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Le premier ministre, Sébastien Lecornu (à droite), et le ministre de l’Économie, Roland Lescure, quittent le Palais de l’Élysée après leur premier Conseil des ministres, consacré au projet de budget 2026, le 14 octobre 2025, à Paris. Stefano Lorusso / ZUMA Press Wire via Reuters Connect

DÉCRYPTAGE - Pour la deuxième fois en l’espace de trois trimestres, la croissance se révèle négative, réduisant à peau de chagrin les prévisions pour 2026 et 2027. Et complique d’autant le redressement des comptes publics.

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Un parfum de récession plane sur l’économie française. Techniquement nous n’y sommes pas - il faut pour cela deux trimestres de croissance négative qui se succèdent - mais c’est tout comme. Après un premier trimestre 2026 marqué par un produit intérieur brut en recul de 0,2 %, un deuxième à 0 % penchant très légèrement dans le positif, voilà que le troisième plonge lui aussi dans le négatif, de 0,1 %, a annoncé l’Insee ce vendredi. L’heure a beau être à la morosité, cette nouvelle donnée a surpris, l’institut de la statistique nationale ayant tablé dans sa dernière prévision sur une progression de 0,1 %. C’est ainsi que sur les quatre derniers trimestres, la croissance est très légèrement négative de 0,07 %, précise l’Insee.

Trimestre après trimestre, la France confirme donc son statut de lanterne rouge de l’Europe. Selon les données Eurostat publiées le même jour, elle est bonne dernière du classement, à égalité avec la Lituanie. L’Italie est à 0 %, l’Allemagne à 0,2 %, la Belgique à 0,3 %…

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Source: Le Figaro · Gilles Boutin

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