David Amiel, ministre des Comptes publics. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

DÉCRYPTAGE - Pendant que le vote du budget s’enfonce dans l’impasse, David Amiel tente de défendre sa copie en employant la rhétorique de la guerre des générations.

« Nous ne pouvons pas avancer ainsi, comme des somnambules, dans la discussion budgétaire », exhortait, la semaine dernière, David Amiel, ministre des Comptes publics dans l’Hémicycle. Et pourtant, pour le ministre chargé de la délicate mission de faire passer le budget, l’examen du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) commence certainement à ressembler à un mauvais rêve.

Depuis un mois, la copie budgétaire du gouvernement est méthodiquement réduite en charpie par les députés. Quasiment toutes les économies proposées par le gouvernement sont supprimées et les élus votent volontiers des milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Pire encore, David Amiel doit passer des heures et des heures sur les bancs de l’Assemblée à regarder le plan d’économies de plus de 40 milliards inscrit dans le budget se faire détricoter. « Il ne peut pas faire grand-chose d’autre que d’appeler à la responsabilité », commente une source parlementaire. Alors, le ministre appelle à la responsabilité, avec ferveur, et en employant une rhétorique qui résonne particulièrement avec l’actualité : celle de la guerre des générations.

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 74% à découvrir.

Le Figaro célèbre ses 200 ans

Offre anniversaire : 2€/mois pendant 200 semaines

Déjà abonné ? Connectez-vous

Source: Le Figaro · Julie Ruiz

At a glance

Topic
Politics
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira