Plusieurs figures de la gauche réunies pour une photo de famille à la Maison de la chimie, à Paris, après avoir scellé l’accord du Nouveau Front populaire, en juin 2024. JULIEN DE ROSA / AFP

DÉCRYPTAGE - L’ensemble des partis de gauche appellent à manifester dans la cité johannique samedi, alors que les nationalistes y organisent leur congrès de lancement de la campagne présidentielle.

C’est la magie du Rassemblement national : un coup de baguette « antifasciste » suffit à réconcilier des formations de gauche réputées irréconciliables. Les élections législatives anticipées de 2024, où Jordan Bardella était susceptible de devenir premier ministre, en avaient fourni une illustration éclatante. À l’époque, des partis à couteaux tirés, en particulier le Parti socialiste et La France insoumise, avaient scellé une coalition électorale sous la pression de la « société civile organisée ». À Orléans, samedi, les mêmes sempiternels adversaires marcheront côte à côte pour protester contre la tenue d’un congrès du RN, qui doit lancer la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

Une soixantaine d’organisations de gauche, dont le PS et LFI, ont signé un appel pour « opposer un front uni, populaire et solidaire » au parti nationaliste, accusé de diffuser des « idées nauséabondes - racistes, sexistes, LGBTQIA+-phobes » et de défendre « avant tout les intérêts des classes…

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Source: Le Figaro · Richard Flurin

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