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Interrogé à l’Assemblée nationale, mardi 3 novembre, le ministre de l’intérieur a regretté un « défaut d’anticipation » des forces de l’ordre « lié à la simultanéité des événements » lors des violences du 17 octobre.

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Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avant son audition dans le cadre des travaux d’enquête menés sur les évènements liés aux manifestations du 17 octobre 2026, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 3 novembre 2026.

« Des choses ont merdé », avait reconnu le premier ministre, Sébastien Lecornu, sur le perron du ministère de l’intérieur, le 19 octobre, deux jours après les violences et les pillages massifs survenus dans plusieurs villes de France en marge des manifestations du 17 octobre.

Mardi 3 novembre, en fin de journée, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, s’est présenté devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale chargée de faire la lumière sur ces événements, pour tenter d’expliquer précisément ce qui a « merdé ».

« Le bilan de la journée du 17 octobre est un échec », a d’emblée reconnu le locataire de la Place Beauvau. Plus de 3 000 commerces ont été pillés ce jour-là, les mairies de Marseille ou de Bordeaux ont été vandalisées, celle de Limoges et l’office de tourisme de Lyon incendiés… Un fiasco sécuritaire qui avait sidéré le pays. « Je suis le seul responsable », a précisé M. Nuñez, qui a rappelé avoir présenté dès le 17 octobre sa démission au président de la République, Emmanuel Macron, qui l’a refusée.

Comment expliquer un tel échec ? Interrogé sur France Inter le 19 octobre, le ministre de l’intérieur avait pointé la mauvaise anticipation de la mobilisation – « le dispositif mis en place s’est retrouvé en asymétrie par rapport au volume de participants », avait-il expliqué. Une manière d’engager la responsabilité des services de renseignement, notamment de la direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et de la direction du renseignement de la Préfecture de police de Paris.

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Source: Le Monde · Bastien Bonnefous

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