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Avec la forte hausse des prix, l’Etat doit payer des intérêts très élevés aux détenteurs d’obligations indexées. Le mécanisme risque de lui coûter plus de 10 milliards d’euros en 2026. Une majorité de députés a demandé, mercredi 4 novembre, la fin de ce système.
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Placement de rêve pour les uns, drogue ultra-toxique pour les autres. Les emprunts d’Etat indexés sur l’inflation se sont retrouvés, mercredi 4 novembre, au cœur d’une discussion enflammée à l’Assemblée nationale. Il était près de 22 heures quand le député (La France insoumise, LFI) Aurélien Le Coq s’est emparé de ce sujet d’apparence technique pour dénoncer violemment « une nouvelle escroquerie de la Macronie » : « C’est parce que vous, M. le ministre, vous avez décidé d’indexer la dette sur l’inflation qu’aujourd’hui, elle nous coûte si cher ! »
Il a vite été rejoint par les orateurs du Parti communiste français (PCF) et du Rassemblement national (RN), qui en ont fait un cheval de bataille depuis des années. Quelques minutes plus tard, l’Assemblée adoptait à une majorité de 57 % des députés présents trois amendements identiques prévoyant l’interdiction des obligations indexées d’ici à cinq ans. Le résultat d’une alliance de fait entre les élus RN, LFI, PCF et écologistes. La droite et le centre droit, eux, ont voté pour le statu quo, tandis que les socialistes se sont abstenus.
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Source: Le Monde · Denis Cosnard
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