DÉCRYPTAGE - Les émeutes du 17 octobre continuent de plomber l’activité des magasins, même si les manifestations se déroulent désormais sans autant de heurts. L’affolement des commerçants est palpable alors que la saison des achats de Noël commence.
Pour les commerçants, les restaurateurs et leurs clients, il y a désormais pire que les pillages. C’est la crainte des pillages, attisée par les souvenirs traumatisants du 17 octobre et les menaces sur les réseaux sociaux. D’une part, cette peur dissuade les clients de se rendre dans certains quartiers ; d’autre part, elle convainc les commerçants de se barricader. Samedi, nombre d’entre eux avaient ainsi caché leurs devantures derrière des panneaux de bois sur le boulevard de Picpus, dans le 12e arrondissement de Paris. La manifestation parisienne n’est pas passée sur cette artère, mais elle aurait pu, les organisateurs ayant proposé cet itinéraire. Après plusieurs allers-retours entre le gouvernement, les organisateurs, le tribunal administratif et, finalement, le Conseil d’État, un itinéraire évitant le centre de Paris a été choisi. Dans le doute, de nombreux commerçants du boulevard de Picpus ont pris leurs précautions, protégé leurs vitrines et, pour certains, fermé boutique.
Certes…
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Source: Le Figaro · Emmanuel Egloff
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