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Il avait notamment intégré le bouzouki grec à la panoplie des instruments de musique irlandaise. Producteur de nombreux artistes, il s’est éteint le 23 octobre à l’âge de 79 ans.

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Donal Lunny, lors de la 38ᵉ édition du Festival interceltique de Lorient, le 3 août 2008.

Nous sommes en 1978 et la bande de gamins français férus de musique irlandaise qui débarquent cette année-là au festival antinucléaire de Carnsore Point, comté de Wexford, où la République d’Irlande projette de construire une centrale, n’en croient pas leurs yeux lorsqu’ils découvrent sur scène le groupe qui est en train de faire la révolution dans la musique traditionnelle : The Bothy Band. Les morceaux sont les mêmes qu’autrefois, mais leur son, leur couleur, leur atmosphère sont tout autres : à la fois légers, comme la flûte traversière en bois de Matt Molloy ou le clavecin de Triona Ni Dhomhnaill, et profonds, comme le violon de Kevin Burke, la voix de Micheal O Dhomhnaill (le frère de Triona) ou l’uilleann pipe (la cornemuse irlandaise) de Paddy Keenan.

C’est majestueux. L’artisan, le producteur, magicien, metteur en scène et en musique de tout cela, c’est cet homme à gauche de la scène qui joue tour à tour du bodhrán (le tambour traditionnel) et… du bouzouki : il s’appelle Donal Lunny.

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Source: Le Monde · Laurent Carpentier

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