palestinien d'Israël dans le sud du pays. Comme le rapporte Haaretz, les listes arabes ne "pourront pas être ignorées" car elles passeront de dix sièges à au moins seize sièges à la Knesset. Le dirigeant de la liste unifiée promet de "protéger sa communauté."

Ces élections ont des conséquences, bien sûr, pour les voisins d'Israël, à commencer par le Liban. L'Orient-Le Jour, lui aussi imprimé avant la fin du décompte, se demandait encore si Benjamin Netanyahu allait vers la sortie, au-dessus d'une photo de Gadi Eisenkot. Un éditorial se concentre sur "ce que les urnes ne règleront pas pour le Liban", notamment la question des réfugiés : "les déplacés du Sud ne rentreront pas chez eux grâce à un bulletin déposé de l'autre côté de la frontière". Le journal de Beyrouth propose aussi un reportage auprès de colons repentis qui veulent "montrer un autre visage du judaïsme religieux". Ils participent à des livraisons de nourriture dans la ville d'Hébron. D'après un agriculteur palestinien, "leur présence fait que les colons mettent moins la pression".

La ville d'Hebron, en Cisjordanie occupée, qui, d'après le magazine indépendant +972, a été transformée en un "spectacle électoral par Netanyahu", quelques jours avant l'élection. En représailles au meurtre de deux soldats israéliens, la ville a été mise sous cloche, près de 4 000 Palestiniens déplacés et plus de 30 hectares de quartiers palestiniens rasés par les pelleteuses israéliennes.

Tout autre chose pour finir : Kylian Mbappé en disgrâce en Chine, après avoir qualifié Mao Zedong de "dictateur". Une vidéo de l'attaquant du Real Madrid a émergé sur les réseaux sociaux chinois. Une vidéo où on lui demande quel "mème" de lui-même il préfère. Il dit : "celle où on met mon visage sur un dictateur chinois, je crois." En Chine, Mao Zedong est une figure taboue, quasi religieuse, qu'on ne peut certainement pas qualifier de dictateur. Le Global Times, journal d'État chinois à visée internationale, relaie les excuses du footballeur, en précisant que le tort causé pourrait mettre du temps à être réparé. Il a en effet perdu deux contrats publicitaires avec des marques chinoises : comme ces boissons énergétiques floquées du visage souriant de l'athlète. Sur le site d'information hk01 hongkongais, la marque explique ne pas tolérer des propos qui puissent heurter le sentiment national chinois.

Source: France 24 · Lou KISIELA

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