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Lors de fouilles archéologiques conduites en 2024, plus de 230 sépultures contenant des restes humains d’origine périnatale ont été mises au jour, jetant une lumière nouvelle sur certaines pratiques funéraires antiques.

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Sépulture d’un très jeune enfant reposant sur le côté gauche dans une tuile canal (imbrex), à Auxerre, en 2024.

On oublie souvent qu’une grande part de l’humanité n’est jamais arrivée à l’âge adulte. Certains auteurs estiment ainsi que, dans l’Antiquité, la moitié des enfants mouraient avant d’être sortis de l’adolescence, quand d’autres tablent sur 20 % à 40 % de décès infantiles. Ce n’est sans doute pas un hasard si, dans le monde gallo-romain, il était de coutume d’attendre que le nouveau-né ait dépassé une semaine de vie pour lui donner un nom, la période périnatale étant particulièrement risquée. Cette hécatombe oubliée montre sa face concrète dans des fouilles d’archéologie préventive conduites en 2024 à Auxerre, dont les résultats ont été présentés mardi 3 novembre au Musée de l’homme, à Paris.

« Il y avait un côté presque surréaliste à voir émerger tous ces os de tout-petits », se souvient Carole Fossurier, archéoanthropologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a assuré une grande part de l’analyse des restes humains trouvés dans cette singulière nécropole. Sur une surface de seulement 45 mètres carrés, 235 sépultures ont été mises au jour, plus une trentaine de « faits funéraires » – offrandes, bornes et céramiques, apparemment vides.

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Source: Le Monde · Hervé Morin

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