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Les chefs d’établissement alertent sur la réduction de leurs enveloppes d’heures supplémentaires, qui financent l’accompagnement aux devoirs ou les projets culturels. Double conséquence de budgets en baisse et de l’instabilité politique, qui empêche toute visibilité sur le contenu des lois de finances de l’année suivante.

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Devant le collège-lycée Jean-Jaurès à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 3 novembre 2026.

Au mois de septembre, le titre de la conférence de presse de rentrée du syndicat majoritaire chez les chefs d’établissement avait donné le ton : « Comment faire… avec rien ? » Le SNPDEN-UNSA alertait alors sur le niveau des enveloppes censées financer les projets culturels, l’accompagnement aux devoirs ou encore les remplacements ponctuels d’enseignants, sensiblement réduites au début de l’année scolaire 2026-2027 dans une large partie des collèges et lycées. Deux mois plus tard, la réponse tombe comme un couperet : « Il y a des dispositifs qu’on n’a plus les moyens de financer », expose Alex Berasategui, principal d’un collège et secrétaire départemental du syndicat dans les Yvelines.

Au sein de son établissement, l’enveloppe d’heures supplémentaires sur laquelle repose le dispositif « devoirs faits » est presque écoulée. « En septembre, le rectorat nous a versé une dotation correspondant à 15 % de nos moyens de l’année précédente, censée couvrir nos besoins jusqu’au mois de décembre », explique le principal. Outre qu’ils sont insuffisants pour assurer un tiers de l’année scolaire, tous ces crédits doivent, pour des raisons administratives, être engagés avant le samedi 7 novembre. A partir du lundi 9 novembre, les élèves ne pourront donc plus bénéficier de cet accompagnement, pourtant obligatoire en 6e depuis 2023. « Je ne sais pas si on touchera une nouvelle dotation. Donc, ça ne reprendra potentiellement pas et c’est une catastrophe », déplore Alex Berasategui.

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Source: Le Monde · Eléa Pommiers

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