Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
L’Assurance-maladie s’apprête à envoyer aux hommes et femmes de 29 ans un message portant sur les enjeux de la fertilité. Une mesure-clé du plan gouvernemental contre l’infertilité, lancé en février, qui se met progressivement en place.
Article réservé aux abonnés
Si vous avez 29 ans, vous êtes concernés : entre le 16 et le 20 novembre, les assurés de cet âge, femmes et hommes, devraient recevoir un message de l’Assurance maladie, sur leur compte Ameli, les informant des enjeux liés à la fertilité et des possibilités de la préserver.
« Fertilité, santé sexuelle et reproductive : faites le point » : l’invitation, qui donne son titre au courrier, s’adresse, y lit-on, autant aux presque trentenaires qui ne souhaitent pas d’enfant qu’à ceux qui l’envisagent. Et en particulier, parmi ces derniers, à ceux qui n’y parviennent pas, pour leur rappeler les possibilités d’accompagnement médical à la procréation. Ou encore à ceux pour qui le projet est lointain et à qui il est conseillé d’autoconserver leurs gamètes (cellules reproductives) – 29 ans étant l’âge à partir duquel cette possibilité a été ouverte aux femmes, hors raisons médicales, depuis la loi de bioéthique de 2021.
Dans le cadre du mois de sensibilisation à l’infertilité, la ministre de la santé, Stéphanie Rist, a annoncé, mardi 3 novembre, lancer une première campagne de communication – dans laquelle ce courrier s’inscrit –, avec le concours de Santé publique France, ciblant spécifiquement la tranche d’âge des 20-35 ans. La nouveauté est relative : ce message aux Français de 29 ans correspond à l’une des seize mesures du plan contre l’infertilité présenté par Mme Rist en février, en écho à l’appel au « réarmement démographique » lancé par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, en 2024.
L’envoi du courrier avait été promis pour l’été 2026. Face aux critiques d’associations et de professionnels de santé jugeant la formulation initiale « intrusive » ou « infantilisante », la copie a été revue. « On a retravaillé la lettre pour enlever les injonctions à la parentalité et se concentrer sur l’information », rapporte Virginie Rio, du collectif de patients BAMP. Le message rappelle la possibilité, pour les personnes envisageant d’avoir un enfant, de bénéficier d’une consultation préconceptionnelle, et orientent vers des portails d’informations ou un annuaire de professionnels spécialisés.
Il vous reste 64.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source: Le Monde · Mattea Battaglia, Solène Cordier
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira