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Par Maxime Vaudano
Publié aujourd’hui à 09h40Article réservé aux abonnés
Décryptage« Les propositions à la loupe ». La candidate du Rassemblement national veut négocier un rabais d’un tiers sur la contribution française à l’Union européenne pour faire des économies. Mais ses chances de succès sont très minces.
C’est une idée simple comme les aime Marine Le Pen : en coupant dans l’enveloppe qu’elle verse chaque année à l’Union européenne (UE), la France pourrait récupérer une partie des milliards qui manquent à son budget en ces temps de disette, tout en affaiblissant la bureaucratie bruxelloise honnie. Derrière cette proposition présentée comme du gagnant-gagnant, la réalité est pourtant, comme souvent, bien plus complexe. Décryptage.
De quoi parle-t-on ?
Chaque année, la France verse une contribution financière à l’UE en contrepartie de son statut de membre, comme les 26 autres pays de l’Union. Ces versements sont indispensables pour faire fonctionner les institutions et les politiques publiques de l’UE, qui en dépendent presque entièrement. La seule alternative serait que l’Union puisse lever ses propres impôts, mais l’extrême droite s’y oppose fermement.
Jugeant la contribution française trop onéreuse, Marine Le Pen souhaite, si elle accède à l’Elysée, négocier une baisse de l’enveloppe française de près de 60 milliards d’euros sur le prochain quinquennat. C’est l’un des piliers du plan de désendettement présenté par le Rassemblement national (RN) en octobre, une « source d’économie » indispensable pour financer certaines de ses promesses les plus généreuses.
La contribution française à l’UE a-t-elle explosé ?
Vieille antienne du RN, la baisse de la contribution française à l’Europe est jugée par Marine Le Pen d’autant plus urgente qu’elle se serait « envolée dans les dernières années ».
De fait, elle atteindra en 2027 la somme record de 31 milliards d’euros. Derrière les fluctuations annuelles, classiques dans le budget européen, la tendance est bien à la hausse, avec une progression de 35 % entre les périodes budgétaires 2014-2020 et 2021-2027 – passant de 20 à 27 milliards d’euros par an en moyenne.
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Source: Le Monde · Maxime Vaudano
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