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Guillaume Guérin, maire (LR) de Limoges, s’est exprimé le lendemain des manifestations du 17 octobre, au cours desquelles des émeutiers ont incendié l’hôtel de ville. PASCAL LACHENAUD / AFP

PORTRAIT - Depuis l’incendie de son hôtel de ville, samedi soir, Guillaume Guérin incarne une République prise pour cible. Enfant du pays nourri aux joutes politiques familiales et gaulliste assumé, l’élu de 39 ans tient tête à l’État et à l’ultragauche avec un franc-parler qui ne date pas des dernières émeutes.

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Depuis samedi soir, son visage a fait le tour du monde avec les images de l’hôtel de ville de Limoges livré aux flammes. Et ses mots, d’une franchise qui ne s’embarrasse d’aucune précaution, résonnent jusqu’aux coins les plus reculés du pays. En l’espace de quelques heures, Guillaume Guérin s’est mué en symbole d’une République attaquée. Le maire de Limoges « dort très peu » depuis que des casseurs ont mis le feu au bâtiment. S’il avoue être « très triste pour les Limougeaudes et les Limougeauds », il se dit surtout soucieux. « On est arrivé à un degré de bêtise humaine et de haine à l’égard des institutions, de la part de certains, qui m’inquiète pour l’avenir de ce pays. »

Dimanche soir, sa grande silhouette dépassait du cortège de plusieurs milliers de personnes venues marcher dans le centre-ville. Dans la foulée, il a pris l’État à partie, reprochant à la police nationale d’avoir manqué de moyens face aux émeutiers, puis lui a fixé un ultimatum. Faute d’un financement 

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Source: Le Figaro · Alix Vermande

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