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À la Une de la presse le 22 octobre, les conditions de détention de mineurs au tribunal de Bobigny, les derniers jours de campagne au Brésil, et un flamant rose traumatisé à Las Vegas. 

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Une centaine d’avocats, de professeurs et d’élus se sont rassemblés hier devant le tribunal de Bobigny pour dénoncer les conditions de détention. “On est en train de traumatiser des gamins”, “horreur judiciaire” “30 ans que je suis avocate, je n’ai jamais vu ça” ou encore “on veut les marquer pour qu’ils arrêtent de manifester”. Voici comment sont décrites les cellules du dépôt du tribunal de Bobigny dans les colonnes de Libération, dont témoignent quatre avocats venus voir leurs clients, des mineurs, pour la plupart inconnus des services de police.

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Ces adolescents ont dormi par terre, dans le froid, sous des couvertures de survie, pour certains au milieu de bouteilles d’urine qui étaient là avant leur arrivée. Il y avait dix matelas pour 86 personnes dans la nuit du 20 au 21 octobre. Et pas de cellules dédiées aux jeunes filles.

Ce dépôt de Bobigny est connu pour être particulièrement dysfonctionnel. Il est dénoncé depuis des années par la bâtonnière de Seine-Saint-Denis et par un nouveau rapport du barreau du département. Le procureur a reconnu des conditions “pas acceptables”. 

Un rapport "choc" du Sénat sur le maintien de l'ordre

Alors que des rassemblements se préparent samedi, le Sénat sort un rapport “choc” sur le maintien de l’ordre pour “en finir avec les casseurs”, dixit Le Figaro qui estime que le Sénat sort l’artillerie lourde”. Trente mesures sont proposées. Les sénateurs planchaient dessus depuis janvier. Ils déplorent trop de classements sans suite et préconisent de multiplier les preuves : avec plus de drones déployés sur les manifestations dites “à risque”, plus de moyens de surveillance, plus d’IA - mais aussi des pleines plus lourdes ou encore la suppression de certaines prestations sociales pour rembourser les dégâts. Pour Le Monde, ce rapport ne préconise pas tant de changer le maintien de l’ordre, que de durcir la répression pénale. 

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“Le Brésil sur le fil”

Au Brésil, le second tour de l’élection présidentielle dimanche oppose le président sortant Lula à Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. Lula, devancé au premier tour par le candidat d’extrême droite, “jette toutes ses forces dans la bataille”. Libération titre “Le Brésil sur le fil”. Le président sortant, dépassé par Flavio Bolsonaro au 1er tour, tente de reconquérir des voix, notamment via les réseaux sociaux. Il accuse néanmoins Meta, qui possède WhatsApp, Facebook et Instagram de favoriser son adversaire d’extrême droite. Le conseil de Meta a d’ailleurs reconnu une faute, nous apprend le Correio Braziliense - c’est-à-dire des restrictions techniques qui ont bloqué les publicités en ligne de Lula, entre autres.

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La Croix détaille le programme de Bolsonaro fils comme une “thérapie de choc”. Pour la sécurité, il s'inspire de Nayib Bukele, président autoritaire du Salvador et de Javier Milei, le président libertarien argentin pour l’économie et la réorganisation de l’État. La bataille entre les deux hommes a quelque peu éclipsé un enjeu majeur au Brésil : la protection de la nature… Le pays détient la plus importante réserve de métaux rares au monde, après la Chine. L’Europe et les États-Unis s’y intéressent donc de près. Un reportage du Times raconte la crainte des communautés autochtones du Minas Gerais d’être “enterrées vivantes”, parce que leurs villages dans “la vallée du Lithium” se trouvent sur des gisements. Or Flavio Bolsonaro a promis d’accélérer le développement des mines sur ces zones. Celles qui existent déjà ont pollué l’eau des habitants. D’une manière générale, l’éventualité d’une victoire de Flavio Bolsonaro inquiète les écologistes. 

La Croix qualifie l’Amazonie “d’angle mort” de la campagne. Flavio Bolsonaro veut y désanctuariser les terres indigènes aujourd’hui protégées. La déforestation, qui avait largement reculé sous Lula, risquerait de repartir car Flavio Bolsonaro veut “assouplir” la protection environnementale. Il ne mentionne même pas le dérèglement climatique dans son programme.

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Un flamant rose malmené à Las Vegas

On termine par une très mauvaise décision prise par un Canadien en déplacement professionnel à Las Vegas…Et ce qui se passe à Vegas ne reste hélas pas à Vegas. En fait, la presse du monde entier se délecte de cette histoire, même un journal saoudien basé à Londres. Voici l’histoire : Mitchell Fairman, touriste canadien, après avoir bu entre 30 et 40 bières, a capturé un flamant rose, qu’il a ramené dans sa chambre d’hôtel. Le pauvre Peachy, 27 ans, mascotte de l’établissement Flamingo, y a laissé huit plumes, et serait en état de choc, d’après ses soigneurs. Le trentenaire dit “regretter” et avoir seulement voulu ramener “un souvenir inoubliable” de ce voyage.

Un souvenir pour lequel il risque quatre ans et demi de prison, pour cruauté envers un animal.

Source: France 24 · Lou KISIELA

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