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Chronique

Isabelle Chaperon

Chroniqueuse au service Economie

Pris dans la tourmente pour avoir associé Mao Zedong, sans le nommer, à un « dictateur », le footballeur français s’est excusé sur le réseau Weibo, mais reste banni des chaînes et des publicités chinoises. Un cas d’école de l’attitude de Pékin, qui impose son récit national aux marques du monde entier, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 1 min.

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En janvier 1077, le roi de Germanie, Henri IV, se rendit à Canossa, dans le nord de l’Italie, pour demander pardon au pape Grégoire VII. Trois jours et trois nuits à patienter pieds nus dans le froid, mais le pape finit par passer l’éponge. Dans la Chine du XXIe siècle, la pénitence pour les étrangers, entreprises ou stars, accusés d’avoir offensé le peuple chinois, passe par des excuses publiques sur Weibo, le réseau social du pays. Moins exigeant a priori que le périple à Canossa, mais aussi moins efficace.

Une campagne de publicité pour les boissons Bushuila, produites par le groupe chinois Dongpeng Beverage, arborant l’image de Kylian Mbappé, sur un bus de Shangaï, le 27 octobre 2026, avant son retrait les jours suivants.

Le diffuseur étatique chinois CCTV n’a pas retransmis, dimanche 1er novembre, les matchs de la Liga, le championnat espagnol de football où joue l’attaquant français du Real Madrid, Kylian Mbappé. Ces rencontres étaient disponibles sur la plateforme de streaming Migu, sauf celle du club madrilène.

Le gouvernement chinois avait déclaré prendre « au sérieux » les excuses présentées mardi 27 octobre par le footballeur français, pris dans la tourmente pour avoir associé Mao Zedong, sans le nommer, à un « dictateur chinois ». Pour autant, cela n’a pas suffi, à ce stade, pour purger l’outrage.

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Source: Le Monde · Isabelle Chaperon

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