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Le maire du Havre a estimé, dimanche, au journal de 20 heures de TF1, que la primaire envisagée à droite et au centre en vue de la présidentielle de 2027 « n’aura[it] pas lieu » et « n’a pas beaucoup de sens ».

Edouard Philippe, candidat du parti de droite Horizons à l’élection présidentielle française de 2027, dans les Yvelines à La Verrière, le 30 octobre 2026.

Edouard Philippe a estimé, dimanche 1er novembre, que la primaire envisagée à droite et au centre « n’aura[it] pas lieu », dénonçant un processus qui serait, selon lui, synonyme de « division » et de « confusion ». « Le principe même d’une primaire, c’est d’appuyer sur les différences entre les candidats. Je pense que nous avons à créer du commun, beaucoup plus qu’à appuyer sur nos divisions », a-t-il déclaré au journal de 20 heures de TF1.

Le maire du Havre a également critiqué le rassemblement de personnalités aux orientations politiques divergentes, entre « les continuateurs du macronisme, comme Gabriel Attal », et ceux qui « tendent la main à l’union des droites ».

« Elle se propose de rassembler des gens qui ne sont pas d’accord, qui ont d’ailleurs dit à plusieurs reprises qu’ils ne voulaient pas travailler les uns avec les autres », a-t-il poursuivi, jugeant que « tout ça n’a pas beaucoup de sens ». Interrogé par ailleurs sur la manière de sortir de l’impasse politique actuelle, Edouard Philippe a jugé que les candidats de cet espace politique devront prendre leurs « responsabilités » pour se départager en février.

Cette « primaire des démocrates » prônée par Gabriel Attal (Renaissance) avant l’élection présidentielle soulève de nombreuses questions, du périmètre des participants aux modalités, alors que le camp présidentiel et la droite sont en grande difficulté dans les sondages face au Rassemblement national (RN) et à La France insoumise (LFI).

Divergences sur la participation de certains partis ou personnalités

Edouard Philippe martèle depuis des mois qu’il est opposé au mode de départage qu’est la « primaire des démocrates ». Mercredi soir, le parti du maire du Havre, Horizons, avait de nouveau accueilli négativement la proposition de Gabriel Attal qui demandait explicitement une primaire. « Il est temps d’être tous responsables » pour « empêcher » un deuxième tour RN-LFI, avait-il expliqué au micro de la même chaîne, lors d’un déplacement en Bretagne.

« J’ai la conviction qu’elle aura lieu, cette primaire. Et je le dis ici, ceux qui feraient tout pour bloquer l’arrivée de cette primaire et de ce processus de rassemblement porteraient une très lourde responsabilité dans l’arrivée d’un deuxième tour entre la France insoumise et le Rassemblement national », a affirmé l’ancien premier ministre macroniste, vendredi, lors d’un déplacement en Bretagne. « Aucun candidat n’est en situation, par sa situation dans les sondages, de rassembler les autres autour de lui (…). Et donc, si la force ne fait pas l’union, il faut que l’union fasse la force », a-t-il ajouté.

Le débat sur la composition exacte de cette primaire reste toutefois entier. Les divergences sur la participation de certains partis ou personnalités, comme David Lisnard, illustrent la difficulté à rassembler l’ensemble de la droite et du centre autour d’un processus commun.

Certains acteurs, comme Raphaël Glucksmann, refusent catégoriquement de s’associer à une telle démarche, estimant ne pas appartenir à cet espace politique. D’autres, à l’image de Marc Fesneau, s’inquiètent de potentielles alliances avec l’extrême droite, ce qui complique encore davantage la constitution d’un front uni.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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