Emmanuel Macron à l’Élysée lors d’un conseil de Sécurité jeudi matin Teresa Suarez / REUTERS

RÉCIT - Après avoir « perdu le contrôle » de la situation le week-end dernier, l’exécutif affiche sa mobilisation et renforce le dispositif de sécurité en vue de « l’acte II » prévu samedi.

Peu de candidats à l’élection présidentielle ont eux-mêmes fait le déplacement, préférant se faire représenter. Conviés par le premier ministre à disserter sur la doctrine du maintien de l’ordre et la sécurisation de la campagne électorale, nombre de chefs de parti s’interrogeaient sur le sens de cet ordre du jour au moment où les images de chaos ont saisi les Français. Ils sont d’ailleurs 60 % à juger insuffisamment répressives les consignes données aux forces de l’ordre, selon notre sondage Odoxa Blackbone pour Le Figaro.

Autour de Sébastien Lecornu et du ministre de l’Intérieur, 28 responsables politiques de tous bords ont fait le déplacement à Matignon à l’orée d’un week-end qui s’annonce tendu. Sans parvenir à opposer une image de concorde au désordre qui s’installe dans la rue. Premier à quitter les lieux, avant la fin d’un brief présenté par Sébastien Lecornu comme « technique », le président des Républicains Bruno Retailleau a réitéré son appel à l’instauration de l’état d’urgence…

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Source: Le Figaro · Tristan Quinault-Maupoil

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