L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila (au centre), a annoncé le 12 octobre, à Goma, qu’il prenait la tête d’un nouveau mouvement politico-militaire : le Front pour la refondation de la nation. AP Photo/Moses Sawasawa

REPORTAGE - Les États-Unis soutiennent la RDC, dont le sous-sol est riche en métaux comme le cuivre et le cobalt, dans son interminable guerre indirecte avec son voisin rwandais. Lequel parraine la tentative de retour de l’ancien président Joseph Kabila.

Ce ne pourrait être qu’une rébellion de plus dans une partie du monde qui en compte déjà beaucoup. Mais, dans l’est de la République démocratique du Congo, l’annonce, le 12 octobre, que l’ancien président Joseph Kabila prenait la tête d’un nouveau mouvement politico-militaire a suscité un certain émoi. Depuis Goma, la capitale du Nord-Kivu déjà sous contrôle de la rébellion, l’ex-chef d’État a dit désormais diriger à la fois le M23 et sa branche civile, l’Alliance fleuve Congo (AFC) sous la seule bannière du Front pour la refondation de la nation (FRN). « Ce n’est pas vraiment surprenant. Joseph Kabila l’avait déjà laissé entendre et était très présent à Goma. C’est donc plus une clarification qu’autre chose. Mais elle a de réelles implications », souligne Pierre Boisselet, un spécialiste de la région.

Les premières sont de donner au M23-AFC un visage et surtout un objectif clair énoncé par Joseph Kabila : renverser le gouvernement en place à Kinshasa et le président Félix Tshisekedi…

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Source: Le Figaro · Tanguy Berthemet

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