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Alors que l’intelligence artificielle générative déferle dans le monde du droit, une partie de la jeune génération d’avocats s’interroge sur ses perspectives de carrière.
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Dans le petit monde du droit fiscal, les stagiaires et les jeunes collaborateurs passent leur temps à observer un réseau social : LinkedIn. Tout le monde se compare constamment en scrutant qui a décroché tel stage ou rejoint tel cabinet. C’est que la période est rude pour les jeunes, constate Antoine (son prénom a été modifié), 26 ans, qui vient pourtant d’obtenir un stage de six mois dans l’un des cabinets d’affaires français les plus prestigieux de la place de Paris, après un stage dans l’un des Big Four – expression qui désigne les quatre plus grands cabinets d’audit et de conseil au niveau mondial, Deloitte, EY, KPMG et PwC.
« Devenir avocat fiscaliste à Paris, c’est d’abord lutter pour intégrer les masters parisiens les plus réputés, critère primordial pour l’employeur, parfois éliminatoire. Etudier beaucoup pour obtenir les meilleurs résultats, cumuler des stages pour des lignes en plus sur le CV, sacrifier un ou plusieurs étés pour se préparer sérieusement à l’examen d’entrée au CRFPA [qui permet d’entrer en école d’avocat], payer très cher un master en école de commerce », énumère le jeune homme lors de sa pause déjeuner.
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Source: Le Monde · Marine Miller
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