La Roumanie s’apprête à donner une nouvelle dimension touristique à l’une de ses figures les plus célèbres. Aux portes de Bucarest, un projet d’envergure inspiré du mythique comte Dracula vient de franchir une étape importante.
Le comte Dracula pourrait bientôt avoir son propre royaume. En Roumanie, un vaste complexe de loisirs inspiré du célèbre vampire se précise : ses promoteurs ont défini l’aménagement d’une première partie du site, dont la construction reste toutefois à lancer. Baptisé Dracula Land, ce projet touristique hors norme ambitionne de devenir l’une des grandes destinations de divertissement d’Europe.
Le futur site doit s’étendre sur 164 hectares, à une vingtaine de minutes de Bucarest et à quinze minutes de l’aéroport international Henri-Coanda. Parc d’attractions, hôtels, spectacles et loisirs aquatiques doivent y être réunis, pour un investissement qui pourrait dépasser le milliard d’euros dès la première phase, selon les promoteurs.
Un parc d’attractions dans l’univers de Dracula
Au cœur du projet, un parc à thème décliné en six univers doit donner vie à la légende popularisée par l’écrivain irlandais Bram Stoker. Des dizaines d’attractions majeures sont prévues, avec l’ambition de séduire aussi bien les amateurs de sensations fortes que les familles.
L’offre doit largement dépasser les frontières du parc. Une aréna polyvalente de 22.500 places est prévue pour accueillir spectacles et événements, aux côtés d’un espace aquatique et d’un spa accessible toute l’année. Un centre commercial réunissant des marques internationales et, plus inattendu, une piste de ski artificielle figurent également dans les plans.
Pour prolonger le séjour, les promoteurs annoncent trois hôtels : le Dracula Grand Hôtel, prévu en catégorie quatre étoiles, le Dracula Family Hôtel, en trois étoiles supérieures, et le Dracula Hôtel, en trois étoiles. L’ensemble devra totaliser 1200 chambres, complétées par des espaces de conférences.
À lire aussi Plutôt Puy du Fou ou Parc Astérix ? Ce que les parcs d’attractions disent de nous
Un projet reposant sur des capitaux privés
À l’origine de Dracula Land, l’entrepreneur roumain Drago Dobrescu entend financer le complexe exclusivement grâce à des capitaux privés. À ce stade, aucun financement public ni fonds européen n’est annoncé. Les promoteurs font état de discussions avancées avec plusieurs opérateurs internationaux des secteurs des parcs à thème, de l’hôtellerie et du commerce. Le montage repose également sur une holding immatriculée au Qatar, destinée à accompagner la structuration financière du projet et ses partenariats internationaux.
L’ambition ne s’arrête pas aux équipements touristiques. Les concepteurs souhaitent aussi développer leur propre propriété intellectuelle autour de Dracula, avec une stratégie de protection des marques en Europe et aux États-Unis. Une déclinaison numérique, sous la forme d’un métavers, est également envisagée.
À lire aussi Des voyages inspirés par la fantasy : quand les mondes imaginaires donnent envie de partir
Un calendrier à confirmer
Si la finalisation du plan directeur marque une avancée, elle ne signifie pas que les travaux ont commencé. Aucun engin de chantier n’a encore investi le domaine. L’échéancier affiché sur le site officiel prévoit une phase de construction en 2026-2027, puis un lancement en 2027-2028. Ces échéances restent néanmoins indicatives : le communiqué du 29 octobre ne donne aucune date précise d’ouverture et précise que chaque équipement suivra son propre calendrier de développement.
Le financement demeure l’un des principaux défis, compte tenu des sommes annoncées. Les négociations avec les investisseurs et les futurs exploitants doivent encore se traduire par des engagements concrets, tandis que les modalités d’ouverture des différentes installations restent à préciser. Avant d’accueillir ses premiers visiteurs, le royaume de Dracula doit donc encore passer des plans au chantier.
Source: Le Figaro · Alizée Lamour-Delmond
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira