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Alors que les Etats-Unis multiplient les annonces d’accords dans le domaine énergétique avec la Russie, la perspective de négociations de paix consensuelles entre Kiev et Moscou ne cesse de s’éloigner.

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Kirill Dmitriev, directeur général du Fonds d’investissement direct russe, et Steve Witkoff, envoyé spécial américain, à Saint-Pétersbourg (Russie), le 21 octobre 2026.

Acté par téléphone entre le président américain, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine, le retour de la Russie sur le marché mondial du gazole s’est matérialisé le 23 octobre quand le premier tanker russe a quitté le golfe de Finlande vers New York, où il est censé arriver dans une vingtaine de jours. Les volumes livrés, 40 000 tonnes, sont insuffisants pour faire baisser les prix du diesel américain, parvenus à des niveaux record avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Mais peu importe, car le « deal » est avant tout un geste politique.

« Aucune importance si l’accord sur le gazole ne produit pas les bénéfices économiques escomptés, l’important c’est l’effet d’annonce. Trump et Poutine ont besoin d’envoyer des signaux », explique Sergueï Aleksashenko, chercheur senior au New Eurasian Strategies Centre, fondé en 2024 par l’ancien magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski, passé à l’opposition.

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Source: Le Monde · Marie Jégo

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